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09 mai 2026

400 ans de la Marine Présence dans les TAAF Kerguelen Crozet Terre Adélie Amsterdam

La Marine nationale dans les Terres australes et antarctiques françaises

Une présence aux confins du monde depuis les grandes explorations


Depuis quatre siècles, la Marine française trace ses routes sur toutes les mers du globe, des rivages tempérés aux océans les plus austères. Dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), situées à plus de 13 000 kilomètres de la métropole, son rôle s’inscrit dans cette longue histoire maritime faite d’exploration, de science et d’affirmation de souveraineté.


Dès le XVIIIe siècle, les marins français participent aux premières prises de possession des îles australes. En 1772, lors des expéditions menées par Kerguelen de Trémarec et Marion Dufresne, des officiers et équipages érigent des marques symboliques de souveraineté. À Kerguelen, une bouteille contenant un parchemin officiel est déposée en baie de l’Oiseau. 


Dans l’archipel Crozet, une pyramide de pierres est élevée sur l’île de la Possession par Julien Crozet, second de Marion Dufresne. Ces gestes simples, accomplis dans des paysages battus par les vents, constituent les premiers témoignages matériels de la présence française dans ces terres isolées.

L'arche des Kerguelen © JM Bergougniou
Au XIXe siècle, la Marine devient un acteur essentiel des grandes missions scientifiques. Elle transporte hommes, instruments et matériaux vers ces territoires éloignés, permettant l’installation d’observatoires et la réalisation d’expériences scientifiques majeures. Des cairns sont édifiés pour servir de repères aux expéditions futures, et des traces de ces campagnes demeurent aujourd’hui visibles sur le terrain. Ces missions témoignent de la volonté d’associer la navigation à la connaissance du monde, dans la tradition maritime française.

La Marine joue également un rôle central dans l’affirmation durable de la souveraineté française. Pendant des décennies, des bâtiments parcourent régulièrement ces régions afin de renouveler les actes officiels et d’entretenir les marques territoriales. Les missions menées par des navires tels que l’Eure en 1893, l’Antarès en 1931 ou encore le Bougainville en 1939 laissent derrière elles des cairns, des plaques et des monuments symboliques, véritables jalons de la présence française aux confins des océans.


Dans ces territoires isolés, la Marine assure aussi des fonctions logistiques essentielles. Elle transporte les équipes scientifiques, ravitaille les installations humaines et maintient un lien vital entre la métropole et ces îles lointaines. Sans ces missions maritimes, aucune présence durable n’aurait été possible dans ces régions soumises à des conditions climatiques extrêmes.



Aujourd’hui encore, les vestiges laissés par ces expéditions — cairns de pierre, plaques de souveraineté, bases d’observatoires ou structures abandonnées — constituent une mémoire tangible de l’action maritime française. Ils témoignent de la persévérance des marins qui, au fil des siècles, ont contribué à inscrire la France dans l’histoire des terres australes.

Plan de Port Jeanne d'arc levé par l'Antarès
Dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale, l’histoire des TAAF rappelle combien la mer a toujours été un espace d’exploration, de science et d’engagement. Elle souligne aussi que, jusque dans les régions les plus reculées du globe, la Marine a su porter la présence française, maintenir la souveraineté nationale et ouvrir des chemins vers la connaissance.



Aux confins du monde austral, là où les vents sculptent les côtes et où l’horizon semble infini, la trace de la Marine nationale demeure inscrite dans la pierre, dans les archives et dans la mémoire collective. Elle rappelle que l’histoire maritime de la France ne s’écrit pas seulement sur les routes fréquentées, mais aussi dans ces espaces lointains où la mer demeure un défi permanent.

28 février 2026

TAAF L"ASTROLABE R1 Dumont d'Urville 27 12 2025 Michel Rocard Terre Adélie

TAAF L"ASTROLABE R1 Dumont d'Urville 27 12 2025 Michel Rocard Terre Adélie


TàD Dumont d'Urville T.Adélie T.A.A.F. 27-12-2025

Michel Rocard a joué un rôle majeur dans la gouvernance et l’administration des territoires d’outre-mer français.

La Baie Michel-Rocard en Antarctique porte son nom en reconnaissance de son action politique liée aux terres australes.

j'ai appris ce matin que

Austral a deux pluriels masculins : australs ou austraux. Le pluriel austraux est pratiquement inusité, probablement pour des raisons d'euphonie.


