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07 juillet 2026

Dragueur Amarante chasse aux mines D301 YMS-169

Dragueur Amarante 

D 301

D 301 Amarante

Le YMS-169 était un dragueur de mines auxiliaire à moteur de la classe YMS-1, construit aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa construction débuta le 22 septembre 1942 aux chantiers Dachel-Carter Shipbuilding Corporation de Benton Harbor (Michigan). Lancé le 24 avril 1943, il entra en service le 19 juin 1943. Transféré à la Marine française le 26 août 1944, il reçut le nom d'Amarante (D 301). 

US NAVY MAY 14 1944  USS YMS-169 
Définitivement cédé à la France le 21 mars 1949, il fut ensuite reclassé sous les numéros D-01, puis M-641. Désarmé le 8 mars 1961, son sort ultérieur demeure inconnu. Déplaçant 270 tonnes, long de 41,5 m, il était propulsé par deux moteurs diesel General Motors développant 1 760 ch au total, lui permettant d'atteindre une vitesse de 15 nœuds. Son armement comprenait un canon de 76 mm, deux canons de 20 mm et deux lanceurs de grenades sous-marines.
  • 1947 : transfert à la Marine nationale sous la désignation D.301.
  • 7 novembre 1947 : publication officielle dans Cols Bleus de son nouveau nom Amarante

US NAVY JUN 29 1944  USS YMS-169 
Lorsque la Seconde Guerre mondiale s'achève en 1945, les eaux françaises demeurent parmi les plus dangereuses du monde. Des dizaines de milliers de mines allemandes, britanniques et alliées encombrent encore la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée. 

Les ports de Brest, Cherbourg, Le Havre, Lorient, Marseille ou Toulon ne retrouvent qu'une activité limitée tant que les chenaux d'accès ne sont pas entièrement sécurisés.

Pour la Marine nationale, le déminage devient alors une priorité absolue.

Les premiers travaux sont confiés à une flottille hétérogène composée de bâtiments alliés récupérés après-guerre, de chalutiers transformés en dragueurs et de quelques unités françaises survivantes.



Les YMS-1 (Yard Motor Minesweeper) étaient de petits dragueurs de mines côtiers construits en très grand nombre par les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. Leur caractéristique la plus remarquable était leur coque entièrement en bois, conçue pour réduire la signature magnétique du navire et limiter les risques de déclenchement des mines magnétiques. Cette construction, réalisée par des chantiers spécialisés dans les yachts et les bateaux en bois, faisait appel à des membrures robustes et à un bordé en bois soigneusement assemblé, garantissant à la fois légèreté, solidité et facilité de réparation.

Le numéro de Cols Bleus du 7 novembre 1947 rapporte la décision officielle d'attribuer leurs nouveaux noms français aux anciens dragueurs américains de type YMS

N° de coqueNom attribué
D.301Amarante
D.311Anémone
D.312Tiaré
D.313Armoise
D.314Asphodèle
D.315Aubépine
D.316Balsamine
D.317Basilic
D.318Belladone
D.321Campanule
D.322Capucine
D.323Clématite
D.324Lotus
D.325Dahlia
D.326Digitale
D.327Gentiane
D.331Géranium
D.332Glycine
D.333Hortensia
D.334Héliotrope
D.335Jasmin
D.336Jonquille
D.337Marjolaine
D.338Myosotis
D.351Perce-neige
D.352Pimprenelle
D.353Primevère
D.354Pétunia
D.355Genêt
D.356Zinnia



Juin 1952 : le dragueur côtier Amarante participe à l'exercice interallié OTAN « Castinets », organisé en Manche et en mer du Nord du 18 au 26 juin 1952, sous commandement britannique. L'exercice réunit environ 250 navires et 400 avions de neuf nations et a pour objectif l'entraînement aux opérations de protection du trafic maritime et de dragage de mines. L'Amarante figure parmi les dragueurs côtiers français engagés aux côtés notamment des ClématiteBasilicGenêtCentaurePimprenellePrimevère et Zinnia.

Le grand reportage : "Quand les dragueurs balaient la mer. Ceux qui les arment" par Pierre Boujol.

Dans cette seconde partie qui est est consacrée à bord du dragueur côtier Amarante.

