POM Philippe Bernardino
Philippe Bernardino
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| El-Alamein |
Philippe Bernardino participe à toutes les campagnes du bataillon et d'abord la Libye en 1942 et notamment Bir-Hakeim.
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| El-Alamein |
400 ans de la Marine Souvenirs réalisés par la section Ile de France
La France dans le monde en 1626
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| Statue de Richelieu à Luçon © JM Bergougniou |

Mais le royaume reste avant tout terrestre. L’armée absorbe l’essentiel des moyens. La mer passe après.
La France n’a pas encore d’empire colonial comparable à celui de l’Espagne ou du Portugal. Elle possède surtout des promesses.![]() |
| St-Malo et St-Servan © JM Bergougniou |
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| Statue de Richelieu Eglise de Brouage © JM Bergougniou |
En 1626, la marine française repose surtout sur les pêcheurs, marchands, corsaires et marins côtiers, tandis que les équipages professionnels restent peu nombreux et dispersés. La vie à bord est très dure, marquée par les maladies, la mauvaise nourriture et une discipline sévère. Les capitaines sont avant tout des hommes d’expérience plus que des officiers formés, dans une navigation encore incertaine et dépendante des éléments. Richelieu comprend alors qu’une grande puissance ne peut exister sans force navale solide. Il lance ainsi les bases d’une véritable marine royale avec arsenaux, vaisseaux, administration et organisation centralisé
Merci à Joël Moreau
Assemblé sur le site Naval Group de Cherbourg, le De Grasse marque une nouvelle étape dans le renouvellement de la flotte sous-marine française. Quatrième exemplaire de la classe Barracuda destinée à remplacer progressivement les SNA Rubis, ce bâtiment de nouvelle génération a désormais entamé une phase intensive d’essais en mer au large des côtes atlantiques.
Le sous-marin avait quitté pour la première fois le chantier cherbourgeois le 24 février, environ neuf mois après sa sortie du hall de construction Laubeuf. Cette première campagne s’était déroulée dans les eaux proches du Cotentin avec une série de vérifications techniques menées en surface : propulsion, systèmes électriques, installations de sécurité et comportement général du navire.
l’équilibrage du navire,
le fonctionnement des ballasts,
les capacités d’immersion,
la stabilité générale,
et la cohérence des masses embarquées.
Les résultats jugés satisfaisants, le nouveau SNA a ensuite pris la mer début mars pour poursuivre ses essais loin de Cherbourg, dans des zones plus vastes de l’Atlantique. Cette longue campagne associe Naval Group, la Direction générale de l’armement, TechnicAtome et les équipages de la Marine nationale afin de qualifier progressivement l’ensemble des systèmes du bâtiment avant sa future admission au service actif.
Avec près de 100 mètres de long et un déplacement supérieur à 5 000 tonnes en plongée, le De Grasse appartient à une génération de sous-marins profondément différente des Rubis qu’il remplacera. Plus volumineux, beaucoup plus automatisés et nettement plus silencieux, les Barracuda ont été conçus pour évoluer dans un environnement naval où la discrétion acoustique est devenue un facteur stratégique majeur.
Le bâtiment embarque un réacteur nucléaire K15 dérivé de celui du porte-avions Charles-de-Gaulle. Cette propulsion lui permet de rester immergé durant de longues périodes sans contrainte énergétique réelle, la limite opérationnelle étant surtout liée à l’endurance humaine et au ravitaillement de l’équipage.
Les Barracuda disposent également d’une palette de missions beaucoup plus large que leurs prédécesseurs. Ils peuvent :
- assurer l’escorte du groupe aéronaval,
- surveiller discrètement des zones sensibles,
- recueillir du renseignement,
- déployer des forces spéciales,
- lutter contre des bâtiments de surface ou d’autres sous-marins,
- et frapper des objectifs terrestres grâce au missile de croisière naval MdCN.
Cette capacité de frappe à longue distance constitue l’une des évolutions majeures du programme. Depuis les profondeurs, un Barracuda peut désormais engager une cible stratégique située à plusieurs centaines de kilomètres sans révéler sa position. Une faculté qui rapproche la Marine nationale des standards des grandes puissances sous-marines mondiales.
Le De Grasse rejoint progressivement les autres unités déjà lancées du programme :
le Suffren, le Duguay-Trouin, et le Tourville,
tandis que les deux derniers bâtiments de la série poursuivent leur assemblage à Cherbourg.