Rocard (1930-2016) fut l’une des grandes figures du socialisme réformiste français.

Premier ministre de 1988 à 1991 sous François Mitterrand, il a marqué son époque par une méthode fondée sur le dialogue et le compromis.

Au-delà de ses réformes sociales en métropole, Rocard s’est intéressé aux territoires ultramarins et aux enjeux stratégiques des espaces australs. Il a soutenu une vision responsable de la présence française en Antarctique, privilégiant la recherche scientifique et la protection environnementale plutôt que l’exploitation économique.


Son action s’inscrit dans l’esprit du Traité sur l'Antarctique, qui consacre le continent à la paix et à la science. La France, à travers les Terres australes et antarctiques françaises, affirme ainsi un rôle actif en Terre Adélie.

Attaché aux enjeux climatiques émergents, Rocard voyait l’Antarctique comme un observatoire essentiel pour comprendre l’évolution de la planète. En hommage à cet engagement, une baie de Terre Adélie porte aujourd’hui son nom, symbole d’un héritage politique tourné vers la responsabilité environnementale et la coopération internationale.

01 mars 2025

Patrouilleur L'Astrolabe Australie Hobart Tasmanie février 2025 Terres Australes Dumont d'Urville ravitaillement Terre Adélie R3

 L'ASTROLABE HOBART SPID V 11251 5 février 2025


L'ASTROLABE TàD SPID V 11251 00100 HUB ARMEES
sur timbre français les cerises

Marquée par une escale au pied de la station Dumont d’Urville du 26 au 30 janvier, cette rotation permet à l’Institut polaire de délivrer la fin du SAB (Special Antarctic Blend) nécessaire pour compléter les stocks de la station, ainsi que plusieurs tonnes de fret et denrées. Elle permet également aux Terres australes et antarctiques françaises de réaliser une mission patrimoine, environnement et télécommunications.


La remontée vers Hobart s’est faite avec presque 40 personnels techniques et scientifiques de l’Institut polaire français. Après cette campagne d’été sur la station, les chercheurs, de retour en métropole ou dans leur pays, travailleront sur les données récoltées. 


L'Astrolabe Flamme Hobart FEB. 2025 sur timbre australien Norfolk Island
 L’équipage a quant à lui profité de cette période dans le Grand Sud pour mettre en œuvre son système d’hydrographie SHLM (de nombreuses zones sont encore non hydrographiées aux abord de Dumont d’Urville) et réaliser quelques entraînements spécifiques en environnement polaire (raids nautique, plongées).

"L’Astrolabe" est arrivé à Hobart le 05 février (d’abord pour ravitailler, puis à quai). Et il en est reparti le 10 février au matin (en heure locale) pour faire la rotation R4 qui marque la fin de la campagne d’été en Terre Adélie. Arrivé le 15 février à proximité de DDU, il est parti vers l’Est (sans doute en support à une mission scientifique). Le lendemain "L’Astrolabe" est reparti vers DDU où il est arrivé le 18 février.

TàD  V11251 Spid La Poste 00100 HUB ARMEES 05 FEV.2025 
Flamme Hobart 

Départ le 19 février (heure locale) en direction de Hobart : c’est le début de l’hivernage à DDU.

Arrivé en avance "L’Astrolabe", est resté dans une baie au sud de Kingston le 23 février, avant de venir à quai à Hobart le 24 février. Départ vers La Réunion le 01 mars.


Sources

https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/troisieme-rotation-antarctique-saison-lastrolabe

https://x.com/HobartAccueil/status/1891640195700642274

https://www.facebook.com/HobartAccueil/posts/pfbid0hVeQtnCNm8E6yMicoiLb6UhcAebXy87xYSmM19uvKod1Su1A4sgkLE21kiyMaEsml


Marcophilie Navale 

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11 février 2025

Patrouilleur polaire L'ASTROLABE Dumont d'Urville Terre Adélie 30 décembre 2024 TAAF

 Patrouilleur polaire L'ASTROLABE Dumont d'Urville Terre Adélie 30 décembre 2024 

Malgré des conditions météo dégradées avec le passage de plusieurs dépressions en cette fin d'année 2024 et début d'année 2025, entrainant des vents forts et des précipitations neigeuses, nous avons le plaisir d'accueillir à nouveau l'Astrolabe pour la dernière rotation de l'équipage B en Terre Adélie (R2).


