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10 avril 2021

U.S.S. Kane Raleigh Hatfield Oklahoma Cayuga guerre d'Espagne 1936 escadre T escale port français

 U.S. Navy et la guerre  d'Espagne 1936-1940

Nous avons parlé des interventions des marines françaises et britanniques lors de la guerre civile espagnole. De nombreuses nations sont intervenues pour protéger leurs ressortissants et leurs intérêts.

100 000 étrangers résidaient en Espagne au début de la guerre dont 17000 Français

U.S.S. OKLAHOMA  San-Tander 25 juillet 1936
Lorsque la guerre civile espagnole a éclaté, la secrétaire d'État américaine Cordell Hull a suivi les lois américaines sur la neutralité et a rapidement interdit la vente d'armes aux deux côtés. Le 5 août 1936, les États-Unis avaient fait savoir qu'ils suivraient une politique de non-intervention, mais ils ne l'ont pas annoncé officiellement.


Lorsque la guerre civile éclate l'entrainement des cadets de l'US Navy les conduit dans différents ports européens. Trois cuirassés, le cutter Cayuga et  le Quincy  sont en route. A la demande du Département d'Etat le 21 juillet, les aspirants sont débarqués.

Nous allons évoquer l'escadre T-40 - Forty-T et les USS Raleigh, Kane, Hatfield durant la période 1936-1940.

L'USS Kane à La Pallice 27 octobre 1936

USS Kane (DD-235 / APD-18) est un  destroyer de classe Clemson construit en 1918 par le chantier New-York shipbuilding corp. de Camden (New Jersey) , lancé le 12 août 1919 et mis en service le 11juin 1920.

USS Kane
Le Kane porte le nom d'Elisha Kent Kane, chirurgien de la marine américaine qui a servi dans les eaux chinoises, avec l'escadron de l'Afrique et pendant la  guerre du Mexique , avant de prendre part à deux tentatives pour trouver Sir John Franklin, dont la deuxième est devenue un des voyages emblématiques de l'exploration de l'Arctique. 

Le Kane part de San Diego le 27 avril 1936 pour des exercices dans les Caraïbes avant d'entrer au New York Navy Yard pour se préparer à une nouvelle mission . 

En effet le Kane va quitter New York le 17 août 1936 pour l'Espagne afin d'évacuer les citoyens américains dont la vie a été mise en danger par la guerre civile. 

Le 30 août, en route vers Bilbao, au large de Cadix, il a doit ouvrir le feu à trois reprises pour chasser un monoplan à trois moteurs larguant six bombes à moins de cent mètres du destroyer et ce malgré les signes de reconnaissance : un grand drapeau US étalé sur le pont.. Une forte protestation contre les deux factions de la guerre civile espagnole a été faite, et cela a évité des incidents similaires. Il est appelé à Bilbao et à Gijon, embarquant des réfugiés qui ont été emmenés à Saint-Jean de Luz , en France.

L'USS Raleigh à  Valencia 25 novembre 1936
Les navires de guerre britanniques et français, allant au-delà de l'affichage de grands panneaux, ont commencé à peindre des bandes de reconnaissance rouge-blanc-bleu sur leurs tourelles, et les Allemands ont adopté des bandes rouge-blanc-noir. Et malgré la large utilisation des signes de reconnaissance, les attaques ont continué.

L'USS Raleigh à  Villefrance
 20 novembre 1936
Les États-Unis, après avoir utilisé le cuirassé Oklahoma sur la côte nord l'a envoyé sur la côte sud, ne laissant que le petit Cutter Cayuga (Coast guard) dans le golfe de Gascogne. 


La force T-40

U.S.S. Raleigh à Marseille 6 février 1937
L'USS Raleigh est arrivé à Gibraltar le 27 septembre 1936 en tant que navire amiral de l'escadre Forty-T (T-40) commandée par le contre-amiral Arthur P. Fairfield . 

L'USS Hatfield à  Saint-Jean-de-Luz
2 janvier 1937
Cet escadre comprenant initialement les Raleigh , Kane , Hatfield et USCGC Cayuga, aura permis de sauver des centaines de ressortissants américains et autres nationalités des périls de la guerre d'Espagne. 

Les USS Kane et Hatfield ont été relevés par les USS Claxton et Manley le 9 novembre 1937 et et sont repartis vers les Etats-Unis . le Kane est entré au chantier naval de Charleston le 22 novembre et retiré du service le 28 avril 1938.


