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13 septembre 2026

Déserter la Marine sous Napoléon : le sévère décret du 4 mai 1812 déserteur Port Brest Toulon Rochefort

Déserter la Marine sous Napoléon : le sévère décret du 4 mai 1812

En l'absence de plis de nos unités je reprends des textes napoléoniens sur la Marine dont ce décret du 4 mai 1812 sur kes déserteurs de la Marine. Les illustrations sont dues à l'IA qui peut toujours générer des erreurs et des incongruités...


Au printemps 1812, alors que l’Empire napoléonien atteint son extension maximale et que se prépare la campagne de Russie, la question des effectifs militaires est essentielle. La Marine n’échappe pas à cette préoccupation. Ports, arsenaux, bâtiments de guerre et flottilles nécessitent des milliers d’hommes, et la désertion constitue pour le pouvoir impérial un délit particulièrement grave. C’est dans ce contexte que Napoléon signe, au palais de Saint-Cloud, le 4 mai 1812, le décret impérial n° 7980 « relatif à la recherche et à la punition des Déserteurs de la Marine ». Publié quelques jours plus tard dans le Bulletin des lois n° 434, ce texte permet de mesurer toute la rigueur avec laquelle l’État entend maintenir les marins à leur poste.



Une désertion signalée dans les vingt-quatre heures

Le décret commence par organiser la recherche du fugitif. Napoléon décide qu’il ne sera désormais plus rendu de jugement par contumace pour désertion dans les armées navales, les ports et les arsenaux. Il faut donc retrouver l’homme et le présenter devant ses juges.



La responsabilité repose d’abord sur la hiérarchie. Commandants de bâtiments, chefs de corps, chefs de détachement et chefs de service doivent signaler le déserteur dans les vingt-quatre heures suivant son absence. L’information est transmise au ministre de la Marine ainsi qu’au premier inspecteur général de la gendarmerie afin que l’homme soit « recherché et arrêté ».


La disposition montre combien la lutte contre la désertion associe alors Marine, administration et gendarmerie. Le commandant qui néglige de déclarer rapidement la disparition risque lui-même une sanction : dix jours d’arrêt, voire une peine plus importante suivant les circonstances.

Des hommes que l’on conduit parfois vers la Marine

Le deuxième article révèle une réalité particulièrement intéressante. Tous les hommes servant dans la Marine impériale ne sont pas nécessairement des marins ayant librement choisi cette carrière. Le décret évoque les sous-officiers et soldats conduits comme « déserteur ou réfractaire » vers les régiments de Walcheren, de la Méditerranée, de l’île de Ré ou de Belle-Île, ainsi que vers les dépôts généraux de réfractaires.

Certains sont ensuite dirigés vers un équipage de haut-bord, une flottille ou un autre corps de la Marine. Le trajet lui-même est surveillé : abandonner son détachement pendant la route constitue une nouvelle désertion. Le décret maintient même une surveillance pénale particulière pendant les six premiers mois suivant l’arrivée de l’homme dans son nouveau corps.



Le boulet et le « double boulet »

Les articles 3 et 4 donnent une idée saisissante de la dureté du système pénal. Napoléon reprend des dispositions antérieures datant notamment de l’an XII, mais modifie certaines peines.





Le décret prévoit ainsi dix ans de boulet dans certains cas et dix ans de double boulet dans les cas les plus sévèrement sanctionnés. Il précise également que l’ancienne peine de la chaîne appliquée au crime de désertion est supprimée et transformée en peine du boulet.

Le terme ne doit pas être compris comme une simple image. Le « boulet » appartient au système des peines des bagnes et des travaux forcés : le condamné est entravé et soumis à un régime extrêmement dur. Derrière quelques lignes administratives du Bulletin des lois apparaît donc une réalité humaine particulièrement brutale.

