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14 août 2026

SNA Tourville Equipage rouge mission Grand Nord 3e trimestre 2026 IPER Indisponibilité périodique pour entretien et réparations

SNA Tourville Equipage rouge mission grand nord 3e trimestre 2026

Pas d'informations sur cette mission et pas d'escales annoncées sur le réseau diplomatique. Alors on va broder... La lettre est parvenue à Tinténiac le 12 août en même temps que celle du De Grasse.

D’un point de vue stratégique, les sous-marins nucléaires d’attaque sont indispensables à Toulon pour protéger le porte-avions Charles de Gaulle. Mais ils sont également absolument nécessaires pour garantir la sûreté des déplacements des SNLE basés en rade de Brest quand ils partent et reviennent de mission.


le code OC02.1 deuxième cycle avant IPER  - IPER signifiant Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations. le premier 0 nous indique qu'il n'y a pas d'IPER Le C indique le cycle 2 et le dernier chiffre l'opération du cycle. L'IPER se fait à mi vie du SNA.

Une IPER dure de 18 à 24 mois en cale sèche (comme à Toulon-Missiessy) et s’articule en 5 phases clés : Désarmement : Débarquement des munitions et déchargement sécurisé du combustible nucléaire.



Démontage & Expertise : Carénage de la coque et extraction des équipements majeurs vers les ateliers.

Modernisation : Révision de la chaufferie, application des revêtements acoustiques et mise à jour du système de combat.

Remontage & Rechargement : Réinstallation des systèmes, chargement du nouveau cœur nucléaire pour 10 ans et mise en eau.

Essais & Requalification : Relance du réacteur à quai ("divergence"), essais de plongée en mer et restitution à la Marine.

Répartition des tâches : Civils vs Marins

Le chantier est une co-activité quotidienne stricte entre Naval Group / TechnicAtome (le maître d'œuvre industriel) et l'équipage du SNA :

Les Civils (Ingénieurs et Ouvriers) : Le geste industrielIls réalisent les travaux lourds : soudure de coque, usinage, maintenance de la cuve nucléaire et intégration des nouveaux logiciels. Ils pilotent la logistique industrielle et la manutention lourde (grutage des blocs).

IPER d'un SNA classe Rubis


Les Marins (L'Équipage) : La conduite et la sécurité

Surveillance et sécurité (24h/24) : L'équipage reste responsable de la sécurité à bord (risques d'incendie, d'inondation, radioprotection).

Suivi de chantier : Les marins inspectent et valident chaque étape de remontage des systèmes dont ils auront la charge en mer.

Essais : Ils opèrent directement les consoles et les machines lors des phases de tests à quai et reprennent pleinement les commandes pour les essais en mer.

13 août 2026

Toulon arrivée du SNA de Grasse 2 juillet 2026 sous-marin nucléaire d'attaque barracuda

Toulon arrivée du SNA de Grasse 2 juillet 2026 

Encore une lettre qui a pris son temps


Il y a les lettres express, les lettres prioritaires… et puis il y a les autres.

Celle-ci est partie tranquillement de Toulon le 2 juillet 2026. Elle avait visiblement décidé de profiter de l’été avant d’arriver à destination. Résultat : 41 jours de voyage, pour finalement atteindre son destinataire le 12 août.

À ce rythme-là, ce n’est plus du courrier, c’est du tourisme postal. On imagine volontiers l’enveloppe faire quelques détours, prendre le temps d’admirer le paysage, peut-être même s’accorder quelques jours de vacances avant de reprendre la route.

Partie le 2 juillet, arrivée le 12 août : la lettre aura donc passé plus d’un mois en chemin. Une belle performance pour un simple morceau de papier.

Il faut reconnaître une certaine constance : quand La Poste prend son temps, elle le fait avec application.

La prochaine fois, autant lui mettre un GPS. Ou des palmes.


Le De Grasse arrive à Toulon

Le 2 juillet 2026, un nouveau pensionnaire a rejoint la rade de Toulon : le SNA De Grasse, quatrième sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Suffren.

Long de près de 100 mètres, le bâtiment venait tout juste d’être livré à la Marine nationale, le 24 juin, après plusieurs mois d’essais à la mer. Huit jours plus tard, le voilà à Toulon, son port-base.

