26 juillet 2026

P.H.M. EV Jacoubet ultime mission 2027 corymbe 26-2 mars mai 2026

P.H.M. EV Jacoubet ultime mission 2027




Après quarante-quatre années de service, le patrouilleur de haute mer Enseigne de vaisseau Jacoubet (F794) a été retiré du service actif en juin 2026, à l'issue d'une dernière mission Corymbe en Afrique de l'Ouest. Construit à la DCN de Lorient et admis au service en octobre 1982, ce bâtiment de la série des avisos A69 a d'abord servi en Méditerranée avant de rejoindre Brest en 2020. 

Cherchez l'erreur !


Des timbres marocains et une flamme brestoise en date du 15-07_2026
et oui  erreur de la part c'est la flamme de
PIC  RENNES ARMORIQUE NOYAL CHATILLON

Cette enveloppe souvenir de l'ultime mission Corymbe 26-2 du PHM Enseigne de vaisseau Jacoubet présente une curiosité peu banale : une empreinte mécanique de La Poste française, datée du 15 juillet 2026, oblitère… deux timbres du Royaume du Maroc. Les timbres marocains n'ayant aucune validité postale en France, ce pli constitue une amusante anomalie postale. S'agit-il d'un simple oubli du contrôle humain, d'un souvenir confectionné par un marin, ou d'une véritable erreur de traitement automatique ? Une petite énigme qui fera sourire les marcophiles et rappelle que même les machines de tri ne sont pas infaillibles.

Au cours de sa carrière, il a parcouru près de 1,3 million de milles nautiques, soit l'équivalent de soixante fois le tour de la Terre, naviguant en Atlantique, dans les Caraïbes, en mer Noire et dans l'océan Indien. Reclassé patrouilleur de haute mer en 2009, il a poursuivi ses missions de surveillance, de présence et de protection des approches maritimes françaises. Son désarmement marque une nouvelle étape dans le remplacement des anciens avisos par les futurs patrouilleurs hauturiers, plus modernes et mieux adaptés aux missions du XXIᵉ siècle. L'EV Jacoubet restera le symbole d'une génération de bâtiments robustes qui ont fidèlement servi la Marine nationale pendant plus de quatre décennies.

L'EV Jacoubet quitte la flotte après quarante-quatre ans de service

Le 18 juin 2026, la Marine nationale a officiellement retiré du service actif le patrouilleur de haute mer Enseigne de vaisseau Jacoubet (F794), mettant un terme à quarante-quatre années de navigation. Construit par la DCN de Lorient et admis au service en octobre 1982, ce quatorzième aviso de la série A69 a longtemps servi en Méditerranée avant de rallier Brest en 2020. Au cours de sa carrière, il a parcouru près de 1,3 million de milles nautiques, participé à de nombreuses opérations de présence et de souveraineté, et achevé son parcours par une ultime mission Corymbe dans le golfe de Guinée. 

Reclassé patrouilleur de haute mer en 2009, le Jacoubet avait conservé son sonar de coque tout en adaptant son armement à l'évolution de ses missions. Son retrait s'inscrit dans le renouvellement de la flotte de surface, les anciens PHM cédant progressivement la place aux nouveaux patrouilleurs hauturiers, appelés à assurer les missions de surveillance maritime et de protection des intérêts français pour les décennies à venir. Avec le désarmement du Jacoubet, c'est une page importante de l'histoire des avisos A69 qui se tourne.


Une larme pour les derniers A69



Avec le départ de l'EV Jacoubet, c'est une nouvelle silhouette familière qui disparaît de l'horizon. Pendant plus de quarante ans, les avisos A69 ont accompagné les marins français sur toutes les mers du monde, dans l'ombre des grandes unités, accomplissant sans relâche les missions les plus diverses : surveillance, présence, escorte, sauvetage ou coopération. Robustes, marins et toujours disponibles, ils ont marqué plusieurs générations d'équipages. Bientôt, le Commandant Blaison, dernier représentant de cette série emblématique, quittera lui aussi le service actif. Les nouveaux patrouilleurs hauturiers prendront la relève avec des capacités accrues, mais pour tous ceux qui ont navigué à bord ou croisé leur sillage, une pensée émue et une larme discrète accompagneront la disparition des derniers A69, fidèles serviteurs de la Marine nationale.


