22 mars 2026

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988) Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988 porte-avions Clemenceau Iran Pétrole

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988)

Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988



L’opération Prométhée (1987-1988) s’inscrit dans un contexte international marqué par la guerre Iran-Irak et par une dégradation profonde des relations entre la France et la République islamique d’Iran depuis la révolution de 1979. Au-delà de la seule question de la sécurité maritime dans le golfe Persique, cette opération traduit avant tout une volonté politique française d’affirmer sa position sur la scène internationale et de défendre ses intérêts face à un acteur perçu comme hostile. Les tensions sont alors multiples : attentats sur le sol français, prises d’otages au Liban, affrontements indirects liés aux engagements français aux côtés de l’Irak et opposition plus large à la politique iranienne dans la région.



Dans ce contexte, le déploiement naval français répond officiellement à la nécessité de protéger la navigation commerciale et de garantir la liberté de circulation dans une zone stratégique essentielle au commerce mondial, notamment pour le transport des hydrocarbures. Cependant, cet objectif affiché masque en partie une stratégie plus large de pression diplomatique. Il s’agit de signifier à l’Iran que la France est prête à défendre ses intérêts et à répondre à toute provocation, tout en évitant une confrontation directe. L’opération relève ainsi d’une logique de « diplomatie navale coercitive », combinant démonstration de force et recherche de désescalade.

La décision d’engager une force navale importante, structurée autour du porte-avions Clemenceau et intégrée à la Task Force 623, témoigne de cette volonté d’affirmation stratégique. Avec trente-trois navires de guerre mobilisés, la France déploie l’un de ses dispositifs militaires les plus significatifs depuis la crise de Suez. Cette présence militaire vise autant à sécuriser les flux maritimes qu’à renforcer la crédibilité politique et militaire française dans une région où les États-Unis dominent largement le rapport de force. En se positionnant comme acteur autonome capable d’intervenir, la France entend préserver son rang de puissance moyenne à vocation mondiale et affirmer son indépendance stratégique.


Le choix du nom « Prométhée » revêt lui-même une dimension symbolique. Figure de défi et de transgression dans la mythologie grecque, Prométhée incarne celui qui ose s’opposer à l’ordre établi pour défendre une cause qu’il juge légitime. Ce parallèle souligne la posture française : une puissance qui, sans s’aligner totalement sur les États-Unis, entend néanmoins s’opposer aux actions iraniennes et défendre ses propres intérêts, quitte à prendre des risques calculés.



Sur le terrain, l’opération se traduit par une présence militaire continue dans la zone, avec des missions d’escorte de navires marchands, de surveillance et d’interception. Mais au-delà de ces actions concrètes, c’est surtout le signal politique qui importe. La France montre sa capacité à projeter des forces loin de son territoire, à coordonner ses actions avec ses alliés occidentaux tout en conservant une autonomie de décision, et à maintenir une pression constante sur un adversaire sans franchir le seuil de l’affrontement direct.

L’évolution des opérations en 1988, marquée par une montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, renforce encore cette dimension politique. La coopération ponctuelle avec les forces américaines, notamment autour du porte-avions USS Enterprise, illustre un rapprochement tactique dans un contexte de crise, tout en maintenant une distinction dans les objectifs et les modalités d’action. La France cherche ainsi à peser dans l’équilibre régional sans se laisser entraîner dans une escalade incontrôlée.



Le bilan de l’opération, avec plus d’un an de déploiement et des dizaines de navires marchands escortés sans incident majeur, confirme l’efficacité du dispositif. Mais son importance dépasse largement le cadre militaire. Prométhée constitue un instrument de gestion de crise, permettant à la France de défendre ses intérêts, de restaurer sa crédibilité face à l’Iran et de participer à la stabilisation d’une zone stratégique. Elle illustre la manière dont la puissance navale peut être utilisée comme levier politique, dans une logique de dissuasion, de pression et de négociation implicite.