Mais pas question de partir immédiatement en mission. Le De Grasse doit encore poursuivre ses essais opérationnels avant son admission au service actif, prévue avant la fin de l’année.

Il rejoint ainsi le Suffren, le Duguay-Trouin et le Tourville, les trois premiers SNA de cette nouvelle génération déjà arrivés à Toulon.

Pour la base navale, c’est donc un nouveau chapitre qui s’ouvre dans le renouvellement de la flotte française. Pour les promeneurs de la rade, en revanche, il faudra avoir l’œil : un sous-marin de ce genre sait parfaitement se faire discret.

Le De Grasse est arrivé à Toulon. Il lui reste maintenant à faire ses preuves… et, surtout, à apprendre à disparaître sous l’eau.

01 juillet 2026

SNA Perle de Toulon à Cherbourg 2026 désarmement mai juin

SNA Perle de Toulon à Cherbourg démantellement 2026




Un pli daté du 20 mai 2026 à Toulon est arrivé le 30 juin 2026 à Tinténiac... Si Philéas Fogg mit 80 jours pour boucler son tour du monde, cette enveloppe aura mis la moitié du temps pour venir de Toulon....



Le SNA Perle (S606) est le sixième et dernier sous-marin nucléaire d'attaque de la classe Rubis. Mis en service en 1993, il a été basé à Toulon pendant plus de trente ans. Sa mission principale était de protéger les intérêts maritimes français grâce à des opérations de renseignement, d'escorte des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), de lutte contre les navires et sous-marins adverses, ainsi que de soutien aux groupes aéronavals. Il pouvait rester plusieurs mois en mer grâce à sa propulsion nucléaire.


En juin 2020, alors qu'il était en arrêt technique majeur dans le port militaire de Toulon, un violent incendie s'est déclaré à bord. Le feu a duré près de quatorze heures et a gravement endommagé la partie avant du bâtiment. Aucun marin n'a été blessé et le réacteur nucléaire, dont le combustible avait été retiré pour la maintenance, n'a présenté aucun risque radiologique

En juin 2020, alors qu'il était en arrêt technique majeur dans le port militaire de Toulon, un violent incendie s'est déclaré à bord. Le feu a duré près de quatorze heures et a gravement endommagé la partie avant du bâtiment. Aucun marin n'a été blessé et le réacteur nucléaire, dont le combustible avait été retiré pour la maintenance, n'a présenté aucun risque radiologique

Chargement du SNA Perle d'après Mer et Marine


Le 2 décembre 2020, le SNA Perle est arrivé à Cherbourg à bord du navire semi-submersible néerlandais Rolldock Storm, après avoir quitté Toulon où il avait été gravement endommagé par un incendie le 12 juin 2020. Ce mode de transport exceptionnel a été choisi afin de préserver la coque du sous-marin et de permettre sa réparation dans les installations de Naval Group à Cherbourg.


Quelques jours plus tard, le sous-marin a été mis au sec grâce au gigantesque ascenseur à navires du chantier de Cherbourg, habituellement utilisé pour la mise à l'eau des nouveaux sous-marins. Les équipes de Naval Group ont alors entrepris une opération inédite : remplacer toute la partie avant de la Perle par celle du Saphir, un sous-marin de la même classe retiré du service. Cette réparation, qui a mobilisé environ 350 000 heures de travail, a constitué l'un des chantiers les plus spectaculaires de l'histoire récente de la construction navale militaire française.


arrivée à Cherbourg d'après photo Marine nationale
Après avoir achevé son dernier déploiement opérationnel en Méditerranée, le SNA Perle a quitté Toulon pour rejoindre Cherbourg, où il est arrivé le 1er juin 2026. Ce retour marque la fin de trente-trois années de service au sein de la Marine nationale. À Cherbourg, port historique de construction et de démantèlement des sous-marins nucléaires français, le bâtiment entre dans la phase de désarmement, prélude à son démantèlement.

