De Tobago au Havre : la révolte du régiment de la Guadeloupe en 1790
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| Dugommier |
Dugommier, qui deviendra quelques années plus tard l'un des généraux importants de la République, se trouve à la tête de ce mouvement.
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| Dugommier |
Un billet de logement militaire à Rennes en 1825
Ce billet de logement délivré par la Ville de Rennes le 23 février 1825 témoigne d’une pratique aujourd’hui disparue : le logement des militaires chez l’habitant. Il ordonne à M. Armand Conseiller, rue de l’Horloge, de recevoir deux soldats pour la journée.
L’habitant doit leur fournir uniquement « le Logement, place au feu et à la chandelle, suivant les règlements ». Il n’est donc pas tenu de les nourrir ni de leur fournir du vin ou de l’argent. La « place au feu » permet aux militaires de profiter du foyer domestique, tandis que la « chandelle » correspond à l’éclairage de la maison. Cette formule, héritée de l’Ancien Régime, demeure employée après la Révolution. Le logement des troupes est notamment encadré par les textes des 10 juillet 1791 et 23 mai 1792, puis réorganisé sous la Restauration par le règlement du 20 juillet 1824 sur le service des lits militaires et le logement des troupes chez les habitants.

Rennes les rues de Rohan et de l'horloge
Ce dernier est donc particulièrement proche du billet rennais, établi seulement sept mois plus tard. Le document montre aussi combien cette obligation était intégrée au fonctionnement municipal. Il ne s’agit pas d’un ordre rédigé spécialement pour ces deux soldats, mais d’un formulaire imprimé à l’avance. La mairie avait fait imprimer la formule réglementaire, le nom du maire de Lorgeril et même le millésime 1825 ; seuls l’adresse, le nom de l’habitant, le nombre de soldats et le jour étaient ajoutés à la plume. Cette impression en série indique que le passage et le logement des militaires constituaient une tâche prévisible et récurrente pour l’administration rennaise. La mention générique « RÉGIMENT FRANÇAIS » permettait d’ailleurs d’utiliser les mêmes billets pour différentes unités.

Louis de Lorgeril - Maire de Rennes en 1825
Derrière ce simple morceau de papier apparaît ainsi toute l’organisation nécessaire au passage des troupes : la mairie répartissait les soldats entre les maisons et précisait, grâce au billet, ce que l’habitant devait fournir — mais aussi ce que le militaire ne pouvait pas exiger.
« Pli-lettre administratif en franchise d'État – Amendes des déserteurs de la Marine, 4 juin 1812 ».
A cette époque les documents administratifs circulaient par la Poste comme cette demande d'information sur l'état des recouvrements des amendes faites aux déserteurs de la Marine. Le courrier est adressé au directeur de l'enregistrement à Draguignan dont dépendait Toulon.
En 1812, l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines est chargée de percevoir les amendes infligées aux déserteurs de la Marine.
Ce document du 4 juin 1812 se présente sous la forme d’une grande feuille pliée en quatre. Il constitue à la fois le document administratif et son enveloppe : il s’agit donc d’un pli-lettre.
Les deux pages centrales contiennent la circulaire de l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines, consacrée au recouvrement des amendes prononcées contre les déserteurs de la Marine. Elle rappelle les dispositions antérieures et demande aux directeurs de contrôler régulièrement les sommes dues, les sommes effectivement perçues et les motifs des défauts de recouvrement.
Une autre page porte les instructions administratives complémentaires, notamment les modalités de rédaction et de vérification des états de recouvrement.
Après lecture et rédaction, la feuille était repliée sur elle-même pour l'expédition postale. La quatrième face devenait alors l'extérieur du courrier et porte l'adresse : « À Monsieur le Directeur de l'Enregistrement à Draguignan – Var ».
Cette face extérieure conserve deux marques rouges particulièrement intéressantes : la griffe administrative « CONSEILLER D'ÉTAT / ENREGᵗ ET DOMAINES », qui désigne l'autorité expéditrice, et la marque postale « AFFRANCHI PAR ÉTAT », apposée tête-bêche. Cette dernière signale le régime postal réservé à cette correspondance officielle de l'État.