En définitive, l’opération Prométhée apparaît moins comme une simple mission de protection maritime que comme une démonstration de volonté politique. Elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à contenir l’influence iranienne, à défendre les intérêts français et à affirmer le rôle de la France comme acteur international capable d’agir de manière autonome dans un environnement de crise.

SOURCES 

COLS BLEUS

BNF GALLICA


21 mars 2026

C'est le pompon Bachi et marin Savez-vous où ils sont fabriqués? Marine nationale

 C'est le pompon




Le pompon rouge des marins, c’est un peu comme les rustines de vélo : petit, discret, mais absolument indispensable. Et attention, on ne parle pas d’un simple accessoire fantaisie. Non non. C’est du réglementaire, du validé Marine nationale, du poil de laine sous haute autorité.

À l’origine, le pompon, c’était le petit luxe des chevaux de fête. Une déco chic qui pendouillait avec panache. De là viennent « se pomponner » (se faire beau comme pour une inspection) et « c’est le pompon » (quand on dépasse les limites… même celles du règlement).

Puis arrive mars 1858. La Marine impériale tranche net : tous les marins devront porter un bachi avec une boule rouge bien visible au sommet. Pas de discussion, pas de fantaisie : rouge garance, centré, aligné. Dans la Marine, même les pompons ont une tenue irréprochable.




Avant ça, c’était un peu le bazar organisé. Les marins tricotaient eux-mêmes leur bonnet, façon atelier embarqué, et ramenaient les fils au sommet. Résultat : une touffe plus ou moins ronde… parfois artistique, parfois franchement douteuse. Disons que la discipline n’était pas encore montée jusqu’au sommet du crâne.

Mais le pompon n’est pas qu’un détail esthétique pour faire joli sur le pont. C’est aussi un équipement quasi stratégique. Dans les coursives basses, où le plafond adore surprendre les inattentifs, il sert d’amortisseur. Oui, le pompon est officiellement un airbag capillaire.




Dans les années 60, le pompon devient même une star : on le retrouve sur des porte-clés publicitaires. Comme quoi, même en civil, il garde son petit côté réglementaire.

Côté fabrication, pas question d’aller voir ailleurs. Le pompon est made in France, à La Chartre-sur-le-Loir, où des mains expertes perpétuent un savoir-faire quasi sacré. Chaque pièce est roulée, taillée, égalisée avec une précision qui ferait pâlir un adjudant-chef. Taille impeccable, poids contrôlé (moins de 15 grammes), allure irréprochable : inspection validée.


Et tous les pompons ne sont pas rouges ! Bleu chez les scouts marins, vert dans certaines marines africaines… mais le rouge français reste le plus emblématique. Le plus… réglementaire, évidemment.


Et puis, il y a LA tradition. Celle qu’on ne trouve dans aucun manuel militaire… mais que tout le monde connaît. 
Toucher le pompon d’un marin porterait bonheur.

Entre discipline impeccable, tradition bien huilée et petite stratégie de charme…

Mais attention, pas n’importe comment. Il faut le caresser délicatement — avec respect, on est quand même sur un élément d’uniforme — et en échange… c’est le marin qui gagne une bise. Oui oui. Le règlement officieux est très clair là-dessus.



Étrangement, cette superstition fonctionne surtout en présence de jolies civiles. Une pure coïncidence, bien sûr. Les marins, eux, ne feraient jamais ça pour améliorer leurs chances… voyons.


20 mars 2026

Les Cétacés La Rochelle 13 mars 2026 rorqual baleine à bosse béluga orque

Les Cétacés La Rochelle 13 mars 2026



Encore méconnus, les cétacés fascinent depuis l’Antiquité. Déjà, Aristote avait observé qu’ils possédaient des poumons et se reproduisaient comme les mammifères. Malgré les avancées considérables de la cétologie, ces animaux restent mystérieux : vivant exclusivement en mer, ils apparaissent rarement à la surface et fréquentent peu les zones côtières.