Sources

Mer et Marine

Marine nationale

Cols Bleus

https://envelopmer.blogspot.com/2026/05/sna-perle-deconstruction-cherbourg.html

27 mai 2026

SNA PERLE déconstruction à Cherbourg sous-marin nucléaire d'attaque Toulon

 SNA PERLE départ pour reconstruction à Cherbourg


Un grand pavillon tricolore flottant entre ses mâts, une dernière silhouette noire glissant dans la rade au lever du jour. Ce mercredi 20 mai au matin, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Perle a quitté la base navale pour ne plus jamais y revenir. Après 33 ans passés au service de la France, le bâtiment met le cap sur Cherbourg, où il sera retiré du service actif puis désarmé.

Revenu brièvement en rade des Vignettes dans l’après-midi pour débarquer quelques passagers embarqués le matin, le sous-marin est ensuite reparti, cette fois pour de bon. Un départ que la Marine nationale a tenu à saluer publiquement, évoquant sur le réseau social X un bâtiment qui aura servi « au service de la France ».


 Après trente-trois ans passés à jouer à cache-cache sous les océans, le dernier Rubis de sa génération a mis le cap vers Cherbourg pour son ultime mission : finir en puzzle métallique géant sous les chalumeaux des démolisseurs. C'est l'Améthyste qui sera le dernier SNA de la classe Rubis


La Perle devant Balaguer d'après photo Francis Jacquot

On imagine presque les mouettes de la rade lancer un dernier « salut vieux frère ! » pendant que le sous-marin glissait hors du port, fier malgré ses rides de tôles et ses milliers d’heures passées dans les profondeurs. Car le Perle, ce n’était pas seulement un tas d’acier nucléaire. C’était un vétéran. Un survivant même. 



En 2020, après l’incendie qui avait éventré son avant, beaucoup le croyaient promis à la casse. Mais la Marine lui avait offert une seconde vie digne d’un film de science-fiction naval : on lui avait greffé le nez du Saphir, son cousin désarmé. Une opération Frankenstein version arsenaux de Cherbourg.



Revenu à flot en 2023 contre toute attente, le Perle avait repris la mer avec l’élégance cabossée des vieux aventuriers. Un peu rafistolé, certes, mais toujours capable de filer discrètement sous les vagues pendant que le reste du monde dormait tranquille au-dessus.



Cette fois pourtant, pas de retour prévu. À Cherbourg, les ouvriers ne l’attendent pas avec une caisse à outils mais avec des plans de déconstruction. Le vieux sous-marin va être démonté morceau par morceau, comme on démonte une légende après le dernier rappel. On imagine déjà les anciens sous-mariniers lever leur verre :



« Adieu la Perle. Tu finis en morceaux… mais quelle sacrée histoire tu laisses derrière toi. »


Et pendant que les nouveaux géants de la classe Suffren prennent la relève, quelque part dans la rade de Toulon, il manque désormais une silhouette noire à l’appel. Un vide discret. Presque silencieux. Exactement comme un sous-marin.


Merci à Paul Roy

22 mai 2026

Sous-Marin De Grasse 24 février 2026 barracuda Cherbourg Manche

Sous-Marin De Grasse

24 février 2026

Ce pli est arrivé dans ma boite à lettres le 18 mai 2026!

Assemblé sur le site Naval Group de Cherbourg, le De Grasse marque une nouvelle étape dans le renouvellement de la flotte sous-marine française. Quatrième exemplaire de la classe Barracuda destinée à remplacer progressivement les SNA Rubis, ce bâtiment de nouvelle génération a désormais entamé une phase intensive d’essais en mer au large des côtes atlantiques.



Le sous-marin avait quitté pour la première fois le chantier cherbourgeois le 24 février, environ neuf mois après sa sortie du hall de construction Laubeuf. Cette première campagne s’était déroulée dans les eaux proches du Cotentin avec une série de vérifications techniques menées en surface : propulsion, systèmes électriques, installations de sécurité et comportement général du navire.


Quelques jours plus tard, le De Grasse réalisait une étape toujours très observée dans la vie d’un sous-marin nucléaire : sa première plongée statique. Maintenu sur coffre devant les côtes normandes, le bâtiment a alors subi une batterie de contrôles portant notamment sur :

l’équilibrage du navire,

le fonctionnement des ballasts,

les capacités d’immersion,

la stabilité générale,

et la cohérence des masses embarquées.