L'un des principaux rôles de l'escadre est de contribuer à l'évacuation des citoyens américains, du personnel de l'ambassade et des ressortissants étrangers. Le premier rapport hebdomadaire (31 octobre 1936) du commandant de l'escadre 40-T indique qu'à partir du 9 octobre, il n'y avait pas eu d'évacuation des réfugiés des ports espagnols bien que les navires de l'escadre soient prêts à le faire, et il n'y avait aucune information indiquant une action d'urgence.  A noter cependant que le 25 juillet 1936, l'OKLAHOMA a aidé des réfugiés de Bilbao. 

Rien n'est certain pour l'évacuation des fonctionnaires de l'ambassade  qui aurait  probablement lieu, le cas échéant, via Valence plutôt qu'Alicante.

La première évacuation du personnel par l'escadre 40-T est mentionnée dans le rapport du 31 octobre 1936 avec «quatre citoyens américains et deux costaricains» de Barcelone. Dans le même rapport, il était indiqué qu'il y avait 179 Américains enregistrés rien qu'à Barcelone. 
Il faut noter que l'évacuation du personnel de Bilbao vers St Jean de Luz le 14 septembre 1936 et de Santander le 8 octobre 1936 a été effectuée par le KANE.

En novembre 1936, le RALEIGH a évacué vingt-quatre réfugiés, dont dix-huit étaient des citoyens américains, de Valence et les a transportés à Marseille. De plus, il semble que 93 (dont un consul américain et d'autres réfugiés) ont été évacués de Madrid les 27 et 28 novembre.

En décembre, le RALEIGH s'est rendu à Valence, où il a pris 27 personnes, dont 9 de nationalité américaine. A Barcelone, le RALEIGH a évacué 10 personnes supplémentaires.

En résumé

L'USS Raleigh à  Valencia 2 novembre 1936


De

 Méditerranée l'Oklahoma est assisté à la fin Août par deux destroyers, USS Hatfield (DD 231) et Kane, et à la fin de Septembre le croiseur Quincy par le Raleigh (CL 7). 


USCG Cayuga


L'Ambassadeur Claude Bowers, coupé des consuls américains et des citoyens du nord, va utiliser le Cayuga comme ambassade flottante pour visiter la côte espagnole de port après port, visitant les consuls américains et évacuant ses ressortissants et autres réfugiés. Le Cayuga est rentré aux USA début d'octobre, ne laissant aucune présence navale américaine dans le golfe de Gascogne sauf, brièvement,  l'USS Erie en décembre. 

L'USS Raleigh à  Gibraltar 27 septembre 1936

Les eaux espagnoles d'un croiseur et de deux destroyers, désignés Squadron 40 (T).
Les évacuations américaines ont rapidement diminué en septembre, alors que peu d'Américains semblaient vouloir quitter le pays. 
Lors de ces derniers transits vers les États-Unis les navires de guerre ont évacué beaucoup plus de personnes d'autres nationalités que d'Américains.
Malgré les plaidoyers et pressions des agents consulaires américains arguant que pour être efficace, pour sécuriser le personnel, la présence de navires de guerre américains dans les ports espagnols était nécessaire, la prudence politique exigeait de réduite les risques. 

L'USS Raleigh à  Gibraltar 31 mai 1938



Cette présence exerçant une réelle protection, les navires du Squadron 40 (T) se sont installés à l'abri des regards dans des ports français tranquilles pour attendre les développements futurs. Soulagé périodiquement, les trois navires de l'Escadre 40-T sont restés en service sans incident jusqu'en 1940.
sources :

09 avril 2021

humour dans le carré Donec : encore la perfide Albion


Encore la perfide Albion


‌‌Bonjour la compagnie,

Nous allons évoquer aujourd’hui le triste évènement que fut Mers el Kébir mais nous nous intéresserons au point de vue des Anglais. Comment la perfide Albion a conçu et vécu l’évènement.

Nous sommes au début du mois de juillet 1940, la France a signé avec l’Allemagne un armistice le 22 juin, et c’est seulement le 10 juillet que les pleins pouvoirs seront accordés au Maréchal Pétain. Il règne dans les sphères gouvernementales françaises une pagaille d’interrègne.

La France vieillissante de 1939 a mis les pouces à la grande satisfaction de certains. Cependant l’armistice signé le 22 juin a rendu les Anglais fous de rage car ils vont devoir, seuls, résister au terrible choc des divisions nazies et se préparer à un éventuel débarquement. Pour eux qui voyaient l’armée française comme la meilleure du monde la déconvenue est terrible.
Churchill est consterné par l’armistice. Il en éprouve un immense chagrin et ne prendra aucun risque avec la flotte française dont l’appropriation par les Allemands aurait de terribles conséquences ; Il est certain que cet évènement aura lieu tôt ou tard.

Il a un long entretien avec le roi et la reine. Le souverain note à l’issue de la rencontre : « Il est furieux contre la France. Pourquoi devrions-nous lui faire des politesses après sa conduite envers nous ? Elle est revenue sur sa parole et sur son alliance, et sa flotte est dispersée un peu partout. Nous nous retrouvons seuls au monde, à attendre ».


