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03 octobre 2026

Tromelin îles Eparses 12 septembre 2026 cérémonie sauvetage esclaves L'Utile TAAF îles Eparses

Tromelin îles Eparses 

TAAF 12-9-2026

Une cérémonie officielle s'est tenue le 12 septembre 2026 sur l'île Tromelin pour marquer le 250e anniversaire du sauvetage des esclaves malgaches naufragés de L'Utile.



Les faits marquants de la commémoration
• Le naufrage historique : Dans la nuit du 31 juillet 1761, le navire négrier L'Utile (de la Compagnie française des Indes orientales) a fait naufrage sur l'île de Sable, devenue l'île Tromelin.



L'abandon : L'équipage français a quitté l'île deux mois plus tard sur une embarcation de fortune en promettant de revenir chercher la soixantaine d'esclaves malgaches survivants, une promesse non tenue qui les a laissés 15 ans dans un dénuement total avant un sauvetage en 1776.


• La cérémonie : Organisée par les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) le 12 septembre 2026, une délégation s'est rendue sur place pour un temps de recueillement et l'inauguration de nouveaux panneaux didactiques.



Deux siècles et demi plus tard, une séquence mémorielle réunira sur Tromelin plusieurs représentants de l’État, des TAAF et des personnalités engagées dans la connaissance et la transmission de l’histoire de l’île.

La délégation sera notamment composée de Mikael Quimbert, préfet, administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, Patrice Latron, préfet de La Réunion, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur pour les pôles et les enjeux maritimes, Rostane Mehdi, recteur de l’académie de La Réunion, Isabelle Autissier, présidente du conseil consultatif des TAAF, Julien Renzoni, directeur interrégional de Météo-France, Amélie Puccinelli, secrétaire générale de la préfecture des TAAF et cheffe de district des Eparses et Jean-François Rebeyrotte, membre de l’équipe archéologique de Tromelin (pilotée par le GRAN et l’INRAP) de 2006 à 2013.

La cérémonie commémorative se tiendra sur les lieux mêmes où les naufragés de L’Utile ont vécu pendant près de quinze ans. Elle comprendra notamment un temps de recueillement auprès de la stèle commémorative et un hommage aux naufragés. De nouveaux panneaux didactiques consacrés aux « Oubliés de L’Utile » seront également inaugurés afin de mieux faire connaître leur histoire aux personnes amenées à séjourner sur l’île.

Cette séquence permettra de rendre hommage aux naufragés de L’Utile, tout en rappelant la place particulière de Tromelin dans l’histoire de la traite et de l’esclavage dans l’océan Indien et l’importance du travail mené pour préserver et transmettre cette mémoire.







La délégation réunissait notamment Mikaël Quimbert, préfet des TAAF, Patrice Latron, préfet de La Réunion, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur pour les pôles et les enjeux maritimes, Rostane Mehdi, recteur, Isabelle Autissier, Julien Renzoni, directeur interrégional de Météo-France, Amélie Puccinelli et Jean-François Rebeyrotte, participant aux campagnes archéologiques de 2006 à 2013. 
Ce dernier a présenté l’histoire des naufragés et les vestiges de leur communauté. Une remise de médailles et de lettres de félicitations aux personnels militaires ayant servi dans les Australes a également marqué l’escale.










https://taaf.fr/actualite/a-tromelin-250-ans-apres-le-sauvetage-des-naufrages-de-lutile-une-commemoration-pour-transmettre-leur-memoire/

02 octobre 2026

Marion Dufresne OP2 Amsterdam 1-9-2026 TAAF

Marion Dufresne OP2 Amsterdam 1-9-2026

Marius a gardé un très bon souvenir de son passage sur l'île d'Amsterdam et de la rencontre avec ses lointaines cousines à la MAE, la mare aux éléphants.

Du 1er au 4 septembre, le Marion Dufresne a fait escale sur l’île Amsterdam pour la dernière étape de l’OP2 dans les districts austraux avant le retour vers Tromelin et la Réunion.




Le pli oblitéré à Martin-de-Viviès est du 1er septembre 2026.

Les personnes directement identifiées par les cachets comme intervenant à bord sont Sébastien Plouzot le commandant du Marion Dufresne, Olivier Biancheri l'OPEA, Mathilde Léauté, chargée de communication (son manchot arbore un gwen ha du et un appareil photo) , Mathilde Moutoussamy la responsable boutique et l’équipe Helilagon Seb et Ulrich. 




