Affichage des articles dont le libellé est Aéronautique Navale à Dakar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aéronautique Navale à Dakar. Afficher tous les articles

29 novembre 2025

Marine en Afrique Occidentale Française Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 Cuers Pierrefeu courrier

Marine en Afrique Occidentale Française  Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941

carte Interzones Pétain 1f20

La BAN Dakar-Ouakam était située à 20 km environ au nord-ouest de Dakar, sur la pointe de la presqu’île du Cap Vert, près des Almadies. 

Avant la seconde guerre mondiale ces terrains servaient aux appareils d’ir France, l’armée de l’air s’y installa en juillet 1940 en même temps que l’aéronautique navale


lettre de la BAN Dakar pour Cuers 
Les « Martin 167F » de la flottille 3F furent les premiers hôtes de la base, relevés par  ceux de la 2F à compter de mai 1941. La flottille 2F partagera les installations avec les avions de la compagnie « Air France » et un escadron de chasse de  l’armée de l’air. En septembre 1943, la 2F deviendra la 2FB armée en « Wellington » jusqu’en 1953


lettre de la BAN Dakar pour Cuers 
L'Afrique Equatoriale ralliée, l'Afrique Occidentale est la deuxième étape projetée par Winston Churchill et le général de Gaulle pour éviter que les Allemands ne concrétisent leur projet d'occuper Dakar. Une expédition constituée de 2 000 hommes des FFL (Forces françaises libres) - un bataillon de Légion étrangère et une compagnie de fusiliers marins, huit bâtiments - de douze navires de guerre et de deux bataillons de marine britanniques, quitte Liverpool le 31 août 1940. L'escadre se présente devant Dakar le 23 septembre.



Le général de Gaulle tente d'obtenir pacifiquement le ralliement des populations. Des tracts sont largués à cet effet sur la ville et une délégation conduite par le capitaine de frégate Thierry d'Argenlieu est débarquée afin de remettre une lettre invitant le gouverneur Boisson à se rallier, sans succès.

23/25 septembre 1940 : échec, devant Dakar, de la tentative anglo-gaulliste  de ralliement de l’AOF à la France Libre (opération « Menace »).

Pour éviter que la flotte française tombe aux mains des Allemands, l’Angleterre avait détruit une escadre dans la rade de Mers el Kébir (3 juillet 1940). Une partie importante de la flotte mouille à Dakar, notamment le cuirassé Richelieu qui, avec le Jean Bart, est ce que la flotte française a de plus puissant. La ville dispose de moyens militaires considérables, de batteries côtières appuyées de plusieurs escadrilles d’aviation. 



La flottille 2F est crée à Bizerte durant l'Automne 1940. Elle est équipée avec treize Glenn-Martin 167, basée en Afrique du Nord, puis, dès Juin 1941 à la BAN de Dakar. Elle assure les missions de reconnaissance au-dessus du detroit de Gibraltar et de Freetown.

En 1941, Dakar constitue un point stratégique majeur pour la France de Vichy. La base aéronavale y joue un rôle essentiel pour : les liaisons militaires internes L’Aéronautique navale entretient des liaisons aériennes vers : Port-Étienne et Saint-Louis (Afrique occidentale), Conakry, Casablanca, Et parfois vers la métropole via des routes longues et détournées, contournant les zones contrôlées par les Alliés.

Transport du courrier militaire

Le courrier est transporté par : avions militaires (Latécoère 298, Potez 29, parfois CAMS/Laté 301), navires relevant de la Marine nationale, en particulier dans les liaisons transatlantiques depuis la métropole jusqu’en Afrique du Nord puis AOF.

Cachet de service : “Marine Nationale – Service à la mer” en haut à droite 

Il s’agit d’un cachet réglementaire utilisé par les unités en activité dans les territoires d’outre-mer. Il authentifie l’origine militaire et est indispensable en période d’armistice, car les commissions italienne et allemande surveillaient étroitement le courrier naval.

On lit clairement le cachet rouge : « Aéronautique Navale de Dakar – MARINE en Afrique Occidentale Française »

Ce type de cachet administratif est typique du courrier officiel militaire, particulièrement utilisé par les formations navales stationnées au Sénégal pendant la période du régime de Vichy (1940-1942).

Il s’agit d’un cachet de franchise militaire, permettant l’envoi sans affranchissement… mais ici des timbres ont été ajoutés.

Acheminement « PAR AVION »

Le grand marquage oblique PAR AVION indique que la lettre a été envoyée par courrier aérien — ce qui est cohérent, car : Dakar disposait d’une importante plate-forme aérienne, héritée de l’aéropostale, Les liaisons Dakar ↔ Afrique du Nord restèrent actives après 1940,

Le courrier militaire vers la métropole transitait souvent via Casablanca → Marseille (zone non occupée).

Dakar → Casablanca → Marseille → Cuers (Var).

En novembre 1941, la surtaxe aérienne Dakar–France est encore en vigueur, d’où l’usage des timbres malgré le cachet de franchise militaire

Tarif postal novembre 1941 La combinaison des timbres : 50c rouge 5c noir 5 francs bleu donne un affranchissement de 5,55 F. Cela correspond bien à un courrier avion AOF → métropole fin 1941, sachant que : la franchise militaire couvre le port de base, pas la surtaxe aérienne, payable en timbres civils coloniaux. On a donc ici un courrier militaire par avion parfaitement réglementaire.



L’EGAN Cuers-Pierrefeu est en 1941 une école restée sous contrôle du régime de Vichy, soumise aux limitations de la commission d’armistice italienne/allemande.

Mission de l’EGAN en 1941 : formation des pilotes et observateurs, entraînement au vol maritime et observation, formation des mécaniciens aéronautiques.


https://memorial-national-des-marins.fr/g/3496-base-aeronautique-navale-dakar-bel-air-2f#:~:text=Base%20a%C3%A9ronautique%20navale%20Dakar%20%2D%20Bel%20Air%20(2F)%20%2D%20A%C3%A9ronavale&text=Elle%20fut%20%C3%A9quip%C3%A9e%20avec%20treize,de%20Gibraltar%20et%20de%20Freetown.


Marine en Afrique Occidentale Française Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 Cuers Pierrefeu courrier

Marine en Afrique Occidentale Française  Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 carte Interzones Pétain 1f20 La BAN Dakar-Ouakam était si...