Baleine à bosse au large de Mayotte © JM Bergougniou

Les cétacés se divisent en deux grands sous-ordres : les mysticètes, dotés de fanons, et les odontocètes, pourvus de dents. Parmi ces derniers, la famille des delphinidés regroupe 37 espèces, allant de l’imposante orque aux petits dauphins des mers australes.


Baleine à bosse © T.A.A.F.

Présente dans presque tous les océans du globe, l’orque est un redoutable prédateur vivant en groupes matriarcaux. Son régime alimentaire est extrêmement varié, du hareng jusqu’aux grandes baleines. Le cachalot, immortalisé par Moby Dick d’Herman Melville, est le plus grand des odontocètes : les mâles peuvent atteindre 18 mètres de long. Capables de plonger à plus de 1 000 mètres de profondeur, ils capturent notamment de grands calmars, parfois longs de plus de 3 mètres. Leur organisation sociale repose sur des groupes de femelles, plus petites que les mâles.

Rorqual de Bryde Dans le Saint-Laurent Québec
© JM Bergougniou
Très sociables eux aussi, les bélougas — souvent appelés baleines blanches — sont des prédateurs opportunistes. Mesurant environ 5 mètres, ils vivent dans les mers arctiques, souvent à proximité des banquises, ce qui explique leur couleur claire. Comme leurs cousins les narvals, ils ne possèdent pas d’aileron dorsal.

Cachalot dans les mers australes ©T.A.A.F.
Le sous-ordre des mysticètes comprend quant à lui 15 espèces, dont la plus célèbre est la baleine à bosse. Se nourrissant de petits poissons et de crustacés, elle se reproduit dans les eaux chaudes des archipels tropicaux, près des côtes où elle attire de nombreux observateurs. Également appelée mégaptère en raison de ses longues nageoires pectorales, elle est réputée pour ses chants spectaculaires.

Bélougas vers Tadoussac Québec
© JM Bergougniou


Bien que certaines espèces soient encore chassées et que l’industrialisation des océans représente une menace croissante, les baleines à bosse, les bélougas, les cachalots et les orques ne sont pas actuellement considérés comme directement menacés de disparition.

Orque devant Crozet © T.A.AF.


Merci à René de Dompierre



18 mars 2026

Mission GAN LA FAYETTE 2026 De l'Atlantique Nord à la Méditerranée porte-avions Charles de Gaulle BRF Jacques Chevallier

Mission GAN LA FAYETTE 2026

De l'Atlantique Nord à la Méditerranée





Depuis le 27 janvier 2026, la France déploie son groupe aéronaval (GAN – Task Force 473) dans l’Atlantique Nord et en Méditerranée aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques, dans un contexte international marqué par une forte instabilité, notamment la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et une compétition stratégique accrue. 


La mission LA FAYETTE 26 vise à renforcer la posture de défense et de dissuasion de l’OTAN, à garantir la sécurité maritime, à développer l’interopérabilité entre alliés et à promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale


Le groupe aéronaval constitue un outil stratégique majeur combinant puissance militaire et influence diplomatique, capable de projeter de la puissance depuis la mer et les airs, d’intervenir rapidement, de conserver une autonomie d’analyse et d’action et d’opérer dans tous les milieux, y compris le cyber et l’informationnel. Il s’organise autour du porte-avions et est accompagné de bâtiments d’escorte ainsi que d’un bâtiment ravitailleur de forces, le Jacques Chevallier, qui assure le soutien logistique en carburant, munitions et vivres, indispensable à la permanence à la mer du groupe. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Ce déploiement s’inscrit dans une logique de coopération internationale renforcée avec de nombreux pays alliés, permettant de mener des opérations conjointes efficaces et de consolider les liens entre partenaires européens et transatlantiques. 