TàD DUMONT D'URVILLE -T.A.A.F. - 30-12-2024 
l’ascidie solitaire Molgula pedunculata colonise les espaces laissés nus
par le passage des icebergs grâce à sa croissance rapide
Le 30 décembre 2024, L’Astrolabe est arrivé devant la station Dumont d’Urville. Cependant, l’arrivée d’une tempête catabatique avec des rafales de vent dépassant les 70 nœuds a empêché l’accostage de la piste du Lion. Les passagers ont été débarqués par hélicoptère. L’équipage a ensuite réalisé un amarrage sur glace non loin de Cap Prud’Homme, qui a permis aux marins de pratiquer des activités sportives sur la banquise. Toutefois, les vents violents dans la soirée ont contraint le navire à appareiller, avant que la banquise ne débâcle.

EDO polaire - © Cédric Corre


Après trois jours de patrouille en mer et un réveillon du Nouvel An passé en appui contre un iceberg, L’Astrolabe a pu accoster à la piste du Lion le 2 janvier pour entamer ses opérations logistiques. En parallèle, les embarcations du bâtiment ont conduit des raids nautiques en soutien des projets scientifiques en Terre Adélie.

Transfert au beau milieu de la banquise - © Cédric Corre
Par ailleurs, un exercice de survie sur la banquise a été conduit, permettant de tester de nouveaux équipements de survie et de maintenir l’entraînement des marins dans des conditions extrêmes.

TàD DUMONT D'URVILLE -T.A.A.F. - 30-12-2024
sur timbre australien koala

Le 8 janvier 2025, L’Astrolabe a appareillé de Dumont d’Urville, embarquant 33 passagers, parmi lesquels des scientifiques et des hivernants quittant la station française. Cette dernière rotation fut également l’occasion d’embarquer pour la première fois un officier d’échange de la garde côtière canadienne.

Le patrouilleur a accosté à Hobart le 13 janvier, marquant la fin d’une première partie de saison réussie avec 173 passagers accueillis. Cette rotation aura permis de livrer 790m3 de carburant antarctique et d’acheminer 640t de fret solide.


https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/troisieme-rotation-antarctique-saison-lastrolabe

https://terreadelie-antarctique.blogspot.com/2025/01/arrivee-de-lastrolabe-pour-sa-3eme.html


TàD DUMONT D'URVILLE -T.A.A.F. - 30-12-2024
sur timbre français Les myrtilles

Polar Observer

@PolarObs


Feb 3

Le 17 janvier 2025, après 4 jours de passation à #Hobart en #Tasmanie, l’équipage A du patrouilleur polaire L'#Astrolabe a repris officiellement la charge du brise-glace à l'équipage B.

05 mars 2023

Xavier Richert TAAF Kerguelen Crozet Saint-Paul et Amsterdam Terre Adélie 1955-2005

Cinquante ans la bel âge





Ce bloc-feuillet sur le cinquantenaire des TAAF, a été tiré à 70 000 exemplaires. Il est composé de quatre timbres à 0,50 euro (cartes géographiques de Crozet, de Saint-Paul et Amsterdam, des Kerguelen, de terre Adélie ; vue du siège des TAAF à Saint-Pierre de la Réunion et effigie de Xavier Richert, premier "ad'sup" du territoire).

 Il a été mis en vente le 10 novembre 2005, lors du Salon philatélique d'automne, à Paris qui y tient un stand.



Xavier Richert, né le 15 août 1913 à Reppe (Territoire de Belfort) et mort le 7 janvier 1992, est un fonctionnaire français, administrateur de la France d'outre-mer.
Après avoir organisé et préparé la présence française en Antarctique entre 1950 et 1954, il devient, en 1955, le premier administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, fonction qu'il occupe jusqu'en décembre 19582.
Il publia sous le pseudonyme de Xavier Reppe, du nom de son village natal et fut lauréat d'un prix de l'Académie française pour son ouvrage Mirages et lumières sorti en 1955



29 janvier 2023

Amiral Max Douguet TAAF Terres Australes et Antarctiques Françaises Marine nationale Terre Adélie Port Martin commandant Charcot

 Amiral Max Douguet

Dans la série des "Noms sur la Mer" on oublie  souvent les marins ayant oeuvré aux TAAF et ils sont nombreux. Certes ils n'ont pas eu  de bateaux à leur nom mais certains ont "quand" même fait l'objet de l'édition d'un timbre.

