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30 mai 2026

Patrouilleur Fulmar Mission Grand Nord Mission Acadie Boston 2026 Canada Nouvelle Ecosse Annapolis SPM


Patrouilleur Fulmar Mission Grand Nord Mission Acadie Boston

Dans le cadre de la mission "Acadie 2026", le patrouilleur de la Marine nationale, basé à Saint-Pierre et Miquelon, a effectué une grande navigation dans les Maritimes avec plusieurs escales techniques et symboliques au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.


A l’occasion des 400 ans de la Marine nationale, cette mission fut placée sous le signe de l’amitié et des liens historiques et culturels forts qui unissent la France et l’Acadie. Retour sur la première visite de la Forteresse de Louisbourg et de Port-Royal, ou encore les escales à Saint John (NB) et Charlottetown (IPÉ), ainsi que le mouillage à Annapolis Royal (NS), berceau de la présence française au Canada.

Le capitaine de corvette François Mauger et le consul général Bertrand Cahuet ont eu l’honneur de recevoir à bord, deux ministres de la Province du Nouveau-Brunswick, la députée de Saint John, la présidente de la SANB, le directeur général de l'Arcf, ainsi que le public de la région pour la visite du bâtiment militaire.


Une rencontre avec les autorités du Port de Saint John a par ailleurs été organisée à l'occasion de cette escale. 

https://ca.diplomatie.gouv.fr/fr/le-fulmar-acheve-sa-grande-mission-dans-les-maritimes


Avec son équipage de 12 autres marins, le commandant et capitaine de corvette a eu l’occasion de visiter aussi Sydney au Cap-Breton et Saint-Jean (N.-B.). Il s’est rendu à Charlottetown après Annapolis. Ils étaient à Annapolis du samedi 25 avril jusqu’au lundi 27. 


Il s’agit probablement du premier navire de France à entrer dans le bassin historique de Port-Royal depuis 1904, alors que la région célébrait le tricentenaire de l’arrivée des Français sur ce continent et le dévoilement du monument de Pierre Dugua de Mons sur le site historique de Fort-Anne.

Pierre Dugua de Mons à Québec


Richard Laurin, propriétaire de l’entreprise des tournées Novacadie située près d’Annapolis, a reçu un courriel du commandant François Mauger, le 19 avril, demandant si le site d’Annapolis Royal serait ouvert pour une visite et si Richard pourrait partager ses connaissances. Il avait été référé par le Consul de France à Moncton.

En avant, la crieuse de ville Christine Connollyy, la mairesse Amery Boyer et le commandant François Mauger avec, à droite, le guide Richard Laurin entourent les marins présents à la réception de la mairie d’Annapolis. 

Richard a alors communiqué avec la mairesse, Amery Boyer, pour que cette entrée mémorable au port se fasse en bonne et due forme. Il a offert ses services de guide.



Dès le débarquement d’un premier groupe vers 16 h, le samedi 25, avec la crieuse de ville d’Annapolis, Christine Connolly, le guide a fait une tournée des abords du Fort-Anne pour donner un survol rapide de l’histoire de la région. Ensuite, avec la mairesse, ils sont allés aux environs du site du premier moulin à eau au nord du continent, celui du sieur de Poutrincourt dès 1607.  

Le 26, après la visite à tour de rôle du Lieu historique national de l’Habitation de Port-Royal, le guide les a menés le long de la route Évangéline vers la région de Belle-Isle, où ils ont été accueillis par Charlie et Jennifer Thibodeau. Ils ont appris davantage au sujet de l’histoire de l’Acadie avant de se rendre à la réception chez la mairesse.

La crieuse Christine Connolly, vêtue de son accoutrement d’époque (armoiries de la reine Anne), a alors accueilli le groupe à la résidence. «Le Fulmar, avec son équipage de 13 marins, peut être un des plus petits patrouilleurs français, mais sa portée sur l’Océan atlantique est immense», a-t-elle prononcé. 

«Ici, sous vos pieds, est née la langue française en Amérique du Nord et l’histoire tumultueuse du peuple acadien qui a commencé ici à Port-Royal. Nous vous invitons donc à marcher ici où vos compatriotes ont fait leurs premiers pas, ont planté les premiers grains, les premières vignes, ont construit le premier moulin et ont établi des relations amicales avec le peuple mi’kmaq. Ce lieu est le berceau de notre nation.»

