19 mai 2022

Aviso Laperouse Tuléar 1950 Madagascar ravitailleur hydravions Sans-peur Sans-Soucis

  • Aviso Laperouse Tuléar 1950


En 1938 la Marine Nationale décide la construction de 4 bâtiments de 1350 tw ravitailleurs d'hydravions.

Ils devaient porter les noms de 
  • Sans Soucis - 
  • Sans Pareil - 
  • Sans Peur - 
  • Sans Reproche.
Du Sans-Peur au La Pérouse

Le La Pérouse, véritable navire Protée, connaîtra tout au long de son existence de multiples classifications dictées par les événements. Mis en chantier en 1938 à Penhoët sous le nom de Sans-Peur, il fait partie d'une série de quatre unités de ravitailleurs d'hydravions de 350 tonnes. En juin 1940, la Marine allemande saisit le Sans-Peur alors en pleine construction, en décide l'achèvement à son profit et le baptise SG 4 Merkur.

 


Retrouvé intact à Saint-Nazaire à la Libération, il réintègre la Marine française et prend le nom de La Pérouse. Réarmé en 1946 comme navire hydrographique, opérationnel en 1947, le bâtiment gagne alors l'océan Indien et Diégo-Suarez d'où il effectuera de nombreuses missions hydrographiques aux Terres australes. 

Classé Aviso F 750 (Flottes de combat 1964), le La Pérouse quitte l'océan Indien en 1965, rallie Brest où il est reclassé navire hydrographique de 1ère classe sous le numéro de coque A 753. Finie la saga du La Pérouse ? 


Non, puisqu'en 1967 le voici bâtiment- base du groupe des bâtiments en réserve avant d'être rayé des listes de la flotte en 1977. Le Q 569, ex-Sans-Peur, ex-Merkur, ex-La Pérouse, désireux d'être encore de quelque utilité, servira de brise- lames en rade de Brest jusqu'au début des années 1980.


Tuléar Madagascar



Lapeyrouse, La Pérouse ou Lapérouse ?


Lapérouse ou Lapeyrouse, dans sa forme occitane ou franco-provençale, désigne un domaine pierreux littéralement la pierreuse. Devenu patronyme, il n'échappe pas aux fluctuations linguistiques communes aux registres d'état civil de l'Ancien Régime, avec pour conséquence les nombreuses variations orthographiques des noms propres dont on retient un jour telle forme et un autre jour une forme différente. Rien d'étonnant, donc, de voir nos bâtiments porter successivement depuis 1830 les noms de Lapeyrouse, La Pérouse et enfin Lapérouse

Sources

Cols bleus 23-9-2000  n° 2543

18 mai 2022

FREMM LANGUEDOC Mission Grand Nord janvier avril 2022 NATO OTAN Norvège

FREMM LANGUEDOC Mission Grand Nord  janvier avril 2022

Le ravitaillement à la mer est une action indispensable pour durer en opération. Le 18 mars 2022, le Languedoc s’est entrainé au ravitaillement à la mer (RAM) avec le bâtiment ravitailleur allemand Berlin dans un fjord norvégien



Cette manœuvre en eaux froides (3°c) et température de l’air proche de 0°c a été conduite avec 40 noeuds de vent sur le pont dans une zone de navigation exiguë. Elle contribue à l’aguerrissement des marins en zone polaire.

 L’utilisation des procédures standardisées de l’OTAN a permis de conduire cette manœuvre complexe sous faible préavis et sans difficulté. Alors que le De Zeven Provincien ravitaillait sur l’autre bord, les trois bâtiments espacés d’une cinquantaine de mètres ont ainsi changé de route en formation pour contrer la dérive ressentie en cours de ravitaillement dans le fjord.

photo Marine Nationale
Conduit en marge de l’exercice norvégien  Response 2022, ce RAM s’inscrit également dans un contexte tactique évolutif, il peut être interrompu sous faible préavis en fonction de la situation opérationnelle suivie sans interruption au central opération.

cachet rectangulaire V SPID 11215 FREMM Languedoc - 21 MAR. 2022



Déployé depuis la fin du mois de janvier en Atlantique Nord et en mer de Norvège dans le cadre de l’opération Narval, l’équipage A de la FREMM Languedoc est associé depuis le 15 mars à l’exercice Cold Response 2022.