Le déserteur gracié qui recommence risque la mort



L’article 5 est certainement le plus impressionnant du décret :

« Tout officier marinier, marin ou apprenti marin […] qui, après avoir obtenu grâce pour crime de désertion, ne se rendra pas au corps ou à la destination qui lui aura été assignée, ou qui en déserterait après s’y être rendu, sera puni de mort. »

Il faut bien préciser la portée de cette disposition. Le décret ne condamne pas automatiquement à mort tout marin qui déserte. La peine capitale vise ici une situation particulière : celle d'un homme ayant déjà été condamné pour désertion, ayant obtenu sa grâce, puis refusant de rejoindre sa nouvelle affectation ou désertant de nouveau.

Cette distinction est essentielle lorsqu’on utilise ce décret pour interpréter un dossier individuel.

La sévérité va néanmoins très loin puisque l’article 6 prévoit que la condamnation doit être exécutée dans les vingt-quatre heures. Un sursis demeure possible : il peut provenir de l’Empereur ou être décidé par l’amiral, le commandant des forces navales, le préfet maritime ou le chef de service ayant convoqué le conseil de guerre lorsque des circonstances sont susceptibles d’atténuer le crime.

Dans ce dernier cas, les raisons du sursis doivent être transmises au ministre de la Marine avec une copie du jugement. Même dans l’exception et la clémence, l’administration conserve donc une trace écrite de la décision.

Arrêter le déserteur pour le juger

Le décret organise également ce qui doit arriver au marin retrouvé. L’article 8 prévoit que l’officier marinier, le marin ou l’apprenti marin arrêté pour désertion doit être reconduit à son corps, à son bâtiment ou dans le port auquel il était destiné afin d’y être jugé.



Mais Napoléon prévoit les difficultés pratiques. Un bâtiment peut avoir quitté son mouillage depuis plusieurs semaines lorsque son déserteur est retrouvé. Le corps auquel appartient l’homme peut également se trouver très loin. Lorsque le dépôt se situe au-delà du Rhin, des Alpes ou des Pyrénées, ou lorsque le navire a déjà pris la mer, le prévenu est alors conduit et jugé dans le port le plus proche de son lieu d’arrestation.

Cette disposition est particulièrement utile pour comprendre les archives judiciaires de la Marine : le lieu où un déserteur est jugé n'est donc pas nécessairement celui de son bâtiment ou de son affectation initiale.

Derrière le mot « déserteur »

Pour l’historien, le décret du 4 mai 1812 donne une autre dimension aux mentions parfois très laconiques rencontrées dans les registres : « déserté », « déserteur », « arrêté comme déserteur », « absent » ou « rayé pour désertion ».

Derrière ces quelques mots se met potentiellement en mouvement toute une administration. L’absence doit être constatée, le signalement établi, le ministère de la Marine informé, la gendarmerie chargée des recherches, l’homme arrêté puis conduit vers l'autorité maritime compétente et enfin traduit devant la justice.


Il faut également imaginer ce que signifie la désertion pour l'homme lui-même. Quitter son bâtiment ou ne pas rejoindre son affectation implique de vivre dans la clandestinité, de changer éventuellement de nom ou de domicile et d'éviter les autorités susceptibles de demander des papiers. Le retour dans sa famille n'offre pas nécessairement une sécurité : la gendarmerie peut précisément rechercher le fugitif dans les lieux où elle estime pouvoir le retrouver.

24 juillet 2026

Le Chasseur 135 (CH 135) – Un chasseur de sous-marins américain Marine nationale Cherbourg surcharge FM Rouge type paix

 Chasseur 135

Type Paix 90C Outremer surcharge FM Rouge



Le Chasseur 135 (CH 135) est l'un des cinquante chasseurs de sous-marins de la classe américaine SC-497 transférés à la France en 1944 dans le cadre du programme de Prêt-Bail (Lend-Lease) mis en place par le président Franklin D. Roosevelt afin de renforcer les marines alliées. Construit aux États-Unis sous le numéro USS SC-651, il reçoit après son transfert la désignation CH 135 au sein de la Marine nationale.