Le commandant Mauger a expliqué le travail du patrouilleur à Saint-Pierre-et-Miquelon. «Nous avons deux grandes missions comme patrouilleur», a expliqué le commandant Mauger

La première est de servir de Garde côtière aux iles de Saint-Pierre-et-Miquelon et la deuxième de représenter la France en Amérique-du-Nord. Les missions du patrouilleur de service public Fulmar sont la protection (patrouille, action de souveraineté) et le service public (secours en mer, police de la navigation, police des pêches, assistance aux zones isolées) en Atlantique du Nord-Ouest. Le navire peut s’appareiller en une heure en cas de force majeure.

«Ici, nous gardons un contact avec la communauté acadienne et francophone et avec les écoles francophones, surtout [Étoile de l’Acadie] à Sydney. On présente la marine française à beaucoup d’écoles», a-t-il précisé.

Le patrouilleur de service public Fulmar, anciennement Jonathan, est un ancien bateau de pêche acquis par la Marine française qui sert de patrouilleur stationnaire remplissant les fonctions de protection des zones économiques exclusives et de service public à Saint-Pierre-et-Miquelon avec sa population de 6 000 personnes.

Le chalutier Jonathan, lancé en 1991, a été acheté en 1996 par la Marine nationale grâce à la volonté du nouveau président de l’État à l’époque, Jacques Chirac, qui visait la présence permanente d’un patrouilleur armé par la Gendarmerie maritime de Saint-Pierre-et-Miquelon pour faire face à la fin du moratoire de sept ans sur la pêche à la morue.

Les 12 autres marins qui accompagnent le commandant Mauger sont: Élise de Feuardent, Olivier Senelle, Jérôme Matusik, Clément LeBras, Guillaume Segond, Hervé Le Berre, Guillaume Tron, Nicolas Porcheron, Bruno Nongue, Guillaume Barreau, Mattéo Italiani et Corentin Guittot

Merci à Joël Moreau

https://lecourrier.com/nos-communautes/nos-communautes-vallee-de-lannapolis/2026/05/01/le-patrouilleur-francais-fulmar-en-visite-annapolis-royal/

Publication de Consulat Général de France dans les Provinces Atlantiques

Marine nationale

28 mai 2026

PH Trolley de Prévaux patrouilleur hauturier Piriou Concarneau 2026

 PH Trolley de Prévaux

Le jeudi 5 février 2026, à Concarneau, le chantier naval Piriou a procédé à la mise à l’eau du Trolley de Prévaux, premier patrouilleur hauturier (PH) destiné à la Marine nationale française. Cette étape symbolique marque une avancée majeure dans le renouvellement des capacités de surveillance et d’intervention maritime de la France.


Construit sous maîtrise d’œuvre d’ensemble de la Direction générale de l’armement (DGA), le bâtiment inaugure une nouvelle génération de patrouilleurs conçus pour remplacer progressivement les anciens avisos A69 et certains patrouilleurs vieillissants encore en service. Le programme prévoit à terme dix unités, dont les sept premières ont été commandées en 2023 dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-2030.


Le Trolley de Prévaux est issu d’une coopération industrielle inédite entre trois grands chantiers navals français : Piriou à Concarneau, CMN à Cherbourg et Socarenam dans le nord de la France. Cette alliance, coordonnée autour d’une conception de Naval Group, illustre une volonté stratégique de préserver et renforcer les compétences nationales dans le domaine naval militaire.

Long d’environ 92 mètres pour un déplacement proche de 2400 tonnes à pleine charge, le futur patrouilleur hauturier a été conçu pour assurer des missions très variées : surveillance des espaces maritimes français, police des pêches, lutte contre les trafics, sauvegarde des approches maritimes, soutien à la dissuasion nucléaire, protection des intérêts économiques et participation aux opérations navales de basse à moyenne intensité.


Le bâtiment embarquera des équipements de dernière génération : radar tridimensionnel NS54, sonar de coque BlueWatcher, système de combat SETIS-C dérivé de celui des frégates FREMM, canon RapidFire de 40 mm, système surface-air Simbad-RC équipé de missiles Mistral 3, ainsi que des drones et un hélicoptère H160M Guépard.

