Le prix des timbres et des colis augmentera de 6,73 % en moyenne début 2027, annonce la Poste
Le groupe public a annoncé, ce lundi 27 juillet 2026, une hausse de 6,73 % du prix pour l’affranchissement des courriers et des colis, au 1er janvier 2027.
Au 1er janvier 2027, le prix pour l’affranchissement des courriers et des colis augmentera en moyenne de 6,73 %, annonce La Poste, ce lundi 27 juillet 2026.
La Lettre verte des envois du quotidien va notamment connaître une hausse de 10 %, passant donc de 1,52 € aujourd’hui à 1,67 € début 2027.
« Assurer la pérennité du service universel postal »
Le groupe public justifie cette augmentation des tarifs par la nécessité « d’assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée », alors que, depuis plusieurs années, la baisse continue du nombre de lettres transportées fait diminuer les revenus de La Poste.
Le timbre augmente, le facteur alterne
À La Poste, il reste au moins quelque chose qui arrive avec une régularité remarquable : l'augmentation du prix du timbre.
Début 2027, les tarifs postaux augmenteront encore de 6,73 % en moyenne. Pendant ce temps, chez moi, en Ille-et-Vilaine, mon facteur ne passe plus qu'un jour sur deux. Une journée consacrée au tri, l'autre à la distribution. Le courrier attend donc patiemment son tour. Le tarif, lui, ne connaît manifestement pas de jour de repos.
La situation devient assez savoureuse lorsqu'on relit la définition du « service universel postal ». La Poste annonce toujours une distribution six jours sur sept. Dans la réalité de ma boîte aux lettres, l'universel semble avoir adopté une conception plus souple de la semaine.
On appelle désormais cela la « distribution pilotée ». Le terme est élégant. Autrefois, le facteur distribuait le courrier ; aujourd'hui, on pilote sa distribution. Les lettres n'arrivent pas nécessairement plus vite, mais elles disposent au moins d'un vocabulaire moderne.
Le principe est simple : puisque le courrier ordinaire peut désormais mettre plusieurs jours à parvenir à son destinataire, on peut le regrouper. Une partie de la tournée reçoit l'essentiel du courrier un jour, l'autre partie le lendemain. L'organisation gagne ainsi en productivité. L'usager, lui, gagne l'occasion de redécouvrir le plaisir de l'attente.
Il ne s'agit d'ailleurs pas de reprocher cette situation au facteur. Il applique une organisation décidée bien au-dessus de sa sacoche, avec des tournées réorganisées et un métier qui s'éloigne progressivement de celui que nous avons connu.
La baisse spectaculaire du volume du courrier explique évidemment une partie de cette transformation. Mais le mécanisme a quelque chose de merveilleux : moins nous envoyons de lettres, plus le timbre augmente ; plus le timbre augmente, moins nous envoyons de lettres ; et moins nous envoyons de lettres, plus on réduit la distribution.
Une mécanique presque parfaite.
À ce rythme, le service universel postal finira peut-être par devenir réellement universel : invisible partout de la même manière.
Autrefois, le facteur passait tous les jours avec des lettres qui coûtaient peu cher.
Aujourd'hui, les lettres coûtent de plus en plus cher et le facteur passe un jour sur deux.
Le progrès postal possède décidément un curieux sens de la direction.
