 

Parlons aujourd'hui de Max Douguet.

L'amiral Douguet était peintre de la Marine

Le 3 février (1950), le commandant Douguet, accompagné de quelques hommes, faisait hisser le pavillon français sur le cap de Port-Martin, aux côtés de Liotard qui, au terme de la cérémonie, devait prendre la pleine responsabilité de la suite des événements à terre.

Le commandant Guillon et le lieutenant de vaisseau Bouvier faisaient, avant de partir, un rapide relevé hydrographique du mouillage et le Charcot appareillait en longeant le côte vers l'ouest pour faire un dépôt en vue des raids futurs de l'expédition. 

Ce dépôt fut établi au cap Jules, juste derrière le glacier de Pénola (maintenant baptisé glacier de la Zélée) et non pas à Pointe Géologie située plus loin, comme il était envisagé au départ.


L’amiral Max Douguet, né le 16 juillet 1903 à Port-Launay (Finistère), est entré à l’Ecole navale le 1 er octobre 1921. Capitaine de corvette le 21 novembre 1940, il était capitaine de vaisseau le 27 décembre 1949, contre-amiral le 1 er janvier 1956, vice-amiral le 1" janvier 1959, vice-amiral d’escadre le 1er décembre 1960, et il a été promu amiral le 15 septembre 1961.

Breveté des Transmissions, il a exercé de nombreux commandements : bâtiment hydrographe « Octant », secteur de Défense maritime à Abidjan, 6e Division de Torpilleurs et « Tempête », contre - torpilleur « Desaix », « Commandant- Charcot » (missions Antarctiques, 1948-1951), Division navale d’Extrême-Orient, Marine en Indochine Sud (1956), il a commandé l’escadre légère de 1958 à 1959. 


L’amiral Douguet est grand Officier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre des T.O.E., Officier du Mérite maritime et titulaire de diverses décorations étrangères.

La redécouverte de la Terre-Adélie



A cette époque, Michel Barré est aide de camp par intérim du chef d'état-major général de la Marine, rue Royale. 
Un jour, Victor entre dans son bureau et demande si la Marine accepterait d'armer un bateau et de conduire une expédition en Terre Adélie, organisée par les «Expéditions françaises polaires», qu'il vient de créer. La Marine accepte et arme, en 1948, le Commandant Charcot, commandé par le capitaine de frégate Douguet.
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Cette expédition vers le Pôle Sud, sous l'égide de la Marine nationale, permet au CF Douguet de hisser de nouveau le pavillon français, début 1950, sur la Terre Adélie. 
Victor ne participe pas à l'expédition, bien qu'il ait collaboré à sa préparation. Celle-ci est dirigée par André-Franck Liotard, qui est le premier à vivre, avec son équipe, un hivernage en Terre Adélie. Cet homme reste pourtant méconnu...

La deuxième expédition est dirigée par Michel Barré, âgé alors de 31 ans.


La vie de l'amiral Max H. Douguet
recto de l'entier postal

Esprit vaste et pénétrant, d'une grand culture général , marin, navigateur et meneur d'hommes, hydrographe et scientifique, aquarelliste de talent, l'amiral Max H. Douguet a servi la Marine pendant 43 ans, au cours d'une brillante carrière d'officier. Cent ans après Dumont / d'Urville, il sut réaffirmer au milieu des plus grandes difficultés, la souveraineté française en Terre Adélie et y installer les deux premières expéditions françaises destinées à hiverner, en 1950 et 1951. 

Sur les sites de vente on trouve encore cet entier postal des TAAF avec le timbre Max Douguet
Le retour à Brest par les îles antarctiques et australes de l'océan Indien


A la suite de cela, le Charcot fit demi-tour, en route vers Hobart ; la traversée du pack dans l'autre sens fut plus facile qu'à l'aller, mais donna quand même quelques émotions : la jeune glace était déjà formée et l'hypothèse d'un blocage du Charcot dans la banquise pendant tout l'hivernage apparaissait comme possible. Des dispositions furent envisagées mais, heureusement, le bateau s'en sortit sans mal et reprit sa route vers le nord.

Pas grand chose à dire du retour sinon que le commandant Douguet, avec l'accord de la Marine à Paris, décida de rentrer par le chemin des écoliers, si toutefois on peut souhaiter à des écoliers de prendre une telle route!