Fjord Norvège
photo JM Bergougniou
27 nations
alliées et partenaires, plus de 30 000 militaires : Cold Response 2022 est un exercice interalliés et interarmées à dominante amphibie, mené par l’état-major des armées norvégiennes. L’objectif : renforcer les capacités des armées alliées et partenaires à opérer ensemble dans des conditions climatiques exigeantes propres au théâtre de l’Atlantique Nord à terre, dans les airs et en mer.

Le 11 avril 2022, la frégate multi missions (FREMM) Languedoc est rentrée à Toulon, son port-base, après deux mois et demi de déploiement dans le Grand Nord, principalement en mer de Norvège.

La FREMM y a contribué aux mesures d’assurance et de dissuasion prévues par le plan de défense de l’OTAN tout en participant à la défense maritime des approches stratégiques françaises et européennes.

Grâce à ses nombreux capteurs et son hélicoptère embarqué Caïman Marine de la Flottille 31F (basée à Hyères), elle a apporté sa contribution à l’appréciation autonome de situation de la France dans cette zone et a permis de garantir la profondeur stratégique nécessaire à la préservation de nos intérêts.

A l’occasion d’escales (Narvik, Tromsø ou encore Amsterdam) et d’interactions avec des marines amies, le Languedoc a renforcé les liens de la France avec les pays de l’Alliance et ses partenaires régionaux.

Fjord Norvège photo JM Bergougniou

Enfin, du 14 au 22 mars, le Languedoc a participé à l’exercice COLD RESPONSE 22 au sein duquel il a assuré la direction de la lutte anti-sous-marine de la force interalliée. Cet exercice de haute intensité fut une nouvelle occasion pour les unités de renforcer leur interopérabilité, comme lors du ravitaillement à la mer du Languedoc par le bâtiment ravitailleur allemand Berlin dans un fjord norvégien.

Après un mois de patrouille en mer de Norvège, le Languedoc avait rejoint la composante maritime de l’exercice dans un rôle d’escorte au sein de l’exercice qui lui permettait de maintenir sa posture opérationnelle. Pendant une semaine, il a assuré le commandement de la lutte anti-sous-marine afin de protéger les bâtiments amphibies, dont le Dixmude, devant conduire un débarquement de troupes.

Fjord Norvège photo JM Bergougniou
La présence de cinq sous-marins a permis aux marins du Languedoc d’entretenir leur savoir-faire de lutte sous la mer dans un contexte exigeant et réaliste. Les capacités de projection de puissance ont également été sollicitées à plusieurs reprises pour détruire des objectifs clés avec des frappes MDCN en amont de la phase amphibie de l’exercice, tandis que la force évoluait sous une menace aérienne permanente simulée par des chasseurs norvégiens.

COLD RESPONSE22 a également été l’occasion d’entretenir l’interopérabilité avec les marines alliées et les capacités de navigation de groupe en espace restreint.

Par sa participation d’opportunité à cet exercice, le Languedoc a contribué à la crédibilité de l’Alliance Atlantique dans un contexte de tensions internationales accrues tout en maintenant un haut niveau d’alerte dans une zone d’intérêt stratégique de la France.

Fjord Norvège photo JM Bergougniou
Plus habitué, ces dernières années, au golfe Persique qu’au Grand Nord, l’équipage A du Languedoc s’est rapidement approprié son nouveau théâtre d’opération. Le bord s’est adapté pour faire face à ces nouvelles conditions : des tenues chaudes et étanches ont été approvisionnées pour le personnel travaillant à l’extérieur, des postes de déneigement et de dégivrage ont été lancés régulièrement et l’éclairage du bord a été adapté pour respecter le rythme physiologique sous des latitudes où les journées raccourcissent.

Fjord Norvège photo JM Bergougniou

Cette mission d’une FREMM toulonnaise en Atlantique nord s’inscrit dans une volonté de brassage des expériences opérationnelles et des savoir-faire entre les équipages basés à Brest et Toulon.

Sources


17 mai 2022

Lieutenant de vaisseau PARIS hydravion liaison transatlantique aéronavale Biscarosse Latécoère

Lieutenant de vaisseau PARIS hydravion


Nous avons déjà évoqué le lieutenant de vaisseau Paris dans un article précédent. Quelques cartes postales vont permettre d'évoquer un hydravion qui porte le nom d'un marin le LV Paris.

https://envelopmer.blogspot.com/2019/11/lieutenant-de-vaisseau-paulin-paris.html

De 1935 à 1939, ancien et "nouveau" monde s’efforcent d’établir des lignes régulières sur l’Atlantique Nord. Se pose la question du matériel à utiliser : hydravions ou avions ?



