10 mai 2026

Escorteur Rapide Le Basque Brigitte Bardot 5 août 1958 Saint-Tropez

Escorteur rapide Le Basque

LE BASQUE

Vingt-trois ans de service, près de 500 000 milles parcourus, des générations de marins embarqués… et autant d’histoires impossibles à raconter sans rire.

Pour ceux qui ont navigué à bord du Basque, ce n’était pas seulement un escorteur rapide. C’était une famille flottante où l’on apprenait autant la Marine que l’art de survivre au roulis, aux réveils brutaux et aux départs improvisés.

À Lorient en 1957, le navire était encore un immense chantier bruyant rempli de câbles, de vapeur et de marteaux pneumatiques. Mais déjà, il avait fière allure. Le premier appareillage fut à son image : fanfare, embrassades, vapeur suspecte… puis retour à quai avant un vrai départ quelques heures plus tard. La Marine dans toute sa poésie.

Entre Toulon, Brest, les missions, les escales et les exercices, Le Basque est devenu une petite légende pour son équipage. Et parmi les légendes des Stars.


Baptisé le 17 juin 1953, mis sur cale le 3 mars 1955 à l’arsenal de Lorient, lancé le 25 février 1956, Le Basque a été admis au service actif le 18 octobre 1957, et affecté à Toulon au GASMM.


Il débute sa carrière en participant, avec les autres escorteurs rapides, aux opérations en Afrique du Nord (janvier 59 à décembre 61). C’est pendant cette période que le 1er mars 1960, en escale à Santa-Cruz (Canaries) avec Le Gascon, Le Picard et Le Lorrain, lorsque survient le tremblement de terre d’Agadir au Maroc. Il est alors envoyé avec tous les navires disponibles, dont le porte-avions La Fayette et le croiseur Colbert, pour secourir les survivants. Le Basque est le seul navire qui peut, dès le début, franchir la passe du port et ravitailler en eau douce les équipes de secours à terre.



À partir de décembre 1964, il est affecté à Brest. Les 11 dernières années de sa carrière sont marquées par son passage au Groupe Navires d’Essais de Missiles (Groupe M), dont il est un membre très actif. Ce groupe travaille au profit du Centre d’essais des Landes, et étudie le comportement des engins balistiques. Il comprend l’escorteur d’escadre Guépratte, Le Savoyard (13 janvier 1967), Le Basque (remplacé plus tard par Le Breton), et la 24ème division de dragueurs de mines.



Paris-Match / Jack Garofalo /

En juillet 1978, au large de Toulon, il effectue des tirs de validation pour le missile anti-navire à longue portée Otomat, couplé à une conduite de tir Clio. Ce missile expérimental, construit en collaboration entre Oto Melara (Italie) et Matra (France), était plus gros qu’un Exocet, et possédait un double moyen de propulsion, “boosters” et un petit turbo réacteur. La portée en était considérablement augmentée, mais le coût également. La Marine française n’a donc pas acheté cette arme.


BB sur l'escorteur le Basque © JM Bergougniou
La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 27 décembre 1979. Il aura parcouru 498 287 nautiques et passé 2069 jours à la mer (dont 1082 jours de mer et 260 500 nautiques pour le groupe M). Condamné le 23 octobre 1980, sous le n° de coque Q609, il est désigné comme cible de tir, et coulé le 11 juillet 1984 par le sous-marin Galathée.

Sources 

Paris-Match / Jack Garofalo / Marine nationale


09 mai 2026

Michel Paul nous a quitté frégate L'Hermione association La Fayette Philatélie Marcophilie ASO Aytré

 Michel Paul 

section Atlantique sud-ouest nous a quitté


Membre émérite de la Marcophilie navale et de la section sud-ouest il était de toutes les manifestations rochefortaises, congrès de la Marco ou Philatéliques de mer.


Michel Paul lors d'un congrès de la MARCOPHILIE NAVALE
© JM Bergougniou
Il avait un attachement particulier pour pour L'Hermione dont il suivait tous les évènements en réalisant les plis correspondants.