1. Enfin du neuf !

Enfin du neuf ! Après quarante-quatre ans de bons et loyaux services, les derniers A69 passent la main. Certains marins ne cacheront pas leur émotion ; d'autres regarderont surtout avec intérêt les nouveaux patrouilleurs, en espérant qu'ils vibrent un peu moins, qu'ils grincent un peu moins... et que la climatisation fonctionne enfin. Les A69 entrent dans l'histoire, non sans laisser derrière eux une solide réputation de robustesse... et quelques souvenirs de roulis mémorables.


2. Il était temps…


Quarante-quatre ans de service, ce n'est pas une carrière, c'est un exploit. Les A69 auront tout connu : la Guerre froide, les opérations extérieures, les longues patrouilles et les générations de marins. Alors, lorsqu'arrive leur successeur, certains soupirent avec nostalgie, tandis que d'autres murmurent : « Il était temps ! » Une façon toute maritime de rendre hommage à un vieux compagnon de mer.


3. Place aux jeunes !



Les A69 quittent la scène avec les honneurs. Les nouveaux patrouilleurs hauturiers promettent davantage de confort, d'autonomie et de technologies. Les anciens regretteront leur silhouette familière ; les plus jeunes apprécieront sans doute les couchettes plus accueillantes et les équipements modernes. Comme toujours dans la Marine, on regrette le navire que l'on quitte... jusqu'au jour où l'on embarque sur un plus récent.



25 juillet 2026

Grand voilier Brest la mer en partage juillet 2026 Français

Grand voilier Brest la mer en partage Le Français


En juillet 2026, Brest accueille le majestueux Français, l'un des plus emblématiques grands voiliers-écoles français. Sa présence dans le premier port militaire de France rappelle que la mer demeure une formidable école de vie, où se forgent le caractère, la solidarité et le sens des responsabilités. À son bord, chaque navigation est bien plus qu'une simple traversée : c'est une aventure humaine qui transforme durablement celles et ceux qui la vivent.

L'association Grand Voilier École (GVE) s'est donné pour mission d'offrir cette expérience à des jeunes qui, sans son action, n'auraient probablement jamais l'occasion de naviguer sur un tel navire. En partageant le quotidien d'un équipage professionnel, ils découvrent la discipline, l'entraide et l'importance du travail collectif dans un environnement exigeant où chacun compte.

Le Français devient ainsi une véritable école de citoyenneté. Les stagiaires apprennent à dépasser leurs limites, à faire confiance aux autres, à gérer les difficultés ensemble et à respecter les différences. Ils prennent également conscience de la richesse du patrimoine maritime français et de la nécessité de préserver un milieu marin aussi précieux que fragile.
La venue du Grand Voilier École à Brest en juillet 2026 est donc bien plus qu'une escale. Elle incarne un projet éducatif ambitieux qui unit tradition maritime, transmission des savoir-faire et engagement en faveur de la jeunesse. En soutenant cette initiative, adhérents, mécènes et partenaires permettent à de nouveaux jeunes de vivre une expérience exceptionnelle dont ils reviendront, comme tant d'autres avant eux, profondément marqués et enrichis.

24 juillet 2026

400 ans de la Marine 400 ans au service de la France sur tous les océans

 400 ans de la Marine 


400 ans de la Marine Nationale - 400 ans au service de la France sur tous les océans. 400 ans de mer, de combat, de marins. Les timbres représentent les 5 "forces" de la Marine Nationale : - Fusiliers et commandos- Marins-pompiers- Force sous-marine- Aéronautique navale- Force de surface

Volonté de forte de la Marine Nationale de mettre en avant les femmes et les hommes qui constituent la Marine Nationale.