Il comprend également la participation à plusieurs exercices majeurs tels que ORION 26 pour la préparation à la haute intensité et le commandement multinational, BALTIC SENTRY pour la protection des infrastructures sous-marines de l’OTAN, STEADFAST DART pour la mise en œuvre de la force de réaction, COLD RESPONSE et DYNAMIC MARINER pour l’entraînement en conditions extrêmes, ainsi que NEPTUNE STRIKE pour les opérations navales complexes. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale



Le groupe aéronaval s’appuie sur un groupe aérien embarqué composé d’avions de chasse Rafale Marine (standard F4) assurant la protection aérienne et les frappes conventionnelles ou nucléaires contre des objectifs en mer et à terre, d’avions de guet aérien Hawkeye permettant le commandement aéroporté et la détection à longue distance des menaces, ainsi que d’hélicoptères Dauphin dédiés à la sécurisation des phases de catapultage et d’appontage et au soutien logistique, d’hélicoptères Caïman Marine capables de mener des missions de combat multi-rôles incluant la lutte antinavire et anti-sous-marine, et d’hélicoptères Panther assurant des missions de combat et de soutien. 

Par ailleurs, la mission joue un rôle de laboratoire d’innovation avec l’intégration du Data Hub embarqué permettant la collecte et l’exploitation massive de données afin d’améliorer la connaissance de la situation, ainsi que l’utilisation de planeurs sous-marins autonomes dédiés à la surveillance, à la détection et à la collecte d’informations sur de longues durées. L’ensemble de ces actions illustre la capacité de la France à agir en coalition, à contribuer à la stabilité internationale, à renforcer la sécurité de l’Europe et à maintenir une présence militaire crédible dans des zones stratégiques, confirmant ainsi le rôle central du groupe aéronaval comme outil de puissance, de coopération et d’innovation.



Mais depuis... le GAN est en Méditerranée

Le 3 mars 2026, Emmanuel Macron annonce le redéploiement du porte-avions Charles de Gaulle vers la Méditerranée orientale, en réaction à l’escalade du conflit au Moyen-Orient , ce conflit débute le 28 février 2026 par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran , suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones contre de nombreuses bases et alliés dans la région , dans ce contexte la France déploie son porte-avions pour protéger ses intérêts, ses alliés et les routes maritimes stratégiques comme Suez et Ormuz , tout en restant officiellement en position défensive sans participer directement aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran


Monsieur le Chef d'Etat-major des armées,
Monsieur le Chef d'Etat-major de la Marine,
Monsieur le Chef d'état-major particulier, amiral, commandant, je suis heureux de vous retrouver tous et de pouvoir vous dire quelques mots.


D'abord, pour vous remercier de la manœuvre qui vient d'être opérée il y a quelques jours. Je sais que vous étiez partis depuis fin janvier, que vous aviez déjà mené plusieurs exercices en Atlantique Nord, et compte tenu des frappes décidées il y a un peu plus de huit jours par Israël et les États-Unis d'Amérique, des frappes en réponse de l'Iran et de la déstabilisation de toute la région, j'ai en effet pris la décision et demandé au CEMA et au CEMM de pouvoir vous donner instruction de faire route pour rejoindre la région. Peu de marines sont capables de faire ce qui a été fait, et vous l'avez fait à vitesse soutenue, je le sais, et dans une manœuvre exceptionnelle, et je voulais avant toute chose vous en remercier.

C'est une grande fierté pour moi d'être à nouveau parmi vous, de vous retrouver dans ce hangar et d'être à nouveau sur le Charles de Gaulle avec l'ensemble du GAN. C'est aussi une fierté de le faire avec l'ensemble de nos moyens français et de vous voir coordonnés de manière parfaite avec plusieurs Européens. Nous avons vu les frégates néerlandaises, espagnoles, maintenant italiennes, bientôt grecques, qui vous rejoignent.

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Alors pourquoi cette manœuvre et quel est le cadre dans lequel vous allez opérer ? Pour vous en dire quelques mots avec malgré toute la prudence d'usage, parce que le cadre est encore mouvant. D'abord, pour protéger nos compatriotes. Dans la région, nous avons plus de 400 000 ressortissants qui vivent et il était important de ramener des moyens pour pouvoir, en cas de rapatriement, de difficultés, être à la manœuvre. Et le GAN, avec l'ensemble de ses moyens, plus ce que nous sommes en train de rapporter ici, en Méditerranée orientale, nous permettra d'être à l'initiative et de le faire aussi en lien avec les autres Européens et de ne pas subir.