Un timbre à date peut parfois raconter beaucoup plus que le simple passage d’une lettre par un bureau de poste. C’est précisément le cas des plis oblitérés MARTIN-DE-VIVIÈS – ÎLE AMSTERDAM le 1er septembre 2026.
 


Aux TAAF, l’OPEA est le chef d’expédition qui coordonne la mission à bord du Marion Dufresne pendant une rotation de ravitaillement des îles.
Le sigle a plusieurs formulations dans les documents officiels : le lexique des TAAF indique « chargé des Opérations Extérieures Australes », tandis que l’arrêté organisant cette fonction emploie « chargé des Opérations des Expéditions Australes ». 
Historiquement, il signifiait « Officier Portuaire des Expéditions Australes ». taaf.fr
À quoi sert-il concrètement ? Il organise le programme de la rotation :
- les escales, les embarquements et les débarquements ;
- le chargement et le déchargement des vivres, du matériel et du combustible ;
- le programme de l’hélicoptère embarqué ;
- l’accueil des passagers, leur répartition en cabines et leurs formations ;
- la coordination avec les chefs de district qui réceptionnent les personnels et les marchandises à terre.
Il fixe les priorités et adapte le programme aux contraintes de la mission. Il représente également le préfet des TAAF lorsque les autorités prévues par l’arrêté sont absentes du bord, puis rend compte de la rotation. taaf.fr


Le commandant conduit le navire ; l’OPEA organise l’expédition. Leurs responsabilités se complètent : les décisions de l’OPEA doivent respecter les compétences du commandant du bateau et du commandant de l’aéronef. C’est donc le « chef d’orchestre » du ravitaillement et de la relève des équipes.







Durant ces quatre jours, les équipes ont mené à bien les opérations de ravitaillement de la base Martin-de-Viviès et de relève des personnels. Plusieurs interventions ont également été réalisées sur le terrain, avec notamment la pose de caillebotis  et d’une main courante afin de faciliter les déplacements et de sécuriser certains accès





Comme à Crozet et Kerguelen, cette escale a été marquée par la passation entre les chefs de district : Gilles Aymoz succède à Marie-France Bernard et prend officiellement ses fonctions à la tête du district de Saint-Paul et Amsterdam









La direction des pêches et des questions maritimes (DPQM) des TAAF a également mis en œuvre un protocole d’étude de la langouste de Saint-Paul (Jasus paulensis). 


Après la pose de casiers expérimentaux, des mesures biométriques et des prélèvements ont été réalisés sur des femelles. Ces données seront transmises au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), partenaire scientifique de la pêcherie, afin d’améliorer les connaissances sur la biologie de l’espèce, notamment sur la maturité fonctionnelle et physiologique des femelles



Ce jour-là, le Marion Dufresne arrive à Amsterdam au cours de l’OP2 2026. Pour la petite communauté installée à Martin-de-Viviès, l’arrivée du navire est toujours un événement. Elle rompt plusieurs semaines d’isolement et déclenche une activité inhabituelle : débarquement des vivres et du matériel, courrier, relève de personnels, travaux sur la base et opérations scientifiques.

L’escale de septembre 2026 est également celle du passage de témoin à la tête du district de Saint-Paul et Amsterdam. Marie-France Bernard achève sa mission et Gilles Aymoz lui succède comme chef de district.

Pendant l’escale, la direction des pêches des TAAF mène également une opération consacrée à la langouste de Saint-Paul (Jasus paulensis). Des casiers expérimentaux sont immergés et les animaux capturés font l’objet de mesures et de prélèvements, notamment sur les femelles. Les données recueillies doivent contribuer aux travaux scientifiques consacrés à cette espèce emblématique des eaux de Saint-Paul et Amsterdam.

Pour le marcophile, le 1er septembre 2026 prend donc une signification particulière. Une enveloppe portant ce jour-là le timbre à date de Martin-de-Viviès n’est pas seulement un courrier provenant d’Amsterdam : sa date coïncide avec l’arrivée du Marion Dufresne. Elle peut ainsi être replacée dans le contexte très précis de l’OP2 et de la relève.




