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24 juillet 2026

400 ans de la Marine 400 ans au service de la France sur tous les océans

 400 ans de la Marine 


400 ans de la Marine Nationale - 400 ans au service de la France sur tous les océans. 400 ans de mer, de combat, de marins. Les timbres représentent les 5 "forces" de la Marine Nationale : - Fusiliers et commandos- Marins-pompiers- Force sous-marine- Aéronautique navale- Force de surface

Volonté de forte de la Marine Nationale de mettre en avant les femmes et les hommes qui constituent la Marine Nationale.

Pour célébrer ses 400 ans, la Marine nationale s’associe avec le groupe La Poste pour rendre hommage aux marins qui œuvrent chaque jour à la protection de la France et de ses intérêts sur tous les océans. Chaque timbre met en avant le portrait des femmes et des hommes des forces opérationnelles de la Marine nationale, tous unis par l’esprit d'équipage. Cette collection en trois volets allie tradition et modernité tant dans le style graphique de l’illustration que dans la forme du timbre, qui reprend l’esprit des emblématiques patchs d’unités.© La Poste – © SIRPA Marine - Tous droits réservés

Les timbres Lettre verte permettent un envoi au départ et à destination de :

La France métropolitaine

L'Outre-mer (surtaxe au-delà de 100g)

Andorre et Monaco.

Le Chasseur 135 (CH 135) – Un chasseur de sous-marins américain Marine nationale Cherbourg surcharge FM Rouge type paix

 Chasseur 135

Type Paix 90C Outremer surcharge FM Rouge



Le Chasseur 135 (CH 135) est l'un des cinquante chasseurs de sous-marins de la classe américaine SC-497 transférés à la France en 1944 dans le cadre du programme de Prêt-Bail (Lend-Lease) mis en place par le président Franklin D. Roosevelt afin de renforcer les marines alliées. Construit aux États-Unis sous le numéro USS SC-651, il reçoit après son transfert la désignation CH 135 au sein de la Marine nationale.


La classe SC-497 constitue l'une des plus importantes séries de chasseurs de sous-marins construites pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1944, 438 unités sont réalisées pour l'US Navy à partir du prototype SC-453. Ces bâtiments, rapides, robustes et relativement économiques, sont conçus pour assurer la lutte anti-sous-marine, l'escorte des convois, la surveillance côtière et les patrouilles de sécurité. Si dix-sept unités sont perdues pendant la guerre, aucune ne sera officiellement créditée de la destruction d'un sous-marin ennemi, leur rôle ayant été avant tout dissuasif et protecteur.

Timbre Franchise Militaire N° YT 9
flamme Cherbourg Manche date illisible

Au titre du Lend-Lease, 142 chasseurs sont cédés aux marines alliées : 78 à l'Union soviétique, 50 à la France, 8 au Brésil et 3 à la Norvège ainsi qu'au Mexique. Les unités remises à la France sont intégrées dès 1944 aux Forces navales françaises libres puis à la Marine nationale reconstituée. Le CH 135 fait partie de cette série aux côtés des CH 131, CH 132, CH 133, CH 134, CH 136, CH 141, CH 142 et de nombreux autres bâtiments qui participent activement à la remise en sécurité des eaux françaises après la Libération.

Long d'environ 33,5 mètres pour un déplacement voisin de 135 tonnes en charge, le CH 135 est propulsé par deux moteurs Diesel General Motors développant environ 1 760 chevaux, lui permettant d'atteindre une vitesse de 20 nœuds. Son équipage compte généralement 24 à 28 hommes. Son armement d'origine comprend un canon de 40 mm Bofors, plusieurs canons de 20 mm Oerlikon, des grenades anti-sous-marines, parfois un mortier lance-grenades « Mousetrap », ainsi qu'un sonar et un radar de veille, équipements particulièrement modernes pour l'époque.

Après son arrivée en France, le CH 135 est affecté aux missions prioritaires de l'immédiat après-guerre. Il assure la surveillance des approches portuaires, l'escorte des convois, la protection des dragueurs de mines, la police des chenaux rouverts à la navigation ainsi que la sécurisation des zones littorales encore dangereusement infestées de mines marines. Entre 1945 et 1948, ces chasseurs travaillent en étroite coopération avec les flottilles de dragage opérant en Manche, en Atlantique et en Méditerranée, notamment devant Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Cherbourg, Toulon ou encore en Corse.

