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18 juillet 2016

SNA EMERAUDE Bleu départ en mission MEDCENT MEDOR

SNA EMERAUDE Bleu départ en mission 
3C02



La mission 3C02 signifie tout simplement le 2e cycle d'opérations après la 3e IPER. 

Et comme chacun le sait l'IPER est Indisponibilité périodique pour entretien et réparation. 

 MEDCENT pour Méditerranée centrale et MEDOR pour Méditerranée Orientale 



Les forces sous-marines françaises (FSM) comptent deux types de bâtiments : les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), qui sont mobilisés dans le cadre de fonction stratégique « dissuasion » ; les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) qui participent à l’ensemble des fonctions stratégiques décrites par le Livre blanc.






L’escadrille de SNA, basée à Toulon, comprend six bâtiments : le Rubis, le Saphir, le Casabianca, l’Émeraude, l’Améthyste et la Perle.



Les SNA sont armés par deux équipages de 70 marins qui se succèdent pour assurer les missions. Ils ont un déplacement de 2 400 tonnes en plongée et une vitesse supérieure à 20 nœuds. Ils peuvent plonger à 300 mètres et possèdent une autonomie en vivres de 60 jours. Leur armement est composé de torpilles et de missiles antinavires Exocet.


Caractérisés par une grande endurance les SNA sont capables de mener des opérations de plusieurs semaines, de jour comme de nuit, sans contraintes liées à la météorologie. Ils disposent des capacités suivantes :

  • – surveillance : grâce à ses capteurs jour/nuit (périscopes à intensification de lumière et vision infrarouge, sonars, intercepteurs de sonar, radars), le SNA est capable de détecter et d’identifier au-dessus comme en dessous de la surface. Cette aptitude est renforcée par une capacité à écouter les signaux radios ;
  • – interception et pistage : menées dans la plus grande discrétion, ces missions permettent au SNA d’informer le commandement des mouvements de contacts d’intérêt ;
  • – frappe : le SNA dispose d’armes anti-sous-marines ou antinavires puissantes (torpilles F17 et missiles tactiques Exocet SM 39) susceptibles de dissuader efficacement les flottes adverses ;
  • – opérations spéciales : grâce aux SNA, les forces spéciales disposent d’un outil de déploiement en toute discrétion. Cette faculté, essentielle, sera encore renforcée avec l’arrivée des SNA de nouvelle génération issus du programme Barracuda ;


  • – communications : le SNA dispose de moyens de communications et de transferts de données adaptés pour coopérer étroitement avec un groupe aéronaval, des unités sur zone ou des états-majors.


http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/14/budget/plf2015/a2265-tV/(index)/avis

http://envelopmer.blogspot.fr/search?q=SNA

http://envelopmer.blogspot.fr/2014/09/mission-medor-2014-juillet-septembre.html

14 octobre 2017

SNA AMETHYSTE Lancement Cherbourg 14 mai 1988 Commandant Pastré

SNA AMETHYSTE Lancement Cherbourg 14 mai 1988 Commandant Pastré 

Les études, qui débutent dès 1986, aboutissent à la modernisation AMETHYSTE, du nom du cinquième de la série, admis au service actif en 1992. 

T)shirt améthyste réalisé par le bord


Améthyste est aussi un acronyme pour AMElioration Tactique, Hydrodynamique, Silence Transmission. 
Le nouveau SNA bénéficie d'une nouvelle carène, avec l'adoption d'une forme dite Albacore, un pont passerelle enveloppant et un dôme sonar profilé, facilitant l'écoulement des flux et limitant, de fait, la perturbation des systèmes d'écoute. La longueur est portée à 73.6 mètres, en raison de l'arrondis du dôme sonar. Les quatre premiers de la série seront refondus entre 1989 et 1995. La Marine touche, enfin, un sixième SNA, la Perle, en 1993. Ce dernier devait être suivi par deux sisterships mais, en raison des restrictions budgétaires et de la fin de la guerre froide, la construction des Turquoise et Diamant est annulée en 1992.



