01 août 2026
Jean Tranape Passage de la ligne 25 mai 2026 en route vers Nouméa
Chasseur 136 classe SC-497 Poulmic Rouen Le Havre avarie et accident
Chasseur 136
Le Chasseur 136 est un chasseur de sous-marins d'origine américaine de la classe des SC-497. Il est construit par la Donovan Contracting Company à Shelburne (Vermont). Sa quille est posée le 4 mai 1942, il est lancé le 31 août 1942 et entre en service dans l'US Navy le 16 novembre 1942 sous la désignation PC-1030. En avril 1943, il est reclassé SC-1030.
Au cours de son service sous pavillon américain, il participe aux opérations navales en Méditerranée lors de la campagne de Sicile. Endommagé à la suite d'une collision, il est remorqué à Oran, où il subit les réparations nécessaires avant de reprendre du service.
Le 2 octobre 1944, il est transféré à la Marine nationale dans le cadre des accords de Prêt-Bail (Lend-Lease). Il reçoit alors la désignation Chasseur 136 (CH 136) et rejoint la série des chasseurs de sous-marins américains remis à la France pour participer à la reconstitution de la flotte après la Libération.
Long d'environ 33,8 mètres, déplaçant près de 150 tonnes, le CH 136 est propulsé par deux moteurs Diesel entraînant deux hélices. Il atteint une vitesse d'environ 21 nœuds et embarque un équipage d'une trentaine d'hommes. Son armement comprend notamment un canon de 40 mm, des mitrailleuses de 12,7 mm et des équipements de lutte anti-sous-marine.
Les archives du Service historique de la Défense conservent un dossier consacré au bâtiment. Celui-ci renferme notamment un rapport de prise de commandement (1944), des ordres d'opérations, des rapports de travaux et des documents administratifs établis en 1945, témoignant de son activité au sein de la Marine française.

Le Chasseur 136 (CH 136) photographié à Toulon le 21 juillet 1945 par Marius Bar. Ancien SC-1030 de l'US Navy, ce chasseur de sous-marins est transféré à la Marine nationale le 2 octobre 1944 dans le cadre des accords de Prêt-Bail.
Long de près de 34 mètres et capable d'atteindre 21 nœuds, il participe à la reconstitution des forces navales françaises à la Libération. Cette photographie montre le bâtiment dans sa configuration d'origine, avec son canon Bofors de 40 mm à l'avant et ses équipements de lutte anti-sous-marine.
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| Cols Bleus N° 193 du 05-08-1949 |
Voici un texte extrait de Cols Bleus concernant une avarie survenue sur le chasseur 136
Quand le « Chasseur 102 » sort les apprentis gabiers
Les chasseurs « 102 » et « 136 » appareillent du Poulmic pour manœuvres. Vingt-quatre apprentis gabiers ont pris place à bord du « 102 ». Ils sont immédiatement incorporés dans l'équipage et traités comme les matelots.
Le lendemain, les chasseurs passent à l'aurore au large de La Hougue ; ils arrivent à 13 heures au Havre.
Puis, c'est le départ pour Rouen avec le changement de pilote à Villequier. Arrivée à 16 heures, amarrage à couple au quai Gaston-Boulet.
Pendant la traversée, les apprentis participent à un grand nombre de manœuvres. D'eux-mêmes, ils se sont mêlés à la vie du bord. Il y eut quelques « mal de mer », mais à bord d'un chasseur, cela n'a rien d'étonnant. Ils apprennent à gréer des aussières neuves, à confectionner des paillets ; aussi sont-ils très fiers de leurs premières réussites. Les corvées du bord ne leur sont pas épargnées ; ils mettent en ordre la soute de manœuvre, ils accomplissent les postes de veille et les fonctions au mouillage.
Tout cela ne les empêche pas de suivre les cours pratiques que leur donnent leurs instructeurs.
C'est à Rouen que l'accident arriva.