Comme de nombreux bâtiments issus du programme américain, le CH 135 est aujourd'hui relativement discret dans les archives publiées. Son existence est parfaitement attestée grâce aux listes officielles de transfert de la classe SC-497, qui identifient clairement le SC-651 comme étant devenu le CH 135 sous pavillon français. En revanche, son historique détaillé, ses commandants successifs, ses affectations précises ou encore son éventuelle participation aux opérations outre-mer restent à documenter à partir des journaux de marche, des archives du Service historique de la Défense et des fonds américains de la National Archives.


le timbre type Paix 90C surcharge FM Rouge

Le 90 centimes outremer « Type Paix », dessiné par Paul-Albert Laurens et gravé par Antonin Delzers, est surchargé en rouge des lettres « F.M. » (Franchise Militaire) et mis en service le 1er juillet 1939. Destiné à la correspondance des militaires, il est d'abord utilisé avant la Seconde Guerre mondiale, puis son emploi évolue au gré des modifications de la réglementation sur la franchise postale. Malgré les nombreuses augmentations des tarifs postaux, l'administration conserve ce timbre en raison des importants stocks disponibles et considère que seule la surcharge « F.M. » lui confère sa validité. Après le décret du 25 février 1946, il est distribué aux militaires du contingent et aux troupes d'occupation, à raison de deux ou quatre timbres par mois selon leur affectation. Il demeure en usage jusqu'au 30 juin 1948, date à laquelle il est remplacé par les nouveaux timbres de franchise militaire sans valeur faciale aux emblèmes des trois armées.

Merci à Daniel Allançon

Sources 

Phil-Ouest

https://poste-aux-armees.blogspot.com/2008/01/le-timbre-de-franchise-militaire-type.html?utm_source=chatgpt.com

29 juin 2026

Le sauvetage de l'or de la Banque de France 1939 1940 Guerre Marine nationale Emile Bertin Béarn Pasteur Gerfaut

Le sauvetage de l'or de la Banque de France (1939-1940)


La souterraine Les sous-sols de la Banque de France

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le 3 septembre 1939, la Banque de France possède l'une des plus importantes réserves d'or du monde, avec 2 168 tonnes. 

Une partie a déjà été transférée à l'étranger dès 1939 afin de garantir les achats d'armement, mais l'essentiel demeure en France. L'invasion allemande rend indispensable son évacuation.



Le 16 mai 1940, alors que la percée allemande menace directement le territoire, le ministre des Finances Lucien Lamoureux ordonne au gouverneur de la Banque de France Pierre-Eugène Fournier de faire évacuer la totalité des réserves encore présentes en métropole. 


Lucien Lamoureux Ministre des Finances 

L'organisation est confiée au secrétaire général René Favre-Gilly, assisté des contrôleurs généraux de la Banque de France, tandis que l'Amirauté met à disposition les bâtiments de la Marine nationale et organise leur protection.



Les opérations reposent sur une logistique exceptionnelle. En quelques jours, des milliers de sacs de pièces et de caisses de lingots arrivent par trains spéciaux dans les ports de Brest, Toulon et Le Verdon. Les marins de la Marine nationale assurent le chargement à bord sous surveillance permanente.


Premier convoi : Toulon


Le regroupement des réserves destinées au premier départ s'achève le 18 mai 1940.



Le soir même, les caisses sont embarquées sur le porte-avions Béarn, sous la responsabilité du contrôleur général Barreau.




Le 19 mai 1940, le Béarn, escorté par les torpilleurs Forbin et Fortuné, quitte Toulon pour Casablanca, puis Madère, où il doit rejoindre le convoi parti de Brest avant de poursuivre sa route vers Halifax.




Deuxième convoi : Brest

À Brest, le contrôleur général Jean Faure supervise l'arrivée de l'or provenant notamment de Paris, Rennes, Vannes, Quimper et Morlaix.



Le 22 mai 1940, 224 tonnes d'or, réparties dans 4 947 caisses, sont chargées à bord du croiseur-école Jeanne d'Arc et du croiseur léger Émile Bertin.



Les deux bâtiments appareillent le jour même pour Halifax. Les archives de la Banque de France donnent le tonnage global du convoi, mais ne répartissent pas cette charge entre les deux navires.