L’espace entre l’Europe et l’Amérique du Nord est exclusivement maritime et l’autonomie des appareils ne permet pas de vols sans escale, ce qui limite le choix à deux itinéraires possibles : celui du "Nord" (Canada – Terre Neuve – Groenland – Islande - Irlande) aux conditions hivernales naturellement difficiles, ou celui du "Sud" (Bermudes – Açores – Portugal). Dans les deux cas il est nécessaire d’obtenir les droits d’escale, de les organiser, de mettre en place les hydrobases (hangars, ateliers, …), les dépôts de carburants et d’y affecter le personnel. Initialement les dirigeables comptaient parmi les moyens de transport à utiliser, mais rappelons que la solution directe proposée par les Allemands avec le Zeppelin "Hindenburg " n’est pas retenue, suite à l'accident du jeudi 6 mai 1937 .



Suite à cet accident, l’hydravion est choisi pour seconder le paquebot, car il offre de plus grandes capacités en vitesse et distance couverte.
La France, dès janvier 1935, met en ligne à titre expérimental, 


L’hydravion Latécoère 521, dérivé d’un appareil militaire étudié en 1930, hexa-moteur, baptisé "Lieutenant de vaisseau Paris", qui sera immatriculé F-NORD en 1937.
C’est en 1930 que l’histoire de l’hydraviation débute à Biscarrosse : l’ingénieur Pierre-Georges Latécoère décide en effet d’établir une base aéronautique sur son plan d’eau, destinée au montage et aux essais en vol d’hydravion. Idéalement située, proche de l’Océan Atlantique et des lacs alentours, la base Latécoère offre de multiples possibilités d’amerrissage des hydravions.


Cet appareil est supposé pouvoir subir une mer un peu agitée. Notons qu’il a une faible capacité d’emport comparée à celle de l’avion classique de même masse. Il offre une surface importante au vent frontal qui réduit sa vitesse ; cependant le volume de ses réservoirs de carburant est supérieur à celui de l’avion. C’est la formule qui est retenue dès 1935, après obtention des droits d’escale du Portugal pour les Açores et du Royaume Uni pour les Bermudes.


Le 8 décembre 1935 le Latécoère 521 s’envole pour l’Amérique du Nord via Dakar, Natal, Fort de France et arrive à Pensacola (USA) le 14 janvier 1936. Dans la même nuit le Latécoère 521, ancré en rade, est coulé par une tornade et s’est retourné par 7 m de fond. Il est récupéré et ramené en France sur un cargo pour réparations. Il reprend du service à partir de 1937.


Les Français expérimentent également le Latécoère 522 ARAP "Ville de Saint-Pierre"  , de technologie tout aussi désuète que le 521, construit après 1935, il est disponible en 1938 sous l’immatriculation F-ARAP.
Les Américains, riches de l’expérience obtenue sur les destinations de d’Amérique Latine, ont réussi à concilier les impératifs aérodynamiques et la formule hydravion. Les modèles en cours d’essai offrent des caractéristiques calculées particulièrement attrayantes.

16 mai 2022

Entraide Française Maroc secours national surcharges colonies

L'Entraide Française aux colonies et au Maroc



À côté des institutions publiques (État, collectivités locales), des organismes privés aux statuts divers (associations, fondations, etc.) participent à l’assistance aux plus démunis. Le monde de la philanthropie avait connu depuis la fin du xixe siècle un déclin relatif avec la montée de l’État-Providence qui apportait une réponse aux problèmes de continuité de l’action sociale et de rationalisation des secours. Les œuvres avaient toutefois gardé toute leur importance dans les situations d’urgence où leur souplesse permettait, mieux qu’aux pouvoirs publics, de réagir efficacement.

Le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale remet au premier plan la nécessité de disposer de structures pouvant intervenir vite face aux malheurs du temps. La situation des victimes de la guerre (prisonniers, réfugiés, sinistrés, etc.) impose en effet des solutions rapides et efficaces à la destruction des logements, aux déplacements de population, à la perte de travail et aux pénuries de toutes sortes qui en sont les conséquences immédiates.


Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’institution est réactivée par un décret du 19 octobre 1939

Par un décret du 20 mai 1940 , une ouverture de crédit de 50 millions de francs est allouée au Secours national. Un autre décret, en date du 23 juillet 1940,
attribue à l’organisme le produit de la liquidation des biens des Français déchus de leur nationalité. Le décret du 4 octobre 1940, lendemain de la promulgation du premier statut des Juifs, place le Secours national sous la haute autorité du maréchal Pétain.


Dans une étude réalisée après la guerre par l’Entraide française, qui succède à la Libération au Secours national,


L’Entraide française vivra ainsi jusqu’en 1949, au prix d’une réduction régulière de ses effectifs, qui passeront de 15 000 en 1945 à un peu plus de 5 000 au début 1947, et du dessaisissement progressif de certaines activités au profit des municipalités, des bureaux de bienfaisance, ou de certains services sociaux à caractère public



Dans les colonies des fonds d'aide aux combattants issus des colonies et protectorats sont obtenus par de fortes surcharges apposées sur les timbres-poste existants.


Avion survolant une oasis + surcharge Poste Navale Maroc 10-11-1944


Le Maroc, qui ne participe pas aux émissions communes, émettra un timbre à un type différent , avec une très forte surtaxe (Y&T Maroc no PA 56).

L'ÉMISSION ENTR'AIDE FRANÇAISE
AVRIL / JUIN 1945 :
Émission dans quatorze colonies de l'Empire d'un timbre Mariane de Dulac avec forte surcharge au profit de l'Entr'aide Française à des dates variables d'une colonie à l'autre.
La série complète sera vendue à l'Agence des Timbres-poste coloniaux de Paris à partir du 25 juin.

 Guyane, une griffe encadrée 53 x 20 mm "Solidarité Française / première journée 21-4-1945 / Guyane Française" est apposée sur le courrier.

Sources 

LA PROTECTION SOCIALE SOUS LE RÉGIME DE VICHY |
Philippe-Jean Hesse,
Jean-Pierre Le Crom

15 mai 2022

PH Jeanne d'Arc 8 décembre 1964 à 400 km de Tahiti Première croisière lettre

PH Jeanne d'Arc 8 décembre 1964 à 400 km de Tahiti

TàD hexagonal angle ouvert porte-hélicoptères Jeanne d'Arc *  22-12-1964

Le 16 juillet 1964, la Résolue devient la Jeanne d'Arc. Le croiseur à vécu, la Jeanne rentre en scène. Mise en chantier le 7 juillet 1960 et mise à l'eau le 7 juillet 1961 la Résolue doit attendre la disparition du croiseur pour prendre son nom.

Aux ordres du CV Postec, elle va entreprendre sa première croisière croisière au départ de Brest le 5-11-1964.

Derniers préparatifs avant l'appareillage




A l’occasion de la venue à Brest de M. Messmer, ministre des Armées, pour le départ du porte-hélicoptère école « Jeanne d’Arc », l’amiral Cabanier s’est rendu à Brest le 5 novembre. Accueilli à l'aérodrome de Brest-Guipavas, le mercredi 4 en fin d’après-midi par l’amiral Amman, le chef d’état-major de la Marine fit, avec le préfet maritime, une visite aux constructions nouvelles qui témoignent de la vitalité de la ville de Brest.

Le soir même, l’amiral Cabanier et l’amiral Amman accueillaient à la Résidence le ministre des Armées qui arrivait par la route, venant de Lann-Bihoué. Le lendemain matin, M. Messmer, l’amiral Cabanier et l’amiral Amman décollaient de l’héliport de la Direction du Port pour Lanvéoc-Poulmic. Accueilli par le vice-amiral Bailleux, directeur du personnel militaire et par le capitaine de vaisseau Bourdais, commandant l’Ecole Navale, le ministre se rendit en cour d’honneur, où il passa l’inspection des deux promotions en armes. L’état-major et les professeurs lui furent présentés puis tous les élèves défilèrent devant le ministre des Armées et le chef d’état-major de la Marine. Le capitaine de vaisseau Bourdais présenta la nouvelle école au ministre qui visita les salles de conférence, un poste d’élèves et les cuisines. Après un exposé du commandant de l’école sur l’enseignement qui est dispensé aux différentes catégories d’élèves, sur la situation actuelle de l’école et les transformations futures ainsi que sur les perspectives de fins de travaux, le ministre et sa suite visitèrent le foyer des équipages.