Sources

Amiral Max H. Douguet (1903-1989), Les routes océanes et la connaissance scientifique l'univers, par René G. Hervieu, aux éditions Hérault, 

Ecole navale Tradition Douguet Max

Cols bleus 23 septembre 1961 n° 713

Cols bleus 25-12-1993 n° 1994

12 janvier 2023

Terre Adélie 14 11 2022 Dumont d'Urville Antarctique TAAF

Terre Adélie 14 11 2022

Dumont d'Urville



Un amphipode, constitutif d'un groupe très étendu, est inclus dans les arthropodes. Il est composé essentiellement de crustacés marins semblables à des petites crevettes. L'amphipode est un crustacé de petite taille, à corps comprimé latéralement.

En tant qu'aliment de base  pour de nombreuses espèces de poissons, les amphipodes constituent un maillon important de la chaîne alimentaire.

Construite dans les années 1950, la vétuste station polaire Dumont-d’Urville, située en Antarctique, est une plateforme d’observation de l’atmosphère, de la calotte glaciaire et des populations animales. Des conditions extrêmes pour quelques scientifiques qui n’ont pas froid aux yeux.

 (Bruno et Marie Cusa / Institut polaire français)
Inaugurée le 12 janvier 1956, la station polaire de Dumont-d’Urville porte le nom du premier Français à avoir posé un pied en Antarctique, en 1840. Elle est construite sur l’île des Pétrels, à l’est de la Terre Adélie, sa gestion est assurée par l’Institut polaire français Paul-Émile-Victor (Ipev), et son territoire est administré par les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf). L’ensemble des bâtiments de la base – lieux de vie, laboratoires de recherche et locaux techniques – représente 5 000 m2.


(Infographie : Ouest-France)

Une base vieillissante

Au bout du monde, la base de Dumont-d’Urville semble aussi à bout de souffle. Elle souffre « de graves problèmes de vétusté et de salubrité, ne disposant pas des équipements adaptés au traitement des déchets », détaille un rapport sénatorial du 12 décembre 2022.

« La station a 70 ans. Elle est implantée dans un milieu hostile. Il y a des problèmes d’évacuation d’eau, les moteurs sont usés, l’isolation n’est pas optimale, l’hôpital est fonctionnel mais très vieillissant »​, poursuit le directeur de l’Institut polaire, Yan Ropert-Coudert. Pour rénover, plutôt que reconstruire la base, les bâtiments actuels doivent être exploitables. « Faut-il rester sur l’île des Pétrels ? Se rapprocher du continent ? Garder autant de bâtiments à chauffer ? Combien de scientifiques souhaitons-nous accueillir à l’avenir ? », ​s’interroge-t-il.

 (Bruno et Marie Cusa / Institut polaire français)

Huit millions pour sécuriser la base

En octobre 2021, la ministre de la Recherche Frédérique Vidal annonçait le déblocage d’un million d’euros d’ici à la fin de l’année, puis 7 millions d’euros sur trois ans« Ces fonds servent à lancer les prévisions et à sécuriser la base mais ce n’est pas suffisant. Les Néo-Zélandais ont mis 280 millions d’euros dans leur station en Antarctique »​, rappelle le directeur, pour qui l’investissement doit être à la hauteur des ambitions françaises dans le Continent austral. Outre les moyens financiers, l’Institut polaire demande davantage de moyens humains pour maintenir la recherche scientifique en parallèle des travaux jusqu’en 2050.

La biodiversité en Terre Adélie

La situation géographique de la base témoigne d’une des premières missions des scientifiques : l’étude des populations animales, notamment les mammifères et les oiseaux marins, et de leur adaptation face au changement climatique. La station est installée au milieu du lieu de vie des manchots Adélie et à proximité de celui des manchots empereurs, qui se reproduisent sur la terre ferme. Ces derniers font l’objet d’un suivi continu depuis 1970.