Le convoi du Pasteur



Le 2 juin 1940, le paquebot Pasteur, qui n'a encore jamais assuré de ligne commerciale, reçoit à Brest 213,32 tonnes d'or, réparties dans 3 700 sacs, sous la responsabilité du contrôleur général Jean Poissonnier.







Le bâtiment quitte Brest le jour même. Il est escorté dans un premier temps par les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Milan avant de poursuivre seul sa traversée de l'Atlantique.




Le 7 juin, il arrive à Halifax. L'or est immédiatement transféré dans un train spécial à destination de la Banque du Canada à Ottawa.


Le dernier départ de Brest



Le 11 juin 1940, le croiseur Émile Bertin, commandé par le capitaine de vaisseau Battet, revient à Brest.

Sous la direction du contrôleur général Katow, il embarque 254,15 tonnes d'or, représentant environ 12 milliards de francs, réparties dans 3 986 sacs de monnaies et 796 caisses de lingots.




Le 12 juin, l'Émile Bertin appareille, précédé du contre-torpilleur Gerfaut. Après quelques heures d'escorte, le Gerfaut fait demi-tour et le croiseur poursuit seul sa route à plus de 30 nœuds afin d'échapper aux sous-marins allemands.

Il atteint Halifax le 18 juin 1940.


L'armistice bouleverse les plans

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce la demande d'armistice.


Halifax, le déchargement de l'or de l'Émile Bertin est interrompu par un contre-ordre de l'Amirauté française.

Quelques heures plus tard, le croiseur reçoit l'ordre de gagner Fort-de-France, en Martinique, avec son chargement.

Au même moment, le Pasteur, qui revenait de New York avec une cargaison d'artillerie, ainsi que le Béarn et la Jeanne d'Arc, transportant des avions américains, reçoivent eux aussi l'ordre de rallier les Antilles.



Le Pasteur arrive à Fort-de-France le 20 juin, le Béarn et la Jeanne d'Arc le 27 juin, tandis que l'Émile Bertin y mouille le 24 juin avec son précieux chargement. Les 254,15 tonnes d'or sont transférées au fort Desaix, où elles resteront jusqu'à la Libération.

Les derniers convois

Pendant ce temps, les réserves encore disponibles sont dirigées vers l'Afrique.



Des paquebots de la Compagnie générale transatlantique et des Messageries maritimes, notamment le Ville d'Oran, le Ville d'Alger, l'El Djezaïr, l'El Mansour et l'El Kantara, évacuent les dernières réserves vers Casablanca, Dakar puis Kayes, au Soudan français.


Une réussite exceptionnelle

En juin 1940, la répartition des réserves est la suivante :


New York : 430,64 tonnes

Ottawa : 213,32 tonnes

Londres : 226,88 tonnes

Fort-de-France : 254,15 tonnes

Kayes : 652,36 tonnes

Casablanca et Alger : 317,22 tonnes


Grâce à la Banque de France, au ministère des Finances et à la Marine nationale, l'essentiel des 2 168 tonnes d'or françaises échappe à la capture allemande. Cette opération demeure l'une des plus remarquables réussites logistiques et stratégiques de la campagne de France.

Sources

Banque de France

Marine nationale

Avec la complicité de l'IA ChatGPT


16 juin 2026

Ecole des ballons captifs de Corfou Marine nationale Marine Grèce

Ecole des ballons captifs de Corfou Marine nationale

Aujourd'hui un pli vu sur un site de vente sans cachet ni date certainement vers la fin de 1917. 

On veut des ballons sur tous les fronts.



L'École des ballons captifs de Corfou est une formation française relativement peu connue de la Première Guerre mondiale, liée à l'Armée d'Orient et à l'aéronautique navale.

À partir de 1916, l'île de Corfou devient une importante base arrière française et alliée en Méditerranée orientale. Elle sert notamment au ravitaillement de l'armée serbe reconstituée après sa retraite à travers l'Albanie et constitue un centre logistique majeur de l'Armée d'Orient. 


Les ballons captifs à Corfou

Les ballons captifs étaient utilisés pour :

  • l'observation maritime ;
  • la surveillance du détroit d'Otrante ;
  • le repérage des sous-marins ennemis ;
  • le réglage des tirs d'artillerie ;
  • la formation des observateurs et des équipages d'aérostation. 