TAD 50115 Cherbourg Naval 14-5-1988

Le principal défi du premier SNA français résidera dans la compacité de sa chaufferie. Le bâtiment ne fera, en effet, que 72.10 mètres de long pour 2670 tonnes de déplacement en plongée. A titre de comparaison, leurs homologues américains du type Los Angeles mesurent 6900 tonnes en plongée pour une longueur de 109.7 mètres. 

carte de voeux SNA Améthyste

Les Britanniques du type Swiftsure sont également nettement plus volumineux, avec 82.9 mètres de long et 4900 tonnes. Les Soviétiques font également dans le gros submersible, avec les Akula (9100 tonnes), les Sierra (7500 tonnes), les Victor I à III (5100 à 6000 tonnes). Même les vieux November, dont la tête de série, le Leninskiy Komsomol (1958), fut le premier SNA d'URSS, déplaçaient 5400 tonnes. Les plus petits bâtiments de ce type en service dans la flotte rouge sont alors les fameux Alfa (3700 tonnes). Autant dire que les Rubis français font figure de curiosité et suscitent quelques railleries à l'étranger.



Pour le Rubis, au niveau de la chaufferie, il a fallu adopter un équipement compact avec, dans la même cuve, un générateur de vapeur collé à la chaudière ». Casse tête pour le CEA, Technicatome et DCN, l'appareil propulsif est finalement mis au point et réalisé par l'arsenal d'Indret, près de Nantes. Afin d'atteindre la vitesse de 25 noeuds, les SNA français disposeront d'un réacteur à eau pressurisée K 48, deux turbo-alternateurs et un moteur électrique de propulsion. L'ensemble développe 9500 cv, soit une puissance de 7000 kW. Le choix de la vitesse, très dimensionnant en raison de la puissance nécessaire, a d'ailleurs été déterminant dans la possibilité de concevoir un SNA si compact : « Etant plus petits, ils avaient des performances un peu inférieures aux Los Angeles, notamment en matière de capacité d'emport d'armes et de vitesse (32 noeuds pour les Américains, ndlr). Toutefois, les missions n'étaient pas les mêmes. Pour rallier leur zone d'opérations au large de l'URSS et y demeurer le plus longtemps possible, les SNA américains devaient traverser l'Atlantique à grande vitesse. Les Français n'avaient pas ce problème. Le choix de la vitesse a donc été fait en cohérence avec le choix stratégique des zones d'opérations ».

carte de voeux SNA Améthyste

sources :

Vincent Groizelleau

https://www.meretmarine.com/fr/content/1983-la-france-se-dote-de-sous-marins-nucleaires-dattaque




15 mars 2021

SOUS-Marin SNA EMERAUDE Equipage rouge Voeux 2021 Australie

SOUS-Marin SNA EMERAUDE Equipage rouge Voeux 2021

Généralement, la Marine nationale communique très peu sur les missions en cours de ses sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] et pratiquement jamais sur celles de ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE], sauf cas exceptionnel

77 jours 25/12/2020   ===> 12/3/2021

SNA EMERAUDE V SPID 11026 25-12-2020

Il aura fallu 77 jours à cette missive pour parvenir à son destinataire. Le temps que met un voilier pour faire le tour du monde à la voile. 

Yannick Bestaven remporte l'édition 2020-2021, après 80 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes passées en mer, dont 10 h 15 de compensation, à l'arrivée d'une course où pour la première fois, les huit premiers marins bouclent la circumnavigation en 80 jours...

 Mais l"Emeraude est effectivement à l'autre bout du monde...

Publié le 9 Novembre 2020 à 18:36

Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Emeraude et le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) Seine sont en escale à Perth dans le cadre d’un déploiement de longue durée. Cette escale a été précédée d’un exercice conjoint avec des bâtiments australiens.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de notre coopération de défense avec l’Australie et illustre la force de nos relations bilatérales et notre interopérabilité. Nation riveraine, la France marque sa volonté de jouer un rôle majeur en termes de sécurité et de stabilité en zone Indopacifique, où des moyens de la Marine nationale se déploient régulièrement.


Publié le 4 Mars 2021 à 15:57

Sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Emeraude • ©AFP

Le 6 janvier 2021, la frégate Vendémiaire a appareillé de Nouméa pour sa mission en Asie du Sud-Est et plus précisément en mer de Chine méridionale via la mer de Corail, le détroit de Torres (entre l’Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée), les eaux archipélagiques indonésiennes et les mers des Célèbes et de Sulu.