Sources


Ouest-France  11 janvier 2023

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2023-01-11/voici-a-quoi-ressemble-dumont-d-urville-la-venerable-base-polaire-francaise-du-bout-du-monde-bb1755f2-3d7f-41ea-b63c-713257a24e3f

09 janvier 2023

Réunion consultative du traité sur l'Antarctique TAAF Terre Adélie Dumont d'Urville Sophie Beaujard Juin 2021

Réunion consultative du traité sur l'Antarctique 2021

Lettres mettent parfois du temps à revenir du bout du monde... Qu'importe à ce niveau là que le facteur ne passe qu'un jour sur deux... 

et j'aime bien le XLIIIe du logo de la réunion consultative du traité de l'antarctique... Retour sur les bancs de l'école et aux chiffres romains (Cinquante moins dix plus trois égalent 43) 

Des chiffres et des lettres... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!



Du 14 au 24 juin 2021, la France accueille la Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA)

L’Antarctique est le continent le plus austral de la Terre. S’il ne compte pas d’habitant permanent, ses 52 bases scientifiques accueillent, en revanche, autour de 1 500 savants qui profitent de l’isolement et de la rudesse climatique, propices aux recherches scientifiques.
Signé en 1959 par 12 pays (l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Chili, la France, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, l’Union sud-africaine, l’URSS, le Royaume-Uni et les USA), rejoints par 42 autres États, le Traité sur l’Antarctique dispose que le « continent blanc » est réservé exclusivement aux activités pacifiques et scientifiques. Il a également gelé toute revendication territoriale et promeut la coopération internationale.


Les États parties organisent annuellement et à tour de rôle une Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA). En 2021, la 43e RCTA est organisée par la France. Elle se tiendra du 14 au 24 juin 2021.

Un timbre « hors programme » du territoire des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) : le 11 juin, les TAAF mettront en vente un bloc-feuillet à l’occasion de la 43e réunion consultative du traité de l’Antarctique, d’une valeur de 3 euros, créé par Sophie Beaujard

Le Protocole de Madrid a érigé l’Antarctique en « réserve naturelle dédiée à la paix et à la science » en interdisant notamment l’exploitation des ressources minérales en Antarctique. Ce texte, rédigé à l’initiative des Premiers ministres français et australien, Michel Rocard et Bob Hawke, pose comme principe que les activités en Antarctique doivent être conduites de façon à limiter les impacts négatifs sur l’environnement et les écosystèmes.

L’Antarctique recèle une biodiversité exceptionnelle ce qui en fait un laboratoire privilégié pour la coopération internationale et la recherche scientifique dans de nombreux domaines : climatologie, sciences de la terre, biologie, astronomie, médecine….


Sources

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/antarctique/43e-reunion-consultative-du-traite-sur-l-antarctique-rcta/

https://taaf.fr/missions-et-activites/activites-regionales-et-internationales/reunion-consultative-du-traite-de-lantarctique/


https://www.lemonde.fr/mondephilatelique/article/2021/05/05/un-timbre-pour-la-43e-reunion-consultative-du-traite-de-l-antarctique-a-paris_6079240_5470897.html


28 mars 2022

Patrouilleur Polaire L'Astrolabe -Des hélicoptères à Dumont d'Urville Cap Prud'Homme TAAF Terre Adélie


Patrouilleur Polaire L'Astrolabe 

Des hélicoptères à Dumont d'Urville Cap Prud'Homme TAAF Terre Adélie

18 novembre 2021

1er vol depuis L'Astrolabe vers DDU appareil C-GZIV
L' Eurocopter AS350 Écureuil, aujourd'hui Airbus Helicopters H125 , est un hélicoptère utilitaire léger monomoteur initialement conçu et fabriqué en France par Aérospaciale et Eurocopter devenu aujourd'hui Airbus Helicopter.

Cet appareil est connu pour ses performances à haute altitude et a été utilisé par les opérateurs dans de tels environnements. Les rotors principal et de queue utilisent des matériaux composites et sont conçus pour minimiser les exigences de corrosion et d'entretien.

19 novembre 2021

1er vol depuis DDU vers Cap Prud'homme appareil C-GZIV


La version haute performance est propulsée par un moteur Arriel 2B équipé d'une unité de commande numérique du moteur (DECU) monocanal avec un système de secours mécanique. Cet hélicoptère est le premier à atterrir au sommet de l'Everest.





Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français



Pauline MARCEL/Institut Polaire Français



Pauline MARCEL/Institut Polaire Français



Audrey A./Marine Nationale/

400 ans de Marine à Brest un peu d'histoire 5 mai 2026 premier jour

400 ans de Marine à Brest 5 mai 2026 Brest le port © JM Bergougniou Brest Tape de bouche sur le canon du Richelieu © JM Bergougniou Richelie...