Marine en Afrique Occidentale Française Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941
![]() |
| carte Interzones Pétain 1f20 |
La BAN Dakar-Ouakam était située à 20 km environ au nord-ouest de Dakar, sur la pointe de la presqu’île du Cap Vert, près des Almadies.
![]() |
| lettre de la BAN Dakar pour Cuers |
![]() |
| lettre de la BAN Dakar pour Cuers |
Pour éviter que la flotte française tombe aux mains des Allemands, l’Angleterre avait détruit une escadre dans la rade de Mers el Kébir (3 juillet 1940). Une partie importante de la flotte mouille à Dakar, notamment le cuirassé Richelieu qui, avec le Jean Bart, est ce que la flotte française a de plus puissant. La ville dispose de moyens militaires considérables, de batteries côtières appuyées de plusieurs escadrilles d’aviation. La flottille 2F est crée à Bizerte durant l'Automne 1940. Elle est équipée avec treize Glenn-Martin 167, basée en Afrique du Nord, puis, dès Juin 1941 à la BAN de Dakar. Elle assure les missions de reconnaissance au-dessus du detroit de Gibraltar et de Freetown.
En 1941, Dakar constitue un point stratégique majeur pour la France de Vichy. La base aéronavale y joue un rôle essentiel pour : les liaisons militaires internes L’Aéronautique navale entretient des liaisons aériennes vers : Port-Étienne et Saint-Louis (Afrique occidentale), Conakry, Casablanca, Et parfois vers la métropole via des routes longues et détournées, contournant les zones contrôlées par les Alliés.
Transport du courrier militaire
Le courrier est transporté par : avions militaires (Latécoère 298, Potez 29, parfois CAMS/Laté 301), navires relevant de la Marine nationale, en particulier dans les liaisons transatlantiques depuis la métropole jusqu’en Afrique du Nord puis AOF.
Cachet de service : “Marine Nationale – Service à la mer” en haut à droite
Il s’agit d’un cachet réglementaire utilisé par les unités en activité dans les territoires d’outre-mer. Il authentifie l’origine militaire et est indispensable en période d’armistice, car les commissions italienne et allemande surveillaient étroitement le courrier naval.
On lit clairement le cachet rouge : « Aéronautique Navale de Dakar – MARINE en Afrique Occidentale Française »
Ce type de cachet administratif est typique du courrier officiel militaire, particulièrement utilisé par les formations navales stationnées au Sénégal pendant la période du régime de Vichy (1940-1942).
Il s’agit d’un cachet de franchise militaire, permettant l’envoi sans affranchissement… mais ici des timbres ont été ajoutés.
Acheminement « PAR AVION »Le grand marquage oblique PAR AVION indique que la lettre a été envoyée par courrier aérien — ce qui est cohérent, car : Dakar disposait d’une importante plate-forme aérienne, héritée de l’aéropostale, Les liaisons Dakar ↔ Afrique du Nord restèrent actives après 1940,
Le courrier militaire vers la métropole transitait souvent via Casablanca → Marseille (zone non occupée).
Dakar → Casablanca → Marseille → Cuers (Var).
En novembre 1941, la surtaxe aérienne Dakar–France est encore en vigueur, d’où l’usage des timbres malgré le cachet de franchise militaire
Tarif postal novembre 1941 La combinaison des timbres : 50c rouge 5c noir 5 francs bleu donne un affranchissement de 5,55 F. Cela correspond bien à un courrier avion AOF → métropole fin 1941, sachant que : la franchise militaire couvre le port de base, pas la surtaxe aérienne, payable en timbres civils coloniaux. On a donc ici un courrier militaire par avion parfaitement réglementaire.
L’EGAN Cuers-Pierrefeu est en 1941 une école restée sous contrôle du régime de Vichy, soumise aux limitations de la commission d’armistice italienne/allemande.
Mission de l’EGAN en 1941 : formation des pilotes et observateurs, entraînement au vol maritime et observation, formation des mécaniciens aéronautiques.