Nous avons donc un document complet dans son état postal d'origine, et non une circulaire accompagnée de son enveloppe. La même feuille réunit le texte de la circulaire, les instructions, la suscription au destinataire et les marques postales de son acheminement. C'est ce qui donne à la pièce un intérêt particulier : elle permet de suivre matériellement une instruction de l'administration impériale, depuis sa rédaction jusqu'à son envoi au directeur départemental de Draguignan.
Le texte rappelle qu’une circulaire de 1807 distinguait déjà ces amendes de celles concernant les conscrits réfractaires et les déserteurs de l’armée de terre.
Les dispositions relatives aux déserteurs de la Marine demeurent donc en vigueur.
L’administration souhaite désormais vérifier plus rigoureusement si les condamnations ont réellement été suivies du paiement des amendes. Chaque directeur doit établir tous les six mois un état détaillé du recouvrement. Ces relevés doivent mentionner les jugements reçus, les sommes inscrites et celles qui restent encore à percevoir.
Les inspecteurs sont chargés de contrôler ces états, article par article, au cours de leurs tournées. Le document met ainsi en place une véritable chaîne de contrôle administratif destinée à éviter que les condamnations des déserteurs restent sans effet financier.
Il constitue un témoignage intéressant de la surveillance de la désertion maritime sous Napoléon Ier, mais surtout de la manière dont l’État organisait concrètement le recouvrement des sanctions pécuniaires.
La population est conviée à visiter le navire, amarré au quai Roselys, à proximité du bâtiment Interpêche, selon les horaires suivants :
mardi 14 avril : entre 14h30 et 16h30
mercredi 15 avril : entre 09h00 et 11h00
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| © MN |
Trente membres d'équipage, 80 mètres de long, 12 de large. Un navire fraîchement sorti de chantier en début d'année, il a pour objectif, entre autres, de surveiller la zone économique exclusive, la police des pêches, la lutte contre le narcotrafic et la sauvegarde de la vie humaine.
Un navire qui se différencie des anciens patrouilleurs, notamment par ses drones et son armement et par la distance franchissable, il peut franchir 5000 miles nautiques sans avoir à refaire le plein. Il fait partie des six navires de la classe Félix Eboué prévu remplacer les anciens P400 et patrouilleurs de la Marine Nationale présents dans les territoires d'outre-mer.
Le patrouilleur a ouvert ses portes lors de cette escale à Saint-Pierre et Miquelon, un moyen pour les habitants de découvrir la vie à bord du navire et comprendre aussi les missions du Jean Tranape. Petits et grands ont ainsi pu visiter les espaces de vie des marins et admirer les différents équipements de ce petit nouveau de la Marine Française.
Pour les îles Australes
M. le gérant postal du district de Crozet
Base Alfred Faure – TAAF
CS 51302,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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M. le gérant postal du district de Kerguelen
Base de Port aux Français – TAAF
CS 41301 ,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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M. le gérant postal du district de St Paul et Amsterdam
Base Martin de Viviès – TAAF
CS 31300,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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Pour les îles Eparses
M. le vaguemestre de l’île Tromelin
District des Iles Eparses de l’océan indien – TAAF
CS 91297,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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M. le vaguemestre de l’île Juan de Nova
District des Iles Eparses de l’océan indien – TAAF
CS 11298,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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M. le vaguemestre de l’île EUROPA
District des Iles Eparses de l’océan indien – TAAF
CS 21299,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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M. le vaguemestre de l’île Glorieuses
District des Iles Eparses de l’océan indien – TAAF
CS 81296,
5 RUE FRANCIS SAUTRON - 97420 LE PORT
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Restent inchangées
M. le gérant postal du district de terre Adélie
Base Dumont-d’Urville – District de Terre-Adélie – TAAF
Via Roissy Hub
BP 17615 Cargo 9
95724 Roissy CDG Cedex
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Monsieur le vaguemestre du Patrouilleur polaire L’Astrolabe
Base navale du Port des Galets
Rond-point de la glacière
97821 Le Port Cedex
SNA Tourville Equipage rouge mission grand nord 3e trimestre 2026
Pas d'informations sur cette mission et pas d'escales annoncées sur le réseau diplomatique. Alors on va broder... La lettre est parvenue à Tinténiac le 12 août en même temps que celle du De Grasse.
