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29 avril 2026

La devise : « LIBERTÉ DES MERS » 400 ans de la Marine Brest Toulon bagne chiourme lettre

La devise : « LIBERTÉ DES MERS »


La liberté des mers est un principe fondamental du droit international qui garantit à tous les États la libre circulation des navires sur les océans. Pourtant, ce principe est parfois menacé dans des zones stratégiques où les tensions géopolitiques sont fortes. Le détroit d’Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial du pétrole, est aujourd’hui au cœur de rivalités entre l’Iran et les États-Unis, marquées par des menaces de blocus et des incidents maritimes.

Un courrier de la période révolutionnaire avec une vignette LIBERTÉ DES MERS montre que l'idée n'est pas nouvelle...

Ce n’est pas un simple slogan décoratif, c’est une affirmation politique forte dans le contexte révolutionnaire et maritime.

  • la mer doit être ouverte au commerce et à la navigation,
  • aucune puissance ne doit en monopoliser l’usage,
  • la France révolutionnaire revendique une navigation libre, notamment face aux puissances navales rivales comme la Grande-Bretagne.

Toulon, le 21 Brumaire an VII de la République Française.




LE CHEF D’ADMINISTRATION

du sixième arrondissement maritime.

Au Chef de l’Administration de la marine à Brest,


J’ai reçu, mon cher Collègue, joint à votre lettre du cinq de ce mois le signalement de deux forçats évadés de la chiourme de votre port pendant la 2e quinzaine de vendémiaire dernier.

Salut et attachement. 

Signature illisible





Bagne de Toulon

Les bagnes de Brest et de Toulon sont créés au milieu du XVIIIᵉ siècle, respectivement en 1749 à Brest et 1748 à Toulon, pour remplacer les galères supprimées. 



Vue de Toulon par Claude Joseph Vernet 

Les condamnés aux travaux forcés, appelés forçats, y étaient employés à des travaux pénibles dans les arsenaux militaires, notamment la construction et l’entretien des navires. 



Ces bagnes constituaient une main-d’œuvre essentielle au fonctionnement des grands ports militaires français. Les conditions de vie y étaient très dures, marquées par la surveillance constante, les chaînes et des punitions sévères. Ces établissements ont fonctionné jusqu’au XIXᵉ siècle, avant la création des bagnes coloniaux comme celui de Guyane.

23 avril 2026

Toulon du génie de la navigation à Cuverville il n'y a qu'un pas Louis-Joseph Daumas sculpture

 Toulon - du génie de la navigation à Cuverville il n'y a qu'un pas

Le « Génie de la navigation » a porté, au fil des temps, le surnom de « Génie de la mer », « Génie militaire », « Génie maritime ». Il est, pour les Toulonnais, « L’Ome negre » ou « L’Homme de bronze ». Erigé en hommage à tous les marins illustres, c’est sous le sobriquet « Cuverville » qu’il est le plus souvent désigné, en raison de l’orientation d’une partie de son anatomie, ou, plus sérieusement, en souvenir du vice-amiral de Cuverville commandant de la flotte de la Méditerranée en 1895.

D’une hauteur de 3,40 mètres, il a été sculpté en 1843, sur ordre du gouvernement de Louis-Philippe 1e qui souhaitait honorer les grands navigateurs. Exposé au Salon de Paris en 1845, le « Génie de la navigation » fut érigé sur le carré du port de Toulon le 1e mai 1846, en l’honneur de la fête du roi pré-cité. En 1883, il fut ceinturé d’une grille en fer forgé.


Sur le port de Toulon, il y a une statue que tout marin connaît, même celui qui prétend ne regarder que ses jauges et ses boulons : le fameux Génie de la navigation, alias « Cuverville ». Officiellement, il pointe fièrement vers la mer, noble symbole de l’appel du large. Officieusement, pour des générations de mécaniciens, il désigne très clairement l’endroit où commencent les ennuis… pardon, la carrière.

