13 mai 2026

ROCHEFORT - 400 ans de la Marine - De la Charente à l'arsenal Hôtel de Cheusses aéronautique navale L'Hermione

 ROCHEFORT - 400 ans de la Marine - De la Charente à l'arsenal 


D’un simple château au départ, la ville se développe au XVIIème siècle grâce à la volonté du roi Louis XIV qui veut faire du site de Rochefort une place forte de sa puissance maritime. L’arsenal et le plan de la ville en damier, symboles architecturaux rochefortais, sont conçus à cette époque.




Réalisation Marcophilie navale

Après la fermeture progressive de l’arsenal dans les années 1920 et le départ de nombreuses activités militaires, Rochefort cesse peu à peu d’être un grand port de guerre. Pourtant, la marcophilie navale continue d’y faire vivre la mémoire des marins.







Rochefort la porte du soleil et l'hôtel de Cheusses © JM Bergougniou


Rochefort naît en 1666 d’une décision de Colbert, ministre de Louis XIV, qui cherche un grand arsenal sur la façade atlantique.







Rochefort les bords de la Charente © JM Bergougniou

Au bord de la Charente, entre marais et brouillards salés, la ville devient un chantier géant où l’on construit les vaisseaux du Roi Soleil. Très vite, l’arsenal attire ouvriers, charpentiers, forgerons et marins. Une cité entière pousse autour des formes de radoub et des cales, au rythme des marteaux et des marées.







Rochefort Figure de proue l'Hermione
© JM Bergougniou

Pendant plus de deux siècles, Rochefort vit au souffle de la Marine. Des expéditions lointaines y sont préparées, notamment celles de Bougainville ou de La Fayette vers l’Amérique. La célèbre frégate Hermione y voit le jour au XVIIIe siècle. 


Réalisation du
Club philatélique rochefortais


Rochefort la corderie royale © JM Bergougniou

L’arsenal devient aussi un lieu de science et d’innovation, avec la Corderie Royale, immense cathédrale de pierre où l’on fabrique les kilomètres de cordages nécessaires à la flotte.



Rochefort L'hôtel de la Marine l'ancienne préfecture maritime
© JM Bergougniou

Au XIXe siècle, la vapeur et les coques métalliques transforment la guerre navale. Rochefort tente de suivre l’évolution technique, mais le port souffre de l’envasement de la Charente et de sa difficulté d’accès pour les grands bâtiments modernes. Peu à peu, l’activité militaire décline face à Brest et Toulon.



Rochefort la porte du soleil et l'hôtel de Cheusses
© JM Bergougniou


Malgré ce recul, Rochefort demeure une ville profondément liée à la Marine. L’École des Fourriers de la flotte y forme pendant des décennies des générations de marins chargés de l’administration, de la logistique et de la discipline des équipages. Des milliers d’appelés et de sous-officiers gardent le souvenir des uniformes impeccables, des cours de comptabilité navale et des défilés dans les rues de la ville.


Rochefort Texan musée de l'aéronautique navale
© JM Bergougniou


Au XXe siècle, Rochefort devient également un centre important de l’aéronautique navale. La base et les écoles spécialisées accueillent mécaniciens, électroniciens et techniciens chargés des avions et hélicoptères de la Marine nationale. Les moteurs remplacent peu à peu les voiles, mais l’esprit maritime demeure.

Rochefort fort Lupin St-Nazaire   
© JM Bergougniou


La fermeture progressive des activités militaires, puis le départ de nombreuses unités dans les années 1980 et 1990, marquent la fin d’une époque. Rochefort perd une partie de son âme militaire, comme un grand navire quittant lentement le quai. 


Rochefort Delphine & Solange © JM Bergougniou


Pourtant, la mémoire de l’arsenal reste partout présente : dans les pierres de la Corderie Royale, dans les formes de radoub, dans les récits des anciens marins et dans l’Hermione reconstruite, symbole vivant d’un passé qui refuse de sombrer.

12 mai 2026

400 ans de Marine à Brest un peu d'histoire 5 mai 2026 premier jour

400 ans de Marine à Brest

5 mai 2026



Brest le port © JM Bergougniou

Brest Tape de bouche sur le canon du Richelieu © JM Bergougniou


Richelieu choisit Brest en 1631 pour devenir le grand port militaire du royaume de France.



Sous Louis XIV, Colbert et Vauban développent l’arsenal et fortifient la rade de Brest.


Au XVIIIe siècle, Brest devient l’un des principaux ports militaires d’Europe.



FREMM Aquitaine © photo B. Hily


Les grandes expéditions de Bougainville et de La Pérouse partent en partie de Brest.




FREMM Bretagne © photo B. Hily


La flotte de Brest participe activement à la guerre d’indépendance américaine contre l’Angleterre.

Brest le château
© JM Bergougniou



L’amiral de Grasse contribue à la victoire de la Chesapeake en 1781, décisive pour l’indépendance américaine.