Pour célébrer ses 400 ans, la Marine nationale s’associe avec le groupe La Poste pour rendre hommage aux marins qui œuvrent chaque jour à la protection de la France et de ses intérêts sur tous les océans. Chaque timbre met en avant le portrait des femmes et des hommes des forces opérationnelles de la Marine nationale, tous unis par l’esprit d'équipage. Cette collection en trois volets allie tradition et modernité tant dans le style graphique de l’illustration que dans la forme du timbre, qui reprend l’esprit des emblématiques patchs d’unités.© La Poste – © SIRPA Marine - Tous droits réservés

Les timbres Lettre verte permettent un envoi au départ et à destination de :

La France métropolitaine

L'Outre-mer (surtaxe au-delà de 100g)

Andorre et Monaco.

Le Chasseur 135 (CH 135) – Un chasseur de sous-marins américain Marine nationale Cherbourg surcharge FM Rouge type paix

 Chasseur 135

Type Paix 90C Outremer surcharge FM Rouge



Le Chasseur 135 (CH 135) est l'un des cinquante chasseurs de sous-marins de la classe américaine SC-497 transférés à la France en 1944 dans le cadre du programme de Prêt-Bail (Lend-Lease) mis en place par le président Franklin D. Roosevelt afin de renforcer les marines alliées. Construit aux États-Unis sous le numéro USS SC-651, il reçoit après son transfert la désignation CH 135 au sein de la Marine nationale.


La classe SC-497 constitue l'une des plus importantes séries de chasseurs de sous-marins construites pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1944, 438 unités sont réalisées pour l'US Navy à partir du prototype SC-453. Ces bâtiments, rapides, robustes et relativement économiques, sont conçus pour assurer la lutte anti-sous-marine, l'escorte des convois, la surveillance côtière et les patrouilles de sécurité. Si dix-sept unités sont perdues pendant la guerre, aucune ne sera officiellement créditée de la destruction d'un sous-marin ennemi, leur rôle ayant été avant tout dissuasif et protecteur.

Timbre Franchise Militaire N° YT 9
flamme Cherbourg Manche date illisible

Au titre du Lend-Lease, 142 chasseurs sont cédés aux marines alliées : 78 à l'Union soviétique, 50 à la France, 8 au Brésil et 3 à la Norvège ainsi qu'au Mexique. Les unités remises à la France sont intégrées dès 1944 aux Forces navales françaises libres puis à la Marine nationale reconstituée. Le CH 135 fait partie de cette série aux côtés des CH 131, CH 132, CH 133, CH 134, CH 136, CH 141, CH 142 et de nombreux autres bâtiments qui participent activement à la remise en sécurité des eaux françaises après la Libération.

Long d'environ 33,5 mètres pour un déplacement voisin de 135 tonnes en charge, le CH 135 est propulsé par deux moteurs Diesel General Motors développant environ 1 760 chevaux, lui permettant d'atteindre une vitesse de 20 nœuds. Son équipage compte généralement 24 à 28 hommes. Son armement d'origine comprend un canon de 40 mm Bofors, plusieurs canons de 20 mm Oerlikon, des grenades anti-sous-marines, parfois un mortier lance-grenades « Mousetrap », ainsi qu'un sonar et un radar de veille, équipements particulièrement modernes pour l'époque.

Après son arrivée en France, le CH 135 est affecté aux missions prioritaires de l'immédiat après-guerre. Il assure la surveillance des approches portuaires, l'escorte des convois, la protection des dragueurs de mines, la police des chenaux rouverts à la navigation ainsi que la sécurisation des zones littorales encore dangereusement infestées de mines marines. Entre 1945 et 1948, ces chasseurs travaillent en étroite coopération avec les flottilles de dragage opérant en Manche, en Atlantique et en Méditerranée, notamment devant Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Cherbourg, Toulon ou encore en Corse.

