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20 octobre 2026

Dakar 1941 l'Aéronautique navale Sénégal aéronavale CUERS PIERREFEU EGAN

 Dakar 1941 l'Aéronautique navale Sénégal

Les activités aéronavales s'organisent sur les sites de Dakar Bel-Air et une partie du terrain de Ouakam (organisée en Base d'aéronautique navale de Dakar-Ouakam entre fin 1940 et mars 1941).

Marque FM manuscrite- Cachet Service à la Mer - Par Avion
Marine en Afrique occidentale Française 
Base aéronautique navale de Dakar TàD Dakar SénégaL 10 NOV 41



Cette lettre de l'
Aéronautique Navale de Dakar envoyée à Cuers en 1941 bénéficie de la Franchise Militaire, ce qui rend le transport maritime gratuit. L'expéditeur a toutefois payé la surtaxe aérienne obligatoire pour un acheminement par avion. Les trois timbres du Sénégal totalisent un affranchissement exact de 7,00 francs. Ce montant correspond précisément à un pli de la deuxième tranche de poids (entre 5 et 10 grammes), taxé à 3,50 francs par tranche de 5 grammes selon le tarif du 1er juin 1941.

En 1941, l’aéronautique navale française est fortement présente à Dakar, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et du maintien de l’Afrique-Occidentale française sous l’autorité du régime de Vichy. 

Après l’échec de l’opération franco-britannique contre Dakar en septembre 1940, la Marine renforce la surveillance aérienne des approches de la colonie et de l’Atlantique Sud. 



Plusieurs formations aériennes sont stationnées à Dakar ou y transitent au cours de l’année 1941. L’escadrille d’exploration 4E, héritière de l’ancienne E4, utilise notamment des hydravions à long rayon d’action. On y trouve des appareils de la famille Latécoère, dont l’Altaïr et l’Achernar, ainsi que des hydravions Loire 130 affectés au service aviation du cuirassé Richelieu. 

À partir de mai 1941, la 2e flottille de bombardement rejoint Dakar, avec les escadrilles 1B et 5B, bientôt désignées 1BR et 5BR. En août, la 7e flottille de torpillage, composée des escadrilles 5T et 6T, y est également réunie. Les missions comprennent la reconnaissance maritime, la surveillance des routes atlantiques et la protection des abords de Dakar.

Pierrefeu, dans le Var.



Le 22 avril 1941, la base d’aéronautique navale de Cuers-Pierrefeu est officiellement associée à l’EGAN. Le site assure des fonctions de soutien matériel et logistique au profit de l’Aéronautique navale, dans une période particulièrement difficile pour la Marine française, soumise aux restrictions imposées par l’armistice.

Cette implantation se poursuit jusqu’en novembre 1942, date du désarmement de la base, dans le contexte de l’occupation de la zone libre par les troupes allemandes et italiennes

https://aeronavale.org/lhistoire-de-laeronautique-navale/lalmanach/annee-1941/


29 novembre 2025

Marine en Afrique Occidentale Française Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 Cuers Pierrefeu courrier

Marine en Afrique Occidentale Française  Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941

carte Interzones Pétain 1f20

La BAN Dakar-Ouakam était située à 20 km environ au nord-ouest de Dakar, sur la pointe de la presqu’île du Cap Vert, près des Almadies. 

Avant la seconde guerre mondiale ces terrains servaient aux appareils d’Air France, l’armée de l’air s’y installa en juillet 1940 en même temps que l’aéronautique navale


lettre de la BAN Dakar pour Cuers 
Les « Martin 167F » de la flottille 3F furent les premiers hôtes de la base, relevés par  ceux de la 2F à compter de mai 1941. La flottille 2F partagera les installations avec les avions de la compagnie « Air France » et un escadron de chasse de  l’armée de l’air. En septembre 1943, la 2F deviendra la 2FB armée en « Wellington » jusqu’en 1953


lettre de la BAN Dakar pour Cuers 
L'Afrique Equatoriale ralliée, l'Afrique Occidentale est la deuxième étape projetée par Winston Churchill et le général de Gaulle pour éviter que les Allemands ne concrétisent leur projet d'occuper Dakar. Une expédition constituée de 2 000 hommes des FFL (Forces françaises libres) - un bataillon de Légion étrangère et une compagnie de fusiliers marins, huit bâtiments - de douze navires de guerre et de deux bataillons de marine britanniques, quitte Liverpool le 31 août 1940. L'escadre se présente devant Dakar le 23 septembre.