Sur les quais normands, chaque sortie du De Grasse rappelle l’importance stratégique retrouvée des fonds marins. Derrière l’apparente sobriété de sa coque sombre se cache un concentré de technologies parmi les plus complexes de l’industrie française : capteurs ultrasensibles, systèmes de combat numérisés, propulsion discrète et capacités d’action dans la profondeur. Un prédateur silencieux destiné à évoluer loin des regards, là où la guerre navale moderne se joue désormais dans le secret et l’invisible.
Naval groupMarine nationale
Dunkerque et la Marine française partagent surtout une histoire commune depuis le retour définitif de la ville à la France en 1662, lorsque Louis XIV rachète le port aux Anglais.
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| Dunkerque sous Louis XIV © JM Bergougniou |
Ancien repaire de corsaires, Dunkerque devient alors un port militaire stratégique du royaume, marqué par la figure populaire de Jean Bart. Pendant des siècles, la ville vit de la mer : guerre, commerce, pêche et construction navale. En 1940, l’opération Dynamo fait entrer Dunkerque dans l’histoire mondiale avec l’évacuation de plus de 330 000 soldats alliés. Aujourd’hui encore, la ville garde une forte identité maritime, profondément liée à l’histoire de la Marine nationale.
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| Dunkerque les fortifications © JM Bergougniou |
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| Dunkerque et les corsaires © JM Bergougniou |
Quand Richelieu crée en 1626 une véritable Marine royale française, Dunkerque n’est pas encore française. La ville appartient alors aux Pays-Bas espagnols. Mais elle est déjà connue dans toute l’Europe grâce à ses corsaires. Ces marins, autorisés par leur gouvernement à attaquer les navires ennemis, deviennent redoutés des Hollandais et des Anglais. Les « corsaires de Dunkerque » savent parfaitement naviguer dans les eaux difficiles de la mer du Nord. Ils connaissent chaque banc de sable, chaque courant, chaque coup de vent.
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| Musée maritime figure de proue © JM Bergougniou |
Le retour définitif à la France a lieu en 1662. Le roi Louis XIV rachète Dunkerque au roi d’Angleterre Charles II pour cinq millions de livres. Beaucoup d’Anglais considèrent alors cette vente comme une erreur historique. Pour la France, c’est une chance immense : Dunkerque devient un grand port militaire et commercial.
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| Jean Bart © JM Bergougniou |
Vauban renforce les fortifications et développe le port. Puis arrive celui qui reste la grande figure populaire de la ville : Jean Bart. Né à Dunkerque en 1650, fils de marin, il commence très jeune sur les bateaux. À cette époque, beaucoup de marins dunkerquois parlent flamand autant que français. Jean Bart n’est ni noble ni savant. Mais il connaît la mer mieux que personne. Pendant les guerres de Louis XIV, il mène des combats spectaculaires contre les Hollandais. En 1694, il reprend un convoi de blé capturé par l’ennemi, évitant une grave famine au royaume. Louis XIV le fait entrer dans la noblesse, mais Jean Bart reste dans la mémoire collective comme un homme du peuple devenu héros par son courage.
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| Cirage Jean Bart © JM Bergougniou |
Pendant tout le XVIIIe siècle, Dunkerque reste un port stratégique. On y construit des navires, on arme des corsaires, on surveille les côtes anglaises. La ville vit de la mer sous toutes ses formes : commerce, pêche, guerre et construction navale.
Au XIXe siècle, le port change de visage avec la révolution industrielle. Les bassins s’agrandissent, les usines apparaissent, les quais se remplissent de charbon, d’acier et de marchandises venues du monde entier.
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| Dunkerque et la grande pêche © JM Bergougniou |
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| le phare de Saint-Pol © JM Bergougniou |
Le principe de la création du "Centre d'Aviation Maritime" (CAM) de Dunkerque date de décembre 1914 et devient effectif en février 1915, après un bref passage à Boulogne.
Le centre est composé des escadrilles suivantes :Escadrille d’hydravions de patrouille
Escadrille d’hydravions de chasse
Escadrille de bombardiers terrestres
Mais c’est surtout 1940 qui marque profondément l’histoire de Dunkerque.
En mai 1940, les armées françaises et britanniques sont encerclées par l’armée allemande. Dunkerque devient le dernier accès à la mer. L’opération Dynamo est lancée le 26 mai 1940. Pendant plusieurs jours, sous les bombes et les tirs, des centaines de navires militaires et civils évacuent les soldats vers l’Angleterre.