C’est tout l’intérêt de ces plis des TAAF. À l’affranchissement et à l’oblitération viennent souvent s’ajouter des cachets de mission, des tampons de service ou des signatures. Mis en relation avec le calendrier des rotations du Marion Dufresne, ces éléments permettent parfois de reconstituer presque jour après jour la vie postale de la base.

Sources TAAF

https://www.facebook.com/TAAFofficiel/posts/-op2-derni%C3%A8re-escale-%C3%A0-amsterdamdu-1er-au-4-septembre-le-marion-dufresne-a-fait-/1507406948097205/



01 octobre 2026

Glorieuses Îles Eparses BSAOM Champlain 18-7-2026

 Glorieuses Îles Eparses BSAOM Champlain 18 juillet 2026

Encore des enveloppes n'importe quoi.... TàD des Glorieuses,cachet du vaguemestre d'Europa, position de Juan de Nova... puis encore les cachets des vaguemestres des Eparses...



Après 3 mois passés à terre, l’aspirant Hugo a participé à une ultime campagne d’un mois sur le Champlain. Le BSAOM a effectué le parcours classique d’une tournée de ravitaillement des îles Éparses en touchant Europa, Juan de Nova et les Glorieuses. C’était la première fois que le protocole d’observation des cétacés de l’association Globice était mis en œuvre dans le cadre de la mission Bougainville à bord du Champlain.

Quinze baleines à bosse ont été observées durant les périodes de transit. L’équipage a activement contribué à la veille et à l’observation de la mégafaune marine.

Sur le « front micro-planctonique », à l’autre extrémité du spectre de taille des organismes marins, huit prélèvements ont été réalisés, un par jour en ZEE française lorsque les conditions météorologiques étaient favorables. Les échantillons récoltés sont de qualité, ils complètent la moisson 2025-2026 dans le sud-ouest de l’océan Indien.






30 septembre 2026

500 ans de la découverte de l'île d'Amsterdam 1522 TAAF 2022 Raphaële Goineau Paris Philex Elcano

500 ans de la découverte de l'île d'Amsterdam TAAF 1522-2022

Il aura fallu quatre années à ces enveloppes pour revenir d'Amsterdam (TAAF)... Le bloc et le timbre célébraient les 500 ans de la découverte de l'île de la Nouvelle-Amsterdam le 18 mars 1522. Tout arrive à qui sait attendre!


L’expédition partie en 1519 cherchait à atteindre les îles aux épices par l’ouest, en contournant l’Amérique. Après les Moluques, Elcano poursuit le retour vers l’ouest, à travers l’océan Indien, puis autour de l’Afrique. Le Victoria, chargé notamment de clous de girofle, accomplira ainsi une circumnavigation complète. 



Juan Sebastián Elcano après la mort de Magellan prend le commandement du Victoria. Il achève, avec ses compagnons, le premier tour du monde. 
Originaire de Getaria, au Pays basque espagnol, Elcano est déjà un marin expérimenté lorsqu’il rejoint en 1519 l’expédition de Magellan, comme maître à bord de la Concepción.  Sa date de naissance reste incertaine : les documents des TAAF indiquent souvent 1476, tandis que la Real Academia de la Historia retient vers 1487. Il meurt dans le Pacifique le 6 août 1526, au cours d’une nouvelle expédition vers les Moluques. 


Martin-de-Viviés Amsterdam © JM Bergougniou
Le 18 mars 1522, les marins aperçoivent une terre isolée et élevée dans le sud de l’océan Indien. Le pilote Francisco Albo en consigne l’observation : une île située vers 37° 50′ de latitude sud, dont il estime le pourtour à environ six lieues. Vue du navire, elle lui paraît sans arbres et inhabitée. Ce témoignage est précieux : la découverte attribuée à Elcano est celle d’un équipage, dont Albo conserve la trace écrite. Ámsterdam, isla elemental


Martin-de-Viviés Amsterdam station Météo © JM Bergougniou
Il s’agit d’un repérage depuis la mer : selon le récit publié par la Fondation Elkano, les tentatives pour débarquer échouent et le navire poursuit sa route. Les navigateurs ne réalisent donc ni exploration de l’intérieur ni installation sur l’île. Elcano ne lui donne pas le nom d’Amsterdam ; ce nom sera attribué au siècle suivant par un navigateur hollandais. Les TAAF précisent également que l’île demeure sans nom à l’issue de son passage en 1522. Ámsterdam, isla elemental
l'île d'Amsterdam TAAF © JM Bergougniou



l'île d'Amsterdam TAAF © JM Bergougniou
Après encore plusieurs mois de navigation, le Victoria atteint Sanlúcar de Barrameda le 6 septembre 1522, avec Elcano et dix-sept autres survivants, puis Séville le 8 septembre. Le bloc des TAAF de 2022 rappelle donc une rencontre fugitive avec Amsterdam au cours d’un voyage majeur : la première circumnavigation achevée et documentée de l’histoire.