Les résultats jugés satisfaisants, le nouveau SNA a ensuite pris la mer début mars pour poursuivre ses essais loin de Cherbourg, dans des zones plus vastes de l’Atlantique. Cette longue campagne associe Naval Group, la Direction générale de l’armement, TechnicAtome et les équipages de la Marine nationale afin de qualifier progressivement l’ensemble des systèmes du bâtiment avant sa future admission au service actif.

Avec près de 100 mètres de long et un déplacement supérieur à 5 000 tonnes en plongée, le De Grasse appartient à une génération de sous-marins profondément différente des Rubis qu’il remplacera. Plus volumineux, beaucoup plus automatisés et nettement plus silencieux, les Barracuda ont été conçus pour évoluer dans un environnement naval où la discrétion acoustique est devenue un facteur stratégique majeur.



Le bâtiment embarque un réacteur nucléaire K15 dérivé de celui du porte-avions Charles-de-Gaulle. Cette propulsion lui permet de rester immergé durant de longues périodes sans contrainte énergétique réelle, la limite opérationnelle étant surtout liée à l’endurance humaine et au ravitaillement de l’équipage.

Les Barracuda disposent également d’une palette de missions beaucoup plus large que leurs prédécesseurs. Ils peuvent :

  • assurer l’escorte du groupe aéronaval,
  • surveiller discrètement des zones sensibles,
  • recueillir du renseignement,
  • déployer des forces spéciales,
  • lutter contre des bâtiments de surface ou d’autres sous-marins,
  • et frapper des objectifs terrestres grâce au missile de croisière naval MdCN.

Cette capacité de frappe à longue distance constitue l’une des évolutions majeures du programme. Depuis les profondeurs, un Barracuda peut désormais engager une cible stratégique située à plusieurs centaines de kilomètres sans révéler sa position. Une faculté qui rapproche la Marine nationale des standards des grandes puissances sous-marines mondiales.

Le De Grasse rejoint progressivement les autres unités déjà lancées du programme :

le Suffren, le Duguay-Trouin, et le Tourville,

tandis que les deux derniers bâtiments de la série poursuivent leur assemblage à Cherbourg.

Sur les quais normands, chaque sortie du De Grasse rappelle l’importance stratégique retrouvée des fonds marins. Derrière l’apparente sobriété de sa coque sombre se cache un concentré de technologies parmi les plus complexes de l’industrie française : capteurs ultrasensibles, systèmes de combat numérisés, propulsion discrète et capacités d’action dans la profondeur. Un prédateur silencieux destiné à évoluer loin des regards, là où la guerre navale moderne se joue désormais dans le secret et l’invisible.

Naval group

https://www.naval-group.com/fr/presse/premiere-sortie-la-mer-pour-le-sous-marin-nucleaire-dattaque-sna-de-grasse

Marine nationale







19 mai 2026

400 ans de la Marine Toulon Balaguier Eyguillette Saint-Mandrier CIN apprentis-mécaniciens Hyères Cuers Pierrefeu Napoléon Bonaparte

 400 ans de la Marine Toulon

« Depuis 400 ans, Toulon vit au rythme de la Marine… des coups de canon, des départs en campagne, des retours de marins et des histoires de quais qu’on raconte plus facilement après le troisième verre. 

Alors une question demeure : Toulon serait-elle vraiment devenue Toulon… sans Chicago ?

Car derrière chaque grand port militaire, il y a parfois une rue chaude, quelques nuits agitées, des accordéons fatigués… et des marins venus du bout du monde avec plus d’escales que de bonnes résolutions.


Une rade pour l’arsenal de Louis XIV



La rade de Toulon © JM Bergougniou
Ebauché par Richelieu, le rôle de Toulon comme port de guerre est confirmé par Colbert pour Louis XIV. À la veille de la guerre contre la Hollande, en 1672, la Marine décide de renforcer l’armement de la Grosse tour et de Balaguier : des batteries basses sont accolées de part et d’autre des deux tours pour décupler le nombre de leurs canons, tirant au ras des flots à travers des embrasures.