La classe SC-497 constitue l'une des plus importantes séries de chasseurs de sous-marins construites pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1944, 438 unités sont réalisées pour l'US Navy à partir du prototype SC-453. Ces bâtiments, rapides, robustes et relativement économiques, sont conçus pour assurer la lutte anti-sous-marine, l'escorte des convois, la surveillance côtière et les patrouilles de sécurité. Si dix-sept unités sont perdues pendant la guerre, aucune ne sera officiellement créditée de la destruction d'un sous-marin ennemi, leur rôle ayant été avant tout dissuasif et protecteur.

Timbre Franchise Militaire N° YT 9
flamme Cherbourg Manche date illisible

Au titre du Lend-Lease, 142 chasseurs sont cédés aux marines alliées : 78 à l'Union soviétique, 50 à la France, 8 au Brésil et 3 à la Norvège ainsi qu'au Mexique. Les unités remises à la France sont intégrées dès 1944 aux Forces navales françaises libres puis à la Marine nationale reconstituée. Le CH 135 fait partie de cette série aux côtés des CH 131, CH 132, CH 133, CH 134, CH 136, CH 141, CH 142 et de nombreux autres bâtiments qui participent activement à la remise en sécurité des eaux françaises après la Libération.

Long d'environ 33,5 mètres pour un déplacement voisin de 135 tonnes en charge, le CH 135 est propulsé par deux moteurs Diesel General Motors développant environ 1 760 chevaux, lui permettant d'atteindre une vitesse de 20 nœuds. Son équipage compte généralement 24 à 28 hommes. Son armement d'origine comprend un canon de 40 mm Bofors, plusieurs canons de 20 mm Oerlikon, des grenades anti-sous-marines, parfois un mortier lance-grenades « Mousetrap », ainsi qu'un sonar et un radar de veille, équipements particulièrement modernes pour l'époque.

Après son arrivée en France, le CH 135 est affecté aux missions prioritaires de l'immédiat après-guerre. Il assure la surveillance des approches portuaires, l'escorte des convois, la protection des dragueurs de mines, la police des chenaux rouverts à la navigation ainsi que la sécurisation des zones littorales encore dangereusement infestées de mines marines. Entre 1945 et 1948, ces chasseurs travaillent en étroite coopération avec les flottilles de dragage opérant en Manche, en Atlantique et en Méditerranée, notamment devant Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Cherbourg, Toulon ou encore en Corse.

Comme de nombreux bâtiments issus du programme américain, le CH 135 est aujourd'hui relativement discret dans les archives publiées. Son existence est parfaitement attestée grâce aux listes officielles de transfert de la classe SC-497, qui identifient clairement le SC-651 comme étant devenu le CH 135 sous pavillon français. En revanche, son historique détaillé, ses commandants successifs, ses affectations précises ou encore son éventuelle participation aux opérations outre-mer restent à documenter à partir des journaux de marche, des archives du Service historique de la Défense et des fonds américains de la National Archives.


le timbre type Paix 90C surcharge FM Rouge

Le 90 centimes outremer « Type Paix », dessiné par Paul-Albert Laurens et gravé par Antonin Delzers, est surchargé en rouge des lettres « F.M. » (Franchise Militaire) et mis en service le 1er juillet 1939. Destiné à la correspondance des militaires, il est d'abord utilisé avant la Seconde Guerre mondiale, puis son emploi évolue au gré des modifications de la réglementation sur la franchise postale. Malgré les nombreuses augmentations des tarifs postaux, l'administration conserve ce timbre en raison des importants stocks disponibles et considère que seule la surcharge « F.M. » lui confère sa validité. Après le décret du 25 février 1946, il est distribué aux militaires du contingent et aux troupes d'occupation, à raison de deux ou quatre timbres par mois selon leur affectation. Il demeure en usage jusqu'au 30 juin 1948, date à laquelle il est remplacé par les nouveaux timbres de franchise militaire sans valeur faciale aux emblèmes des trois armées.

