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09 mai 2026

400 ans de la Marine Présence dans les TAAF Kerguelen Crozet Terre Adélie Amsterdam

La Marine nationale dans les Terres australes et antarctiques françaises

Une présence aux confins du monde depuis les grandes explorations


Depuis quatre siècles, la Marine française trace ses routes sur toutes les mers du globe, des rivages tempérés aux océans les plus austères. Dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), situées à plus de 13 000 kilomètres de la métropole, son rôle s’inscrit dans cette longue histoire maritime faite d’exploration, de science et d’affirmation de souveraineté.


Dès le XVIIIe siècle, les marins français participent aux premières prises de possession des îles australes. En 1772, lors des expéditions menées par Kerguelen de Trémarec et Marion Dufresne, des officiers et équipages érigent des marques symboliques de souveraineté. À Kerguelen, une bouteille contenant un parchemin officiel est déposée en baie de l’Oiseau. 


Dans l’archipel Crozet, une pyramide de pierres est élevée sur l’île de la Possession par Julien Crozet, second de Marion Dufresne. Ces gestes simples, accomplis dans des paysages battus par les vents, constituent les premiers témoignages matériels de la présence française dans ces terres isolées.

L'arche des Kerguelen © JM Bergougniou
Au XIXe siècle, la Marine devient un acteur essentiel des grandes missions scientifiques. Elle transporte hommes, instruments et matériaux vers ces territoires éloignés, permettant l’installation d’observatoires et la réalisation d’expériences scientifiques majeures. Des cairns sont édifiés pour servir de repères aux expéditions futures, et des traces de ces campagnes demeurent aujourd’hui visibles sur le terrain. Ces missions témoignent de la volonté d’associer la navigation à la connaissance du monde, dans la tradition maritime française.

La Marine joue également un rôle central dans l’affirmation durable de la souveraineté française. Pendant des décennies, des bâtiments parcourent régulièrement ces régions afin de renouveler les actes officiels et d’entretenir les marques territoriales. Les missions menées par des navires tels que l’Eure en 1893, l’Antarès en 1931 ou encore le Bougainville en 1939 laissent derrière elles des cairns, des plaques et des monuments symboliques, véritables jalons de la présence française aux confins des océans.


Dans ces territoires isolés, la Marine assure aussi des fonctions logistiques essentielles. Elle transporte les équipes scientifiques, ravitaille les installations humaines et maintient un lien vital entre la métropole et ces îles lointaines. Sans ces missions maritimes, aucune présence durable n’aurait été possible dans ces régions soumises à des conditions climatiques extrêmes.



Aujourd’hui encore, les vestiges laissés par ces expéditions — cairns de pierre, plaques de souveraineté, bases d’observatoires ou structures abandonnées — constituent une mémoire tangible de l’action maritime française. Ils témoignent de la persévérance des marins qui, au fil des siècles, ont contribué à inscrire la France dans l’histoire des terres australes.

Plan de Port Jeanne d'arc levé par l'Antarès
Dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale, l’histoire des TAAF rappelle combien la mer a toujours été un espace d’exploration, de science et d’engagement. Elle souligne aussi que, jusque dans les régions les plus reculées du globe, la Marine a su porter la présence française, maintenir la souveraineté nationale et ouvrir des chemins vers la connaissance.



Aux confins du monde austral, là où les vents sculptent les côtes et où l’horizon semble infini, la trace de la Marine nationale demeure inscrite dans la pierre, dans les archives et dans la mémoire collective. Elle rappelle que l’histoire maritime de la France ne s’écrit pas seulement sur les routes fréquentées, mais aussi dans ces espaces lointains où la mer demeure un défi permanent.

07 mai 2026

400 ans de la marine double oblitération Cherbourg Noyal Rennes Armorique premier jour

 ça commence Mal

En provenance de Cherbourg



Sur le tampon du premier jour des 400 ans de la marine la magnifique flamme de  la plate-forme courrier de Rennes Code ROC 46451A-03 Ille et Vilaine NOYAL RENNES ARMORIQUE PIC

Merci la Poste. Avec neufs bureaux premiers jours on peut s'attendre à une belle hécatombe...

400 ans de la Marine à Toulon timbre bachi 5 mai 2026

À Toulon, la mer n’a pas seulement des vagues. Elle a de la mémoire 

Musée de la Marine © JM Bergougniou
et parfois un sacré sens de l’humour salé. Cette année, la Marine nationale souffle ses 400 bougies. Quatre siècles d’embruns, de gloire, de tempêtes, de coups de canon, de corvées d’épluchage et de cafés avalés à l’aube sur les quais de la plus belle rade d’Europe. Rien que ça.


Alors forcément, à Toulon, impossible de laisser passer l’événement sans hisser les couleurs. Même La Poste s’y est mise avec un timbre commémoratif qui sent presque le varech et le cirage du bâchi. Un petit rond de papier, certes… mais chargé comme une cale d’histoire.


 des boulets © JM Bergougniou


Car Toulon et la Marine, c’est une vieille histoire d’amour. Ici, chaque pierre a entendu un clairon. Les forts regardent encore la rade comme de vieux quartiers-maîtres grognons. Balaguier, l’Éguillette, Saint-Louis… toute une famille de sentinelles de pierre qui ont vu défiler galères, cuirassés, sous-marins et générations d’arpètes un peu perdus le premier jour, beaucoup moins le dernier.