Au moment où le « 136 » appareillait en ligne de file derrière le « 102 », machine à 700 tours, le tronçon de l'arbre se porta vers l'arrière et l'hélice vint buter contre le gouvernail tribord. C'était l'avarie. Dans l'après-midi, le « 102 » remorque son frère au bassin aux Bois. Un scaphandrier examine l'arbre : seuls les ateliers du Havre peuvent réparer.
Alors, le lendemain, appareillage à 6 h 30. Le remorquage en flèche se révèle bientôt impossible : l'hélice tribord du « 136 » cogne sur le gouvernail.
Le remorquage à couple est décidé. Bord à bord, comme deux frères jumeaux, les chasseurs descendent la Seine. Dur travail. La moindre dérive, la moindre fausse manœuvre et les deux bâtiments se mettent au plein sur la rive.
Les apprentis aident comme ils peuvent.
À 15 heures, les chasseurs s'amarrent à Tancarville. C'est assez pour aujourd'hui.
Le lendemain, c'est encore pire : la visibilité moyenne est de 100 mètres et elle tombe vers 14 heures à 50 mètres. L'équipage du « 102 » est sur les dents. On arrive enfin à la base sous-marine du Havre, amarrage à 17 h 20. Le « 102 » fait le plein de gaz-oil. Le « 136 » fait examiner son avarie. Les ateliers du Havre sont insuffisamment outillés. Il faut aller jusqu'à Cherbourg.
On décide l'appareillage à 1 h 25 pour Cherbourg. À 8 heures, le chasseur « 136 » est largué. Il va essayer de se débrouiller tout seul, avec un moteur et une hélice. Il y arrive. Le « 102 » se tient près du « 136 », prêt à l'aider en cas de besoin.
À 13 h 15, une mine dérivante est aperçue et coulée.
Après douze heures d'une fort pénible traversée, le « 136 » s'amarre à Cherbourg. Le lendemain, le « 102 » appareille seul pour Brest. Traversée facile ; les manœuvres recommencent.
Mais le lendemain matin, c'est la « purée de pois ». On voit à peine à 10 mètres. Le « 102 » arrive au Poulmic à 11 heures et débarque ses passagers. Ceux-ci ont largement profité de leur sortie d'instruction. Toutes les péripéties de la traversée ont été pour eux des sujets d'apprentissage pratique. Quand il l'a fallu, ils ont aidé aux manœuvres.
Aussi le commandant du chasseur « 102 » adresse un rapport élogieux sur leur conduite et demande de les « sortir » de nouveau. Voici comment on forme des équipages.
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| Cols bleus n° 189 du 3 juin 1949 |
Sources
Cols Bleus n° 47 du 11-1-1946
Cols Bleus N° 193 du 05-08-1949
Cols bleus n° 189 du 3 juin 1949
SHD
CHASSEUR 136, chasseur. – Activité et opérations : ordre (1945), rapport de prise de commandement (1944), rapport de fin de travaux (1945), état de travaux
(1945), devis de campagne (1945). 1944-1945
Navypedia
Subchaser.org
31 juillet 2026
POM Jean Tranape Panama 09 mai 2026 en route vers la Nouvelle-Calédonie
POM Jean Tranape Panama


30 juillet 2026
BSAOM CHAMPLAIN Europa 28-6-2026 Iles Eparses TAAF
BSAOM CHAMPLAIN Europa 28-6-2026 Eparses TAAF
Europa, sentinelle française au coeur du canal du Mozambique
Perdue dans l’immensité du canal du Mozambique, à mi-chemin entre les côtes africaines et Madagascar, l’île Europa est l’une des terres les plus isolées de l’océan Indien. Elle appartient aux îles Éparses, cinquième district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), aux côtés de Juan de Nova, des Glorieuses, de Bassas da India et de Tromelin.
Avec environ 30 km² de terres émergées, Europa est la plus grande des îles Éparses. De forme grossièrement pentagonale, elle mesure 6 à 7 kilomètres de diamètre et ne s'élève guère au-dessus de l'océan : son point culminant atteint seulement 7 mètres. Cette terre basse et sablonneuse est entourée d'un récif frangeant presque continu. Dans sa partie nord-est s'étend un vaste lagon intérieur d'environ 9 km², bordé par près de 700 hectares de mangrove primaire.