Merci à Daniel Allançon

Sources 

Phil-Ouest

https://poste-aux-armees.blogspot.com/2008/01/le-timbre-de-franchise-militaire-type.html?utm_source=chatgpt.com

27 mai 2026

SNA PERLE déconstruction à Cherbourg sous-marin nucléaire d'attaque Toulon

 SNA PERLE départ pour reconstruction à Cherbourg


Un grand pavillon tricolore flottant entre ses mâts, une dernière silhouette noire glissant dans la rade au lever du jour. Ce mercredi 20 mai au matin, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Perle a quitté la base navale pour ne plus jamais y revenir. Après 33 ans passés au service de la France, le bâtiment met le cap sur Cherbourg, où il sera retiré du service actif puis désarmé.

Revenu brièvement en rade des Vignettes dans l’après-midi pour débarquer quelques passagers embarqués le matin, le sous-marin est ensuite reparti, cette fois pour de bon. Un départ que la Marine nationale a tenu à saluer publiquement, évoquant sur le réseau social X un bâtiment qui aura servi « au service de la France ».


 Après trente-trois ans passés à jouer à cache-cache sous les océans, le dernier Rubis de sa génération a mis le cap vers Cherbourg pour son ultime mission : finir en puzzle métallique géant sous les chalumeaux des démolisseurs. C'est l'Améthyste qui sera le dernier SNA de la classe Rubis


La Perle devant Balaguer d'après photo Francis Jacquot

On imagine presque les mouettes de la rade lancer un dernier « salut vieux frère ! » pendant que le sous-marin glissait hors du port, fier malgré ses rides de tôles et ses milliers d’heures passées dans les profondeurs. Car le Perle, ce n’était pas seulement un tas d’acier nucléaire. C’était un vétéran. Un survivant même. 



En 2020, après l’incendie qui avait éventré son avant, beaucoup le croyaient promis à la casse. Mais la Marine lui avait offert une seconde vie digne d’un film de science-fiction naval : on lui avait greffé le nez du Saphir, son cousin désarmé. Une opération Frankenstein version arsenaux de Cherbourg.



Revenu à flot en 2023 contre toute attente, le Perle avait repris la mer avec l’élégance cabossée des vieux aventuriers. Un peu rafistolé, certes, mais toujours capable de filer discrètement sous les vagues pendant que le reste du monde dormait tranquille au-dessus.



Cette fois pourtant, pas de retour prévu. À Cherbourg, les ouvriers ne l’attendent pas avec une caisse à outils mais avec des plans de déconstruction. Le vieux sous-marin va être démonté morceau par morceau, comme on démonte une légende après le dernier rappel. On imagine déjà les anciens sous-mariniers lever leur verre :



« Adieu la Perle. Tu finis en morceaux… mais quelle sacrée histoire tu laisses derrière toi. »


Et pendant que les nouveaux géants de la classe Suffren prennent la relève, quelque part dans la rade de Toulon, il manque désormais une silhouette noire à l’appel. Un vide discret. Presque silencieux. Exactement comme un sous-marin.


Merci à Paul Roy

22 mai 2026

Sous-Marin De Grasse 24 février 2026 barracuda Cherbourg Manche

Sous-Marin De Grasse

24 février 2026

Ce pli est arrivé dans ma boite à lettres le 18 mai 2026!

Assemblé sur le site Naval Group de Cherbourg, le De Grasse marque une nouvelle étape dans le renouvellement de la flotte sous-marine française. Quatrième exemplaire de la classe Barracuda destinée à remplacer progressivement les SNA Rubis, ce bâtiment de nouvelle génération a désormais entamé une phase intensive d’essais en mer au large des côtes atlantiques.



Le sous-marin avait quitté pour la première fois le chantier cherbourgeois le 24 février, environ neuf mois après sa sortie du hall de construction Laubeuf. Cette première campagne s’était déroulée dans les eaux proches du Cotentin avec une série de vérifications techniques menées en surface : propulsion, systèmes électriques, installations de sécurité et comportement général du navire.