Comme de nombreux bâtiments issus du programme américain, le CH 135 est aujourd'hui relativement discret dans les archives publiées. Son existence est parfaitement attestée grâce aux listes officielles de transfert de la classe SC-497, qui identifient clairement le SC-651 comme étant devenu le CH 135 sous pavillon français. En revanche, son historique détaillé, ses commandants successifs, ses affectations précises ou encore son éventuelle participation aux opérations outre-mer restent à documenter à partir des journaux de marche, des archives du Service historique de la Défense et des fonds américains de la National Archives.


le timbre type Paix 90C surcharge FM Rouge

Le 90 centimes outremer « Type Paix », dessiné par Paul-Albert Laurens et gravé par Antonin Delzers, est surchargé en rouge des lettres « F.M. » (Franchise Militaire) et mis en service le 1er juillet 1939. Destiné à la correspondance des militaires, il est d'abord utilisé avant la Seconde Guerre mondiale, puis son emploi évolue au gré des modifications de la réglementation sur la franchise postale. Malgré les nombreuses augmentations des tarifs postaux, l'administration conserve ce timbre en raison des importants stocks disponibles et considère que seule la surcharge « F.M. » lui confère sa validité. Après le décret du 25 février 1946, il est distribué aux militaires du contingent et aux troupes d'occupation, à raison de deux ou quatre timbres par mois selon leur affectation. Il demeure en usage jusqu'au 30 juin 1948, date à laquelle il est remplacé par les nouveaux timbres de franchise militaire sans valeur faciale aux emblèmes des trois armées.

Merci à Daniel Allançon

Sources 

Phil-Ouest

https://poste-aux-armees.blogspot.com/2008/01/le-timbre-de-franchise-militaire-type.html?utm_source=chatgpt.com

23 juillet 2026

Chasseur 141 Bonifacio Corse Chasse aux mines

 Chasseur 141

Bonifacio Corse


À la Libération, la Corse est l'une des premières régions françaises à bénéficier d'une vaste campagne de déminage maritime. Bien que libérée dès septembre 1943, l'île reste dangereuse jusqu'à la fin de la guerre en raison des très nombreux champs de mines mouillés par les marines italienne et allemande dans les approches des ports et le long des côtes. À partir de 1945, la Marine nationale met en œuvre une opération de grande ampleur destinée à rendre à nouveau sûres les routes maritimes, indispensables au ravitaillement et à la reprise de la vie économique.



Les Allemands et les Italiens avaient installé des milliers de mines de contact et de fond autour de Bastia, Calvi, L'Île-Rousse, Saint-Florent, Ajaccio, Propriano, Bonifacio et Porto-Vecchio. Certaines étaient mouillées jusqu'à des profondeurs de près de 500 mètres, ce qui compliquait considérablement leur neutralisation. Les Alliés avaient également posé des champs de mines destinés à interdire l'accès à certaines zones stratégiques.


À partir du printemps 1945, les flottilles françaises de dragage, renforcées par des bâtiments britanniques et américains, entreprennent un patient travail de reconnaissance puis de dragage. Les anciennes unités alliées transférées à la France, notamment les dragueurs côtiers de type YMS (Yard Minesweeper), deviennent les principaux acteurs de cette mission. Ces bâtiments, numérotés D 3xx puis renommés (Balsamine, Églantine, Zinnia, etc.), travaillent quotidiennement dans les eaux corses.

Le dragage s'effectue suivant plusieurs méthodes :

dragage mécanique des mines à orin ;
dragage magnétique contre les mines magnétiques ;
dragage acoustique destiné à déclencher les mines sensibles au bruit des hélices ;
destruction par plongeurs ou par tirs des mines découvertes.


Les opérations sont particulièrement délicates dans les Bouches de Bonifacio, où les courants violents et les faibles profondeurs rendent le travail extrêmement dangereux. Plusieurs mines dérivent également après les tempêtes, obligeant les bâtiments à maintenir une surveillance permanente.

Le déminage permet progressivement la réouverture des principaux ports corses aux navires marchands et militaires. Dès 1946, la plupart des chenaux principaux sont déclarés praticables, mais des opérations de sécurisation se poursuivent encore plusieurs années. Des mines continuent d'être retrouvées accidentellement jusque dans les années 1950.