On y apprend notamment :

  • déplacement : 280 tonnes ;
  • longueur : 42 mètres ;
  • propulsion : deux moteurs Diesel de 500 ch, plus un troisième moteur de 500 ch destiné à la drague ;
  • vitesse : 10 nœuds ;
  • équipage : 3 officiers et 35 hommes ;
  • le commandant de la division est embarqué à bord de l'Amarante ;
  • description très vivante de la vie quotidienne de l'équipage, de l'entretien du bâtiment, de la discipline, de la camaraderie et de l'instruction des réservistes.

Le reportage donne également des détails rarement conservés dans les archives :

  • le chien du bord s'appelle « Copain » ;
  • le chat s'appelle « Firmin », devenu infirme après s'être cassé une patte ;
  • le bosco est originaire de Paimpol ;
  • les équipages sont majoritairement bretons ;
  • les marins surnomment les dragueurs britanniques « Mickeys » et sont très fiers de leurs anciens BYMS américains.

Le journaliste conclut que les « fleurs » françaises (anciens YMS américains) sont jugées plus élégantes que les MMS britanniques et évoque déjà leur futur remplacement par les nouveaux dragueurs du type Sirius.

Dans la rubrique « Nouvelles diverses » du numéro de Cols Bleus du 13 mai 1961, on peut lire :

« Les avisos "Somme" et "Gazelle", l'escorteur côtier "Fantassin", les dragueurs "Amarante", "Campanule" et "Hortensia", le bâtiment de débarquement "Rance" (...) ont été condamnés le 8 mars. »

Sources

Cols Bleus

SHD Brest

2C 179 

https://www.navalcovermuseum.org/wiki/YMS_169

12 juillet 2022

CMT Cassiopée Désarmement 1er juillet 2022 chasse aux mines

CMT Cassiopée Désarmement 1er juillet 2022


Le 1er juillet 2022, le chasseur de mines tripartite (CMT) Cassiopée a été retiré du service actif après avoir servi pendant 38 ans au sein de la Marine nationale.


Admis au service actif en 1984, le CMT Cassiopée, basé à Brest, avait pour mission de détecter, identifier et neutraliser les mines immergées afin de ga­rantir le libre accès des ports militaires et des principaux ports civils français. Ces unités spécialisées sont également déployées en précurseur des opéra­tions amphibies ou aéronavales. Leur discrétion ma­gnétique, leur maniabilité, et leur équipement dédié leur permettent d’intervenir dans des zones minées et à grande profondeur. Elles participent régulièrement à des missions relevant de l’action de l’État en mer dans lesquelles leur expertise est recherchée (recherche d’épaves, de débris, neutralisation d’engins explosifs historiques).

À terme, les moyens actuels de guerre des mines (chasseurs de mines tripartites, bâtiments remorqueurs de sonars, bâtiments bases de plongeurs démineurs) seront remplacés par les équipements du programme SLAMF (système de lutte anti-mines du futur).





Le CMT Cassiopée a conduit son dernier déploiement opérationnel au printemps 2022 en mer Baltique. La dernière étape de l’équipage de la Cassiopée débute avant sa dispersion définitive : la « mise en complément » du bâtiment, première phase de son désarmement. Le bâtiment se verra retirer les matériels dangereux, sensibles, ou pouvant bénéficier à d’autres unités. Son patrimoine de tradition sera notamment reversé au service historique de la Défense et la coque sera dégazée et dépolluée. La Cassiopée sera ensuite placée en « réserve spéciale » et la dernière cérémonie des couleurs pourra avoir lieu, à l’automne, avant que le CMT Cassiopée ne soit débaptisé. La coque sera alors remorquée à Landevennec où elle rejoindra les ex VerseauEridan et Persée. Elle sera utilisée pour fournir certains rechanges spécifiques aux autres CMT encore en service, avant d’être déconstruite dans un chantier spécialisé, dans le cadre d’un marché public ouvert aux chantiers de l’Union européenne. Le nom de Cassiopée sera alors disponible, avec l’héritage de la tradition des quatre unités qui l’ont porté, pour une future unité de la Marine nationale.

En fin de service, la Cassiopée aura parcouru plus de 75 000 milles nautiques, soit presque 3,5 tours du monde et neutralisé plus de 130 munitions représentant 90 tonnes d’explosif de guerre. Un bilan plus qu’honorable pour une petite unité de 600 tonnes et 45 hommes d’équipage dont l’essentiel du travail se fait à moins de 6 nœuds.