Car il faut bien le dire, quand un jeune matelot débarquait à Toulon avec son sac encore trop propre, il suffisait de lever les yeux vers Cuverville pour comprendre le programme. Le doigt tendu semblait dire : « Toi, là… oui, toi… file donc à Saint-Mandrier, on t’attend avec des clés de 12 et des moteurs qui toussent. »

Les anciens racontaient que cette statue était en réalité le premier instructeur de la Marine. Pas besoin de discours ni de tableau noir : un simple doigt levé, et tout était clair. Direction la presqu’île, les ateliers, l’odeur d’huile chaude et les mains noires avant même la fin de la première semaine.


Le surnom « Cul-vers-ville » n’arrangeait rien à l’affaire. Les élèves mécaniciens y voyaient une forme d’humour très marin : pendant que la ville profitait des terrasses et du soleil, eux partaient là où ça chauffait vraiment… autour des moteurs. Certains juraient même que Cuverville avait été placé exprès ainsi, histoire que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas où il mettait les pieds.

Et puis, il y avait ce moment magique du premier passage en rade. Quelqu’un montrait la statue du doigt et lançait inévitablement : « Regarde bien… c’est lui qui t’a dénoncé ! » Rires dans le groupe, sauf chez le nouveau, qui comprenait peu à peu que la plaisanterie allait durer quelques mois… voire toute une carrière.


Le génie mutilé par les bombardements de 1944


Des années plus tard, quand les anciens reviennent à Toulon, cheveux un peu plus gris et souvenirs bien graissés, ils ne peuvent s’empêcher de lever les yeux vers Cuverville. Et presque toujours, il y en a un pour lâcher en souriant : « Moi, j’en viens… et il avait drôlement bien visé ! »

Ainsi, entre humour d’escadre et souvenirs d’atelier, le doigt de Cuverville continue, imperturbable, à envoyer symboliquement vers Saint-Mandrier des générations entières de mécaniciens prêts à faire tourner les machines… et les blagues qui vont avec.



Louis-Joseph Daumas au maire de Toulon. 

Le Génie de la Navigation. 

Paris, ce 3 mai 1843. Monsieur le Maire, 

le génie en 1944
J'ai l'honneur de vous adresser cette lettre pour vous faire savoir que j'ai reçu l'arrêté du Ministre de l'Intérieur pour commencer la statue du Génie de la Navigation, érigée à la mémoire des Grands Marins, sur la place carrée du port de Toulon. 

Je vous donne ci-joint, Monsieur le Maire, les données de la statue adoptées par le Ministre : La pose droite, calme et énergique, portant sur la jambe gauche, et la droite en avant. Elle saisit de la main droite la barre du gouvernail qui dirige la coquille marine sur laquelle la statue est plantée. Le bras gauche, ployé en avant, tient un sextant; la tête, de face, et couronnée d'étoiles, plonge le regard dans l'horizon. On verra à ses pieds des attributs de marine et particulièrement la boussole. Quatre bas-reliefs décoreront le piédestal. Chacun d'eux s'harmonisera avec le sentiment de la statue, et ils détermineront dans leur ensemble les différents progrès de la navigation. 

Je me propose d'aller faire un voyage à Toulon, lorsque MM. Denis et Clapier seront au pays, afin de pouvoir, d'un commun accord, donner à la statue ses véritables dimensions, ce qui me procurera, Monsieur le Maire, le plaisir de me présenter à vous.


Le général San Martin (1778-1850) a été le libérateur
de l'Argentine, du Chili et du Pérou.







Louis-Joseph Daumas, nait à Toulon le 24 janvier 1801 et meurt à Paris le 22 janvier 1887.

Daumas étudie d'abord à l'atelier de l'arsenal de Toulon, puis, arrivé à Paris, il intègre l' Ecole supérieure des Beaux-arts en 1826 où il a David d'Angers comme professeur. À partir de 1833 il expose régulièrement dans les salons où ses travaux sont remarqués, il est surnommé Le Petit Puget. Il obtient plusieurs médailles de récompense.Il obtient plusieurs commandes officielles mais ne parvient pas à atteindre une notoriété de premier plan. 



Bien qu'inspirée par la fougue romantique, sa sculpture n'arrive pas à s'extraire d'un certain académisme. 
© Willy Ronis

au Salon de 1849, il exposa son groupe du Cavalier romain. On lui doit un fronton du palais de Compiègne : le Génie de l'Industrie et le bas-relief du portail de Saint-Thomas-d'Aquin.