Cette mission a été conduite sous le contrôle opérationnel d’ALPACI. Lors de la première escale au mouillage à Cebu, aux Philippines, le ravitaillement a été réalisé par barge dans le plus strict respect des gestes barrières, afin de ne pas briser la bulle « COVID-FREE » de l’équipage. Le bord a réitéré l’opération à Muara, au sultanat de Brunei, à quai cette fois-ci. Dans le contexte de crise sanitaire, ces escales ont été brèves et l’équipage n’a pas eu l’autorisation de poser le pied à terre.

Lorsque le Vendémiaire a pénétré en mer de Chine méridionale, une frégate chinoise est venue le marquer à bonne distance mais de façon continue jusqu’aux voies archipélagiques indonésiennes.


Pour la mission « Marianne », le Vendémiaire a accompagné le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Emeraude dans son transit en surface pour sortir de la mer de Chine par le détroit de la Sonde, entre les îles indonésiennes de Java et Sumatra. Cette escorte a été menée en lien avec le Bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Seine. Cette tâche, inhabituelle pour une frégate de surveillance, a confirmé la capacité d’adaptation des marins du Vendémiaire.

A la Sonde, les bâtiments de la Marine nationale ont été rejoints par trois patrouilleurs indonésiens. Après la plongée du sous-marin et sa dilution dans l’océan Indien, le Vendémiaire a mis le cap vers Darwin, en Australie, pour, après un PASSEX avec un avion P8 et des patrouilleurs australiens, une escale avec mise à terre de l’équipage au prix de restrictions devant le prémunir de la COVID.

Après cette relâche opérationnelle, la frégate a mis le cap vers Nouméa qu'elle a retrouvé après deux mois d’absence et le sentiment d’avoir accompli sa mission.


Cols bleus


Un autre exemple de cette « diplomatie navale » a été donné le 10 novembre, via un très court communiqué [8 lignes seulement] sur l’escale du SNA Émeraude à Perth, en Australie. Et cette communication a d’autant plus un caractère exceptionnel que la FOST ne dispose que de trois SNA opérationnels à l’heure actuelle [le Perle est en attente de réparation, le Saphir a été désarmé, Rubis, qui devait être désarmé en décembre, sera immobilisé pendant trois mois en vue de sa prolongation et le Suffren attend d’être mis en service].

« Le sous-marin nucléaire d’attaque Emeraude et le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitains [BSAM] Seine sont en escale à Perth dans le cadre d’un déploiement de longue durée. Cette escale a été précédée d’un exercice conjoint avec des bâtiments australiens », a en effet indiqué la Marine nationale.

Cela étant, sans doute que son homologue australienne lui a forcé la main… En effet, la veille, le ministère australien de la Défense avait déjà annoncé l’escale du SNA Émeraude à Perth, via un communiqué qui, tout aussi court que celui publié en France, précisa que les deux navires français venaient de participer à des manoeuvres ayant impliqué, au large de Fremantle, le sous-marin HMAS Sheean et la frégate HMAS Anzac ainsi qu’un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon.

Photo : © Marine nationale/Tonard Jacques CC BY-SA 3.0



À noter que cet exercice avait fait l’objet d’un message publié sur Twitter par l’amiral australien Jonathan Mead. Pour une raison inconnue, il n’est plus disponible à cette heure.

Quoi qu’il en soit, la communication autour de cette escale australienne du SNA Émeraude et du BSAM Seine en Australie vise à faire passer le message que la France entend marquer sa présence dans la région Indo-Pacifique, où elle a des territoires et des intérêts à défendre, tout en insistant sur sa relation stratégique avec l’Australie, qui lui a commandé 12 sous-marins dans le cadre du programme Attack.

« Cet événement s’inscrit dans le cadre de notre coopération de défense avec l’Australie et illustre la force de nos relations bilatérales et notre interopérabilité. Nation riveraine, la France marque sa volonté de jouer un rôle majeur en termes de sécurité et de stabilité en zone Indopacifique, où des moyens de la Marine nationale se déploient régulièrement », a ainsi commenté le Sirpa Marine

Sources 

https://operationnels.com/2021/02/09/sna-emeraude-la-mission-marianne-sacheve/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sna-emeraude-la-mission-marianne-sacheve
https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/marianne-mission-marin-nucleaire-francais-en-mer-chine-236089

https://www.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/cooperation-franco-australienne