Les otaries d'Amsterdam © JM Bergougniou
Le 23 juin eut lieu l'émission philatélique hors programme célébrant les 500 ans de la découverte de l’île Amsterdam. 
Originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, Raphaële Goineau, artiste peintre officielle de la Marine, réalise depuis son archipel des timbres et blocs depuis 1990, et notamment pour les TAAF.


Elle dédicacera le 23 juin sur l’espace TAAF du Salon Paris-Philex sa dernière création qui représente, devant les mythiques falaises d’Entrecasteaux, le portrait de Juan Sebastián Elcano, officier de Fernand de Magellan, et son navire le Victoria, découvrant le 18 mars 1522 une terre
devenue depuis l’île Amsterdam.  
D’une valeur de 1,50 €, le timbre est présenté dans un bloc d’un timbre, imprimé en offset à 20 000 exemplaires. Le bloc mesure 165 × 100 mm, et le timbre 52 × 31 mm.

30 juillet 2026

BSAOM CHAMPLAIN Europa 28-6-2026 Iles Eparses TAAF

 BSAOM CHAMPLAIN Europa 28-6-2026 Eparses TAAF

Europa, sentinelle française au coeur du canal du Mozambique

Perdue dans l’immensité du canal du Mozambique, à mi-chemin entre les côtes africaines et Madagascar, l’île Europa est l’une des terres les plus isolées de l’océan Indien. Elle appartient aux îles Éparses, cinquième district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), aux côtés de Juan de Nova, des Glorieuses, de Bassas da India et de Tromelin.




Avec environ 30 km² de terres émergées, Europa est la plus grande des îles Éparses. De forme grossièrement pentagonale, elle mesure 6 à 7 kilomètres de diamètre et ne s'élève guère au-dessus de l'océan : son point culminant atteint seulement 7 mètres. Cette terre basse et sablonneuse est entourée d'un récif frangeant presque continu. Dans sa partie nord-est s'étend un vaste lagon intérieur d'environ 9 km², bordé par près de 700 hectares de mangrove primaire.




Un sanctuaire naturel

L'isolement d'Europa a permis la conservation d'un patrimoine naturel exceptionnel. Parmi les îles Éparses, elle se distingue notamment par une végétation indigène demeurée presque intacte. Forêt sèche d'euphorbes, formations herbacées, sansouires, mangrove et milieux récifaux composent une mosaïque de paysages qui tranche avec l'image traditionnelle de la petite île tropicale couverte de cocotiers.


Le gendarme, représentant des TAAF

À côté du détachement militaire se trouve un personnage essentiel pour comprendre l'histoire administrative et postale d'Europa : le gendarme détaché sur l'île.
Il ne fait pas simplement partie du détachement militaire. Il représente sur place le préfet, administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises.

Ses fonctions sont multiples : maintien de l'ordre public, constatation des infractions en sa qualité d'officier de police judiciaire, protection du territoire, fonctions administratives et d'état civil, mais aussi participation à certaines missions environnementales.
Et il possède une autre fonction, particulièrement intéressante pour le collectionneur :
le gendarme d'Europa est également le vaguemestre de l'île.





Un sanctuaire naturel

L'île constitue surtout un refuge majeur pour les oiseaux marins. Huit espèces y nichent, parmi lesquelles le paille-en-queue à brins rouges, le paille-en-queue à brins blancs d'Europa, les frégates, le fou à pieds rouges, le puffin tropical et la sterne fuligineuse. Deux sous-espèces d'oiseaux sont endémiques, dont le remarquable paille-en-queue à brins blancs d'Europa. Les TAAF évaluent sa population à seulement 300 à 400 couples.