Les bombardements alliés de 1944 amochant sérieusement son socle et ses bras qui furent alors stockés dans un entrepôt municipal. Heureusement, la municipalité Le Bellegou, décida en 1959 sa restauration.
En 1960, le « Génie de la navigation » fut installé dans un cadre de verdure face à la rue d’Alger. Et c’est sous la municipalité Le Chevallier qu’il reprit sa place sur le carré du port, suite à un référendum local officieux.

Sources:

Ville de La Seyne sur Mer

12 avril 2026

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026 premier jour Paris Brest Toulon Lorient Rochefort Marseille Guérigny Dunkerque Cherbourg

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026

Le 6 mai 2026, La Poste invite chacun à embarquer pour un voyage à travers quatre siècles d’histoire maritime. À l’occasion du quadricentenaire de la Marine nationale, un timbre commémoratif exceptionnel voit le jour. Au cœur de son illustration figure le bâchi, ce couvre-chef mythique qui accompagne depuis des générations les marins français sur toutes les mers du globe.


Ce timbre rond n’est pas seulement une création philatélique : il est un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui, depuis 400 ans, veillent sans relâche à la protection des Français et de leurs intérêts, jour et nuit, par tous les temps, sur chaque océan du monde.



Sa conception elle-même évoque le soin et le respect portés à cette mémoire maritime. Un vernis à effet « soft touch », doux sous les doigts, habille le sommet du bâchi et met en relief son célèbre pompon rouge. Une dorure à chaud illumine les inscriptions « Marine nationale 1626 – 2026 » et « 400 ans », apportant à l’ensemble une touche d’élégance et de solennité digne de cet anniversaire historique.


Le bâchi, un symbole chargé d’histoires et de légendes…


Reconnaissable au premier regard avec sa coiffe blanche immaculée, sa bande noire élégante, son inscription dorée et son pompon rouge emblématique, le bâchi est devenu au fil du temps l’un des symboles les plus familiers de la Marine nationale. Bien plus qu’un simple élément d’uniforme, il incarne un héritage collectif et l’esprit d’aventure qui anime les marins.


Introduit en 1829 dans la tenue officielle des marins, ce bonnet d’origine écossaise a traversé les époques sans perdre son identité. Autour de son célèbre pompon rouge se sont tissées de nombreuses histoires : certains disent qu’il amortissait les chocs dans les coursives basses des navires, d’autres qu’il facilitait le repérage d’un marin tombé à la mer. Pour beaucoup, il est surtout porteur de chance — toucher un pompon rouge serait même un gage de bonheur.

Au fil des décennies, le bâchi est devenu le témoin silencieux de générations de matelots et de quartiers-maîtres. Il symbolise leur courage, leur solidarité et leur sens du devoir, autant de valeurs qui font la force de la Marine nationale.

Quoi de plus naturel que de voir ce symbole chargé d’histoire orner le timbre célébrant ses 400 ans ? 

La devise imaginée pour cet anniversaire — « Depuis 400 ans, sur tous les océans, la Marine nationale vous protège » — rappelle avec fierté la mission essentielle qui anime la Marine depuis sa création.

Ce timbre commémoratif devient ainsi une invitation au voyage, un fragment d’histoire à collectionner et à partager. À travers lui, ce sont quatre siècles d’engagement, d’innovations et de traditions qui prennent vie, rappelant que la mer demeure, aujourd’hui encore, un espace de vigilance et de courage.


Le timbre sera vendu en avant-première le mardi 5 mai à

▪ PARIS (75)

Paris hôtel de la Marine © JM Bergougniou

Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 

13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS (oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.




▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 

puis de 13H30 à 18H00, 

11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.








▪ ROCHEFORT (17)

Rochefort l'hôpital maritime 
 © JM Bergougniou




Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, 
Hôtel de Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 
17 300 ROCHEFORT.



















BREST (29)

 
Brest le goulet  © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00,
90 rue de Siam 29200 BREST.



