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http://www.opex360.com/2020/11/11/la-france-marque-sa-presence-dans-le-pacifique-en-communiquant-sur-lescale-du-sous-marin-emeraude-en-australie/

https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/perth-un-sous-marin-nucleaire-francais-au-cote-de-la-marine-australienne-892000.html

12 septembre 2019

SNA RUBIS réarmement de l'équipage bleu juillet/septembre 2019 5C11

SNA RUBIS réarmement de l'équipage bleu juillet/septembre 2019 5C11

En raison du retard pris dans la construction du Suffren, le premier des six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Barracuda attendus par la Force océanique stratégique [Fost], la Marine nationale a dû se résoudre à prolonger la carrière opérationnelle du SNA Rubis, en service depuis 1983. Ce qui a donc supposé de faire subir à ce dernier une lourde opération de maintenance, laquelle a commencé en avril 2018.

©Serge Charmoillaux/Marine Nationale/Défense
Comme l’a récemment indiqué son chef d’état-major [CEMM], l’amiral Christophe Prazuck, lors d’une audition au Sénat, la Marine a été contrainte de diminuer le nombre de jours en mer « afin de pouvoir financer la régénération du Rubis, dont l’utilisation sera prolongée en attendant l’arrivée du Barracuda, prévue en 2020 ».


©Serge Charmoillaux/Marine Nationale/Défense

Mais lors de son audition, l’amiral Prazuck a livré un détail qui n’a pas été relevé sur le moment. « Nous allons continuer à faire des choix, comme celui de prolonger certains SNA de type Rubis ou certains patrouilleurs, parce que nous en avons besoin pour mener nos opérations », avait-il dit en octobre. Donc, l’emploi du pluriel laissait supposer que le SNA Rubis ne serait pas le seul de sa classe à être prolongé… alors que, selon la Loi de programmation militaire 2019-25, quatre nouveaux SNA de type Barracuda devront avoir été livrés d’ici 2025.

Quatre Rubis à Toulon (© : MARINE NATIONALE - S. DZIOBA)

Ensuite, l’arrivée de deux SNA de type Barracuda, à savoir le « Tourville » [en 2023] et le « De Grasse » [en 2025] permettra le retrait des SNA Rubis, Casabianca et Émeraude. Le désarmement des deux derniers exemplaires de la classe Rubis, à savoir SNA « Améthyste » et « Perle », qui sont les plus récents, devrait avoir lieu en 2027 et en 2030.


Et pour ceux qui ne le savent pas le code 5C11 signifie le 11e cycle après la 5e IPER...

Sources :

Médiathèque Marine nationale 



16 novembre 2024

Sous-Marin Duguay-Trouin Toulon premier jour SNA timbre


 Sous-Marin Duguay-Trouin Toulon premier jour SNA timbre


Les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), dont Toulon est le port-base, sont destinés au combat naval, à la protection du porte-avions Charles-de-Gaulle et au renseignement. Les SNA de nouvelle génération sont taillés pour les défis du XXIe siècle. Mesurant 99,5 m de long pour un déplacement en plongée de 5 300 tonnes, armé par un équipage de 63 marins, le SNA de type Barracuda est doté d’une autonomie de 70 jours.

Équipé du missile de croisière naval d’une portée de plus de mille kilomètres, le SNA peut désormais faire peser une menace constante et indétectable sur des cibles stratégiques situées à l’intérieur des terres. Les capacités de recueil de renseignement ont également été renforcées : les mâts optroniques, d’une grande précision, ont remplacé les traditionnels périscopes.

Au-delà des performances techniques, la nouveauté la plus visible réside dans l’arrivée de personnels féminins. Une nécessité alors que le secteur peine à recruter ! En cause, probablement, la promiscuité et l’exiguïté qui restent de mise, même si certaines mesures améliorent le quotidien des marins embarqués : plus de douches, des bannettes plus grandes et moins nombreuses dans chaque chambre, davantage de rangements.

SNA et Sénat



Comprendre le métier et le quotidien des marins et plus généralement des militaires est un impératif pour les membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du @Senat, à laquelle j’appartiens. Loic Perrin Sénateur






Entre sous-mariniers le rouge, le bleu (dans quel ordre?) et l'amiral 
 
à l’instar des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, les sous-marins nucléaires d’attaque sont toujours armés par deux équipages qui se relayent : un bleu et un rouge. 
"C'est un honneur", commente le capitaine de frégate Jean-Baptiste Grossin, commandant de l'équipage Bleu du Duguay-Trouin, fier de voir son bâtiment célébré dans cette collection philatélique spéciale. "C'est sûr que lorsqu'on entre l'École navale comme jeune officier, on s'attend à beaucoup de choses, mais pas nécessairement à se retrouver un jour à conduire des actions de rayonnement avec La Poste. Mais j'en suis très heureux" poursuit l'officier.