Musée de la Marine © JM Bergougniou
Et puis il y a les fantômes de l’histoire. Celui du cuirassé Iéna notamment, dont l’explosion en 1907 bouleversa Toulon et rappela brutalement que la mer et l’acier ne pardonnent pas toujours. La Marine, ce n’est pas seulement les défilés impeccables et les pompons rouges qui portent bonheur. C’est aussi des drames, du courage et des hommes debout dans la fumée.



la défense de la rade © JM Bergougniou
Impossible aussi de parler de Toulon sans voir surgir l’ombre énergique d’un certain Bonaparte. Avant de devenir Napoléon et de mettre l’Europe sens dessus dessous, le jeune officier d’artillerie fit ici ses premières étincelles lors du siège de Toulon en 1793. Depuis, il plane encore un petit parfum d’épopée sur la rade.



Mais dans cette grande fresque maritime, il existe aussi une confrérie plus discrète, armée non de torpilles mais d’enveloppes soigneusement oblitérées : la marcophilie navale. Oui monsieur. Oui madame. L’art passionné de collectionner les souvenirs postaux de la Marine. Et à Toulon, ce petit monde navigue avec enthousiasme grâce au VA2S, l’association présidée par Claude Arata.

L'amiral des timbres © JM Bergougniou
Claude Arata, justement, c’est un peu l’amiral des timbres et des souvenirs maritimes. Un homme capable de parler d’un cachet postal de frégate avec autant de passion qu’un commandant évoquant son bâtiment. Sous son regard attentif, chaque enveloppe raconte une traversée, chaque oblitération devient une escale et chaque timbre embarque un morceau d’histoire navale française.

Toulon 
Toulon by night © JM Bergougniou

Finallement, ce timbre des 400 ans résume assez bien Toulon. Petit par la taille, immense par ce qu’il raconte. Un concentré de rade, de mémoire, de marins, d’arpètes, de forts, de drames, de gloire et de fraternité. Un timbre qui colle parfaitement à la ville : impossible à décoller de son histoire maritime. ⚓


Merci à Paul pour les infos

Sources

PAR EVA BOUREAU / TOULONLOC@NICEMATIN.FR


03 mai 2026

Amiral Albert Rouyer préfet maritime de Toulon et Cherbourg 400 ans de la marine

 Amiral Albert Rouyer préfet maritime de Toulon et Cherbourg 

Fils d’un négociant, il intègre l’École navale en octobre 1874 et en sort major. Deux ans plus tard, il embarque sur la frégate-école Flore avant d’être promu aspirant de 1re classe le 5 octobre 1877. 

Le Souverain


Il sert ensuite sur le Souverain, puis sur le Richelieu, navire amiral de Dompierre-d’Hornoy. Au début de l’année 1878, il rejoint la division navale du Pacifique à bord du croiseur Decrès.



Nommé enseigne de vaisseau en octobre 1879, il poursuit son service sur le Decrès avant d’être affecté en 1881 à la Victorieuse, au sein de la division des mers de Chine. Il participe aux opérations du Tonkin en 1883, notamment aux prises de Bac-Ninh et de Sontay. Affecté ensuite aux fusiliers marins, il prend part à la campagne de Madagascar en 1884, dans la région de Tamatave, et est promu lieutenant de vaisseau la même année.

En 1885, il est affecté au port de Toulon, puis devient second du croiseur Fabert au sein de la division du Pacifique. Il effectue à bord une longue campagne dans les océans Indien et Pacifique, au cours de laquelle il se distingue, notamment lors de missions hydrographiques sur les côtes encore mal connues de Bornéo et de Nouvelle-Guinée.


Iphigénie

En 1888, il suit une formation à la Direction des défenses sous-marines à Toulon et obtient le brevet de torpilleur. Il embarque ensuite comme professeur de tactique navale sur le croiseur-école Iphigénie. En 1890, il reçoit un témoignage de satisfaction du ministre pour sa contribution à la rédaction d’un manuel de manœuvre destiné aux élèves de l’École navale et de l’École d’application. L’année suivante, il est chargé du cours de tactique navale à l’École de guerre.

Aviso Levrier


En 1893, il prend le commandement de l’aviso-torpilleur Lévrier au sein de l’escadre de Méditerranée, puis celui du contre-torpilleur Aventurier en 1896. L’année suivante, il commande les torpilleurs Corsaire et Argonaute, avant de rejoindre le croiseur Alger comme officier de manœuvre.

Cuirassé Le Redoutable 
Promu capitaine de frégate en août 1897, il devient second du cuirassé Le Redoutable, puis du croiseur-école Iphigénie. En 1900, il est nommé professeur de tactique et de stratégie à l’École supérieure de la Marine à Paris.