CHASSEUR 141, chasseur – Activité et opérations : correspondance (1944-1946), compte rendu d'activité (1944).

Chasseur de Sous-marins de l'U.S Navy SC-770, transféré à la Royale en octobre 1944. Il prend le nom de CH 695 puis de P 695 lorsqu'il devient Patrouilleur et finalement M 695 devenu Dragueur de Mines.

https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/notices_files/MV_TT_Y_BATIMENTS.pdf

22 juillet 2026

lettre de la république d'Argentine pour le croiseur Ecole Jeanne d'Arc 21 avril 1939 Emile Bertin Buenos-Aires

lettre de la république d'Argentine pour le croiseur Ecole Jeanne d'Arc

Le quotidien L'Ouest-Éclair du 3 mars 1939 annonçe une mesure particulière de l'Administration des Postes destinée à faciliter les échanges entre les familles et les marins embarqués. Les lettres adressées aux officiers et équipages des bâtiments de la Marine nationale en croisière bénéficiaient d'une surtaxe aérienne réduite de 1,60 franc jusqu'à 10 grammes et de 3 francs jusqu'à 20 grammes. Cette disposition concernait notamment le croiseur-école Jeanne d'Arc ainsi que les bâtiments des Forces navales d'Extrême-Orient, dont le Lamotte-Picquet. Le journal précise également la forme exacte de l'adresse à employer, en indiquant « via Paris-Aviation-Étranger », preuve que le courrier transitait par le service aérien parisien avant d'être dirigé vers le navire selon sa position. Cette organisation explique le cheminement particulier de nombreuses correspondances adressées aux marins de la Jeanne d'Arc durant la campagne de 1939 et constitue un élément précieux pour l'étude des plis de cette période.


Courrier aérien

Par mesure spéciale de l'Administration des Postes, la correspondance-avion destinée aux officiers et marins embarqués à bord des bâtiments de la Marine de guerre en croisière, quelle que soit leur position, bénéficie d'une surtaxe aérienne réduite de 1,60 franc pour une lettre pesant jusqu'à 10 grammes, et de 3 francs pour une lettre ne dépassant pas 20 grammes.

Au-dessus de 20 grammes, la surtaxe aérienne normale est appliquée, quelle que soit la destination.

Cette surtaxe réduite s'applique notamment aux navires faisant partie des Forces navales d'Extrême-Orient ainsi qu'au croiseur-école Jeanne-d'Arc.

Les adresses doivent être rédigées de la manière suivante :

« M. X..., à bord du croiseur-école d'application Jeanne-d'Arc, via Paris-Aviation-Étranger »

ou encore :

« M. X..., à bord du croiseur Lamotte-Picquet, Forces navales d'Extrême-Orient. »

Mais notre courrier par avion n'est pas concerné par ces mesures car adressé à un Ingénieur Mécanicien embarqué sur le Croiseur Ecole Jeanne d'Arc depuis Buenos-Aires en Argentine le 21 avril 1939. 

Le Cachet d'arrivée au verso Croiseur-Ecole Jeanne d'Arc porte la date du 29 avril soit 16 jour après le retour à Brest. Notre ingénieur à quitté le bord pour l'Emile Bertin.




En avril 1939, le croiseur-école Jeanne d'Arc achève sa campagne d'application 1938-1939, la dernière croisière de paix avant la Seconde Guerre mondiale.
TàD Croiseur Ecole Jeanne d'Arc 29-4-39 /
 Buenos Aires ARGENTINA  21 ABR 39
Itinéraire d'avril 1939
30-31 mars 1939 : escale à Fort-de-France (Martinique).
7-11 avril 1939 : escale à Dakar (Sénégal).
16 avril 1939 : retour à Brest, fin de la campagne d'application des élèves-officiers.
Une traversée sous haute surveillance
Le contexte international est particulièrement tendu. Après l'occupation de Prague par l'Allemagne en mars 1939, la Marine nationale craint une action des cuirassés de poche allemands contre le croiseur-école, qui rentre des Antilles.
Pour cette raison, le puissant cuirassé Dunkerque est chargé d'escorter la Jeanne d'Arc du 14 au 16 avril 1939 lors de son approche des côtes françaises.
À bord
La campagne embarque :
environ 156 élèves-officiers,
plus de 570 officiers, officiers mariniers et marins,
un total d'environ 730 hommes à bord.