Michel a été l'un des premiers adhérents de l'association Hermione-Lafayette.






Bon vent et bonne traversée camarade.



Michel Paul lors d'un congrès de la MARCOPHILIE NAVALE
© JM Bergougniou



400 ans de la Marine Présence dans les TAAF Kerguelen Crozet Terre Adélie Amsterdam

La Marine nationale dans les Terres australes et antarctiques françaises

Une présence aux confins du monde depuis les grandes explorations


Depuis quatre siècles, la Marine française trace ses routes sur toutes les mers du globe, des rivages tempérés aux océans les plus austères. Dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), situées à plus de 13 000 kilomètres de la métropole, son rôle s’inscrit dans cette longue histoire maritime faite d’exploration, de science et d’affirmation de souveraineté.


Dès le XVIIIe siècle, les marins français participent aux premières prises de possession des îles australes. En 1772, lors des expéditions menées par Kerguelen de Trémarec et Marion Dufresne, des officiers et équipages érigent des marques symboliques de souveraineté. À Kerguelen, une bouteille contenant un parchemin officiel est déposée en baie de l’Oiseau. 


Dans l’archipel Crozet, une pyramide de pierres est élevée sur l’île de la Possession par Julien Crozet, second de Marion Dufresne. Ces gestes simples, accomplis dans des paysages battus par les vents, constituent les premiers témoignages matériels de la présence française dans ces terres isolées.

L'arche des Kerguelen © JM Bergougniou
Au XIXe siècle, la Marine devient un acteur essentiel des grandes missions scientifiques. Elle transporte hommes, instruments et matériaux vers ces territoires éloignés, permettant l’installation d’observatoires et la réalisation d’expériences scientifiques majeures. Des cairns sont édifiés pour servir de repères aux expéditions futures, et des traces de ces campagnes demeurent aujourd’hui visibles sur le terrain. Ces missions témoignent de la volonté d’associer la navigation à la connaissance du monde, dans la tradition maritime française.

La Marine joue également un rôle central dans l’affirmation durable de la souveraineté française. Pendant des décennies, des bâtiments parcourent régulièrement ces régions afin de renouveler les actes officiels et d’entretenir les marques territoriales. Les missions menées par des navires tels que l’Eure en 1893, l’Antarès en 1931 ou encore le Bougainville en 1939 laissent derrière elles des cairns, des plaques et des monuments symboliques, véritables jalons de la présence française aux confins des océans.


Dans ces territoires isolés, la Marine assure aussi des fonctions logistiques essentielles. Elle transporte les équipes scientifiques, ravitaille les installations humaines et maintient un lien vital entre la métropole et ces îles lointaines. Sans ces missions maritimes, aucune présence durable n’aurait été possible dans ces régions soumises à des conditions climatiques extrêmes.



Aujourd’hui encore, les vestiges laissés par ces expéditions — cairns de pierre, plaques de souveraineté, bases d’observatoires ou structures abandonnées — constituent une mémoire tangible de l’action maritime française. Ils témoignent de la persévérance des marins qui, au fil des siècles, ont contribué à inscrire la France dans l’histoire des terres australes.

Plan de Port Jeanne d'arc levé par l'Antarès
Dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale, l’histoire des TAAF rappelle combien la mer a toujours été un espace d’exploration, de science et d’engagement. Elle souligne aussi que, jusque dans les régions les plus reculées du globe, la Marine a su porter la présence française, maintenir la souveraineté nationale et ouvrir des chemins vers la connaissance.



Aux confins du monde austral, là où les vents sculptent les côtes et où l’horizon semble infini, la trace de la Marine nationale demeure inscrite dans la pierre, dans les archives et dans la mémoire collective. Elle rappelle que l’histoire maritime de la France ne s’écrit pas seulement sur les routes fréquentées, mais aussi dans ces espaces lointains où la mer demeure un défi permanent.