En 1901, il commande le croiseur Cassard en Méditerranée, avant de reprendre en 1903 ses fonctions d’enseignement, qu’il cumule avec des cours à l’École de guerre.

Terre-Neuve French-Shore
Élevé au grade de capitaine de vaisseau en 1905, il est affecté à Toulon, puis commande en 1906 le Chasseloup-Laubat ainsi que la station de Terre-Neuve. Il dirige ensuite le Borda et l’École navale à partir de 1907, puis le croiseur cuirassé Ernest Renan en 1910. Promu contre-amiral en décembre 1911, il prend le commandement de la 2e escadre légère à bord de la Marseillaise, dans le cadre des accords franco-anglais de 1913, visant à coopérer avec la flotte britannique pour contrôler l’accès au pas de Calais.

Cherbourg  la rade


Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, le 3 août 1914, il appareille de Cherbourg vers le Nord-Est pour remplir cette mission, malgré la faiblesse relative de ses bâtiments.

Toulon Majorité générale
En avril 1915, il devient major général de la flotte à Toulon, puis préfet maritime de ce port. Il est promu vice-amiral en mars 1916. En décembre 1917, il entre au Conseil supérieur de la Marine et est nommé inspecteur général permanent. 

En octobre 1918, il est désigné préfet maritime de Cherbourg, avant de prendre sa retraite en décembre 1919.


29 avril 2026

La devise : « LIBERTÉ DES MERS » 400 ans de la Marine Brest Toulon bagne chiourme lettre

La devise : « LIBERTÉ DES MERS »


La liberté des mers est un principe fondamental du droit international qui garantit à tous les États la libre circulation des navires sur les océans. Pourtant, ce principe est parfois menacé dans des zones stratégiques où les tensions géopolitiques sont fortes. Le détroit d’Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial du pétrole, est aujourd’hui au cœur de rivalités entre l’Iran et les États-Unis, marquées par des menaces de blocus et des incidents maritimes.

Un courrier de la période révolutionnaire avec une vignette LIBERTÉ DES MERS montre que l'idée n'est pas nouvelle...

Ce n’est pas un simple slogan décoratif, c’est une affirmation politique forte dans le contexte révolutionnaire et maritime.

  • la mer doit être ouverte au commerce et à la navigation,
  • aucune puissance ne doit en monopoliser l’usage,
  • la France révolutionnaire revendique une navigation libre, notamment face aux puissances navales rivales comme la Grande-Bretagne.

Toulon, le 21 Brumaire an VII de la République Française.




LE CHEF D’ADMINISTRATION

du sixième arrondissement maritime.

Au Chef de l’Administration de la marine à Brest,


J’ai reçu, mon cher Collègue, joint à votre lettre du cinq de ce mois le signalement de deux forçats évadés de la chiourme de votre port pendant la 2e quinzaine de vendémiaire dernier.

Salut et attachement. 

Signature illisible





Bagne de Toulon

Les bagnes de Brest et de Toulon sont créés au milieu du XVIIIᵉ siècle, respectivement en 1749 à Brest et 1748 à Toulon, pour remplacer les galères supprimées. 



Vue de Toulon par Claude Joseph Vernet 

Les condamnés aux travaux forcés, appelés forçats, y étaient employés à des travaux pénibles dans les arsenaux militaires, notamment la construction et l’entretien des navires. 



Ces bagnes constituaient une main-d’œuvre essentielle au fonctionnement des grands ports militaires français. Les conditions de vie y étaient très dures, marquées par la surveillance constante, les chaînes et des punitions sévères. Ces établissements ont fonctionné jusqu’au XIXᵉ siècle, avant la création des bagnes coloniaux comme celui de Guyane.

22 avril 2026

400 ans de la Marine 1626 -2026 Ile de France souvenirs Marcophilie navale

400 ans de la Marine 1626 -2026 Ile de France 



Cap sur les 400 ans de la Marine : une collection de souvenirs à ne pas manquer

Les 400 ans de la Marine nationale (1626–2026) approchent, et pour marquer cet anniversaire, la section Île-de-France de la Marcophilie Navale prépare une série de souvenirs philatéliques originaux.


À cette occasion, six visuels ont été réalisés, chacun disponible en version tampon et en couleur. Ils mettent à l’honneur des unités emblématiques de la Marine actuelle :



BRF Jacques Stosskopf

FDI Amiral Ronarc’h


FLF La Fayette

PHA Dixmude

PHA Mistral

Ces souvenirs seront à 3,50€ 


Le Fulmar à Saint-Pierre-et-Miquelon => Ce souvenir sera à 8€ affranchi en timbre SPM



Ces créations viendront enrichir les collections des passionnés comme des amateurs souhaitant conserver un souvenir de ce 400ᵉ anniversaire.

    Commande à Joël Moreau 

20 rue de Belfort 75011 PARIS

Contact : 

joel.moreau24@wanadoo.fr

 

400 ans de Marine à Brest un peu d'histoire 5 mai 2026 premier jour

400 ans de Marine à Brest 5 mai 2026 Brest le port © JM Bergougniou Brest Tape de bouche sur le canon du Richelieu © JM Bergougniou Richelie...