La deuxième chose, c'est de protéger aussi nos alliés, nos amis, ceux avec qui nous avons des accords de défense. Depuis le premier jour, on a envoyé des moyens, système Mistral, Rafale, etc. C'est important de pouvoir être aussi aux côtés des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et qui peuvent être fragilisés par ce qui se passe, et de pouvoir opérer l'ensemble de la manœuvre et, tout particulièrement, le faire pour Chypre, ce sera le début de votre mission. La Languedoc est arrivée il y a quelques jours, système Mistral aussi, et de le faire pas trop loin du Liban qui est aussi sous très forte pression.

Puis la troisième chose, c'est de pouvoir coordonner une manœuvre plus large, elle aussi totalement pacifique, défensive, mais qui est notre responsabilité, qui est dans ce cadre très désorganisée, de pouvoir préserver la liberté de navigation et participer à la sûreté maritime. C'est important pour beaucoup de pays qui sont alliés et c'est important aussi pour les intérêts de la France, en particulier pour la liberté du commerce, pour permettre au pétrole et au gaz de pouvoir circuler, parce que nos compatriotes vivent déjà les conséquences de ce qui se passe. Donc nous aurons à opérer des manœuvres en Méditerranée orientale, vous allez les orchestrer au premier chef, de pouvoir aussi participer aux opérations en Mer Rouge et de Suez à Bab-el-Mandeb, de continuer de faire ce que nous avons plusieurs fois fait ces dernières années, qui est de préserver cette liberté de navigation, dans le cadre en particulier de la mission ASPIDES, et de concevoir aussi une mission ad hoc, au moment voulu, elle aussi pleinement défensive, pour pouvoir restaurer, quand les conditions seront permises, la circulation et l'ouverture calibrées dans le détroit d'Ormuz, mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies.

Voilà le cadre, si je puis dire, dans lequel nous nous inscrivons. La France est là pour protéger les siens, pour être aux côtés de ses alliés et de ses amis qui sont frappés, et pour pouvoir participer à des missions ô combien essentielles, de liberté de navigation et de sûreté maritime. C'est dans ce cadre strict que nous opérons. Nous ne participons pas à un conflit en cours, mais nous opérons dans ce cadre.

création JM Bergougniou ©
d'après photo Marine nationale

Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix, aux côtés de ses amis, celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres Européens, et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent, avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.

Voilà ce que je voulais vous dire en vous disant ma confiance, ma reconnaissance pour la manœuvre tout particulièrement des derniers jours, mais aussi les exercices que vous avez préalablement conduits, et pour vous dire aussi ma confiance pour les jours, les semaines, les mois qui viennent. La mission est exigeante, mais je vous sais à la hauteur de celle-ci, et tout particulièrement dans cette année un peu particulière pour notre Marine nationale, mais également avec l'ensemble de nos aviateurs, nos soldats et toutes celles et ceux qui concourent à la mission du GAN. Merci à tous.

Avec ma confiance, vive la République, vive la France !



16 mars 2026

BAN Lann-Bihoué meeting aérien avions hélicoptères Bagad bureau temporaire timbre à date Marine nationale 10 mai 2026

Lann-Bihoué meeting aérien

10 mai 2026

On peut regretter que la Marcophilie Navale ne soit pas invitée à cette manifestation, qu'elle n'ait pas été sollicitée pour la réalisation des souvenirs, du timbre à date, des timbres. 

Pour être présente elle aurait dû payer son stand au même titre que les sociétés industrielles ou commerciales présentes.

Mosaïque entrée BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou


Un meeting aérien exceptionnel pour les 80 ans de la BAN de Lann-Bihoué


Le dimanche 10 mai 2026, la Base Aéronavale de Lann-Bihoué ouvrira exceptionnellement ses portes au public pour une grande journée consacrée à l’aviation et au patrimoine maritime. Cet événement marquera un double anniversaire : les 80 ans de la base et les 400 ans de la Marine nationale.