Les ingénieurs mécaniciens de la Marine nationale formaient un corps d'officiers distinct. À bord de la Jeanne d'Arc, ils avaient la responsabilité de l'ensemble de la propulsion :
les chaudières Indret,
les turbines,
les auxiliaires,
la production électrique,
les ateliers de mécanique,
ainsi que l'encadrement des mécaniciens, chauffeurs et ouvriers de la machine.



Au printemps 1939, le croiseur léger Émile Bertin est l'un des bâtiments les plus modernes et les plus rapides de la Marine nationale. Navire amiral d'une flottille de douze contre-torpilleurs de l'Atlantique, il est alors basé à Brest, où il achève une période d'entretien après plusieurs mois d'activité. Le 25 avril 1939, il appareille pour une croisière d'instruction et de représentation vers Gibraltar, où il arrive le 28 avril. Après une escale officielle marquée par la visite du consul de France, il gagne Tanger le 1er mai, puis revient à Gibraltar avant de rejoindre Oran le 3 mai. Cette mission s'inscrit dans un contexte international de plus en plus tendu, quelques mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Rapide, doté de neuf canons de 152 mm et capable de dépasser 39 nœuds, l'Émile Bertin est alors considéré comme l'un des fleurons de la flotte française. Cette période précède de peu les missions secrètes qui lui seront confiées dès septembre 1939, notamment le transport vers la France de l'or de la Banque nationale de Pologne.



À son arrivée à Gibraltar, le 28 avril 1939, le croiseur léger Émile Bertin reçoit à son bord le consul de France, monté officiellement de 15 h 45 à 16 h 15. Cette visite de courtoisie, conforme aux usages diplomatiques de l'époque, témoigne de l'importance accordée à la présence de la Marine nationale dans le détroit de Gibraltar, point stratégique contrôlant l'accès entre l'Atlantique et la Méditerranée. 




Quelques jours plus tard, le 1er mai, lors de son escale à Tanger, c'est le commandant du croiseur léger allemand Leipzig qui est reçu à bord de l'Émile Bertin pour une visite officielle. À quelques mois seulement du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ces échanges illustrent le maintien des traditions de courtoisie navale entre marines étrangères, malgré une situation internationale devenue extrêmement tendue après l'occupation de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne en mars 1939. Ces visites protocolaires permettaient aux commandants d'échanger leurs salutations, de signer le livre d'or du bâtiment et de respecter les usages diplomatiques, sans pour autant masquer la rivalité croissante entre les grandes puissances européennes. Quelques mois plus tard, ces mêmes marines se retrouveraient engagées dans un conflit mondial.

.Dragueur 327 Gentiane Des Etats-Unis à Alger pour déminer la Loire une enveloppe pas si banale que ça

Dragueur 327 - Gentiane

Un pli banal auquel on ne prêtera pas attention mais un pli qui raconte l'histoire, la petite histoire... Celle du déminage des côtes et des estuaires français, celle du "retour à la normale" avec des timbres imprimés aux Etats-Unis ou à Alger, des slogans pour redresser l'économie!


Dragueur de mines D 327 Gentiane

Construit par les chantiers Greenport Basin & Construction Company à Greenport (Long Island, État de New York), le YMS-20 est admis au service de l'U.S. Navy le 25 avril 1942. Il appartient à la classe des YMS (Yard Minesweeper), une série de dragueurs de mines côtiers à coque en bois conçus pour le dragage des mines dans les eaux littorales et les approches portuaires.

Dans le cadre du renforcement de la Marine française à la Libération, il est transféré à la Marine nationale en octobre 1944. Il reçoit d'abord le numéro de coque D 327, avant d'être baptisé ÉGentiane, conformément à la tradition française d'attribuer aux dragueurs de cette série des noms de fleurs.