Europa est également l'un des grands sanctuaires de la tortue verte. Les TAAF estiment que 2 000 à 11 000 tortues vertes viennent, selon les années, pondre sur ses plages, ce qui en fait le plus important site de ponte de l'océan Indien. Récifs coralliens, herbiers marins et mangrove complètent cet ensemble naturel remarquablement préservé.


Une île longtemps fréquentée, rarement habitée

La navigation européenne dans le canal du Mozambique est ancienne, mais le nom d'Europa remonte à 1774, lorsque l'équipage du navire britannique Europa donna à l'île le nom de son bâtiment. Une tentative d'installation française est attestée en 1860 avec la famille Rosier. D'autres occupations suivirent, liées notamment à la pêche, au ramassage des œufs et à différentes tentatives d'exploitation. Quelques vestiges, citernes, constructions et traces d'anciennes activités témoignent encore aujourd'hui de cette présence humaine fragile.

L'acte du 31 octobre 1897 déclara officiellement Europa dépendance française. Après différents rattachements administratifs à Madagascar, l'île fut directement rattachée au gouvernement de la République française en 1960. Depuis 2007, les îles Éparses constituent le cinquième district des TAAF.

De la météo à la présence permanente

Une nouvelle période commence en 1949 avec l'installation d'une station météorologique. L'année suivante apparaît une première piste d'atterrissage. Plusieurs emplacements seront successivement utilisés avant l'inauguration, le 18 avril 1973, de la piste située dans le nord de l'île. En 1981 est construite la nouvelle station météorologique dite « station des Rosiers ».

À partir de la crise politique régionale de 1973, une présence militaire permanente est également mise en place. Europa accueille depuis un détachement chargé d'assurer la présence et la souveraineté françaises, accompagné d'un gendarme. Cette présence humaine réduite donne à l'île une physionomie très particulière : Europa n'a ni ville, ni village, ni population civile permanente au sens classique. Les hommes et les femmes qui y séjournent sont relevés périodiquement.

Ces rotations constituent le lien indispensable entre cette petite terre isolée et La Réunion : personnels, vivres, matériel, courrier et parfois scientifiques arrivent et repartent au rythme des relèves. L'avion, le bâtiment militaire ou le navire de passage devient alors, pour quelques heures, le cordon ombilical d'Europa.

Une petite île, un immense territoire maritime

Les 30 km² d'Europa pourraient paraître dérisoires sur une carte. Pourtant, sa position au sud du canal du Mozambique lui confère une importance considérable. La zone économique exclusive associée à l'île représente environ 127 300 km², soit plus de 4 000 fois sa superficie terrestre.

Europa est ainsi à la fois un territoire français, un poste avancé dans le canal du Mozambique, un espace de recherche scientifique et surtout un sanctuaire de biodiversité tropicale exceptionnellement préservé.

Sources 

T..A.A.F


11 juillet 2026

Vice-amiral Rosily-Mesros Kerguelen TAAF 400 ans sur toutes les mers du monde, Cadix,

 Vice-amiral Rosily-Mesros 

François Étienne de Rosily-Mesros, l'amiral que Napoléon destinait à Trafalgar



Parmi les officiers généraux de la Marine impériale, François Étienne de Rosily-Mesros (1748-1832) occupe une place singulière. Marin expérimenté, hydrographe reconnu et administrateur de talent, il reste surtout dans l'histoire comme l'amiral que Napoléon avait choisi pour remplacer Villeneuve... quelques jours avant la bataille de Trafalgar.

Né à Brest le 13 janvier 1748, Rosily entre très jeune dans la Marine royale. Il participe à la guerre d'Indépendance américaine et se distingue par ses qualités de navigateur. Passionné d'hydrographie, il effectue plusieurs missions scientifiques en Méditerranée, dans l'océan Indien et jusqu'en Extrême-Orient, contribuant à l'amélioration des cartes marines françaises. 



Contrairement à de nombreux officiers de son époque, il reste au service de la France pendant la Révolution. Son expérience lui vaut d'accéder aux plus hautes responsabilités sous le Consulat puis sous le Premier Empire.



En 1805, Napoléon perd confiance dans le vice-amiral Villeneuve, commandant de la flotte franco-espagnole réfugiée à Cadix. Il décide de le remplacer par Rosily-Mesros. Mais lorsque celui-ci arrive en Espagne, Villeneuve a déjà quitté le port. Le 21 octobre 1805, la bataille de Trafalgar se solde par la destruction de la flotte franco-espagnole. 