La constellation en W, si caractéristique de notre ciel métropolitain, portera ensuite pour toujours le souvenir de la Cassiopée, plus haut, toujours plus haut ! selon la devise de l’unité : Magis ac magis.


Sources

26 mars 2021

CMT Céphée V SPID 10189 Abu Dhabi SPID AP 784 chasse aux mines

CMT Céphée à Abu Dhabi Mars 2021


CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
Le 7 février 2021, dans le cadre du déploiement du Groupe de Guerre des Mines 21 (GGDM21), un bâtiment affrété, transportant les deux chasseurs de mines tripartites (CMT) L’Aigle et Céphée, est arrivé à son port de destination à Abu Dhabi. 

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
Ce mode d’action permet de démontrer l’aptitude de la Marine nationale à se déployer loin de ses bases métropolitaines, en optimisant le potentiel matériel et humain sur le transit, et de se concentrer sur le cœur opérationnel de la mission sur zone.

deux enveloppes en date du 15 mars 2021. Le cachet utilisé est un cachet ancien utilisé en 2013 pour le jumelage du bâtiment avec la ville de Versailles

https://envelopmer.blogspot.com/2013/05/si-versailles-metait-contee-2013-cmt.html


SPID AP 784 ABU DHABI

V SPID 10189 CMT Céphée

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
C’est la 6e fois en dix ans qu’un groupe de guerre des mines est déployé dans cette zone et c’est la 5e fois que cette projection par bâtiment affrété est mise en œuvre.



CMT Céphée -  photo JM Bergougniou



CMT Céphée -  photo JM Bergougniou





CMT Céphée -  photo JM Bergougniou


CMT Céphée -  photo JM Bergougniou


CMT Céphée -  photo JM Bergougniou

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou


BSL Loire - CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
 
Après une phase de reconditionnement, les deux CMT commenceront leurs opérations de détection et, éventuellement, de déminage. Ce déploiement concourt :

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
- à la sécurité des voies d’approvisionnement énergétiques et des zones d’intérêts nationaux et alliés dans le golfe arabo-persique : zone d’intérêt stratégique vitale pour nos approvisionnements stratégiques et zone de déploiement quasiment-permanent de la marine ;

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
- au maintien de la liberté de navigation ;

- au renforcement de notre interopérabilité avec nos partenaires présents dans la zone.

Placé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Fayard, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), ce groupe de guerre des mines est constitué des deux CMT, d’un détachement de plongeurs démineurs et d’un état-major de conduite. Il sera déployé pendant plusieurs mois dans cette zone.

CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
 Domaine d’excellence de la Marine nationale, la guerre des mines permet chaque année de neutraliser environ 2 000 engins explosifs, soit quasiment 40 par semaine.

BSL Loire - CMT Céphée -  photo JM Bergougniou
Avec près de 650 militaires déployés, les FFEAU constituent l’une des bases opérationnelles avancées françaises à l’étranger. À ce titre, elle appuie les moyens militaires français déployés dans le Golfe arabo-persique et le Nord de l’océan Indien. Grâce à ses conditions d’aguerrissement, elle permet également d’entraîner les militaires français aux actions de combat en zone désertique et en zone urbaine. En tant que commandant de la zone maritime océan indien (ALINDIEN), le COMFOR FFEAU exerce son autorité sur une zone maritime s’étendant du Sud du canal de Suez à l’Ouest, et à l’Est jusqu’aux limites ouest des eaux de la Birmanie, de l’Indonésie et de l’Australie. Il y promeut la politique de défense de la France et anime les relations militaires bilatérales.

30 avril 2009

Chasse aux mines un pétardement et une belle gerbe

Au courrier aujourd'hui

En combat naval, la guerre des mines désigne toutes les opérations et tactiques relatives aux mines sous marines : le mouillage de mines, la lutte contre les mines (dragage et chasse aux mines), et les contremesures préventives.


Les mines représentent une très grave menace pour les forces maritimes et le trafic commercial par mer. Employées de manière intensive au cours des deux derniers conflits mondiaux, elles ont joué un grand rôle dans la guerre navale.

Depuis, elles ont également été utilisées pendant les guerres de Corée et du Vietnam et au cours des conflits du Moyen-Orient.



Port de la Montagne Toulon Le décret fondateur de l'administration civile de la Marine (14 pluviôse an II – 2 février 1794)

Port de la Montagne Toulon  décret fondateur de l'administration civile de la Marine (14 pluviôse an II – 2 février 1794) Encore une let...