Au-delà de ses caractéristiques techniques, le Trolley de Prévaux porte une forte dimension mémorielle. Son nom rend hommage à Jacques et Lotka Trolley de Prévaux, figures de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale, exécutés par les nazis en 1944. Cette nouvelle série de patrouilleurs perpétue ainsi la tradition de mémoire combattante de la Marine nationale, plusieurs unités devant porter des noms liés à la Résistance et à la France libre.

Après sa mise à l’eau, le bâtiment entre désormais dans une longue phase d’achèvement à quai et d’essais. Les équipes de la Marine nationale commencent déjà à se familiariser avec ce futur navire appelé à devenir l’un des piliers de l’action de l’État en mer au cours des décennies à venir. Son admission au service actif est envisagée à l’horizon 2028, avec une affectation prévue à Brest.

Sources 

OPEX 360

Cols Bleus

Ordre de la libération


25 mai 2026

Corvette Gants Blancs 2026 la Ménagerie Ecole navale BE Chacal

Corvette Gants Blancs 2026 la Ménagerie

Les officiers de marine ont vocation à assurer des fonctions d’encadrement et de commandement au sein des unités opérationnelles : navires de combat, sous-marins, flottilles de l’aéronautique navale, commandos marine. Ils assureront dès leur arrivée dans les forces la mise en œuvre de systèmes considérés comme parmi les plus complexes conçus par l’homme. C’est la raison pour laquelle l’École navale délivre un diplôme d’ingénieur. 


Le Chacal devant Saint-Malo © JM Bergougniou
La « corvette Gants blancs » est une phase emblématique de formation des élèves-officiers, effectuée sur les bâtiments-écoles de la « Ménagerie » comme le Lion, le Lynx, le Jaguar ou le Tigre.

Pourquoi ce nom un peu théâtral, presque opéra naval en vareuse blanche ?
Parce que les élèves prennent le quart en tenue de cérémonie… avec des gants blancs. Traditionnellement, ils doivent apprendre à commander sans intervenir physiquement sur les commandes de la passerelle. Ils dirigent, observent, anticipent, donnent les ordres. Le navire devient une sorte d’échiquier mouvant dans l’Atlantique.


08 mai 2026

Goélette Belle-Poule Indépendance des Etats-Unis 250 ans 2026 « Washington, nous voilà ! »

 « Washington, nous voilà ! »

La Belle-Poule part pour les Etats-Unis 250 ans



La Belle Poule a repris le large depuis Brest pour une aventure qui sent bon les embruns, les vieux gréements et les grandes pages d’histoire. 

La célèbre goélette de la Marine nationale participe en 2026 aux célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, un événement immense baptisé “America250” qui va faire vibrer toute la côte Est américaine autour du 4 juillet. 

 
TàD LA POSTE 25271A  BDIS - 29200 BREST 2026 4-


l’occasion, le voilier brestois s’est lancé dans une mission de plusieurs mois à travers l’Atlantique avec au programme une descente vers Madère, une escale aux Bermudes puis un cap vers les États-Unis où plusieurs ports mythiques doivent accueillir le navire, notamment New York et Norfolk, avec peut-être aussi Boston ou Philadelphie. 

Autant dire que la silhouette élégante de la Belle Poule va offrir un fameux contraste au pied des gratte-ciel américains. Cette traversée n’a rien d’un simple voyage touristique sous voiles car le nom Belle Poule résonne déjà dans l’histoire de l’indépendance américaine. Une première frégate française portant ce nom s’était illustrée face aux Britanniques en 1778, au moment où la France décidait de soutenir les insurgés américains contre la Couronne anglaise. 


TàD LA POSTE 25271A  BDIS - 29200 BREST 2026 4-5

Deux siècles et demi plus tard, la goélette actuelle, construite en 1932 et toujours utilisée comme navire-école par la Marine nationale, reprend symboliquement le fil de cette histoire commune entre les deux pays. Avec sa coque blanche, ses voiles couleur sable et son gréement traditionnel, la Belle Poule attire partout où elle passe les regards des passionnés de patrimoine maritime comme des simples promeneurs. À chaque escale, le bateau transforme les quais en décor d’aventure entre odeur de cordages salés, craquement du bois et cérémonies maritimes. 