D’un point de vue stratégique, les sous-marins nucléaires d’attaque sont indispensables à Toulon pour protéger le porte-avions Charles de Gaulle. Mais ils sont également absolument nécessaires pour garantir la sûreté des déplacements des SNLE basés en rade de Brest quand ils partent et reviennent de mission.
le code OC02.1 deuxième cycle avant IPER - IPER signifiant Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations. le premier 0 nous indique qu'il n'y a pas d'IPER Le C indique le cycle 2 et le dernier chiffre l'opération du cycle. L'IPER se fait à mi vie du SNA.
Une IPER dure de 18 à 24 mois en cale sèche (comme à Toulon-Missiessy) et s’articule en 5 phases clés : Désarmement : Débarquement des munitions et déchargement sécurisé du combustible nucléaire.
Démontage & Expertise : Carénage de la coque et extraction des équipements majeurs vers les ateliers.
Modernisation : Révision de la chaufferie, application des revêtements acoustiques et mise à jour du système de combat.
Remontage & Rechargement : Réinstallation des systèmes, chargement du nouveau cœur nucléaire pour 10 ans et mise en eau.
Essais & Requalification : Relance du réacteur à quai ("divergence"), essais de plongée en mer et restitution à la Marine.
Répartition des tâches : Civils vs Marins
Le chantier est une co-activité quotidienne stricte entre Naval Group / TechnicAtome (le maître d'œuvre industriel) et l'équipage du SNA :
Les Civils (Ingénieurs et Ouvriers) : Le geste industrielIls réalisent les travaux lourds : soudure de coque, usinage, maintenance de la cuve nucléaire et intégration des nouveaux logiciels. Ils pilotent la logistique industrielle et la manutention lourde (grutage des blocs).
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| IPER d'un SNA classe Rubis |
Les Marins (L'Équipage) : La conduite et la sécurité
Surveillance et sécurité (24h/24) : L'équipage reste responsable de la sécurité à bord (risques d'incendie, d'inondation, radioprotection).
Suivi de chantier : Les marins inspectent et valident chaque étape de remontage des systèmes dont ils auront la charge en mer.
Essais : Ils opèrent directement les consoles et les machines lors des phases de tests à quai et reprennent pleinement les commandes pour les essais en mer.
Celle-ci est partie tranquillement de Toulon le 2 juillet 2026. Elle avait visiblement décidé de profiter de l’été avant d’arriver à destination. Résultat : 41 jours de voyage, pour finalement atteindre son destinataire le 12 août.
À ce rythme-là, ce n’est plus du courrier, c’est du tourisme postal. On imagine volontiers l’enveloppe faire quelques détours, prendre le temps d’admirer le paysage, peut-être même s’accorder quelques jours de vacances avant de reprendre la route.
Partie le 2 juillet, arrivée le 12 août : la lettre aura donc passé plus d’un mois en chemin. Une belle performance pour un simple morceau de papier.
Il faut reconnaître une certaine constance : quand La Poste prend son temps, elle le fait avec application.
La prochaine fois, autant lui mettre un GPS. Ou des palmes.
Le 2 juillet 2026, un nouveau pensionnaire a rejoint la rade de Toulon : le SNA De Grasse, quatrième sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Suffren.
Long de près de 100 mètres, le bâtiment venait tout juste d’être livré à la Marine nationale, le 24 juin, après plusieurs mois d’essais à la mer. Huit jours plus tard, le voilà à Toulon, son port-base.
Mais pas question de partir immédiatement en mission. Le De Grasse doit encore poursuivre ses essais opérationnels avant son admission au service actif, prévue avant la fin de l’année.
Il rejoint ainsi le Suffren, le Duguay-Trouin et le Tourville, les trois premiers SNA de cette nouvelle génération déjà arrivés à Toulon.
Pour la base navale, c’est donc un nouveau chapitre qui s’ouvre dans le renouvellement de la flotte française. Pour les promeneurs de la rade, en revanche, il faudra avoir l’œil : un sous-marin de ce genre sait parfaitement se faire discret.
Le De Grasse est arrivé à Toulon. Il lui reste maintenant à faire ses preuves… et, surtout, à apprendre à disparaître sous l’eau.
De Tobago au Havre : la révolte du régiment de la Guadeloupe en 1790 De Tobago au Havre : la révolte du régiment de la Guadeloupe en 1790 La...