▪ CHERBOURG (50)

Cherbourg ancienne porte de l'arsenal © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, 

Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.









▪ LORIENT (56)

Lorient la base sous-marine © JM Bergougniou


Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 

1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.










▪ GUERIGNY (58)

Guérigny les forges  © JM Bergougniou

Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, 

Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.







▪ DUNKERQUE (59)

Dunkerque le phare de Saint-Pol
 © JM Bergougniou







 Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 

9 quai de la Citadelle, 
59140 DUNKERQUE.












▪ TOULON (83)

Toulon Atlante de la mairie d'honneur
© JM Bergougniou

Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue 
Prosper Ferrero, 83000 TOULON.


04 mars 2026

SNA SUFFREN équipage rouge

SNA SUFFREN équipage rouge

Alor que le SNA De Grasse débute ses essais à la mer, le SNA Suffren est armé par son équipage rouge pour une quatrième mission.

superbe double oblitération Toulon Liberté 26-12-2026
Flamme CTC La Valettre du Var code ROC 21048A 
Les Suffren sont fortement automatisés ce qui a permis de réduire le nombre de sous-mariniers de l'équipage par rapport aux Rubis pourtant plus petits et moins complexes qui comprennent 70 membres. L'équipage des Suffren comprend 63 sous-mariniers dont une douzaine d'officiers y compris les deux officiers mariniers analystes en guerre acoustique (oreilles d'or). Le commandant dispose d'une chambre individuelle. Les autres membres de l'équipage sont logés dans des chambres comprenant deux couchettes ou des postes de quatre à six couchettes. Des couchettes supplémentaires sont prévues pour les commandos dans le cadre des opérations spéciales. Les locaux permettent d'accueillir du personnel féminin comme c'est déjà le cas à bord des SNLE depuis 2018.

Comme pour les autres sous-marins nucléaires deux équipages (bleu et rouge) sont affectés à chaque sous-marin ce qui permet de maximiser leur utilisation.


25 janvier 2026

Jacques Stosskopf prise en charge par la Marine Toulon 27 novembre 2025

Jacques Stosskopf


Dans la Marine nationale, la prise en charge et l’admission au service actif correspondent à deux étapes bien distinctes de la vie d’un navire. La prise en charge est un acte administratif : le bâtiment est officiellement remis par le chantier et devient juridiquement propriété de la Marine, qui en assume la responsabilité et l’entretien. À ce stade, le navire existe pour l’institution, mais il n’est pas encore pleinement opérationnel.

Daté de Toulon le 27 novembre 2025 et reçue le 21 janvier 2026
L’admission au service actif intervient plus tard. Elle marque la fin des essais, la qualification complète de l’équipage et la validation des systèmes. Le navire est alors déclaré apte à remplir ses missions et peut être engagé en opérations. En résumé, la prise en charge signifie « la Marine reçoit le navire », tandis que l’admission au service actif signifie « le navire est prêt à servir ».

Merci à Joël 

13 janvier 2026

Voeux 2026 du PA Charles de Gaulle Toulon formation pilotes Noël Chariot

Voeux 2026 du PA Charles de Gaulle Toulon

Le porte-avions Charles de Gaulle renouvelle sa flotte de tracteurs de pont d’envol - © Marine nationale

Noël avant Noël

Le porte-avions a appareillé le 22 novembre 2025 avec à son bord deux véhicules de tractage de pont d’envol (VTPE) flambant neufs, les premiers d’une série qui viendra rapidement remplacer l’ancienne génération de tracteurs K35 et poursuivre l’effort de modernisation de ses moyens.



La flotte de tracteurs de pont d’envol K35 est vieillissante et de plus en plus complexe à entretenir. Le centre d’expérimentations pratiques de l’Aéronautique navale (CEPA) a donc été missionné par l’état-major de la Marine pour étudier le renouvellement de ces véhicules qui permettent de tracter les aéronefs et les matériels d’environnement embarqués, mais également de vérifier l’élongation des brins d’arrêt avant les séquences d’appontage.

Cette étude se concrétise aujourd’hui avec la livraison de tracteurs « nouvelle génération », dotés d’une capacité maximale de tractage de 32 tonnes et utilisables tant sur le pont d’envol que dans le hangar. 