L'Hermione à Rochefort © JM Bergougniou
Cette mission s’inscrit aussi dans une vaste série d’événements organisés en France et aux États-Unis autour des liens franco-américains, de La Fayette et de la Révolution américaine. Entre rassemblements de vieux gréements, accueil du public lors de certaines escales et cérémonies officielles, la Belle Poule devient une véritable ambassade flottante bretonne traversant l’Atlantique avec un morceau d’histoire dans ses cales et beaucoup de vent dans ses voiles.

15 avril 2026

L'ASTROLABE 2026 Terre Adelie Dumont D'Urville mission R3 mission de soutien à la logistique en Antarctique (MSLA).

L'ASTROLABE Terre Adelie Dumont D'Urville mission R3

 mission de soutien à la logistique en Antarctique (MSLA).

🚢 Relève d’équipage pour L’Astrolabe en mission en Antarctique ❄️
Engagé depuis le début du mois d’octobre 2025, l’équipage A de L’Astrolabe a mené à bien sa mission de soutien logistique au profit de la base Dumont d’Urville, en Antarctique. À l’issue d’un long transit, le navire a rejoint sa zone d’opérations. Malgré des conditions de glace particulièrement exigeantes, la progression de L’Astrolabe a permis de conduire avec succès l’ensemble des opérations logistiques prévues.
En ce début d’année 2026, l’équipage B de L’Astrolabe a pris le relais et poursuit cette mission essentielle au fonctionnement et au maintien des personnels déployés sur la base scientifique Dumont d’Urville.

R3 24-1-2026 Dumont d'Urville - T.ADELIE T.A.A.F.
Rotation R2

Par une belle journée ensoleillée (chose rare ces dernières semaines !), L’Astrolabe a débarqué le 27 décembre ses 20 passagers : les 7 derniers hivernants cette 76e mission polaire en Terre Adélie (la TA 76), 6 campagnards d’été et visiteurs, ici pour quelques jours ou quelques semaines, et 7 Australiens relevés à Macquarie Island, sur la route, qui repartiront pour Hobart. Nous avons donc profité de cet inattendu rayon de soleil pour prendre la photo de mission qui nous a servi pour la carte de vœux.


R3 24-1-2026 Dumont d'Urville - T.ADELIE T.A.A.F.

Le timbre Michel Barré

Le 6 janvier 1951, les 17 membres de l’équipe de relève TA4 commandée par Michel Barré débarquèrent à leur tour. Ils agrandirent le bâtiment principal tout en poursuivant et développant les activités scientifiques. L’équipe  de relève TA5 arrive ensuite à Port-Martin le 14 janvier 1952, tandis qu’une équipe réduite de quatre hommes dirigée par Mario Marret  construit une base secondaire à l’île des Pétrels (archipel de Pointe Géologie).



R3 24-1-2026 Dumont d'Urville - T.ADELIE T.A.A.F.


R3 24-1-2026 Dumont d'Urville - T.ADELIE T.A.A.F.

Channichthys velifer , ou poisson des glaces à voile , est une espèce de poisson marin à nageoires rayonnées appartenant à la famille des Channichthyidae , les poissons des glaces crocodiles . Elle est endémique du plateau de Kerguelen, dans l' océan Austral . Cette espèce démersale vit à des profondeurs de 125 à 150 m.


Sources 


18 mars 2026

Mission GAN LA FAYETTE 2026 De l'Atlantique Nord à la Méditerranée porte-avions Charles de Gaulle BRF Jacques Chevallier

Mission GAN LA FAYETTE 2026

De l'Atlantique Nord à la Méditerranée





Depuis le 27 janvier 2026, la France déploie son groupe aéronaval (GAN – Task Force 473) dans l’Atlantique Nord et en Méditerranée aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques, dans un contexte international marqué par une forte instabilité, notamment la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et une compétition stratégique accrue. 