Un sanctuaire naturel
L'isolement d'Europa a permis la conservation d'un patrimoine naturel exceptionnel. Parmi les îles Éparses, elle se distingue notamment par une végétation indigène demeurée presque intacte. Forêt sèche d'euphorbes, formations herbacées, sansouires, mangrove et milieux récifaux composent une mosaïque de paysages qui tranche avec l'image traditionnelle de la petite île tropicale couverte de cocotiers.
Un sanctuaire naturel
L'île constitue surtout un refuge majeur pour les oiseaux marins. Huit espèces y nichent, parmi lesquelles le paille-en-queue à brins rouges, le paille-en-queue à brins blancs d'Europa, les frégates, le fou à pieds rouges, le puffin tropical et la sterne fuligineuse. Deux sous-espèces d'oiseaux sont endémiques, dont le remarquable paille-en-queue à brins blancs d'Europa. Les TAAF évaluent sa population à seulement 300 à 400 couples.
Europa est également l'un des grands sanctuaires de la tortue verte. Les TAAF estiment que 2 000 à 11 000 tortues vertes viennent, selon les années, pondre sur ses plages, ce qui en fait le plus important site de ponte de l'océan Indien. Récifs coralliens, herbiers marins et mangrove complètent cet ensemble naturel remarquablement préservé.
Une île longtemps fréquentée, rarement habitée
La navigation européenne dans le canal du Mozambique est ancienne, mais le nom d'Europa remonte à 1774, lorsque l'équipage du navire britannique Europa donna à l'île le nom de son bâtiment. Une tentative d'installation française est attestée en 1860 avec la famille Rosier. D'autres occupations suivirent, liées notamment à la pêche, au ramassage des œufs et à différentes tentatives d'exploitation. Quelques vestiges, citernes, constructions et traces d'anciennes activités témoignent encore aujourd'hui de cette présence humaine fragile.
L'acte du 31 octobre 1897 déclara officiellement Europa dépendance française. Après différents rattachements administratifs à Madagascar, l'île fut directement rattachée au gouvernement de la République française en 1960. Depuis 2007, les îles Éparses constituent le cinquième district des TAAF.
De la météo à la présence permanente
Une nouvelle période commence en 1949 avec l'installation d'une station météorologique. L'année suivante apparaît une première piste d'atterrissage. Plusieurs emplacements seront successivement utilisés avant l'inauguration, le 18 avril 1973, de la piste située dans le nord de l'île. En 1981 est construite la nouvelle station météorologique dite « station des Rosiers ».
À partir de la crise politique régionale de 1973, une présence militaire permanente est également mise en place. Europa accueille depuis un détachement chargé d'assurer la présence et la souveraineté françaises, accompagné d'un gendarme. Cette présence humaine réduite donne à l'île une physionomie très particulière : Europa n'a ni ville, ni village, ni population civile permanente au sens classique. Les hommes et les femmes qui y séjournent sont relevés périodiquement.
Ces rotations constituent le lien indispensable entre cette petite terre isolée et La Réunion : personnels, vivres, matériel, courrier et parfois scientifiques arrivent et repartent au rythme des relèves. L'avion, le bâtiment militaire ou le navire de passage devient alors, pour quelques heures, le cordon ombilical d'Europa.
Une petite île, un immense territoire maritime
Les 30 km² d'Europa pourraient paraître dérisoires sur une carte. Pourtant, sa position au sud du canal du Mozambique lui confère une importance considérable. La zone économique exclusive associée à l'île représente environ 127 300 km², soit plus de 4 000 fois sa superficie terrestre.
Europa est ainsi à la fois un territoire français, un poste avancé dans le canal du Mozambique, un espace de recherche scientifique et surtout un sanctuaire de biodiversité tropicale exceptionnellement préservé.