La Royal Navy joue un rôle majeur, mais les marins français participent eux aussi à l’évacuation et surtout à la défense du périmètre autour de la ville. Beaucoup meurent pour permettre aux autres d’embarquer. Des pêcheurs, des remorqueurs, des bateaux de plaisance et des navires de commerce viennent également aider. Plus de 330 000 soldats sont finalement sauvés.
La Marine française perd 18 navires dont le Jaguar, le Chacal, l'adroit, l'Orage, la Bourrasque, le Siroco, le Foudroyant...
La ville, elle, est dévastée. Les incendies détruisent une grande partie de Dunkerque. Le port est ravagé. Pourtant la population reste sur place autant qu’elle le peut. Les Dunkerquois connaissent alors les bombardements, les privations et l’occupation allemande. La poche de Dunkerque restera tenue par les Allemands jusqu’au 9 mai 1945, un jour après la capitulation officielle du Reich.
Dunkerque © JM Bergougniou
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| Le port de Dunkerque terminal © JM Bergougniou |
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| Sémaphore © JM Bergougniou |
Aujourd’hui encore, la Marine nationale reste présente dans la mémoire de la ville. Les cérémonies autour de Jean Bart, les monuments aux marins disparus, les souvenirs de 1940 ou les vieux quartiers du port rappellent que Dunkerque a toujours vécu avec la mer.
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| croiseur cuirassé Dunkerque © JM Bergougniou |
SPID V A 400 Jordanie
Déployées aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar, au Liban, à Djibouti et, dans une moindre mesure, en Irak, les forces françaises pourraient être les victimes collatérales d’une guerre dans laquelle, aujourd’hui, la France n’est pas impliquée.
H-5 est à l'origine une station de pompage pour l'oléoduc de Mossoul à Haïfa, disposant d'une piste d'aviation qui est utilisée par les appareils de la Royal Air Force et de l'Iraq Petroleum Company qui, entre autres missions, transportent le courrier entre Bagdad, Amman et Le Caire.
La base aérienne projetée (BAP) H5 en Jordanie s’inscrit également dans le cadre de l’opération Chammal. Située à plus de 100 kilomètres au nord-est d’Amman, elle a joué un rôle majeur en 2015, lorsque la France a intensifié ses frappes en Irak après la vague d’attentats qui a touché le bassin parisien.
Le site accueille environ 230 personnels français. Il est fermé aux journalistes et n’est accessible qu’à l’occasion de visites officielles encadrées, comme ce fut le cas en 2024 lors du déplacement d’Emmanuel Macron.Opération Chammal
https://ladepeche.nc/2026/03/04/guerre-au-moyen-orient-ou-sont-positionnees-les-forces-francaises
Depuis août 2024, un radar de surveillance aérienne est opérationnel sur la BAP H5. Il est un capteur essentiel permettant de partager notre appréciation de situation nationale avec nos partenaires jordaniens et de la coalition Inherent Resolve.
Enfin, la protection de la BAP a été renforcée par le déploiement d’un système de défense sol-air courte portée et d’un système de lutte anti-drones. Lors de la « guerre des 12 jours » entre Israël et l’Iran du 13 au 25 juin 2025, les capacités nationales de détection sur site ont permis d’observer au quotidien les tirs de missiles balistiques de l’Iran et des drones de type Shahed et de contribuer à l’interception de certains drones.
Dans un cadre bilatéral, l’AAE appuie notamment la montée en puissance de l’armée de l’air irakienne pour assurer la protection de son espace aérien au travers de capacités de défense sol-air. Le dispositif s’est adapté aux mutations sur le théâtre en portant une attention particulière au Partenariat Militaire Opérationnel (PMO), dans le but de préparer la phase post-OIR et de poursuivre l’appui aux forces irakiennes engagées sur le terrain dans la lutte contre Daech.Les RAFALE ont ainsi été engagés dans plusieurs exercices communs aux côtés d’aéronefs irakiens. Une nouvelle édition de l’exercice ABABIL est prévue en septembre 2025. Des experts français du contrôle aérien réalisent régulièrement des formations au profit des Irakiens. Enfin, l’AAE arme également des postes au sein de la Nato Mission in Irak (NMI) dont la France a pris le commandement en mai 2025 pour un an.
Sources
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2048-tvi_rapport-avis
POM Philippe Bernardino Les compagnons de la Libération BREST RIVE DROITE CC-T1 25271 BDIS 29 29200 BREST 1038 personnes, cinq communes fran...