Pendant la Révolution et l’Empire, Brest fournit de nombreux navires et marins aux campagnes navales françaises.

Le bagne de Brest marque durablement l’histoire sociale et maritime de la ville jusqu’au XIXe siècle.

Brest les goelettes à quai © JM Bergougniou


L’arrivée de la vapeur et des cuirassés modernise profondément l’arsenal au XIXe siècle.


Brest la Consulaire © JM Bergougniou













L’amiral Jurien de La Gravière devient une grande figure de la stratégie navale française.


En 1917, Brest accueille l’arrivée massive des troupes américaines durant la Première Guerre mondiale.

L’amiral Émile Guépratte se distingue pendant les combats navals de 1914-1918.

L’amiral Ronarc’h et les fusiliers marins de Brest défendent héroïquement Dixmude en 1914.


Brest l'arsenal atelier de sculpture © JM Bergougniou


Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisent la base sous-marine de Brest.

Les bombardements de 1944 détruisent une grande partie de la ville et du port.

Après-guerre, Brest devient un centre majeur de reconstruction maritime et militaire.


Brest la préfecture maritime  © JM Bergougniou
Dans les années 1970, l’Île Longue accueille les sous-marins nucléaires stratégiques français.



Brest l'école navale  © JM Bergougniou
L’École navale, installée près de Brest, forme depuis des générations les officiers de marine.


Brest les fêtes maritimes  © JM Bergougniou

Brest accueille régulièrement de grands rassemblements de vieux gréements et d’événements maritimes internationaux.

Brest feux d'artifice © JM Bergougniou


Depuis quatre siècles, Brest demeure l’un des symboles majeurs de la puissance maritime française.


10 mai 2026

Escorteur Rapide Le Basque Brigitte Bardot 5 août 1958 Saint-Tropez

Escorteur rapide Le Basque

LE BASQUE

Vingt-trois ans de service, près de 500 000 milles parcourus, des générations de marins embarqués… et autant d’histoires impossibles à raconter sans rire.

Pour ceux qui ont navigué à bord du Basque, ce n’était pas seulement un escorteur rapide. C’était une famille flottante où l’on apprenait autant la Marine que l’art de survivre au roulis, aux réveils brutaux et aux départs improvisés.

À Lorient en 1957, le navire était encore un immense chantier bruyant rempli de câbles, de vapeur et de marteaux pneumatiques. Mais déjà, il avait fière allure. Le premier appareillage fut à son image : fanfare, embrassades, vapeur suspecte… puis retour à quai avant un vrai départ quelques heures plus tard. La Marine dans toute sa poésie.

Entre Toulon, Brest, les missions, les escales et les exercices, Le Basque est devenu une petite légende pour son équipage. Et parmi les légendes des Stars.


Baptisé le 17 juin 1953, mis sur cale le 3 mars 1955 à l’arsenal de Lorient, lancé le 25 février 1956, Le Basque a été admis au service actif le 18 octobre 1957, et affecté à Toulon au GASMM.


Il débute sa carrière en participant, avec les autres escorteurs rapides, aux opérations en Afrique du Nord (janvier 59 à décembre 61). C’est pendant cette période que le 1er mars 1960, en escale à Santa-Cruz (Canaries) avec Le Gascon, Le Picard et Le Lorrain, lorsque survient le tremblement de terre d’Agadir au Maroc. Il est alors envoyé avec tous les navires disponibles, dont le porte-avions La Fayette et le croiseur Colbert, pour secourir les survivants. Le Basque est le seul navire qui peut, dès le début, franchir la passe du port et ravitailler en eau douce les équipes de secours à terre.



À partir de décembre 1964, il est affecté à Brest. Les 11 dernières années de sa carrière sont marquées par son passage au Groupe Navires d’Essais de Missiles (Groupe M), dont il est un membre très actif. Ce groupe travaille au profit du Centre d’essais des Landes, et étudie le comportement des engins balistiques. Il comprend l’escorteur d’escadre Guépratte, Le Savoyard (13 janvier 1967), Le Basque (remplacé plus tard par Le Breton), et la 24ème division de dragueurs de mines.



Paris-Match / Jack Garofalo /

En juillet 1978, au large de Toulon, il effectue des tirs de validation pour le missile anti-navire à longue portée Otomat, couplé à une conduite de tir Clio. Ce missile expérimental, construit en collaboration entre Oto Melara (Italie) et Matra (France), était plus gros qu’un Exocet, et possédait un double moyen de propulsion, “boosters” et un petit turbo réacteur. La portée en était considérablement augmentée, mais le coût également. La Marine française n’a donc pas acheté cette arme.


BB sur l'escorteur le Basque © JM Bergougniou
La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 27 décembre 1979. Il aura parcouru 498 287 nautiques et passé 2069 jours à la mer (dont 1082 jours de mer et 260 500 nautiques pour le groupe M). Condamné le 23 octobre 1980, sous le n° de coque Q609, il est désigné comme cible de tir, et coulé le 11 juillet 1984 par le sous-marin Galathée.