Le sous-marin de classe Suffren donne à la France  des capacités de rupture que peu de nations possèdent (missiles de croisière naval et mise en œuvre de nageurs de combat). Il est à la fois un chasseur, un garde du corps et un agent de renseignement. Véritables instruments de puissance, endurants et discrets, leurs missions sont variées : soutien à la dissuasion, escorte d’unités précieuses (porte-avions en particulier), recueil discret de renseignement, lutte sous-marine et lutte antinavires.


Cela fait 55 ans que ce n'était pas arrivé ! Le sous-marin nucléaire d'attaque Duguay-Trouin, (avant ) dernier-né de la classe Suffren et basé à Toulon, a été choisi pour orner un timbre. En effet, depuis 1969 et Le Redoutable, aucun sous-marin n'avait eu l'honneur d'être représenté sur un timbre français.


Présentation du timbre SNA Duguay-Trouin en présence de son Commandant JB Grossin à la poste Toulon-Liberté . Vente en avant-première aujourd’hui et demain au bureau (9h-12h30 et 14h-17h)







23 octobre 2024

Toulon 1er jour SNA Duguay-Trouin sous-marin nucléaire d'attaque Baracuda bon de commande

Toulon 1er jour SNA Duguay-Trouin sous-marin nucléaire d'attaque Barracuda bon de commande 


Le Duguay-Trouin est le deuxième navire du programme Barracuda, conduit par la Direction générale de l’armement (DGA) en partenariat avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour les chaufferies nucléaires, et destiné à remplacer la génération des SNA de type Rubis en service dans la Marine nationale. Naval Group est en charge de la réalisation de cette série de sous-marins, depuis la conception jusqu’à la réalisation des navires, de la fabrication des principaux composants des chaufferies nucléaires développées et réalisées avec TechnicAtome, de la fourniture de son soutien logistique ainsi que de l’entretien des navires à Toulon.

La première sortie à la mer du Duguay-Trouin fait suite à la mise en fonctionnement de la chaufferie nucléaire qui a eu lieu en septembre 2022 et aux essais à quai effectués depuis le lancement du sous-marin en 2021. Les opérations réalisées en nef d’intégration, au bassin à sec, puis en eau, sous la conduite des équipes de Naval Group, de TechnicAtome, de la maitrise d’ouvrage étatique DGA et CEA, ainsi que de la Marine nationale et de l’Autorité de Sûreté Nucléaire Défense, ont permis de tester préalablement à quai les équipements et systèmes.

La série Barracuda est désormais bien enclenchée : les quatre autres sous-marins du programme (Tourville, de Grasse, Rubis et Casabianca) sont actuellement tous en construction, à différents stades d’avancement, et leurs livraisons s’échelonneront jusqu’à l’horizon 2030. La durée de vie de ces nouveaux SNA étant supérieure à 30 ans, ce programme engage les forces sous-marines au moins jusqu’en 2060, ce qui en fait l’un des systèmes d’armes majeurs de ce siècle.



Pierre Eric Pommellet, Président Directeur Général de Naval Group a déclaré : « La série Barracuda est au cœur de notre stratégie industrielle dans les sous-marins. Elle mobilise nos compétences, notre savoir-faire, notre avance technologique, notre capacité à évoluer et à innover sans cesse. Je salue l’engagement sans faille des équipes de conception et de production de Naval Group et de ses partenaires dont TechnicAtome ainsi que celles de la DGA, du CEA et de la Marine nationale. Le franchissement de cette nouvelle étape est une démonstration du savoirfaire de la filière industrielle navale française. Cette réussite est la garantie de disposer d’un outil de défense inégalé avec un haut niveau d’autonomie industrielle au profit de la souveraineté de la France ».