L’intégralité de la flotte de tracteurs sera renouvelée à très court terme, et le porte-avions devrait ainsi disposer pour sa prochaine mission d’une flotte de 11 VTPE. 

École de l'aviation embarquée 2025.2 : 10 nouveaux pilotes de Rafale Marine qualifiés à bord du porte-avions Charles de Gaulle

Pendant 4 jours, 10 nouveaux pilotes de Rafale Marine ont suivi l'école de l'aviation embarquée (EAé), une formation exigeante pour perfectionner leurs techniques d'appontage et de catapultage. Au total, cette phase d’entraînement a permis de qualifier 4 pilotes de jour, 2 pilotes de nuit et 4 pilotes de jour et de nuit.


Cette phase de qualification, essentielle pour les pilotes de l'Aéronautique navale, a nécessité pour chaque pilote la réussite de 6 appontages en journée et/ou 6 en nocturne, cumulant ainsi 48 appontages de jour et 36 de nuit pour l'ensemble de l'EAE 25.2.

Toutes ces manœuvres aviation ont d’ailleurs permis d’atteindre le 35 000ème tir de la catapulte latérale du porte-avions.

Cette performance collective repose sur une organisation rigoureuse et une coordination parfaite entre tous les métiers du groupe aérien embarqué et du porte-avions Charles de Gaulle, synchronisant avec précision les multiples activités nécessaires au déploiement des aéronefs, du pont d’envol à la chaufferie nucléaire.


Source 

Marine nationale


07 décembre 2025

Croiseur Jean-de Vienne carte interzones IRIS Pétain 1941 Toulon agent civil

 Croiseur Jean-de Vienne  carte interzones 1941


Encore des cartes interzones allez-vous dire?
Celles-ci sont interessantes car émanant d'un infirmier agent civil du croiseur Jean de Vienne à Toulon. 

Le Jean de Vienne est un croiseur léger de la classe La Galissonnière lancé pour la Marine française en 1935. 

À Alger lors de l'armistice de 1940, il rejoint Toulon en juillet avant d'être sabordé avec le reste de la flotte française présente.


L'Ouest-Eclair 1-11-1935


Carte interzones Iris 80 c
TàD hexagonal perlé Croiseur Jean-de Vienne 18-8-41


La franchise postale accordée par les textes de 1939 ne fut pas aboli en juillet 1940 par l'État français. 

Ce n'est que le 11 décembre 1943 qu'après entente entre l'administration des postes et le secrétariat d'État à la défense. Une circulaire mis fin au régime général de franchise des troupes en campagne pour les lettres simples  et les mandats dont bénéficiaient encore militaires et marins. 
Cette mesure ne concernait pas les militaires et les marins en traitement dans les hôpitaux et les autres formations sanitaires. 



La franchise postale était en outre maintenue pour certaines formations militaires, dont la liste était annexée à la circulaire. Les seules formations de la Marine de cette liste dont les personnels continuèrent à en bénéficier étaient les suivantes : corps de pompiers de la marine, formation de gendarmerie maritime, unité de défense passive de la marine, formation de la sécurité aérienne publique, poste de guet, unité d'artillerie de côte et unités de défense contre avions.

Pour l'ensemble des autres militaires et marins, il était prévu d'utiliser à nouveau les timbres-poste de franchise pour 2 lettres simples par mois. Institué par la loi du 29 décembre 1900 et le décret du 23 mars 1901, modifié par le décret du 30 mai 1936, les figurines distribuées étaient, comme avant la déclaration de guerre, le timbre-poste de type PAIX de 0,90€ surchargé FM.


Carte interzones Pétain 80 c
TàD hexagonal perlé Croiseur Jean-de Vienne 31-10-41



Cette carte est intéressante car l'expéditeur précise "Agent Civil Infirmier" "Croiseur Jean de Vienne"

Le bénéfice de la franchise est maintenu aux anciens marins devenus agent civil de la Marine, à condition que les lettres émanant des intéressés fussent remises au vaguemestre qui en effectuait le dépôt à la poste. En sens inverse, les correspondances destinées aux agents devaient porter la mention agent civil de classe qui représentait le grade suivi du nom de l'unité à terre ou embarquée.