Sources 

Paris-Match / Jack Garofalo / Marine nationale


09 mai 2026

Michel Paul nous a quitté frégate L'Hermione association La Fayette Philatélie Marcophilie ASO Aytré

 Michel Paul 

section Atlantique sud-ouest nous a quitté


Membre émérite de la Marcophilie navale et de la section sud-ouest il était de toutes les manifestations rochefortaises, congrès de la Marco ou Philatéliques de mer.


Michel Paul lors d'un congrès de la MARCOPHILIE NAVALE
© JM Bergougniou
Il avait un attachement particulier pour L'Hermione dont il suivait tous les évènements en réalisant les plis correspondants.

Michel a été l'un des premiers adhérents de l'association Hermione-Lafayette.






Bon vent et bonne traversée camarade.



Michel Paul lors d'un congrès de la MARCOPHILIE NAVALE
© JM Bergougniou



400 ans de la Marine Présence dans les TAAF Kerguelen Crozet Terre Adélie Amsterdam

La Marine nationale dans les Terres australes et antarctiques françaises

Une présence aux confins du monde depuis les grandes explorations


Depuis quatre siècles, la Marine française trace ses routes sur toutes les mers du globe, des rivages tempérés aux océans les plus austères. Dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), situées à plus de 13 000 kilomètres de la métropole, son rôle s’inscrit dans cette longue histoire maritime faite d’exploration, de science et d’affirmation de souveraineté.


Dès le XVIIIe siècle, les marins français participent aux premières prises de possession des îles australes. En 1772, lors des expéditions menées par Kerguelen de Trémarec et Marion Dufresne, des officiers et équipages érigent des marques symboliques de souveraineté. À Kerguelen, une bouteille contenant un parchemin officiel est déposée en baie de l’Oiseau. 


Dans l’archipel Crozet, une pyramide de pierres est élevée sur l’île de la Possession par Julien Crozet, second de Marion Dufresne. Ces gestes simples, accomplis dans des paysages battus par les vents, constituent les premiers témoignages matériels de la présence française dans ces terres isolées.

L'arche des Kerguelen © JM Bergougniou
Au XIXe siècle, la Marine devient un acteur essentiel des grandes missions scientifiques. Elle transporte hommes, instruments et matériaux vers ces territoires éloignés, permettant l’installation d’observatoires et la réalisation d’expériences scientifiques majeures. Des cairns sont édifiés pour servir de repères aux expéditions futures, et des traces de ces campagnes demeurent aujourd’hui visibles sur le terrain. Ces missions témoignent de la volonté d’associer la navigation à la connaissance du monde, dans la tradition maritime française.

La Marine joue également un rôle central dans l’affirmation durable de la souveraineté française. Pendant des décennies, des bâtiments parcourent régulièrement ces régions afin de renouveler les actes officiels et d’entretenir les marques territoriales. Les missions menées par des navires tels que l’Eure en 1893, l’Antarès en 1931 ou encore le Bougainville en 1939 laissent derrière elles des cairns, des plaques et des monuments symboliques, véritables jalons de la présence française aux confins des océans.


Dans ces territoires isolés, la Marine assure aussi des fonctions logistiques essentielles. Elle transporte les équipes scientifiques, ravitaille les installations humaines et maintient un lien vital entre la métropole et ces îles lointaines. Sans ces missions maritimes, aucune présence durable n’aurait été possible dans ces régions soumises à des conditions climatiques extrêmes.



Aujourd’hui encore, les vestiges laissés par ces expéditions — cairns de pierre, plaques de souveraineté, bases d’observatoires ou structures abandonnées — constituent une mémoire tangible de l’action maritime française. Ils témoignent de la persévérance des marins qui, au fil des siècles, ont contribué à inscrire la France dans l’histoire des terres australes.

Plan de Port Jeanne d'arc levé par l'Antarès
Dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale, l’histoire des TAAF rappelle combien la mer a toujours été un espace d’exploration, de science et d’engagement. Elle souligne aussi que, jusque dans les régions les plus reculées du globe, la Marine a su porter la présence française, maintenir la souveraineté nationale et ouvrir des chemins vers la connaissance.



Aux confins du monde austral, là où les vents sculptent les côtes et où l’horizon semble infini, la trace de la Marine nationale demeure inscrite dans la pierre, dans les archives et dans la mémoire collective. Elle rappelle que l’histoire maritime de la France ne s’écrit pas seulement sur les routes fréquentées, mais aussi dans ces espaces lointains où la mer demeure un défi permanent.

Nouveau Peintre de la Marine Christian Cailleaux R97 Bernard Giraudeau

 Nouveau Peintre de la Marine Christian Cailleaux  Christian Cailleaux et Claude B. © JM Bergougniou Par arrêté de la ministre des Armées et...