Les premiers observateurs recrutés sont surtout des dessinateurs, des géomètres, des architectes, en grande majorité réservistes et entraînés par métier, à la perspective.


Le Marius Chambon est un remorqueur venu de Marseille

La Marine française développe alors plusieurs centres de ballons captifs. En 1917, l'aéronautique navale installe à Corfou des moyens d'aérostation importants. Des ballons-écoles et même des dirigeables démontés y sont envoyés. Le dirigeable-école Champagne est ainsi assemblé et effectue ses premiers vols à Corfou en 1917. L'école est à bord du cuirassé Mirabeau.




Une école pour les observateursL'existence d'une « École des ballons captifs de Corfou » est attestée sur diverses cartes postales militaires et documents d'époque. Elle formait des observateurs de ballon ;
des mécaniciens d'aérostation ;
des personnels destinés aux ballons captifs terrestres et maritimes.

certainement le cuirassé Mirabeau 
Cette école dépendait de l'organisation de l'aéronautique navale française en Méditerranée orientale et complétait les centres d'instruction métropolitains.  Le CAM de Corfou sera désarmé en avril 1919/.

Sources

ARDHAN

https://www.wokipi-aerostation.com/ballons-captifs/formation.html

12 avril 2026

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026 premier jour Paris Brest Toulon Lorient Rochefort Marseille Guérigny Dunkerque Cherbourg

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026

Le 6 mai 2026, La Poste invite chacun à embarquer pour un voyage à travers quatre siècles d’histoire maritime. À l’occasion du quadricentenaire de la Marine nationale, un timbre commémoratif exceptionnel voit le jour. Au cœur de son illustration figure le bâchi, ce couvre-chef mythique qui accompagne depuis des générations les marins français sur toutes les mers du globe.


Ce timbre rond n’est pas seulement une création philatélique : il est un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui, depuis 400 ans, veillent sans relâche à la protection des Français et de leurs intérêts, jour et nuit, par tous les temps, sur chaque océan du monde.



Sa conception elle-même évoque le soin et le respect portés à cette mémoire maritime. Un vernis à effet « soft touch », doux sous les doigts, habille le sommet du bâchi et met en relief son célèbre pompon rouge. Une dorure à chaud illumine les inscriptions « Marine nationale 1626 – 2026 » et « 400 ans », apportant à l’ensemble une touche d’élégance et de solennité digne de cet anniversaire historique.


Le bâchi, un symbole chargé d’histoires et de légendes…


Reconnaissable au premier regard avec sa coiffe blanche immaculée, sa bande noire élégante, son inscription dorée et son pompon rouge emblématique, le bâchi est devenu au fil du temps l’un des symboles les plus familiers de la Marine nationale. Bien plus qu’un simple élément d’uniforme, il incarne un héritage collectif et l’esprit d’aventure qui anime les marins.


Introduit en 1829 dans la tenue officielle des marins, ce bonnet d’origine écossaise a traversé les époques sans perdre son identité. Autour de son célèbre pompon rouge se sont tissées de nombreuses histoires : certains disent qu’il amortissait les chocs dans les coursives basses des navires, d’autres qu’il facilitait le repérage d’un marin tombé à la mer. Pour beaucoup, il est surtout porteur de chance — toucher un pompon rouge serait même un gage de bonheur.

Au fil des décennies, le bâchi est devenu le témoin silencieux de générations de matelots et de quartiers-maîtres. Il symbolise leur courage, leur solidarité et leur sens du devoir, autant de valeurs qui font la force de la Marine nationale.

Quoi de plus naturel que de voir ce symbole chargé d’histoire orner le timbre célébrant ses 400 ans ? 

La devise imaginée pour cet anniversaire — « Depuis 400 ans, sur tous les océans, la Marine nationale vous protège » — rappelle avec fierté la mission essentielle qui anime la Marine depuis sa création.

Ce timbre commémoratif devient ainsi une invitation au voyage, un fragment d’histoire à collectionner et à partager. À travers lui, ce sont quatre siècles d’engagement, d’innovations et de traditions qui prennent vie, rappelant que la mer demeure, aujourd’hui encore, un espace de vigilance et de courage.