Le fort Balaguier © JM Bergougniou
À Balaguier, l’aile gauche est percée de 13 embrasures, celle de droite en compte 7. Pour parachever la protection de l’ouvrage, une enceinte à redents est construite du côté de la terre. Dans le même temps, le gouverneur de Provence, soucieux de « mettre la ville et les vaisseaux hors d’insulte », préconise de « faire une espèce de batterie à l’endroit de l’Eguillette où les vaisseaux peuvent mouiller quand ils sont entrés [dans la petite rade] et qu’ils ont passé les tours ». Construit entre 1674 et 1680, le fort de l’Eguillette est un ouvrage à deux batteries basses.


Le musée de la Marine © JM Bergougniou

C’est à cette époque que le réaménagement de l’arsenal est étudié pour accueillir une flotte de 60 vaisseaux. Après une décennie de projets, Vauban¹ est dépêché à Toulon par Colbert. Ebauché en 1679, le projet de Vauban est définitivement mis au point en 1682. Entre-temps le chantier d’agrandissement de l’arsenal vers l’ouest démarre ; il dure plus de 15 ans.

 
La préfecture maritime -l'amirauté  © JM Bergougniou
 
Durant son séjour de trois semaines (février-mars 1679), Vauban parcourt la région et la rade en tous sens. Ses observations sont admiratives : « La rade de Toulon est la plus belle et la plus excellente de la mer Méditerranée ».

Depuis plus de quatre siècles, Toulon entretient avec la Marine nationale une relation presque organique, comme si la rade battait au rythme des hélices et des marées militaires. 

La majorité © JM Bergougniou
En 1626, Richelieu pose les fondations de la puissance navale française moderne. Toulon devient alors l’un des grands ports stratégiques du royaume, puis de la République. Sa rade, souvent décrite comme l’une des plus belles d’Europe, offre un refuge naturel exceptionnel où s’abritent vaisseaux, sous-marins et bâtiments de haute mer.


Au fil des siècles, Vauban hérisse les collines et les caps de fortifications destinées à protéger l’arsenal : le fort Balaguier, le fort de l’Éguillette, le fort Saint-Louis ou encore les puissantes défenses du mont Faron composent une véritable couronne de pierre tournée vers la mer. Chaque bastion raconte une époque de siège, de guerre ou de vigilance silencieuse.


Saint-Mandrier © JM Bergougniou

Saint-Mandrier-sur-Mer occupe une place essentielle dans cette histoire maritime. La presqu’île est devenue un haut lieu de formation de la Marine nationale, notamment avec l’École des apprentis mécaniciens et plusieurs centres spécialisés. Entre pinèdes et quais militaires, Saint-Mandrier reste une sentinelle avancée à l’entrée de la petite rade.


Cuers-Pierrefeu © JM Bergougniou

Plus au nord-est, Cuers-Pierrefeu témoigne d’une autre dimension de la défense navale : l’aéronautique. La base aéronautique navale de Cuers-Pierrefeu fut l’un des premiers grands centres français dédiés aux dirigeables puis à l’aviation navale. Aujourd’hui encore, ce site historique participe aux expérimentations et au soutien technique aéronautique de la Marine.


Autour de Toulon, les batteries côtières, sémaphores, ouvrages militaires et anciennes poudrières rappellent que tout le territoire vivait autrefois au rythme des arsenaux et des escadres. De La Seyne-sur-Mer à Hyères, des îles d’Hyères jusqu’au cap Cépet, la présence maritime façonne paysages, mémoire et identité locale.


Célébrer les 400 ans de la Marine à Toulon, c’est donc célébrer une aventure humaine et stratégique exceptionnelle : celle des marins, ouvriers, ingénieurs, pilotes et familles qui ont fait de cette rade un cœur battant de la puissance maritime française. Toulon demeure aujourd’hui encore le principal port militaire français en Méditerranée, où l’histoire navigue chaque jour aux côtés du présent.


Bonaparte et Toulon

la prise de Toulon 28 frimaire an II © JM Bergougniou
En 1793, la ville est secouée par la Révolution française. Les royalistes livrent alors le port aux flottes anglaise et espagnole. Pour la jeune République, perdre Toulon signifie perdre l’un des plus grands arsenaux militaires du pays et ouvrir la Méditerranée aux ennemis.