08 mai 2026

Goélette Belle-Poule Indépendance des Etats-Unis 250 ans 2026 « Washington, nous voilà ! »

 « Washington, nous voilà ! »

La Belle-Poule part pour les Etats-Unis 250 ans



La Belle Poule a repris le large depuis Brest pour une aventure qui sent bon les embruns, les vieux gréements et les grandes pages d’histoire. 

La célèbre goélette de la Marine nationale participe en 2026 aux célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, un événement immense baptisé “America250” qui va faire vibrer toute la côte Est américaine autour du 4 juillet. 

 
TàD LA POSTE 25271A  BDIS - 29200 BREST 2026 4-


l’occasion, le voilier brestois s’est lancé dans une mission de plusieurs mois à travers l’Atlantique avec au programme une descente vers Madère, une escale aux Bermudes puis un cap vers les États-Unis où plusieurs ports mythiques doivent accueillir le navire, notamment New York et Norfolk, avec peut-être aussi Boston ou Philadelphie. 

Autant dire que la silhouette élégante de la Belle Poule va offrir un fameux contraste au pied des gratte-ciel américains. Cette traversée n’a rien d’un simple voyage touristique sous voiles car le nom Belle Poule résonne déjà dans l’histoire de l’indépendance américaine. Une première frégate française portant ce nom s’était illustrée face aux Britanniques en 1778, au moment où la France décidait de soutenir les insurgés américains contre la Couronne anglaise. 


TàD LA POSTE 25271A  BDIS - 29200 BREST 2026 4-5

Deux siècles et demi plus tard, la goélette actuelle, construite en 1932 et toujours utilisée comme navire-école par la Marine nationale, reprend symboliquement le fil de cette histoire commune entre les deux pays. Avec sa coque blanche, ses voiles couleur sable et son gréement traditionnel, la Belle Poule attire partout où elle passe les regards des passionnés de patrimoine maritime comme des simples promeneurs. À chaque escale, le bateau transforme les quais en décor d’aventure entre odeur de cordages salés, craquement du bois et cérémonies maritimes. 


L'Hermione à Rochefort © JM Bergougniou
Cette mission s’inscrit aussi dans une vaste série d’événements organisés en France et aux États-Unis autour des liens franco-américains, de La Fayette et de la Révolution américaine. Entre rassemblements de vieux gréements, accueil du public lors de certaines escales et cérémonies officielles, la Belle Poule devient une véritable ambassade flottante bretonne traversant l’Atlantique avec un morceau d’histoire dans ses cales et beaucoup de vent dans ses voiles.

07 mai 2026

400 ans de la marine double oblitération Cherbourg Noyal Rennes Armorique premier jour

 ça commence Mal

En provenance de Cherbourg



Sur le tampon du premier jour des 400 ans de la marine la magnifique flamme de  la plate-forme courrier de Rennes Code ROC 46451A-03 Ille et Vilaine NOYAL RENNES ARMORIQUE PIC

Merci la Poste. Avec neufs bureaux premiers jours on peut s'attendre à une belle hécatombe...

400 ans de la Marine à Toulon timbre bachi 5 mai 2026

À Toulon, la mer n’a pas seulement des vagues. Elle a de la mémoire 

Musée de la Marine © JM Bergougniou
et parfois un sacré sens de l’humour salé. Cette année, la Marine nationale souffle ses 400 bougies. Quatre siècles d’embruns, de gloire, de tempêtes, de coups de canon, de corvées d’épluchage et de cafés avalés à l’aube sur les quais de la plus belle rade d’Europe. Rien que ça.


Alors forcément, à Toulon, impossible de laisser passer l’événement sans hisser les couleurs. Même La Poste s’y est mise avec un timbre commémoratif qui sent presque le varech et le cirage du bâchi. Un petit rond de papier, certes… mais chargé comme une cale d’histoire.


 des boulets © JM Bergougniou


Car Toulon et la Marine, c’est une vieille histoire d’amour. Ici, chaque pierre a entendu un clairon. Les forts regardent encore la rade comme de vieux quartiers-maîtres grognons. Balaguier, l’Éguillette, Saint-Louis… toute une famille de sentinelles de pierre qui ont vu défiler galères, cuirassés, sous-marins et générations d’arpètes un peu perdus le premier jour, beaucoup moins le dernier.