A 11 h 30, le ministre des Armées, le chef d’état-major de la Marine, le préfet maritime, le directeur du personnel militaire de la Marine arrivèrent à bord du P.H.E. « Jeanne-d’Arc » où les honneurs étaient rendus. Puis M. Messmer prononça devant les élèves l’allocution que nous reproduisons en page 3. Un déjeuner traditionnel réunissait sur le navire-école, autour de M. Messmer, de l’amiral Cabanier, de l’amiral Amman et du capitaine de vaisseau Postée, commandant, M. Le Goasguen, député du Finistère, M. Besiau, sous-préfet, les directeurs centraux des Constructions et Armes navales, l’ingénieur général du Génie maritime Dutilleul, des Travaux maritimes l’ingénieur gé néral Guy, le commissaire général Blaquière, directeur adjoint du commissariat de la Marine, le vice-amiral Bailleux, directeur du personnel militaire de la Marine, le capitaine de frégate de Cazanove, commandant le « Victor-Schoelcher ». 

A 14 h 35, le ministre des Armées quitta la « Jeanne-d’Arc » salué à la coupée par le capitaine de vaisseau Postée, auquel une dernière fois il souhaite bon voyage. Le navire-école rendait les honneurs et saluait le ministre de 19 coups de canon. Une vedette amena les autorités sur 1’ « Ouragan », d’où, avant de procéder à une visite du bord, elles assistèrent au départ de la « Jeanne » et du « Victor-Schoelcher » en l’honneur de qui les dragueurs de la 2e Région, les goélettes de l’Ecole navale sous voile, les stampes de l’Ecole navale et les hélicoptères exécutèrent un carrousel. Après avoir visité 1’ « Ouragan », le ministre et l’amiral Cabanier inspectèrent le « Maine ». Puis, après une conférence à la Préfecture maritime sur le plan de charge de l’Arsenal, le ministre des Armées et l’amiral Cabanier s’envolèrent de Guipavas sur un D.C.4. de TAéronavale pour rejoindre Paris.


Une lettre à l'entête à l'entête du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc en date du 8 décembre 1964. L"auteur est un maître Pilote. 

Deux formations se trouvaient à bord :
la 32F avec 4 HSS
la 22F avec 4 Alouette III.



La lettre est datée du 8 décembre 1964 à 400 km de Tahiti.
La Jeanne d'Arc a quitté les Marquises le 6 décembre.
Nous avons un récit de cette première partie du voyage - La Martinique, la côte jusqu'à Balboa, le franchissement du Canal, le passage de la ligne et l'arrivée aux Marquises. C'est ensuite  la direction de Tahiti.









Sources 

Cols bleus 7-11-1964 n° 867

Cols bleus 14-11-1964 n° 868

Cols bleus 21-11-1964 n° 869


Merci à Joël Le Moigne

14 mai 2022

QSL Amsterdam accusé réception radio amateur TAAF FB8ZZ

QSL Amsterdam TAAF

Carte QSL Nouvelle Amsterdam FB8ZZ

Une carte QSL est une carte réponse ou d'accusé de réception du format d'une carte postale que s'échangent les radioamateurs ou les utilisateurs de la bande des 11 mètres (Cibiste) lorsqu'ils souhaitent confirmer une liaison radio.


QSL est un code qui signifie : « Pouvez-vous me donner accusé de réception ? » ou «J'accuse réception de...», selon le code Q utilisé en télégraphie. Il est utilisé par les radioamateurs pour confirmer à un interlocuteur que l'on a bien compris son message, notamment concernant des échanges d'informations techniques (qualité du signal, puissance d'émission, etc.) ou des échanges d'adresses postales nécessaires à l'envoi de cartes QSL.


Carte QSL Nouvelle Amsterdam FB8ZZ Verso

Ce processus existe depuis les début de l'émission radioamateur et permet ainsi d’obtenir un souvenir d’un contact permettant ainsi au choix de décorer le shack radio (pièce utilisée pour la station radio) mais également de pouvoir présenter une preuve pour obtenir des diplômes. 