La mission LA FAYETTE 26 vise à renforcer la posture de défense et de dissuasion de l’OTAN, à garantir la sécurité maritime, à développer l’interopérabilité entre alliés et à promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale


Le groupe aéronaval constitue un outil stratégique majeur combinant puissance militaire et influence diplomatique, capable de projeter de la puissance depuis la mer et les airs, d’intervenir rapidement, de conserver une autonomie d’analyse et d’action et d’opérer dans tous les milieux, y compris le cyber et l’informationnel. Il s’organise autour du porte-avions et est accompagné de bâtiments d’escorte ainsi que d’un bâtiment ravitailleur de forces, le Jacques Chevallier, qui assure le soutien logistique en carburant, munitions et vivres, indispensable à la permanence à la mer du groupe. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Ce déploiement s’inscrit dans une logique de coopération internationale renforcée avec de nombreux pays alliés, permettant de mener des opérations conjointes efficaces et de consolider les liens entre partenaires européens et transatlantiques. 



Il comprend également la participation à plusieurs exercices majeurs tels que ORION 26 pour la préparation à la haute intensité et le commandement multinational, BALTIC SENTRY pour la protection des infrastructures sous-marines de l’OTAN, STEADFAST DART pour la mise en œuvre de la force de réaction, COLD RESPONSE et DYNAMIC MARINER pour l’entraînement en conditions extrêmes, ainsi que NEPTUNE STRIKE pour les opérations navales complexes. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale



Le groupe aéronaval s’appuie sur un groupe aérien embarqué composé d’avions de chasse Rafale Marine (standard F4) assurant la protection aérienne et les frappes conventionnelles ou nucléaires contre des objectifs en mer et à terre, d’avions de guet aérien Hawkeye permettant le commandement aéroporté et la détection à longue distance des menaces, ainsi que d’hélicoptères Dauphin dédiés à la sécurisation des phases de catapultage et d’appontage et au soutien logistique, d’hélicoptères Caïman Marine capables de mener des missions de combat multi-rôles incluant la lutte antinavire et anti-sous-marine, et d’hélicoptères Panther assurant des missions de combat et de soutien. 

Par ailleurs, la mission joue un rôle de laboratoire d’innovation avec l’intégration du Data Hub embarqué permettant la collecte et l’exploitation massive de données afin d’améliorer la connaissance de la situation, ainsi que l’utilisation de planeurs sous-marins autonomes dédiés à la surveillance, à la détection et à la collecte d’informations sur de longues durées. L’ensemble de ces actions illustre la capacité de la France à agir en coalition, à contribuer à la stabilité internationale, à renforcer la sécurité de l’Europe et à maintenir une présence militaire crédible dans des zones stratégiques, confirmant ainsi le rôle central du groupe aéronaval comme outil de puissance, de coopération et d’innovation.



Mais depuis... le GAN est en Méditerranée

Le 3 mars 2026, Emmanuel Macron annonce le redéploiement du porte-avions Charles de Gaulle vers la Méditerranée orientale, en réaction à l’escalade du conflit au Moyen-Orient , ce conflit débute le 28 février 2026 par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran , suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones contre de nombreuses bases et alliés dans la région , dans ce contexte la France déploie son porte-avions pour protéger ses intérêts, ses alliés et les routes maritimes stratégiques comme Suez et Ormuz , tout en restant officiellement en position défensive sans participer directement aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran


Monsieur le Chef d'Etat-major des armées,
Monsieur le Chef d'Etat-major de la Marine,
Monsieur le Chef d'état-major particulier, amiral, commandant, je suis heureux de vous retrouver tous et de pouvoir vous dire quelques mots.


D'abord, pour vous remercier de la manœuvre qui vient d'être opérée il y a quelques jours. Je sais que vous étiez partis depuis fin janvier, que vous aviez déjà mené plusieurs exercices en Atlantique Nord, et compte tenu des frappes décidées il y a un peu plus de huit jours par Israël et les États-Unis d'Amérique, des frappes en réponse de l'Iran et de la déstabilisation de toute la région, j'ai en effet pris la décision et demandé au CEMA et au CEMM de pouvoir vous donner instruction de faire route pour rejoindre la région. Peu de marines sont capables de faire ce qui a été fait, et vous l'avez fait à vitesse soutenue, je le sais, et dans une manœuvre exceptionnelle, et je voulais avant toute chose vous en remercier.