Gentiane participe immédiatement aux opérations de déminage des côtes françaises, mission indispensable à la réouverture des ports et à la reprise de la navigation commerciale après la Seconde Guerre mondiale. Affecté aux divisions de dragueurs de mines, il contribue au nettoyage des chenaux et des approches portuaires encore fortement minés.

Au cours de sa carrière, le bâtiment sert également en Extrême-Orient, où les dragueurs de type YMS assurent des missions de dragage, d'escorte, de surveillance côtière et d'appui aux forces navales françaises engagées en Indochine.

Lors de la réorganisation des forces de dragage au début des années 1950, le bâtiment reçoit la nouvelle immatriculation M 664. Après près de vingt années de service sous pavillon américain puis français, il est retiré du service actif et condamné au début des années 1960.

Sources d'archives

Le Service historique de la Défense (Vincennes) conserve un dossier consacré au bâtiment comprenant notamment :
Rapport de prise de commandement (1944) ;
Compte rendu d'activité (1946) ;
Notice historique (sans date)


Les timbres au type Coq d'Alger

Les quatre timbres de 30 centimes lilas foncé appartiennent à la célèbre série dite du « Coq d'Alger », émise par le Gouvernement provisoire de la République française à partir de novembre 1944. Dessiné par Charles Mazelin, ce timbre représente le coq gaulois, symbole de la République, associé à la croix de Lorraine et au monogramme « RF », affirmant le retour de la légalité républicaine après la Libération. Imprimée en lithographie à Alger par l'imprimerie Typo-Litho Carbonnel, cette série fut largement diffusée en métropole dès la fin de 1944. La valeur de 30 centimes était principalement destinée à l'affranchissement des journaux et imprimés, bien qu'elle soit également fréquemment utilisée en complément d'affranchissement sur le courrier ordinaire.

Les timbres au type Arc de Triomphe

Les deux timbres de 10 centimes gris appartiennent à la série dite de l'Arc de Triomphe, réalisée aux États-Unis pour répondre aux besoins postaux des territoires libérés. Gravés d'après un dessin représentant l'Arc de Triomphe de l'Étoile, ils furent mis en circulation en 1944 par le Gouvernement provisoire. Le choix de ce monument emblématique traduisait la volonté de disposer d'une iconographie républicaine consensuelle durant la période de transition administrative. Comme le 30 centimes Coq, cette valeur était principalement destinée à l'affranchissement des journaux et des imprimés, mais elle servait également de timbre d'appoint dans les affranchissements composés.

L'oblitération

Les timbres sont oblitérés par une machine mécanique FLIER, reconnaissable à son timbre à date à double cercle associé à une flamme publicitaire placée à droite. La couronne porte la mention « NANTES GARE / LOIRE-INFÉRIEURE », permettant de situer l'expédition au bureau de poste de la gare de Nantes.


La flamme publicitaire reproduit le slogan :

BAISSE DES PRIX

SAUVEGARDE

DU FRANC


Cette empreinte appartient à la campagne nationale de propagande économique mise en œuvre par les pouvoirs publics en 1947 afin de lutter contre l'inflation et de soutenir la stabilité du franc. Diffusé par les machines à oblitérer de nombreux bureaux français, ce message constituait un moyen de communication quotidien auprès des usagers de la poste.

L'oblitération mécanique n'a atteint que les quatre timbres de 30 centimes situés dans la partie supérieure de l'enveloppe. Les deux timbres de 10 centimes, placés plus bas à gauche, ont échappé au passage de la machine. Conformément à la réglementation postale, ils ont été annulés manuellement par de larges traits de crayon bleu afin d'interdire toute réutilisation. Cette annulation complémentaire, fréquemment rencontrée sur les plis de cette période, témoigne du soin apporté par les agents des Postes au contrôle de l'affranchissement.


Un grand Merci à Daniel Allançon pour ce pli pas si banal que ça.

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