Rosily ne prendra jamais le commandement que l'Empereur lui destinait.

le port de Cadix


Il conserve néanmoins la direction des navires français restés à Cadix. En juin 1808, après le soulèvement de l'Espagne contre Napoléon, il doit capituler devant les forces espagnoles et britanniques, mettant un terme à la présence navale française dans ce port stratégique.



La seconde partie de sa carrière est consacrée à l'administration de la Marine. À la tête du Dépôt des cartes et plans, il modernise l'hydrographie française, encourage les levés nautiques et participe à la réorganisation des arsenaux impériaux. Son œuvre scientifique aura une influence durable sur la navigation française tout au long du XIXᵉ siècle.


Moins connu que Suffren ou Villeneuve, François Étienne de Rosily-Mesros demeure pourtant l'une des grandes figures de la Marine napoléonienne : un officier dont les compétences techniques et administratives furent aussi précieuses que les talents de commandement en mer.




François Étienne de Rosily-Mesros

François Étienne de Rosily-Mesros (1748–1832) est un amiral, hydrographe et explorateur français qui servit sous l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire. Il est surtout connu pour ses travaux cartographiques, ses expéditions maritimes et son rôle dans les événements qui suivirent la bataille de Trafalgar, ce qui en fait une figure marquante de l'histoire navale française. 


Jalons de sa carrière



Au début de sa carrière, Rosily participe aux expéditions de découverte menées par Yves-Joseph de Kerguelen et Louis de Saint-Aloüarn dans les mers australes. Au cours de ces voyages, il réalise des relevés hydrographiques précis des côtes de l'Australie occidentale, de la mer de Chine, de l'océan Indien et d'autres régions d'Asie, travaux qui lui valent une solide réputation de cartographe et de navigateur. 


Service militaire et commandement

 la guerre d'indépendance américaine puis les guerres de la Révolution et de l'Empire, Rosily commande plusieurs bâtiments et gravit progressivement les échelons jusqu'au grade de vice-amiral. En 1805, Napoléon le désigne pour remplacer l'amiral Villeneuve à la tête de la flotte franco-espagnole de Cadix, mais Villeneuve prend la mer avant son arrivée et la flotte est défaite à la bataille de Trafalgar. Rosily prend ensuite le commandement des navires français rescapés, avant de capituler à Cadix en 1808 face aux forces espagnoles et britanniques. 


Contributions scientifiques

Carte dressée par l'enseigne de Rosily

Au-delà de sa carrière militaire, Rosily dirige le Dépôt des cartes et plans de la Marine, où il supervise la production et l'amélioration des cartes nautiques françaises. Il siège également au Bureau des longitudes et devient membre libre de l'Académie des sciences en 1816, illustrant l'importance de son apport à l'hydrographie et aux sciences de la navigation. 


Héritage

Rosily est créé comte de l'Empire en 1809. Son nom figure parmi ceux gravés sur l'Arc de Triomphe à Paris en hommage aux grands chefs militaires français. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, où son monument funéraire met en avant aussi bien ses campagnes navales que ses réalisations scientifiques et cartographiques. 

Le saviez-vous ?

Carte cap Rosily © JM Bergougniou

Rosily participa à la deuxième expédition de Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec en 1773-1774. Lors de cette campagne, son navire fut séparé de celui de Kerguelen, et il fut recueilli par le vaisseau Le Gros Ventre commandé par Louis Aleno de Saint-Aloüarn. Cette expédition le conduisit notamment vers les Kerguelen puis les côtes de l'Australie occidentale, où il réalisa d'importants travaux hydrographiques.

Péninsule Rallier du Baty - Cap de Rosily © JM Bergougniou


L'oeuvre scientifique de François Étienne de Rosily-Mesros ne fut pas oubliée. Son nom a été donné au cap de Rosily, sur la côte occidentale des îles Kerguelen, dans les Terres australes françaises. Ce toponyme perpétue le souvenir d'un marin qui consacra une grande partie de sa carrière à l'hydrographie et à la cartographie navale, disciplines essentielles à la puissance maritime de la France.



Sous-Marin Thon une histoire d'espionnage et de capot 1904 1916

Sous-Marin THON  une histoire d'espionnage et de capot Le Thon (Q20) est un sous-marin français de la classe Naïade, construit à l’arsen...