La QSL doit indiquer clairement les informations suivantes : 
 INDICATIF DE LA STATION ------ 
LES COORDONNÉES POSTALES 
INDICATIF DU CORRESPONDANT (TO) 
DATE et HEURE (en UTC) 
MODE utilisé (SSB, FM, FT8, …) 
BANDE ou FRÉQUENCE arrondie 




Indication portant sur le fait que l’on désire la QSL du correspondant (PSE QSL) 
ou remercie le correspondant (TNX QSL)


Carte QSL EP2BE  support publicitaire VOLVO
Suède

13 mai 2022

Escadre Atlantique Hambourg 1966 1969 semaine française Michèle Merci Angélique

Escadre Atlantique

Succédant à l'escadre légère l'Escadre Atlantique ouvre son agence postale le 15 septembre 1965 et la  ferme le 31 mai 1992. Elle fonctionnera par intermittence sur différents bâtiments.

En avril 1966, l'état-major de l'escadre de l'Atlantique embarque sur le Chevalier Paul (D626), avec à sa tête le vice-amiral d'escadre La Haye. 

Michèle Mercier Angélique Marquise des Anges  rend visite à son "Chevalier Paul 
Hambourg 1966
Courant avril, l'escadre est part pour la « croisière blanche ».  Les escales seront Liverpool, Cherbourg et surtout Hambourg. 

L'ESCADRE DE L'ATLANTIQUE A HAMBOURG 1969

Près de 4000 marins de l'Escadre de l'Atlantique viennent de vivre une magnifique escale de cinq jours à Hambourg, du 4 au 9 juin. L'Escadre était composée du « Chevalier Paul -, portant la marque du Vice-Amiral d'Escadre Laine Commandant l'Escadre de l'Atlantique, du « Suffren », portant la marque du Contre-Amiral Postée, commandant la flottille des escorteurs de l'Atlantique, du « Foch » portant la marque du Contre-Amiral Hidoux, commandant tes porte-avions et l'aviation embarquée, les escorteurs d'escadre lance missiles « Kersaint ». - Bouvet », « Dupetit Thouars », « Du Chayla - et du pétrolier - ravitailleur « La Saône ».

De nombreuses manifestations ont marqué cette escale placée sous le signe de l'amitié -. L'Ambassadeur de France à Bonn, M. Seydoux de Clausonne, avait tenu à souligner cette signification en se déplaçant lui-même à Hambourg.

Le 4 juin, après les visites officielles notamment celle du V.A.E. Laine à l'Ambassadeur de France, au Sénat de Hambourg, au Commandant de la Première région Interarmées, l'Amiral Kemnade, une réception a été donnée par le Consul Général de France à Hambourgf en présence de" l'Ambassadeur de France que cent officiers étaient reçus par la Société franco-allemande Cluny.




Le 5 juin, l'Ambassadeur de France s'est rendu à bord du « Chevalier Paul - où les honneurs lui ont été rendus, puis à bord du « Foch » il a prononcé pour tous les officiers de l'escadre rassemblés dans le hangar aviation, un exposé éblouissant sur l'évolution des relations franco-allemandes au cours de ces 30 dernières années. A 13 h., l'Ambassadeur de France et les principales autorités civiles et militaires allemandes ont été reçus par le commandant de l'Escadre à un déjeuner groupant 25 personnes à bord du « Foch -. Dans l'après-midi et la soirée avaient lieu différentes manifestations : visite du port, visite des bâtiments de l'Escadre par la Fuhrungs Akademie, vernissage de l'exposition du peintre de la Marine Jean Rigaud, réception de 50 jeunes officiers à l'Institut français et bal pour l'équipage, offert par le Cercle français de Hambourg.

Le 6 juin, 85 officiers ont pris l'avion pour aller visiter Berlin. Tandis que d'autres ont participé aux visites du réacteur expérimentale de Geesthacht, du synchroton et de la Fuhrungs Aka*^ demie. Des visites et excursions étaient réservées aux équipages : visites de la ville et du port, excursions à Lubeck.

A 13 h., les amiraux et commandants français ont été reçu à déjeuner, à la Rathaus par le Sénat de Hambourg. Dans l'aprèsmidi le V.A.E. Laine a déposé

une gerbe au monument des 55.000 victimee' des bombardements des 23 et 24 Juillet 1943. Dans la soirée l'amiral a donné à bord du « Chevalier Paul - un cocktail réunissant 450 personnalités civiles et militaires allemandes et françaises de la ville libre.