Bonaparte au siège de Toulon © JM Bergougniou
Un jeune capitaine d’artillerie corse de vingt-quatre ans, encore peu connu, est envoyé sur place : Napoléon Bonaparte. Très vite, il comprend que la clé de la victoire ne se trouve pas dans une attaque frontale du port, mais dans la prise des hauteurs dominant la rade. Il fait installer ses batteries autour du fort de l’Éguillette et du fort Balaguier, positions stratégiques qui contrôlent l’entrée de la rade.


La  fuite précipitée des Anglais © JM Bergougniou

Sous un déluge de boulets et de fumée, les troupes républicaines reprennent progressivement les positions ennemies. La batterie surnommée « la Convention » devient l’un des symboles de cette offensive. Lorsque les Français s’emparent finalement des forts dominant la rade, la flotte anglaise comprend que le port est perdu et évacue Toulon dans la nuit de décembre 1793.

Cette victoire transforme immédiatement la destinée de Bonaparte. Promu général de brigade à seulement vingt-quatre ans, il attire l’attention des dirigeants révolutionnaires. Toulon devient ainsi le premier grand chapitre de la légende napoléonienne.

La ville gardera longtemps la mémoire de cet épisode fondateur. Les forts, les batteries côtières et plusieurs sites de la rade portent encore l’empreinte de cette campagne militaire où un jeune officier ambitieux révéla son génie stratégique. À Toulon, l’histoire de la Marine française et celle de Napoléon se croisent dans le fracas des canons, entre mer, pierre et destin impérial.

Toulon aujourd'hui

Le porte-avions Charles de Gaulle © JM Bergougniou

Aujourd’hui, Toulon est le principal port militaire français en Méditerranée et l’un des centres majeurs de la Marine nationale. La base navale accueille le porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la flotte française, autour duquel s’organise le groupe aéronaval avec ses Rafale Marine, ses frégates d’escorte et ses bâtiments de soutien.

SNA entrant à Toulon © JM Bergougniou


Toulon est aussi le port d’attache des sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, spécialisés dans les missions de renseignement, d’escorte et de protection stratégique. 


FDA Forbin et Chevalier Paul © JM Bergougniou
Les FREMM, frégates multimissions de dernière génération, assurent quant à elles la lutte anti-sous-marine, la défense aérienne et les opérations de projection.


Le contrôle de la rade de Toulon © JM Bergougniou

La rade de Toulon reste protégée par un ensemble historique de forts et de batteries côtières : fort Balaguier, fort de l’Éguillette, cap Cépet, fort Saint-Louis ou encore les ouvrages du mont Faron. Ces fortifications témoignent du rôle stratégique de Toulon depuis le XVIIe siècle.




Saint-Mandrier-sur-Mer conserve une fonction essentielle avec plusieurs écoles et centres de formation de la Marine nationale. À Cuers-Pierrefeu, les installations liées à l’aéronautique navale poursuivent des activités techniques et d’expérimentation.


La base d’aéronautique navale d’Hyères joue également un rôle majeur. Elle accueille des flottilles d’hélicoptères de la Marine nationale utilisées pour le sauvetage en mer, la lutte anti-sous-marine, le transport et les opérations spéciales. Située face aux îles d’Hyères, elle constitue un point clé des opérations aéronavales françaises en Méditerranée.

Cuverville "Allez-y moi j'en viens"
 © JM Bergougniou


Quatre siècles après Richelieu, Toulon demeure le cœur opérationnel de la puissance navale française



04 mars 2026

SNA SUFFREN équipage rouge

SNA SUFFREN équipage rouge

Alor que le SNA De Grasse débute ses essais à la mer, le SNA Suffren est armé par son équipage rouge pour une quatrième mission.

superbe double oblitération Toulon Liberté 26-12-2026
Flamme CTC La Valettre du Var code ROC 21048A 
Les Suffren sont fortement automatisés ce qui a permis de réduire le nombre de sous-mariniers de l'équipage par rapport aux Rubis pourtant plus petits et moins complexes qui comprennent 70 membres. L'équipage des Suffren comprend 63 sous-mariniers dont une douzaine d'officiers y compris les deux officiers mariniers analystes en guerre acoustique (oreilles d'or). Le commandant dispose d'une chambre individuelle. Les autres membres de l'équipage sont logés dans des chambres comprenant deux couchettes ou des postes de quatre à six couchettes. Des couchettes supplémentaires sont prévues pour les commandos dans le cadre des opérations spéciales. Les locaux permettent d'accueillir du personnel féminin comme c'est déjà le cas à bord des SNLE depuis 2018.