Musée de la Marine © JM Bergougniou
Et puis il y a les fantômes de l’histoire. Celui du cuirassé Iéna notamment, dont l’explosion en 1907 bouleversa Toulon et rappela brutalement que la mer et l’acier ne pardonnent pas toujours. La Marine, ce n’est pas seulement les défilés impeccables et les pompons rouges qui portent bonheur. C’est aussi des drames, du courage et des hommes debout dans la fumée.



la défense de la rade © JM Bergougniou
Impossible aussi de parler de Toulon sans voir surgir l’ombre énergique d’un certain Bonaparte. Avant de devenir Napoléon et de mettre l’Europe sens dessus dessous, le jeune officier d’artillerie fit ici ses premières étincelles lors du siège de Toulon en 1793. Depuis, il plane encore un petit parfum d’épopée sur la rade.



Mais dans cette grande fresque maritime, il existe aussi une confrérie plus discrète, armée non de torpilles mais d’enveloppes soigneusement oblitérées : la marcophilie navale. Oui monsieur. Oui madame. L’art passionné de collectionner les souvenirs postaux de la Marine. Et à Toulon, ce petit monde navigue avec enthousiasme grâce au VA2S, l’association présidée par Claude Arata.

L'amiral des timbres © JM Bergougniou
Claude Arata, justement, c’est un peu l’amiral des timbres et des souvenirs maritimes. Un homme capable de parler d’un cachet postal de frégate avec autant de passion qu’un commandant évoquant son bâtiment. Sous son regard attentif, chaque enveloppe raconte une traversée, chaque oblitération devient une escale et chaque timbre embarque un morceau d’histoire navale française.

Toulon 
Toulon by night © JM Bergougniou

Finallement, ce timbre des 400 ans résume assez bien Toulon. Petit par la taille, immense par ce qu’il raconte. Un concentré de rade, de mémoire, de marins, d’arpètes, de forts, de drames, de gloire et de fraternité. Un timbre qui colle parfaitement à la ville : impossible à décoller de son histoire maritime. ⚓


Merci à Paul pour les infos

Sources

PAR EVA BOUREAU / TOULONLOC@NICEMATIN.FR


05 mai 2026

400 ans de la Marine les bureaux du premier jour Bachi 5 mai 2026 La Poste

400 ans de la Marine les bureaux du premier jour Bachi 5 mai 2026


Apparue en 1829 dans les effets officiels des marins de la Marine nationale, cette coiffe d’origine écossaise a traversé les époques en se réinventant. 

Toutefois, son pompon rouge n’a cessé de fasciner : objet de nombreuses légendes, il serait là pour amortir les chocs à la tête à bord des navires, repérer rapidement le marin s’il venait à tomber à la mer ou encore porter bonheur à ceux qui le touchent.

▪ PARIS (75)


Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS

(oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.


▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 puis de 13H30 à 18H00, 11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.





▪ ROCHEFORT (17)



Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, Hôtel de 
Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 17 300 ROCHEFORT.












▪ BREST (29)


Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00, 90 rue de Siam 29200 BREST




▪ CHERBOURG (50)

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.




▪ LORIENT (56)



Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.



▪ GUERIGNY (58)



Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.




▪ DUNKERQUE (59)


Au Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 9 quai de la Citadelle, 59140 DUNKERQUE.






▪ TOULON (83)




Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue Prosper Ferrero, 83000 TOULON.







Escorteur Rapide Le Basque Brigitte Bardot 5 août 1958 Saint-Tropez

Escorteur rapide Le Basque LE BASQUE ⚓ Vingt-trois ans de service, près de 500 000 milles parcourus, des générations de marins embarqués… e...