Pensé pour répondre aux besoins opérationnels de la Marine d’aujourd’hui et de demain, le SNA de type Suffren est le sous-marin du XXIe siècle. Il est doté de capacités opérationnelles étendues et des dernières technologies. Plus polyvalent, plus performant et mieux armé que ses prédécesseurs, le SNA de type Suffren permettra d’aller plus vite et plus loin. Il est destiné à la maîtrise de tous les types d’espaces maritimes, de la haute mer à la zone littorale.

Ce sous-marin est équipé d’une propulsion nucléaire qui lui confère un rayon d’action et une discrétion remarquables. Il est également doté de moyens de communication permettant son intégration au sein d’une force navale.

Le SNA de type Suffren est l’un des sous-marins les plus discrets au monde. Cette caractéristique, associée à ses capacités de détection avancées, garantissent sa supériorité acoustique. Plus discrets, dotés de plus d’autonomie et de meilleures capacités de détection, ces SNA sont aussi plus manœuvrables et mobiles grâce à leurs moyens de navigation et de communication, et leur conduite centralisée et automatisée. Autre innovation majeure : le mat optronique, qui remplace le mat télescopique, assurant ainsi une meilleure collecte d’informations visuelles et un meilleur partage de celles-ci au sein de l’équipage. Cette nouveauté, associée à des capacités de détections avancées, garantit la supériorité de ces SNA dans leurs missions de renseignement.

Les sous-marins du programme Barracuda apporteront par ailleurs à la Marine nationale une réelle supériorité au combat, grâce à l’emport de missiles de croisière navals (MdCN) produits par MBDA, en lui permettant de disposer pour la première fois d’une capacité sous-marine de frappe de précision dans la profondeur. Ils permettent également de mettre en œuvre la torpille lourde F21 produite par Naval Group et le missile anti-navire SM39 de MBDA. Ces SNA sont également dotés de capacités accrues de mise en œuvre discrète de forces spéciales notamment grâce à leur « SAS nageurs » et à l’emport optionnel d’un hangar de pont permettant le déploiement des véhicules sous-marins des commandos.

Les caractéristiques techniques du Barracuda
déplacement en surface : 4 700 tonnes ;
déplacement en plongée : 5 200 tonnes ;
longueur : 99 mètres ;
diamètre : 8,8 mètres ;
armement : missiles de croisière navals (MdCN), torpilles lourdes filoguidées F21, missile antinavire Exocet SM39 modernisé ;
propulsion hybride : un réacteur à eau pressurisée dérivé des chaufferies équipant les SNLE type Le Triomphant et le porte-avions Charles-de-Gaulle, deux turbines de propulsion, deux turbo alternateurs et deux moteurs électriques ;
équipage : 65 personnes + commandos ;
disponibilité à la mer : > 270 jours par an.
Contacts presse :
Faïza ZAROUAL
Mob. +33 (0)6 31 65 78 25
faiza.zaroual@naval-group.com  

Véronique PAGE
Mob. +33 (0)6 37 18 01 32
veronique.page@naval-group.com

29 décembre 2025

Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse 12-12-2025

Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse




Le programme Barracuda, piloté par la Direction générale de l’armement (DGA), a franchi une nouvelle étape avec le démarrage de la chaufferie nucléaire du SNA De Grasse, quatrième sous-marin de la série, en cours d’achèvement et d’essais à Cherbourg. 



Le démarrage de la chaufferie nucléaire, appelé « divergence », est un jalon majeur qui consiste à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le cœur du réacteur nucléaire de propulsion du navire. Par la suite, le sous-marin partira pour plusieurs décennies de service actif. La chaufferie nucléaire est développée et réalisée sous la maitrise d’ouvrage du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). 

Son démarrage est réalisé par les équipes de Naval Group et TechnicAtome, avec le soutien de l’équipage d’armement du sous-marin après autorisation préalable du Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND).



Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de Grasse

Le programme Barracuda, piloté par la Direction générale de l’armement (DGA), a franchi une nouvelle étape avec le démarrage de la chaufferie nucléaire du SNA De Grasse, quatrième sous-marin de la série, en cours d’achèvement et d’essais à Cherbourg. 

Le démarrage de la chaufferie nucléaire, appelé « divergence », est un jalon majeur qui consiste à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le cœur du réacteur nucléaire de propulsion du navire. Par la suite, le sous-marin partira pour plusieurs décennies de service actif. La chaufferie nucléaire est développée et réalisée sous la maitrise d’ouvrage du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). 