Comme pour les autres sous-marins nucléaires deux équipages (bleu et rouge) sont affectés à chaque sous-marin ce qui permet de maximiser leur utilisation.


01 mars 2026

Départ SNA Tourville OCO1.3 16 février avril 2026 Toulon Equipage bleu sous-marin

Départ SNA Tourville

L'Equipage Bleu  est parti pour la mission 0C01.3


L’équipage bleu d’un Sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de la Marine nationale correspond à l’un des deux équipages (bleu et rouge) affectés au même bâtiment.
Ce système de double équipage permet d’augmenter la disponibilité opérationnelle du sous-marin tout en préservant le rythme humain des marins.

Sur les SNA de la classe Suffren class, comme le Tourville, chaque équipage compte environ 60 à 70 marins.

Exposition de la Marine à Bordeaux 1944 sur timbre Tourville


Il comprend un commandant, un officier en second, des officiers opérations, des spécialistes sonar, navigation, systèmes d’armes, propulsion nucléaire, ainsi que des techniciens de maintenance.

Lorsque l’équipage bleu est en mer, l’équipage rouge est à terre pour repos, entraînement ou préparation de mission.
À l’issue d’un déploiement, une phase de passation est organisée : transmission des informations techniques, état du matériel, retours d’expérience opérationnels.


Ce dispositif permet d’enchaîner plus rapidement les missions et d’assurer une présence quasi continue en mer.
Il est inspiré du modèle utilisé depuis longtemps pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

L’appellation « bleu » n’a aucune signification tactique : il s’agit simplement d’une désignation administrative.

Chaque équipage est pleinement qualifié pour conduire le sous-marin de manière autonome, en opérations comme en exercice.


14 janvier 2026

Voeux 2026 de la section Ille de France SNA De Grasse

 Voeux 2026 de la section Ille de France SNA De Grasse


Flamme code ROC 46451A  Toshiba du 06-01-2026
Noyal Rennes Armorique
sur TàD Bureau philatélique Cherbourg principal 02JANV. 2026

Merci à Joël et à la Marcophilie Navale Ile-de-France
Qu'en retour ils reçoivent ceux d'Envelopmer.

Depuis 2007, et plus précisément une note de service de La Poste en date du 19 septembre 2007, de nouvelles normes d’oblitérations sont mises en place.

Elle officialise la disparition des lieux géographiques telle qu’on l’avait constatée sur les oblitérations Neopost et Toshiba. Les noms de villes et de départements sont ainsi remplacés par un code « ROC » (référentiel des organisations du courrier) cinq chiffres suivis de la lettre A. Chaque bureau de poste aura ainsi son propre code.

29 décembre 2025

Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse 12-12-2025

Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse




Le programme Barracuda, piloté par la Direction générale de l’armement (DGA), a franchi une nouvelle étape avec le démarrage de la chaufferie nucléaire du SNA De Grasse, quatrième sous-marin de la série, en cours d’achèvement et d’essais à Cherbourg. 



Le démarrage de la chaufferie nucléaire, appelé « divergence », est un jalon majeur qui consiste à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le cœur du réacteur nucléaire de propulsion du navire. Par la suite, le sous-marin partira pour plusieurs décennies de service actif. La chaufferie nucléaire est développée et réalisée sous la maitrise d’ouvrage du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). 

Son démarrage est réalisé par les équipes de Naval Group et TechnicAtome, avec le soutien de l’équipage d’armement du sous-marin après autorisation préalable du Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND).



Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse

Le programme Barracuda, piloté par la Direction générale de l’armement (DGA), a franchi une nouvelle étape avec le démarrage de la chaufferie nucléaire du SNA De Grasse, quatrième sous-marin de la série, en cours d’achèvement et d’essais à Cherbourg. 

Le démarrage de la chaufferie nucléaire, appelé « divergence », est un jalon majeur qui consiste à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le cœur du réacteur nucléaire de propulsion du navire. Par la suite, le sous-marin partira pour plusieurs décennies de service actif. La chaufferie nucléaire est développée et réalisée sous la maitrise d’ouvrage du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). 