Sources
Histoire de la poste navale acheminement et distribution du courrier dans la Marine de guerre française, 1792, 1992. 
Thèse de doctorat d'histoire, 1995 par Jacques Mériaux . Éditions Bertrand Sinais. 1998.




TàD octogonal Jean de Vienne 18-8-41









03 décembre 2025

Correspondance armée Toulon juin 1915 Franchise Militaire Artillerie front de mer

 Correspondance des armées Toulon artillerie de front de mer

« Partout où l’on se battra, il y aura des canonniers marins. Il y aura la Marine, devrais-je dire, car tous les corps de la marine militaire et marchande rivalisent de zèle pour vous fournir des cadres et des soldats. 


Les cadres!

Ce sont des officiers de vaisseau (de l’active et de la réserve), des officiers des équipages, des officiers mécaniciens, des ingénieurs du génie maritime et de l’artillerie navale, des ingénieurs hydrographes, des commissaires, des professeurs d’hydrographie, des administrateurs, des capitaines et lieutenants au long cours et au cabotage; tous gens de cœur, et techniciens émérites. Des canonniers ! Ce sont des matelots ou d’anciens matelots, et c’est tout dire! Leur bravoure, leur tenue, l’amour de leur matériel sont légendaires dans les Armées; ils y sont l’exemple du soldat! 

Général Buat



Le 5e arrondissement maritime dont le port chef-lieu est Toulon, préfecture maritime et place de guerre dont la défense est vitale pour la Marine : 

« L’importance de Toulon, au point de vue maritime, résulte de son emploi : 

  • comme base d’opérations navales, 
  • comme abri pour escadres, 
  • comme base de ravitaillement et centre de construction. » 



Toulon doit à cette particularité d’être sous un commandement mixte. La place est en effet commandée par le vice-amiral préfet maritime, qui est à la fois préfet maritime, gouverneur et commandant d’armes. 

Dans sa fonction de gouverneur, il est secondé par un général adjoint ayant la haute main sur la défense terrestre, les batteries de côte et les troupes de la Guerre affectées à la place et par un contre-amiral, commandant le front de mer, ayant autorité sur les défenses fixes (estacades, mines, éclairage, etc.) et les flottilles côtières. 

Cet enchevêtrement de compétences est la conséquence du décret du 18 septembre 1904, modifié par le décret du 15 mars 1912.


Le front de mer de Toulon s’étend d’est en ouest entre le cap Nègre (4 km à l’est du Lavandou) et la sèche d’Alon (4 km à l’ouest de Bandol) . 



Il comprend les ouvrages des îles (Port-Cros et Porquerolles), de la rade d’Hyères (Brégançon, Mauvanne et Giens), de Carqueiranne, de Cépet, des Sablettes (presqu’île de Saint-Mandrier) et des passes (petite et grande rades de Toulon). 

Toutes ces batteries appartiennent à la Guerre et sont d’une conception ancienne : les matériels et positions sont issus des travaux de la commission d’études pour la défense du littoral de 1888, révisés par la note ministérielle du 10 juillet 1905. Cette vétusté est illustrée par l’approvisionnement en poudres et munitions : à l’exception des ouvrages de la Croix des-Signaux et de Cépet, toutes les batteries sont approvisionnées en poudre noire…



Les défenses de Toulon sont établies en trois secteurs et un « noyau central ». Ce dernier regroupe l’arsenal et la ville, surplombée au nord par le Faron. Il correspond à une vision étendue de la ville telle qu’elle existe depuis les travaux de Vauban. 


Les ouvrages du mont Faron lui appartiennent, formant une barrière géographique et militaire contre toute attaque de terre provenant du nord. Autour de ce noyau central se développent trois secteurs rayonnant depuis la rade. Le secteur 3, compris entre Bandol et le fond de la petite rade, regroupe notamment les ouvrages de la presqu’île de Saint-Mandrier, de Sicié, de Six-Fours et du Cerveau. Plus à l’ouest, le secteur 2 comprend le mont Caume et le Croupatier. Enfin, vaste secteur oriental, le 1re s’étend du Coudon au Cap-Nègre, embrassant la Colle Noire, Giens, la rade d’Hyères et les îles.