De 8h30 à 19h, les visiteurs pourront assister à un meeting aérien spectaculaire réunissant près d’une cinquantaine d’aéronefs civils et militaires, visibles aussi bien au sol que dans le ciel du Pays de Lorient. Environ 40 000 personnes sont attendues pour cette journée exceptionnelle.


Alyzé BR 1050  BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou

Tout au long de la journée, le public pourra admirer de nombreuses démonstrations aériennes illustrant l’histoire et les missions de l’aéronautique navale, ainsi que celles d’autres forces armées françaises et alliées.

Les différents tableaux aériens retraceront l’évolution de l’aviation militaire à travers des vols en formation, des figures acrobatiques et des démonstrations opérationnelles.

Les différentes composantes de la Marine nationale seront également mises à l’honneur : patrouille maritime, hélicoptères, aviation de chasse et commandos marine.

Patrouille Maritime  BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou

Parmi les moments forts de la journée, les spectateurs pourront notamment admirer la célèbre Patrouille de France, ainsi que les musiciens du Bagad de Lann-Bihoué, formation emblématique de la Marine.

Bagad BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou


Le public pourra également approcher de nombreux appareils exposés au sol, allant des avions historiques aux aéronefs les plus modernes. Parmi les appareils annoncés figurent notamment : Atlantique 2, Rafale Marine, E-2 Hawkeye et Falcon 50.

Les passionnés d’aviation pourront aussi découvrir plusieurs avions historiques ayant marqué l’histoire aéronautique, tels que :

le DH100 Vampire, l’un des premiers chasseurs à réaction opérationnels de l’après-guerre, l’Avenger, bombardier-torpilleur américain de la Seconde Guerre mondiale

Hawkeye BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou


le légendaire DC-3, avion de transport civil et militaire emblématique des années 1930

Habituellement fermée au public, la base aéronavale — qui s’étend sur près de 800 hectares — ouvrira une partie de son site afin de permettre aux visiteurs de découvrir cet environnement unique.

Un village d’exposants et de nombreuses animations pour tous les âges seront également proposés tout au long de la journée.

Crusader BAN Lann-Bihoué © JM Bergougniou
L’équipe de bénévoles Entraide Marine sera également présente sur un stand dédié. Les visiteurs pourront y retrouver les articles habituels de l’association, ainsi que des nouveautés spécialement créées pour les 400 ans de la Marine nationale.

Les achats réalisés sur ce stand contribuent directement à soutenir les familles de la Marine nationale confrontées à des difficultés, permettant ainsi à l’association de poursuivre ses missions de solidarité.

12 mars 2026

400 ans pour un bachi... Marine Nationale La Poste 1626 - 2026

 400 ans pour un bachi

1626 - 2026



Un timbre pour les 400 ans de la Marine nationale vendu en avant-première à Lorient et Brest

Un timbre à l’effigie du bâchi des marins sera mis en circulation par La Poste à l’occasion des 400 ans de la Marine nationale, à Lorient (Morbihan) et à Brest (Finistère) à partir du 6 mai 2026, et en avant-première le 5 mai à Lorient (Morbihan) et Brest (Finistère). LA POSTE

Ouest-France Olivier Cléro

Publié le 11/03/2026 à 18h07


Avis aux philatélistes : La Poste émettra un timbre spécial pour célébrer les 400 ans de la Marine nationale. Le 6 mai 2026, elle proposera un timbre rond illustré par le bâchi, le couvre-chef de ses marins. Reconnaissable à sa coiffe blanche, sa bande noire et son inscription dorée, il est devenu célèbre pour le fameux pompon rouge porte-bonheur qu’il arbore.