Sources
T..A.A.F
Elsa Catelin Hôtel de Soubise 2026 archives nationales MARINE

L'art de la gravure apporte une profondeur particulière à cette représentation, faisant ressortir chaque détail de la façade et de la cour d'honneur. Le trait délicat de l'artiste traduit à la fois la majesté de cette ancienne demeure princière et l'atmosphère paisible qui règne aujourd'hui dans ce haut lieu de la mémoire nationale.Avant la création du Service historique de la Défense, une partie importante des archives de la Marine était conservée à l'Hôtel de Soubise, siège des Archives nationales. On y trouve encore aujourd'hui de précieux fonds issus du Secrétariat d'État à la Marine et des administrations de l'Ancien Régime.
29 juillet 2026
Le Mutin 10 juillet 2026 400 ans de la Marine nationale « Brest fête la Marine »
Le Mutin est commandé en 1926 pour former les pilotes de la Flotte à l'école de pilotage de Saint-Servan. Sa coque reprend les qualités marines des robustes thoniers vendéens : solidité, stabilité et excellentes aptitudes à la navigation sous voile.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, son histoire devient exceptionnelle. Réquisitionné par les Britanniques, il est utilisé par le Special Operations Executive (SOE) pour des missions clandestines. Déguisé en bateau de pêche, il infiltre ou exfiltre des agents sur les côtes françaises, en Manche, sur l'Atlantique puis en Méditerranée. Il aurait même embarqué de faux thons en caoutchouc remplis d'explosif afin de masquer certaines opérations secrètes. En mars 1945, il est restitué à la Marine française.
Depuis 1945
Après avoir repris son rôle de bâtiment-école, il est affecté successivement à l'école de manœuvre puis au Groupe des écoles du Poulmic. Aujourd'hui, basé à Brest, il participe :
à la formation pratique des élèves officiers et des équipages ;
aux grands rassemblements de voiliers traditionnels (Armada de Rouen, Brest, Tall Ships Races…) ;
aux missions de représentation de la Marine nationale en France et en Europe.
28 juillet 2026
1943 Croiseur MONTCALM 18 mars 1943 Etats-Unis Philadelphie oblitération complaisance ou faux?
1943 Croiseur MONTCALM 18 mars 1943
Voilà des enveloppes qui soulèvent beaucoup de questions.
En novembre 1942 : Basé à Dakar, le Montcalm se joint aux Alliés après les accords signés en Afrique du Nord. Les plis de complaisance du croiseur Montcalm
Le mystérieux pli adressé bien plus tard au collectionneur Frederick Karcher daté 18 mars 1943, montre enfin que ces oblitérations du Montcalm ont continué à nourrir le marché philatélique plusieurs décennies après les faits.
Cette enveloppe portant les marques du croiseur Montcalm et la date du 18 mars 1943 intrigue par son destinataire : Karcher, 18 Village Street, Millis, Massachusetts 02054. Cette adresse est nécessairement postérieure à 1943, notamment puisque le ZIP Code n’est introduit aux États-Unis qu’en 1963. Pourtant, cela ne signifie pas forcément que l’enveloppe elle-même soit une fabrication tardive. Les plis adressés au collectionneur S. Bayer, notamment celui du 18 mars 1943, montrent que le service postal du Montcalm réalisait des oblitérations de complaisance pendant le séjour américain du croiseur. Il est donc tout à fait envisageable que des lots d’enveloppes vierges aient été affranchis et oblitérés à bord, sans destinataire, puis conservés par des collectionneurs ou négociants. Une adresse pouvait alors être inscrite des années, voire des décennies plus tard, lors d’un échange ou d’une vente. Le pli Karcher pourrait ainsi être une enveloppe authentiquement oblitérée le 18 mars 1943, mais adressée bien plus tard à Millis. L’examen des encres, ainsi que la comparaison de son timbre hexagonal avec celui du pli Bayer daté du même jour, devient essentiel pour départager cette hypothèse d’une fabrication entièrement postérieure.
Patrouilleur Outre-mer POM Jean Tranape arrivée à Nouméa 18 juin 2026 Nouvelle-Calédonie
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