Le général de Gaulle tente d'obtenir pacifiquement le ralliement des populations. Des tracts sont largués à cet effet sur la ville et une délégation conduite par le capitaine de frégate Thierry d'Argenlieu est débarquée afin de remettre une lettre invitant le gouverneur Boisson à se rallier, sans succès.

23/25 septembre 1940 : échec, devant Dakar, de la tentative anglo-gaulliste  de ralliement de l’AOF à la France Libre (opération « Menace »).

Pour éviter que la flotte française tombe aux mains des Allemands, l’Angleterre avait détruit une escadre dans la rade de Mers el Kébir (3 juillet 1940). Une partie importante de la flotte mouille à Dakar, notamment le cuirassé Richelieu qui, avec le Jean Bart, est ce que la flotte française a de plus puissant. La ville dispose de moyens militaires considérables, de batteries côtières appuyées de plusieurs escadrilles d’aviation. 



La flottille 2F est crée à Bizerte durant l'Automne 1940. Elle est équipée avec treize Glenn-Martin 167, basée en Afrique du Nord, puis, dès Juin 1941 à la BAN de Dakar. Elle assure les missions de reconnaissance au-dessus du detroit de Gibraltar et de Freetown.

En 1941, Dakar constitue un point stratégique majeur pour la France de Vichy. La base aéronavale y joue un rôle essentiel pour : les liaisons militaires internes L’Aéronautique navale entretient des liaisons aériennes vers : Port-Étienne et Saint-Louis (Afrique occidentale), Conakry, Casablanca, Et parfois vers la métropole via des routes longues et détournées, contournant les zones contrôlées par les Alliés.

Transport du courrier militaire

Le courrier est transporté par : avions militaires (Latécoère 298, Potez 29, parfois CAMS/Laté 301), navires relevant de la Marine nationale, en particulier dans les liaisons transatlantiques depuis la métropole jusqu’en Afrique du Nord puis AOF.

Cachet de service : “Marine Nationale – Service à la mer” en haut à droite 

Il s’agit d’un cachet réglementaire utilisé par les unités en activité dans les territoires d’outre-mer. Il authentifie l’origine militaire et est indispensable en période d’armistice, car les commissions italienne et allemande surveillaient étroitement le courrier naval.

On lit clairement le cachet rouge : « Aéronautique Navale de Dakar – MARINE en Afrique Occidentale Française »

Ce type de cachet administratif est typique du courrier officiel militaire, particulièrement utilisé par les formations navales stationnées au Sénégal pendant la période du régime de Vichy (1940-1942).

Il s’agit d’un cachet de franchise militaire, permettant l’envoi sans affranchissement… mais ici des timbres ont été ajoutés.

Acheminement « PAR AVION »

Le grand marquage oblique PAR AVION indique que la lettre a été envoyée par courrier aérien — ce qui est cohérent, car : Dakar disposait d’une importante plate-forme aérienne, héritée de l’aéropostale, Les liaisons Dakar ↔ Afrique du Nord restèrent actives après 1940,

Le courrier militaire vers la métropole transitait souvent via Casablanca → Marseille (zone non occupée).

Dakar → Casablanca → Marseille → Cuers (Var).

En novembre 1941, la surtaxe aérienne Dakar–France est encore en vigueur, d’où l’usage des timbres malgré le cachet de franchise militaire

Tarif postal novembre 1941 La combinaison des timbres : 50c rouge 5c noir 5 francs bleu donne un affranchissement de 5,55 F. Cela correspond bien à un courrier avion AOF → métropole fin 1941, sachant que : la franchise militaire couvre le port de base, pas la surtaxe aérienne, payable en timbres civils coloniaux. On a donc ici un courrier militaire par avion parfaitement réglementaire.



L’EGAN Cuers-Pierrefeu est en 1941 une école restée sous contrôle du régime de Vichy, soumise aux limitations de la commission d’armistice italienne/allemande.

Mission de l’EGAN en 1941 : formation des pilotes et observateurs, entraînement au vol maritime et observation, formation des mécaniciens aéronautiques.


https://memorial-national-des-marins.fr/g/3496-base-aeronautique-navale-dakar-bel-air-2f#:~:text=Base%20a%C3%A9ronautique%20navale%20Dakar%20%2D%20Bel%20Air%20(2F)%20%2D%20A%C3%A9ronavale&text=Elle%20fut%20%C3%A9quip%C3%A9e%20avec%20treize,de%20Gibraltar%20et%20de%20Freetown.


Dakar 1941 l'Aéronautique navale Sénégal aéronavale CUERS PIERREFEU EGAN

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