Chasseur 135
Le Chasseur 135 (CH 135) est l'un des cinquante chasseurs de sous-marins de la classe américaine SC-497 transférés à la France en 1944 dans le cadre du programme de Prêt-Bail (Lend-Lease) mis en place par le président Franklin D. Roosevelt afin de renforcer les marines alliées. Construit aux États-Unis sous le numéro USS SC-651, il reçoit après son transfert la désignation CH 135 au sein de la Marine nationale.
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| Timbre Franchise Militaire N° YT 9 flamme Cherbourg Manche date illisible |
Au titre du Lend-Lease, 142 chasseurs sont cédés aux marines alliées : 78 à l'Union soviétique, 50 à la France, 8 au Brésil et 3 à la Norvège ainsi qu'au Mexique. Les unités remises à la France sont intégrées dès 1944 aux Forces navales françaises libres puis à la Marine nationale reconstituée. Le CH 135 fait partie de cette série aux côtés des CH 131, CH 132, CH 133, CH 134, CH 136, CH 141, CH 142 et de nombreux autres bâtiments qui participent activement à la remise en sécurité des eaux françaises après la Libération.
Long d'environ 33,5 mètres pour un déplacement voisin de 135 tonnes en charge, le CH 135 est propulsé par deux moteurs Diesel General Motors développant environ 1 760 chevaux, lui permettant d'atteindre une vitesse de 20 nœuds. Son équipage compte généralement 24 à 28 hommes. Son armement d'origine comprend un canon de 40 mm Bofors, plusieurs canons de 20 mm Oerlikon, des grenades anti-sous-marines, parfois un mortier lance-grenades « Mousetrap », ainsi qu'un sonar et un radar de veille, équipements particulièrement modernes pour l'époque.
Après son arrivée en France, le CH 135 est affecté aux missions prioritaires de l'immédiat après-guerre. Il assure la surveillance des approches portuaires, l'escorte des convois, la protection des dragueurs de mines, la police des chenaux rouverts à la navigation ainsi que la sécurisation des zones littorales encore dangereusement infestées de mines marines. Entre 1945 et 1948, ces chasseurs travaillent en étroite coopération avec les flottilles de dragage opérant en Manche, en Atlantique et en Méditerranée, notamment devant Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Cherbourg, Toulon ou encore en Corse.
Comme de nombreux bâtiments issus du programme américain, le CH 135 est aujourd'hui relativement discret dans les archives publiées. Son existence est parfaitement attestée grâce aux listes officielles de transfert de la classe SC-497, qui identifient clairement le SC-651 comme étant devenu le CH 135 sous pavillon français. En revanche, son historique détaillé, ses commandants successifs, ses affectations précises ou encore son éventuelle participation aux opérations outre-mer restent à documenter à partir des journaux de marche, des archives du Service historique de la Défense et des fonds américains de la National Archives.
le timbre type Paix 90C surcharge FM Rouge
Le 90 centimes outremer « Type Paix », dessiné par Paul-Albert Laurens et gravé par Antonin Delzers, est surchargé en rouge des lettres « F.M. » (Franchise Militaire) et mis en service le 1er juillet 1939. Destiné à la correspondance des militaires, il est d'abord utilisé avant la Seconde Guerre mondiale, puis son emploi évolue au gré des modifications de la réglementation sur la franchise postale. Malgré les nombreuses augmentations des tarifs postaux, l'administration conserve ce timbre en raison des importants stocks disponibles et considère que seule la surcharge « F.M. » lui confère sa validité. Après le décret du 25 février 1946, il est distribué aux militaires du contingent et aux troupes d'occupation, à raison de deux ou quatre timbres par mois selon leur affectation. Il demeure en usage jusqu'au 30 juin 1948, date à laquelle il est remplacé par les nouveaux timbres de franchise militaire sans valeur faciale aux emblèmes des trois armées.Merci à Daniel Allançon
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