Le timbre sera vendu en avant-première le mardi 5 mai à

▪ PARIS (75)

Paris hôtel de la Marine © JM Bergougniou

Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 

13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS (oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.




▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 

puis de 13H30 à 18H00, 

11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.








▪ ROCHEFORT (17)

Rochefort l'hôpital maritime 
 © JM Bergougniou




Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, 
Hôtel de Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 
17 300 ROCHEFORT.



















BREST (29)

 
Brest le goulet  © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00,
90 rue de Siam 29200 BREST.



















▪ CHERBOURG (50)

Cherbourg ancienne porte de l'arsenal © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, 

Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.









▪ LORIENT (56)

Lorient la base sous-marine © JM Bergougniou


Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 

1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.










▪ GUERIGNY (58)

Guérigny les forges  © JM Bergougniou

Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, 

Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.







▪ DUNKERQUE (59)

Dunkerque le phare de Saint-Pol
 © JM Bergougniou







 Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 

9 quai de la Citadelle, 
59140 DUNKERQUE.












▪ TOULON (83)

Toulon Atlante de la mairie d'honneur
© JM Bergougniou

Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue 
Prosper Ferrero, 83000 TOULON.


21 mars 2026

C'est le pompon Bachi et marin Savez-vous où ils sont fabriqués? Marine nationale

 C'est le pompon




Le pompon rouge des marins, c’est un peu comme les rustines de vélo : petit, discret, mais absolument indispensable. Et attention, on ne parle pas d’un simple accessoire fantaisie. Non non. C’est du réglementaire, du validé Marine nationale, du poil de laine sous haute autorité.

À l’origine, le pompon, c’était le petit luxe des chevaux de fête. Une déco chic qui pendouillait avec panache. De là viennent « se pomponner » (se faire beau comme pour une inspection) et « c’est le pompon » (quand on dépasse les limites… même celles du règlement).

Puis arrive mars 1858. La Marine impériale tranche net : tous les marins devront porter un bachi avec une boule rouge bien visible au sommet. Pas de discussion, pas de fantaisie : rouge garance, centré, aligné. Dans la Marine, même les pompons ont une tenue irréprochable.




Avant ça, c’était un peu le bazar organisé. Les marins tricotaient eux-mêmes leur bonnet, façon atelier embarqué, et ramenaient les fils au sommet. Résultat : une touffe plus ou moins ronde… parfois artistique, parfois franchement douteuse. Disons que la discipline n’était pas encore montée jusqu’au sommet du crâne.

Mais le pompon n’est pas qu’un détail esthétique pour faire joli sur le pont. C’est aussi un équipement quasi stratégique. Dans les coursives basses, où le plafond adore surprendre les inattentifs, il sert d’amortisseur. Oui, le pompon est officiellement un airbag capillaire.




Dans les années 60, le pompon devient même une star : on le retrouve sur des porte-clés publicitaires. Comme quoi, même en civil, il garde son petit côté réglementaire.

Côté fabrication, pas question d’aller voir ailleurs. Le pompon est made in France, à La Chartre-sur-le-Loir, où des mains expertes perpétuent un savoir-faire quasi sacré. Chaque pièce est roulée, taillée, égalisée avec une précision qui ferait pâlir un adjudant-chef. Taille impeccable, poids contrôlé (moins de 15 grammes), allure irréprochable : inspection validée.


Et tous les pompons ne sont pas rouges ! Bleu chez les scouts marins, vert dans certaines marines africaines… mais le rouge français reste le plus emblématique. Le plus… réglementaire, évidemment.


Et puis, il y a LA tradition. Celle qu’on ne trouve dans aucun manuel militaire… mais que tout le monde connaît. 
Toucher le pompon d’un marin porterait bonheur.

Entre discipline impeccable, tradition bien huilée et petite stratégie de charme…

Mais attention, pas n’importe comment. Il faut le caresser délicatement — avec respect, on est quand même sur un élément d’uniforme — et en échange… c’est le marin qui gagne une bise. Oui oui. Le règlement officieux est très clair là-dessus.



Étrangement, cette superstition fonctionne surtout en présence de jolies civiles. Une pure coïncidence, bien sûr. Les marins, eux, ne feraient jamais ça pour améliorer leurs chances… voyons.


400 ans de la Marine 400 ans au service de la France sur tous les océans

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