Quelques jours plus tard, le De Grasse réalisait une étape toujours très observée dans la vie d’un sous-marin nucléaire : sa première plongée statique. Maintenu sur coffre devant les côtes normandes, le bâtiment a alors subi une batterie de contrôles portant notamment sur :

l’équilibrage du navire,

le fonctionnement des ballasts,

les capacités d’immersion,

la stabilité générale,

et la cohérence des masses embarquées.

Les résultats jugés satisfaisants, le nouveau SNA a ensuite pris la mer début mars pour poursuivre ses essais loin de Cherbourg, dans des zones plus vastes de l’Atlantique. Cette longue campagne associe Naval Group, la Direction générale de l’armement, TechnicAtome et les équipages de la Marine nationale afin de qualifier progressivement l’ensemble des systèmes du bâtiment avant sa future admission au service actif.

Avec près de 100 mètres de long et un déplacement supérieur à 5 000 tonnes en plongée, le De Grasse appartient à une génération de sous-marins profondément différente des Rubis qu’il remplacera. Plus volumineux, beaucoup plus automatisés et nettement plus silencieux, les Barracuda ont été conçus pour évoluer dans un environnement naval où la discrétion acoustique est devenue un facteur stratégique majeur.



Le bâtiment embarque un réacteur nucléaire K15 dérivé de celui du porte-avions Charles-de-Gaulle. Cette propulsion lui permet de rester immergé durant de longues périodes sans contrainte énergétique réelle, la limite opérationnelle étant surtout liée à l’endurance humaine et au ravitaillement de l’équipage.

Les Barracuda disposent également d’une palette de missions beaucoup plus large que leurs prédécesseurs. Ils peuvent :

  • assurer l’escorte du groupe aéronaval,
  • surveiller discrètement des zones sensibles,
  • recueillir du renseignement,
  • déployer des forces spéciales,
  • lutter contre des bâtiments de surface ou d’autres sous-marins,
  • et frapper des objectifs terrestres grâce au missile de croisière naval MdCN.

Cette capacité de frappe à longue distance constitue l’une des évolutions majeures du programme. Depuis les profondeurs, un Barracuda peut désormais engager une cible stratégique située à plusieurs centaines de kilomètres sans révéler sa position. Une faculté qui rapproche la Marine nationale des standards des grandes puissances sous-marines mondiales.

Le De Grasse rejoint progressivement les autres unités déjà lancées du programme :

le Suffren, le Duguay-Trouin, et le Tourville,

tandis que les deux derniers bâtiments de la série poursuivent leur assemblage à Cherbourg.

Sur les quais normands, chaque sortie du De Grasse rappelle l’importance stratégique retrouvée des fonds marins. Derrière l’apparente sobriété de sa coque sombre se cache un concentré de technologies parmi les plus complexes de l’industrie française : capteurs ultrasensibles, systèmes de combat numérisés, propulsion discrète et capacités d’action dans la profondeur. Un prédateur silencieux destiné à évoluer loin des regards, là où la guerre navale moderne se joue désormais dans le secret et l’invisible.

Naval group

https://www.naval-group.com/fr/presse/premiere-sortie-la-mer-pour-le-sous-marin-nucleaire-dattaque-sna-de-grasse

Marine nationale







07 mai 2026

400 ans de la marine double oblitération Cherbourg Noyal Rennes Armorique premier jour

 ça commence Mal

En provenance de Cherbourg



Sur le tampon du premier jour des 400 ans de la marine la magnifique flamme de  la plate-forme courrier de Rennes Code ROC 46451A-03 Ille et Vilaine NOYAL RENNES ARMORIQUE PIC

Merci la Poste. Avec neufs bureaux premiers jours on peut s'attendre à une belle hécatombe...