L’organisation défensive de la place de Toulon est classée en attaques provenant de la mer ou de la terre, les premières étant de quatre types :


Le bombardement de l’arsenal et des navires en rade pourrait être entrepris par des navires évoluant, tant à l’ouest, du côté de la Pointe Nègre, qu’au sud, vers Sicié ou Cépet, ou encore à l’est, vers la Colle Noire. Afin de s’en protéger, il est nécessaire de disposer d’ouvrages battant le large vers Sicié et Cépet, interdisant le mouillage tant au sud de la Colle Noire qu’à l’ouest de Six-Fours.

L’attaque directe de l’arsenal et des navires en rade par une flottille de torpilleurs et de destroyers. Contre cette menace, il faut disposer d’une artillerie secondaire à tir rapide défendant les passes, notamment à partir de la presqu’île de Cépet, laquelle commande aussi bien la Grande Rade que le sud du cap Cépet.

Le blocus de la place par une force navale supérieure stationnant en rade d’Hyères. Il est donc essentiel d’en interdire le mouillage par des batteries à grande puissance et maintenir libre l’accès à la rade de Toulon d’où pourront surgir les flottilles de torpilleurs et sous-marins tentant de harceler des bâtiments stationnant vers les îles.

Le débarquement aux ailes, c’est-à-dire la mise en œuvre d’une force expéditionnaire soit à l’est vers Bormes et Hyères, soit à l’ouest vers Bandol et Sicié.

Le risque majeur demeure une attaque combinant ces quatre types d’opérations pour investir la place et neutraliser les forces navales françaises. Tirant la leçon de l’attaque japonaise menée sur Port-Arthur avant la déclaration de guerre, l’état-major français estime que :

« Les défenses du port doivent, en conséquence se trouver à tout moment, en mesure de s’opposer à une pareille entreprise, sans qu’on ait à exécuter des travaux exigeant un temps que l’ennemi pourrait ne pas accorder. […] Contre une attaque par mer, qui se produirait immédiatement, la Place disposera :

  • des batteries de côtes ;
  • des éléments de la défense maritime comprenant :
  • la défense fixe (barrage des passes et torpilles) ;
  • la défense mobile (torpilleurs et sous-marins) ;

les moyens d’information (sémaphores, postes de reconnaissance de jour et de nuit – feux de reconnaissance – poste de surveillance avancée – postes d’entrée de rade – bâtiments d’arraisonnement affectés en permanence ou temporairement au service de la reconnaissance, postes de TSF).


La défense des ailes, particulièrement la rade d’Hyères et les îles, revêt un caractère très sensible. La crainte d’un débarquement dans cette zone, d’un investissement des îles ou encore de la constitution d’une base arrière en rade pour conduire un blocus, puis une attaque par terre et par mer de la place, amène l’état-major de Toulon (Marine et Guerre) à organiser très sérieusement la défense du secteur compris entre le cap Nègre et la presqu’île de Giens :


−Dès la « période de tension politique » la surveillance du littoral est exercée par des détachements de douaniers positionnés au cap Nègre, au Lavandou, aux Bormettes, aux salins d’Hyères et aux Pesquiers. Cette surveillance est complétée par un réseau de communication comprenant les sémaphores, les postes téléphoniques des douanes et ceux « des ouvrages et bureaux civils les plus voisins20 ». L’infanterie dispose à ce moment d’une compagnie au Lavandou, une aux Salins et une de renfort à la Londe. Cette surveillance est complétée par la « garde des points importants du littoral » par un groupe spécial de réservistes territoriaux :



le sémaphore du cap Sicié ;
le phare et le sémaphore du cap Bénat ;
le phare du Titan sur l’île du Levant ;
les guérites d’atterrissement de la plage de l’Avis (île du Levant), de la plage de l’Aiguade (Porquerolles), de la Tour Fondue (presqu’île de Giens) et de l’anse de la Tripe (cap Bénat) ;
le sémaphore, le phare et le poste de TSF de Porquerolles.

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