Son démarrage est réalisé par les équipes de Naval Group et TechnicAtome, avec le soutien de l’équipage d’armement du sous-marin après autorisation préalable du Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND).

Principe d’une propulsion turbo-électrique
  • La réaction de fission en chaîne est générée / entretenue dans le cœur (1) du réacteur -contenu dans la cuve (2) et libère de la chaleur dans le combustible.
  • Le contrôle de la réaction nucléaire en chaîne est assuré au moyen d’absorbants neutroniques extraits du, ou insérés dans le, cœur et manœuvrés par des mécanismes de manœuvre (3).
  • Le cœur, le combustible, du réacteur nucléaire chauffe l’eau primaire.
  • Une circulation de l’eau primaire, à fort débit, est faite par des pompes primaires.
  • L’eau primaire à forte température est maintenue liquide par pressurisation, à forte pression, au moyen d’un pressuriseur constituant le « vase d’expansion » du circuit primaire.
  • L’eau primaire cède sa chaleur à l’eau secondaire qu’elle évapore dans un générateur de vapeur (4).
  • La vapeur produite à forte pression (source chaude du cycle de Carnot) se détend (5) vers un condenseur maintenu froid, donc à basse pression, sous vide en pratique, par un circuit d’eau de mer (source froide du cycle de Carnot).
  • La détente de la vapeur s’effectue au travers d’une turbine ainsi entraînée en rotation (6).
  • La vapeur secondaire condensée en eau dans le condenseur (7) est extraite et renvoyée dans le générateur de vapeur par une pompe alimentaire.
  • La turbine tourne à vitesse constante sous l’action d’une vanne vapeur réglante ; elle entraîne via un réducteur :

– un alternateur de propulsion (ATP) (9) ;

– un alternateur force (ATF) (8) ;

– la pompe alimentaire, dite « attelée ».

  • Le courant alternatif issu de l’ATP est redressé au moyen d’un hacheur/redresseur.
  • Un moteur électrique d’entraînement principal (MEP) (10) à courant continu fait tourner l’arbre d’hélice d sous-marin, en marche avant et marche arrière (11).
  • La variation de vitesse du MEP est obtenue en faisant varier l’intensité du courant d’excitation de l’ATP.

Comme leurs prédécesseurs, les sous-marins nucléaires d’attaque du programme Barracuda sont équipés d’une propulsion nucléaire qui leur confère un rayon d’action et une discrétion remarquables. Ils sont plus rapides, plus endurants et plus polyvalents que les SNA de la génération précédente. Ils disposent en outre de capacités de mise en œuvre de forces spéciales et de frappe d’objectifs terrestres situés à plusieurs centaines de kilomètres, à l’aide de missiles de croisière navals.


Le SNA De Grasse a été transféré du hall de construction de Naval Group à Cherbourg sur le dispositif de mise à l’eau en mai 2025. Le démarrage de la chaufferie nucléaire est une étape essentielle dans la vérification du bon fonctionnement de la propulsion. Elle intervient avant les essais à la mer, prévus au premier semestre 2026 en vue de sa livraison.

Publié le 12 décembre 2025

https://www.cea.fr/Pages/actualites/defense/d%C3%A9marrage-chaufferie-SNA-de-Grasse.aspx

Publication de Naval Group

Le De Grasse, quatrième sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) du programme Barracuda, vient de franchir une étape majeure avec le démarrage de sa chaufferie nucléaire.

chaufferie avancée - Cadarache 


Appelée « divergence », cette étape consiste à s’assurer du bon démarrage du réacteur et permet de vérifier le fonctionnement de la propulsion avant les essais à la mer.

Elle a été réalisée par TechnicAtome et Naval Group et sous la conduite d’ensemble de la Direction générale de l'armement (DGA) et du CEA.

https://www.facebook.com/navalgroup/posts/le-de-grasse-quatri%C3%A8me-sous-marin-nucl%C3%A9aire-dattaque-sna-du-programme-barracuda-/1265775558924558/

https://www.encyclopedie-energie.org/propulsion-nucleaire-navale-principes-technologie/

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