12 avril 2026

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026 premier jour Paris Brest Toulon Lorient Rochefort Marseille Guérigny Dunkerque Cherbourg

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026

Le 6 mai 2026, La Poste invite chacun à embarquer pour un voyage à travers quatre siècles d’histoire maritime. À l’occasion du quadricentenaire de la Marine nationale, un timbre commémoratif exceptionnel voit le jour. Au cœur de son illustration figure le bâchi, ce couvre-chef mythique qui accompagne depuis des générations les marins français sur toutes les mers du globe.


Ce timbre rond n’est pas seulement une création philatélique : il est un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui, depuis 400 ans, veillent sans relâche à la protection des Français et de leurs intérêts, jour et nuit, par tous les temps, sur chaque océan du monde.



Sa conception elle-même évoque le soin et le respect portés à cette mémoire maritime. Un vernis à effet « soft touch », doux sous les doigts, habille le sommet du bâchi et met en relief son célèbre pompon rouge. Une dorure à chaud illumine les inscriptions « Marine nationale 1626 – 2026 » et « 400 ans », apportant à l’ensemble une touche d’élégance et de solennité digne de cet anniversaire historique.


Le bâchi, un symbole chargé d’histoires et de légendes…


Reconnaissable au premier regard avec sa coiffe blanche immaculée, sa bande noire élégante, son inscription dorée et son pompon rouge emblématique, le bâchi est devenu au fil du temps l’un des symboles les plus familiers de la Marine nationale. Bien plus qu’un simple élément d’uniforme, il incarne un héritage collectif et l’esprit d’aventure qui anime les marins.


Introduit en 1829 dans la tenue officielle des marins, ce bonnet d’origine écossaise a traversé les époques sans perdre son identité. Autour de son célèbre pompon rouge se sont tissées de nombreuses histoires : certains disent qu’il amortissait les chocs dans les coursives basses des navires, d’autres qu’il facilitait le repérage d’un marin tombé à la mer. Pour beaucoup, il est surtout porteur de chance — toucher un pompon rouge serait même un gage de bonheur.

Au fil des décennies, le bâchi est devenu le témoin silencieux de générations de matelots et de quartiers-maîtres. Il symbolise leur courage, leur solidarité et leur sens du devoir, autant de valeurs qui font la force de la Marine nationale.

Quoi de plus naturel que de voir ce symbole chargé d’histoire orner le timbre célébrant ses 400 ans ? 

La devise imaginée pour cet anniversaire — « Depuis 400 ans, sur tous les océans, la Marine nationale vous protège » — rappelle avec fierté la mission essentielle qui anime la Marine depuis sa création.

Ce timbre commémoratif devient ainsi une invitation au voyage, un fragment d’histoire à collectionner et à partager. À travers lui, ce sont quatre siècles d’engagement, d’innovations et de traditions qui prennent vie, rappelant que la mer demeure, aujourd’hui encore, un espace de vigilance et de courage.


Le timbre sera vendu en avant-première le mardi 5 mai à

▪ PARIS (75)

Paris hôtel de la Marine © JM Bergougniou

Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 

13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS (oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.




▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 

puis de 13H30 à 18H00, 

11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.








▪ ROCHEFORT (17)

Rochefort l'hôpital maritime 
 © JM Bergougniou




Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, 
Hôtel de Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 
17 300 ROCHEFORT.



















BREST (29)

 
Brest le goulet  © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00,
90 rue de Siam 29200 BREST.



















▪ CHERBOURG (50)

Cherbourg ancienne porte de l'arsenal © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, 

Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.









▪ LORIENT (56)

Lorient la base sous-marine © JM Bergougniou


Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 

1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.










▪ GUERIGNY (58)

Guérigny les forges  © JM Bergougniou

Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, 

Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.







▪ DUNKERQUE (59)

Dunkerque le phare de Saint-Pol
 © JM Bergougniou







 Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 

9 quai de la Citadelle, 
59140 DUNKERQUE.












▪ TOULON (83)

Toulon Atlante de la mairie d'honneur
© JM Bergougniou

Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue 
Prosper Ferrero, 83000 TOULON.