Au soir du 1er juillet, après une entrevue Lord Beaverbrook écrira :
Ce n’est qu’à 2 heures du matin que Churchill prit sa décision. Il fallait qu’il la prenne tout seul. Il ne pouvait chercher aucun soutien – et n’en chercha pas [ … ] Juste après l’avoir prise, il quitta la salle du Conseil pour aller dans le jardin du 10 Downing Street. Il arpentait la pelouse, tandis que soufflait une forte brise – Une très forte brise. La nuit était noire. Il n’y avait de lumière nulle part mais il arpentait la pelouse de long en large parce qu’il en connaissait la moindre aspérité [ … ] Il était incroyablement perturbé et il ne reprit ses esprits qu’au bout de quelques minutes d’un vigoureux exercice. Ce sera l’opération « Catapult ».

Le 2 juillet le premier ministre télégraphie a l’amiral Sommerville
Vous êtes chargé de l’une des tâches les plus désagréables et les plus difficiles auxquelles un amiral britannique ait jamais été confronté, mais nous avons entière confiance en vous et nous comptons sur vous pour l’exécuter sans faiblir.Par la suite il qualifiera son ordre de couler la flotte française à Mers-el-Kébir et d’arraisonner les navires français à Portsmouth de décision odieuse, la plus contre nature et la plus douloureuse qui ne lui soit jamais échue.

Naturellement nous nous souvenons aussi que l’amiral Gensoul était libre d’éviter l’affrontement en se sabordant, en appareillant pour les Antilles, en rejoignant les Etats-Unis ou en venant se battre aux cotés des Britanniques.

Plutôt que de prendre une décision ferme il va faire traîner les négociations en longueur n’imaginant pas, contrairement à son chef d’état-major que les Anglais puissent attaquer. Si Darlan ne peut être joint l’amiral Luc transmet en clair l’ordre aux bâtiments de guerre français de se porter au secours de l’escadre de Mers El Kébir. En revanche, l’amiral Godfroy et sa force X au mouillage à Alexandrie parvient à sauvegarder sa flotte, Gensoul manque son rendez-vous avec l’Histoire.

Pour conclure Churchill le 4 juillet présente l’opération « Catapult » aux Communes. Il explique le « sinistre devoir » qu’il s’était senti obligé d’exécuter. Sa fille écrira : » Cela à été un jour très triste pour Papa. Sa déclaration a été triste et sombre, mais pleine de résolution et d’encouragement. Il a exposé la situation et l’action du gouvernement devant une chambre lugubre, attentive et pleine à craquer ». A l’issue du discours Winston se rassoit les larmes lui coulant sur les joues.

A bientôt pour de nouvelles aventures

Donec

Sur la peau de bouc ;"Jeter à la mer par méchanceté les tripes des aspirants"


Ecole navale Toulon Fort Lamalgue 1941 un tragique accident

Ecole navale Toulon Fort Lamalgue 1941 un tragique accident

Un tragique accident s'est déroulé à Toulon en décembre 1941 occasionnant la mort de 5 marins = trois élèves de l'Ecole navale et deux instructeurs.
J'ai retracé le parcours de ces élèves en recherchant dans les éditions de L'Ouest-Eclair 1941; admission à l'Ecole, résultat du concours,  la remise des sabres, relation de l'accident.

Circulaire relative au concours d'admission à l'Ecole Navale et à l'Ecole des Ingénieurs mécaniciens en 1941

L'Ouest-Eclair 31 mai 1941


CAS PARTICULIER DES CANDIDATS RÉSIDANT EN ZONE OCCUPÉE

ECOLE NAVALE

Les candidats au concours d'admission a l'Ecole Navale doivent se faire inscrire avant le 10 juin 1941. terme de rigueur.

Les dossiers établis par les candidats doivent être adressé directement par les établissements d'instruction ou par les candidats isolés à M. le capitaine de vaisseau de Carsalade. 3. avenue Octave-Gréard. Paris-7e. Les enveloppes contenant les dossiers devront porter la mentlon Concours d'admission d l'Ecole navale.

CONSTITUTION DES DOSSIERS


Les pièces à fournir pour l'inscription sont:

1° L'acte de naissance du candidat: Les candidats doivent être nés entre le 1" Janvier 1921 et le 31 décembre 1924.

A titre exceptionnel, peuvent également participer au concours

Les candidats nés dans le courant de l'année 1920 s'ils ont été candidats au concours de 1940.