Son démarrage est réalisé par les équipes de Naval Group et TechnicAtome, avec le soutien de l’équipage d’armement du sous-marin après autorisation préalable du Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND).

Principe d’une propulsion turbo-électrique
  • La réaction de fission en chaîne est générée / entretenue dans le cœur (1) du réacteur -contenu dans la cuve (2) et libère de la chaleur dans le combustible.
  • Le contrôle de la réaction nucléaire en chaîne est assuré au moyen d’absorbants neutroniques extraits du, ou insérés dans le, cœur et manœuvrés par des mécanismes de manœuvre (3).
  • Le cœur, le combustible, du réacteur nucléaire chauffe l’eau primaire.
  • Une circulation de l’eau primaire, à fort débit, est faite par des pompes primaires.
  • L’eau primaire à forte température est maintenue liquide par pressurisation, à forte pression, au moyen d’un pressuriseur constituant le « vase d’expansion » du circuit primaire.
  • L’eau primaire cède sa chaleur à l’eau secondaire qu’elle évapore dans un générateur de vapeur (4).
  • La vapeur produite à forte pression (source chaude du cycle de Carnot) se détend (5) vers un condenseur maintenu froid, donc à basse pression, sous vide en pratique, par un circuit d’eau de mer (source froide du cycle de Carnot).
  • La détente de la vapeur s’effectue au travers d’une turbine ainsi entraînée en rotation (6).
  • La vapeur secondaire condensée en eau dans le condenseur (7) est extraite et renvoyée dans le générateur de vapeur par une pompe alimentaire.
  • La turbine tourne à vitesse constante sous l’action d’une vanne vapeur réglante ; elle entraîne via un réducteur :

– un alternateur de propulsion (ATP) (9) ;

– un alternateur force (ATF) (8) ;

– la pompe alimentaire, dite « attelée ».

  • Le courant alternatif issu de l’ATP est redressé au moyen d’un hacheur/redresseur.
  • Un moteur électrique d’entraînement principal (MEP) (10) à courant continu fait tourner l’arbre d’hélice d sous-marin, en marche avant et marche arrière (11).
  • La variation de vitesse du MEP est obtenue en faisant varier l’intensité du courant d’excitation de l’ATP.

Comme leurs prédécesseurs, les sous-marins nucléaires d’attaque du programme Barracuda sont équipés d’une propulsion nucléaire qui leur confère un rayon d’action et une discrétion remarquables. Ils sont plus rapides, plus endurants et plus polyvalents que les SNA de la génération précédente. Ils disposent en outre de capacités de mise en œuvre de forces spéciales et de frappe d’objectifs terrestres situés à plusieurs centaines de kilomètres, à l’aide de missiles de croisière navals.


Le SNA De Grasse a été transféré du hall de construction de Naval Group à Cherbourg sur le dispositif de mise à l’eau en mai 2025. Le démarrage de la chaufferie nucléaire est une étape essentielle dans la vérification du bon fonctionnement de la propulsion. Elle intervient avant les essais à la mer, prévus au premier semestre 2026 en vue de sa livraison.

Publié le 12 décembre 2025

https://www.cea.fr/Pages/actualites/defense/d%C3%A9marrage-chaufferie-SNA-de-Grasse.aspx

Publication de Naval Group

Le De Grasse, quatrième sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) du programme Barracuda, vient de franchir une étape majeure avec le démarrage de sa chaufferie nucléaire.

chaufferie avancée - Cadarache 


Appelée « divergence », cette étape consiste à s’assurer du bon démarrage du réacteur et permet de vérifier le fonctionnement de la propulsion avant les essais à la mer.

Elle a été réalisée par TechnicAtome et Naval Group et sous la conduite d’ensemble de la Direction générale de l'armement (DGA) et du CEA.

https://www.facebook.com/navalgroup/posts/le-de-grasse-quatri%C3%A8me-sous-marin-nucl%C3%A9aire-dattaque-sna-du-programme-barracuda-/1265775558924558/

https://www.encyclopedie-energie.org/propulsion-nucleaire-navale-principes-technologie/

Le Mameluk - Un nom sur la mer Torpilleur contre torpilleur guerre 1914 1939 fourragère citations Spahi Hardi

Le Mameluk, torpilleur d’escadre Les mamelouks sont des soldats-esclaves d'origine non musulmane (souvent turque ou circassienne) formés...