Le 7 et 8 juin, le « Foch » a été ouvert à la population et de* milliers de visiteurs en ont profité. Le 8 juin un millier de personnes ont participé à la messe concélébrée à bord du « Foch ». Le Sénat de Hambourg a mis chaque soir sa loge à l'Opéra à la di.. position des officiers.


1981


ENTRAÎNER le groupe aéronaval formé autour du porte-avions Clemenceau et permettre l'entraînement mutuel des forces de la Méditerranée et de l'Atlantique, tels étaient les buts essentiels des manœuvres qui ont réuni à l'ouest de Gibraltar nos deux escadres. Celle de la Méditerranée était commandée par le V.A. Lacoste, celle de l'Atlantique par le C.A. Gagliardi. Ces forces doivent être entraînées, c'est bien évident, aux missions de combat mais aussi aux situations de crise qui caractérisent souvent notre époque.

L'escadre de la Méditerranée avait appareillé le 9 mars de Toulon donnant l'occasion au général d'armée Jeannou Lacaze, chef d'état-major des Armées, de séjourner pendant 24 heures à bord du porte-avions Clemenceau et d'assister à un premier exercice aéronaval les 10 et 11 mars.

Dans la nuit du 12 mars, l'escadre de la Méditerranée franchissait le détroit de Gibraltar et effectuait le lendemain sa jonction avec l'escadre de l'Atlantique. Des moyens importants se trouvaient ainsi réunis pour de profitables exercices. A l'ouvert ouest de Gibraltar, entre les côtes d'Espagne, du Maroc et l'île de Madère, les forces aéronavales disposaient d'un avantage supplémentaire 
: l'espace. 
Le rayon d'action des bâtiments, la portée des armes et surtout la capacité d'allonge de l'aviation embarquée sont mieux utilisées dans des zones d'exercice d'au moins dix mille milles carrés. Le groupe aérien se composait de 38 aéronefs, avions ou hélicoptères. Les avions de patrouille maritime Breguet-Atlantic, qui ont les jambes longues, ont joué un rôle important dans ces manœuvres qui s'échelonnèrent du 13 au 18 mars.

A la mer, les bâtiments français eurent l'occasion dé rencontrer d'autres navires de guerre. Escorteurs espagnols, mais aussi le croiseur antisous-marins britannique Invincible dont les Sea-Harrier effectuèrent une attaque contre le Clemenceau. Le porte-avions américain Forrestal et plusieurs unités navales et avions de la Marine soviétique furent également reconnus dans la zone d'action de nos forces.

A l'issue de cette première période d'exercices, les bâtiments français ont séjourné dans divers ports de la région. Le groupe Colbert, Guépratte, D'Estrées, D Estienne d'Orves faisait escale du 18 au 23 mars à Lisbonne. La Meuse se rendait à Porto et le Clemenceau à Casablanca tandis que l'escadre de l'Atlantique se répartissait entre Tanger et les ports espagnols de Malaga et de Séville.

par René Guillemin


LA FINALE DU CHAMPIONNAT DE FOOTBALL


La finale du championnat de football de l'escadre de l'Atlantique a mis aux prises l'équipe de l'escorteur d'escadre Kersaint et celle de l'état-major Escadre lors d'un match mené tambour battant de bout en bout.

La partie démarrait sur les chapeaux de roues à l'initiative du Kersaint qui, après trente minutes de .jeu, marquait enfin un but. après s'en être vu refuser deux pour hors-jeu. L'équipe de l'état-major, prise de vitesse, se reprenait peu à peu mais terminait la première mi-temps un peu découragée, s'étant à son tour vu refuser deux buts sur hors-jeu.

La deuxième mi-temps s'engageait au même rythme que la première mais cette fois l'état-major était maître du terrain. Le Kersaint, qui était sur toutes les balles en première période, perdait un peu pied, ses adversaires alignaient quatre buts et l'emportaient sur un score sans doute trop lourd au vu des actions.

Cols bleus 14-03-1981 n°1653

sources 
Bertrand Sinais et Daniel Delhomez Catalogue des oblitérations navales françaises

Cols bleus 21-06-1969 n° 1091



Merci à Daniel Allançon

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Aviso Laperouse Tuléar 1950 En 1938 la Marine Nationale décide la construction de 4 bâtiments de 1350 tw ravitailleurs d'hydravions. Ils...