Les candidats nés en 1920 qui ont été candidats au concours de 1939 et n'ont paa pu se présenter au concours de 1940 parce que se trouvant sous les drapeaux. Ces candidats devront fournir une attestation de l'autorité militaire certifiant qu'ils se trouvaient bien sous les drapeaux en juin 1940. 2° Un certificat du maire de la localité où réside la famille et constatant que le candidat possède la nationalité française a titre originaire comme étant né de père français ou à défaut, qu'il descend en ligne directe d'un ancien combattant de la guerre de 1914 ou de celle de 1939.

N'est pas juif. selon la définition de la loi du 3 octobre 1940.


3. Une déclaration écrite par le candidat certifiant qu'il n'appartient pas une société secrète (loi du 13 août 19401 établie suivant le modèle donne à l'annexe 2.

4. Un certificat de la première partie du baccalauréat ou une copie certifiée conforme de ce certificat.

6. Une déclaration du candidat indiquant avec précision
 S'il présente l'anglais seulement ou s'il désire subir l'épreuve écrite et orale sur une langue facultative l'allemand, italien ou espagnol


7. Le nom de l'établissement dans lequel le candidat fait ses études. 8 L'adresse exacte a laquelle la lettre de nomination devra être envoyée en cas d'admission.

L'Ouest-Eclair 30 septembre 1941
Nota . Les candidats qui étaient inscrits pour le concours de 1940 et dont le dossier n'a pas été renvoyé n'auront pas à fournir de nouveau pour leur inscription l'acte de naissance et le certificat de la première partie du baccalauréat. Toutes les autres pièces doivent être obligatoirement fournies.






LES « BIZUTS » DE L'ÉCOLE NAVALE ONT PRÊTÉ SERMENT DE FIDÉLITÉ AU MARÉCHAL

Toulon 23 novembre. A l'Ecole Navale installée au fort Lamalgue, a eulieu la cérémonie de la remise des épées aux élèves. Dans son allocution, l'amiral Glarrys a magnifié le rôle de l'officier de Marine et devant les élèves attentifs réunis au milieu de la grande cour, a parlé avec une émotion de la grande figure au Maréchal Pétain.

Les enseignes de la précédente promotion ont alors remis solennellement les épées à leurs fistots qui ont ensuite prêté serment de fidélité au Maréchal.






Tragique exercice d'embarquement à l'Ecole Navale Cinq morts

Toulon. 16 décembre. Tout récemment, au cours d'un exercice d'embarquement effectué par les élèves de l'Ecole Navale, une brusque risée de mistral a fait chavirer deux canots.






On déplore la disparition de trois élèves de l'Ecole Navale. MM. de Vedrine, Desoutter et Gazeau. et celle de deux officiers mariniers instructeurs, les second-maîtres de manoeuvre François Guillermic et Jérôme Marie Keeros. Malgré les recherches entreprises. les corps n'ont pas été retrouvés à l'heure actuelle.

Les familles ont été prévenues par les soins de la Marine.


Messe dans la cour du fort après la disparition en mer le 8 décembre 1941,

des élèves DESOUTTER, GAZEAU, VEDRINES et deux seconds-maîtres


08 avril 2021

Liste des articles parus dans le bulletin de la Marcophilie navale 1986 -2021

Liste des articles parus dans le bulletin de la Marcophilie navale


Avec le numéro 156 de notre bulletin il est joint une liste des articles parus jusqu'à ce jour. Il serait bon, comme il a été fait avec la collection historique, de numériser tous ces articles et réaliser une bibliothèque consultable facilement. Je vous propose les deux premiers numéros du bulletin : Janvier et mai 1986. Bonne découverte.


le numéro 1



Pour la petite histoire, de janvier 1 986 à avril 2021, nous avons édité 135 bulletins et écrit 555 articles.


En ces temps de confinement pourquoi ne pas en profiter pour scanner TOUS les numéros du bulletins. Si une dizaine de personnes répondent à l'appel cela peut être réaliser assez rapidement...












le numéro 2





























La Marcophilie navale bulletin n° 136

La Marcophilie navale bulletin n° 136








Au sommaire 


p . 3  le mot du trésorier

          la vie de l'association



p. 4  Suffren et les bâtiments qui ont porté son nom - Claude Arata


P. 8  Escorteur d'escadre Jauréguiberry - Joël Moreau


P. 10 Marie Détrée-Hourrière, une artiste voyageuse - Jean-Michel Bergougniou


P. 14 1949, souvenirs d'Extrême-Orient - Gérard Delaforge



P. 17 le croiseur de 2ème classe Emile Bertin - Patrick Le Pestipon 




La vie des sections

P. 19 Section Bretagne



P.20 section Provence


p.21 section T.A.A.F.

P.22 section aéronautique navale


p.23 section Ile de France


P.23 section atlantique/sud-ouest


P.24 Notre-Dame d'Etel - Ramine