Un timbre de légende

La Poste a choisi le bâchi, car plus qu’un simple couvre-chef, depuis son apparition en 1829, c’est devenu un symbole de la Marine nationale. Peut-être grâce à son pompon. Discret ornement du premier brin de laine du bonnet réglementaire, il est devenu au fil des décennies l’objet de légendes qui racontent qu’il servirait à amortir les chocs à la tête à bord des navires, repérer rapidement le marin tombé à la mer ou encore porter bonheur à ceux qui le touchent.


Le timbre sera vendu en avant-première le mardi 5 mai 2026 aux bureaux de poste de Merville, à Lorient (Morbihan), et Siam à Brest (Finistère), de 9 h à 18 h.


Personnellement j'attendais mieux de La Poste et de la Marine. Pourquoi ne pas avoir mis nos P.O.M. dans le circuit?  On aurait pu réaliser un bloc de 4 timbres avec 4 peintres différents... 



https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/la-poste/un-timbre-pour-les-400-ans-de-la-marine-nationale-vendu-en-avant-premiere-a-lorient-et-brest-a9cd4b02-1d62-11f1-bd9a-a7229110a04d

Fête du timbre 6 mars 2026 CHANTEPIE ILLE et VILAINE street art

 Journée du timbre 6 mars 2026 CHANTEPIE Ille et VILAINE street art

Le street art… ou l’art de squatter les murs (avec style)



S’il existe une chose presque aussi répandue sur la planète que le courrier postal, c’est bien le street art. La différence ? Le courrier arrive avec un timbre et une adresse, tandis que le street art apparaît souvent sans prévenir… et sans demander la permission à personne. Du jour au lendemain, un mur triste et gris peut se réveiller avec un gigantesque visage, un slogan mystérieux ou un dessin improbable. Surprise !


À l’origine, deux courants naissent presque en même temps. Aux États-Unis, dans les années 1960, des jeunes des quartiers populaires commencent à écrire leur surnom — leur fameux « blaze » — sur les murs et dans le métro avec bombes aérosol et marqueurs. L’objectif est simple : être vu partout. Très vite, la signature devient un art à part entière. Ainsi naissent le tag et le graffiti, où certains artistes passent plus de temps à styliser leur nom qu’à remplir leurs formulaires administratifs.

Pendant ce temps, en France, d’autres artistes ont aussi une idée : pourquoi se limiter à une toile quand la ville entière est disponible ? Des créateurs comme Gérard Zlotykamien ou Ernest Pignon-Ernest s’approprient les murs avec collages, dessins, pochoirs, craie ou mosaïques. Leur philosophie est simple : l’art doit sortir du musée et respirer l’air de la rue… même si le propriétaire du mur n’était pas forcément au courant.



Plus de soixante ans plus tard, ce mouvement artistique, autrefois considéré comme un simple gribouillage nocturne, a finalement réussi l’exploit d’entrer par la grande porte dans l’histoire de l’art. Il a même produit quelques célébrités planétaires comme Keith HaringJean-Michel Basquiat ou encore l’insaisissable Banksy, artiste si discret que certains soupçonnent encore les murs d’être les véritables auteurs. Mais surtout, le street art a transformé nos villes en immenses galeries à ciel ouvert, où le passant découvre, entre une boulangerie et un feu rouge, des œuvres parfois engagées, souvent surprenantes… et toujours capables de faire lever un sourcil, esquisser un sourire ou provoquer un petit moment de réflexion.

Pour ce timbre, La Poste a confié la mission à Hopare, de son vrai nom Alexandre Monteiro, né à Paris en 1989. Un choix plutôt logique : cet artiste a réussi à faire cohabiter graffiti, street art et peinture contemporaine sans provoquer de querelle de voisinage artistique. Son travail mêle précision du trait et intensité de l’émotion, avec des visages aux regards si perçants qu’on pourrait presque croire qu’ils nous observent… comme pour vérifier si, face à l’œuvre, nous regardons vraiment — ou si nous sommes simplement en train de chercher où est passée la prochaine boulangerie. 

Merci à Marcel D.

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988) Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988 porte-avions Clemenceau Iran Pétrole

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988) Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988 L’opération Prométhée (1987-1988) s’inscrit dans un contexte inter...