14 janvier 2026

Voeux 2026 de la section Ille de France SNA De Grasse

 Voeux 2026 de la section Ille de France SNA De Grasse


Flamme code ROC 46451A  Toshiba du 06-01-2026
Noyal Rennes Armorique
sur TàD Bureau philatélique Cherbourg principal 02JANV. 2026

Merci à Joël et à la Marcophilie Navale Ile-de-France
Qu'en retour ils reçoivent ceux d'Envelopmer.

Depuis 2007, et plus précisément une note de service de La Poste en date du 19 septembre 2007, de nouvelles normes d’oblitérations sont mises en place.

Elle officialise la disparition des lieux géographiques telle qu’on l’avait constatée sur les oblitérations Neopost et Toshiba. Les noms de villes et de départements sont ainsi remplacés par un code « ROC » (référentiel des organisations du courrier) cinq chiffres suivis de la lettre A. Chaque bureau de poste aura ainsi son propre code.

15 octobre 2025

SNA De Grasse prise d'armement pour essais Cherbourg 10 octobre 2025

SNA De Grasse prise d'armement pour essais Cherbourg 10 octobre 2025


⚓🇫🇷 Naval Group a lancé aujourd’hui à Cherbourg le De Grasse, 4ème sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de classe Suffren, qui est sorti de son chantier de construction pour être transféré vers le dispositif de mise à l’eau.



Quatrième bâtiment du programme Barracuda, piloté par la Direction générale de l'armement (DGA) et qui vise à remplacer progressivement les SNA de classe Rubis de la Marine nationale, son transfert est une étape clé qui précède la mise à l’eau du sous-marin prévue en 2026.


💬 « Je salue l’investissement et les compétences mis en œuvre par nos équipes, celles de TechnicAtome, de la DGA, du CEA, de la Marine nationale, ainsi que de tous nos partenaires. Le franchissement de cette nouvelle étape est une démonstration du savoir-faire de la filière industrielle navale française qui œuvre avec fierté au service de nos forces armées. » - 

Pierre Éric Pommellet, Président-Directeur Général de Naval Group- 



 

Un renouveau stratégique pour la Marine nationale



Avec le lancement des essais du De Grasse, la France confirme la montée en puissance de son outil naval. Ce bâtiment, positionné à Cherbourg pour ses premières vérifications techniques, constitue la quatrième unité du programme Barracuda. Il s’ajoute aux Suffren, Duguay-Trouin et Tourville déjà livrés. Ces nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque remplacent progressivement les unités de classe Rubis, mises en service dans les années 1980 et aujourd’hui en fin de cycle.


Le De Grasse se distingue par sa furtivité accrue, son armement renforcé et l’intégration d’innovations de pointe. Conçu pour opérer dans des environnements complexes, il répond aux exigences de la Défense moderne. Sa mise en service contribuera à renforcer la dissuasion et la liberté d’action de la France sur les mers, en garantissant un avantage opérationnel décisif face aux nouvelles menaces.



Le calendrier prévoit plusieurs mois d’essais avant la livraison définitive. Après la première divergence de sa chaufferie nucléaire, le sous-marin passera par une série d’évaluations à quai. Ces étapes seront suivies de navigations d’essai en mer, essentielles pour valider les performances et la sécurité du navire.

Le commandement du De Grasse est assuré par le capitaine de frégate Owen, à la tête de l’équipage bleu depuis mai 2025. Cet effectif sera ultérieurement complété par un équipage rouge, afin d’assurer la disponibilité permanente du bâtiment. L’arrivée à Toulon, port d’attache prévu en 2026, marquera l’entrée officielle du De Grasse en service actif et renforcera la capacité opérationnelle des forces sous-marines françaises.

L'école des pilotesde la Flotte Saint-Servan Saint-Malo Ille & Vilaine

L’École des pilotes de la Flotte à Saint-Servan Aujourd'hui occupé par l'Enim, le bâtiment a connu plusieurs vies Le bâtiment princi...