C'est une grande fierté pour moi d'être à nouveau parmi vous, de vous retrouver dans ce hangar et d'être à nouveau sur le Charles de Gaulle avec l'ensemble du GAN. C'est aussi une fierté de le faire avec l'ensemble de nos moyens français et de vous voir coordonnés de manière parfaite avec plusieurs Européens. Nous avons vu les frégates néerlandaises, espagnoles, maintenant italiennes, bientôt grecques, qui vous rejoignent.

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Alors pourquoi cette manœuvre et quel est le cadre dans lequel vous allez opérer ? Pour vous en dire quelques mots avec malgré toute la prudence d'usage, parce que le cadre est encore mouvant. D'abord, pour protéger nos compatriotes. Dans la région, nous avons plus de 400 000 ressortissants qui vivent et il était important de ramener des moyens pour pouvoir, en cas de rapatriement, de difficultés, être à la manœuvre. Et le GAN, avec l'ensemble de ses moyens, plus ce que nous sommes en train de rapporter ici, en Méditerranée orientale, nous permettra d'être à l'initiative et de le faire aussi en lien avec les autres Européens et de ne pas subir.

La deuxième chose, c'est de protéger aussi nos alliés, nos amis, ceux avec qui nous avons des accords de défense. Depuis le premier jour, on a envoyé des moyens, système Mistral, Rafale, etc. C'est important de pouvoir être aussi aux côtés des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et qui peuvent être fragilisés par ce qui se passe, et de pouvoir opérer l'ensemble de la manœuvre et, tout particulièrement, le faire pour Chypre, ce sera le début de votre mission. La Languedoc est arrivée il y a quelques jours, système Mistral aussi, et de le faire pas trop loin du Liban qui est aussi sous très forte pression.

Puis la troisième chose, c'est de pouvoir coordonner une manœuvre plus large, elle aussi totalement pacifique, défensive, mais qui est notre responsabilité, qui est dans ce cadre très désorganisée, de pouvoir préserver la liberté de navigation et participer à la sûreté maritime. C'est important pour beaucoup de pays qui sont alliés et c'est important aussi pour les intérêts de la France, en particulier pour la liberté du commerce, pour permettre au pétrole et au gaz de pouvoir circuler, parce que nos compatriotes vivent déjà les conséquences de ce qui se passe. Donc nous aurons à opérer des manœuvres en Méditerranée orientale, vous allez les orchestrer au premier chef, de pouvoir aussi participer aux opérations en Mer Rouge et de Suez à Bab-el-Mandeb, de continuer de faire ce que nous avons plusieurs fois fait ces dernières années, qui est de préserver cette liberté de navigation, dans le cadre en particulier de la mission ASPIDES, et de concevoir aussi une mission ad hoc, au moment voulu, elle aussi pleinement défensive, pour pouvoir restaurer, quand les conditions seront permises, la circulation et l'ouverture calibrées dans le détroit d'Ormuz, mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies.

Voilà le cadre, si je puis dire, dans lequel nous nous inscrivons. La France est là pour protéger les siens, pour être aux côtés de ses alliés et de ses amis qui sont frappés, et pour pouvoir participer à des missions ô combien essentielles, de liberté de navigation et de sûreté maritime. C'est dans ce cadre strict que nous opérons. Nous ne participons pas à un conflit en cours, mais nous opérons dans ce cadre.

création JM Bergougniou ©
d'après photo Marine nationale

Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix, aux côtés de ses amis, celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres Européens, et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent, avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.

Voilà ce que je voulais vous dire en vous disant ma confiance, ma reconnaissance pour la manœuvre tout particulièrement des derniers jours, mais aussi les exercices que vous avez préalablement conduits, et pour vous dire aussi ma confiance pour les jours, les semaines, les mois qui viennent. La mission est exigeante, mais je vous sais à la hauteur de celle-ci, et tout particulièrement dans cette année un peu particulière pour notre Marine nationale, mais également avec l'ensemble de nos aviateurs, nos soldats et toutes celles et ceux qui concourent à la mission du GAN. Merci à tous.

Avec ma confiance, vive la République, vive la France !



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