21 juin 2026

Décret Rebelles villes de Lyon et de Toulon Siège de Toulon Napoléon Bonaparte Révolution 1793 Port-La-Montagne

Décret contre les Rebelles Villes de Lyon et Toulon



C'est un document proposé à la vente sur un site bien connu qui m'a fait me poser quelques questions sur ces rebelles de Toulon.






Après la chute des Girondins à Paris en juin 1793, plusieurs villes se soulèvent contre la Convention montagnarde.


Vue de la ville de lyon - Siège de Lyon
en octobre 1793 musée Carnavalet.
Pour venir à bout des insurrections fédéralistes qui éclatent en Provence, le Comité de salut public y dépêche l’armée dite des « Carmagnoles », commandée par le général Jean-François Carteaux (1751-1813), qui descend la vallée du Rhône, reprend Avignon le 25 juillet 1793 et Marseille le 25 août. Dès lors, Toulon peut être assiégé, pris en tenaille entre l’armée des Alpes et les troupes venues de Marseille.


Louis-François de Précy
chef des Insurgés
par Jean-Joseph Dassy


La ville de Lyon se soulève contre le gouvernement révolutionnaire dominé par les Montagnards. Les autorités lyonnaises font arrêter puis exécuter le chef révolutionnaire local Joseph Chalier, partisan de la Terreur. La Convention considère alors Lyon comme une ville en rébellion contre la République.






Après plusieurs mois de siège, les armées républicaines reprennent la ville le 9 octobre 1793. La répression est extrêmement sévère :


Fusillades de Lyon 
exécutions de centaines de personnes ;

confiscation des biens des condamnés ;

destruction symbolique d'une partie de la ville ; changement temporaire du nom de Lyon en « Ville-Affranchie ».



À Toulon, les opposants à la Convention prennent le pouvoir et, craignant l'arrivée des armées républicaines, appellent les Britanniques à l'aide.

Amiral Hood


Le 28 août 1793, la ville et le port militaire sont remis à l'amiral britannique Samuel Hood. Les Anglais, rejoints par les Espagnols, occupent alors la rade de Toulon et une partie de la flotte française. Pour la Convention, il s'agit d'une véritable trahison nationale : le principal arsenal de la Méditerranée est livré à une puissance ennemie en pleine guerre.

Vue générale du siège de Toulon
par Sigismond Himely


Le siège de Toulon dure de septembre à décembre 1793. C'est au cours de ce siège qu'un jeune capitaine d'artillerie nommé Napoléon Bonaparte se distingue en proposant la prise des hauteurs qui commandent la rade. La chute du fort de l'Eguillette et du fort Balaguier oblige la flotte britannique à évacuer.

Toulon Sigismond Himely


Le 19 décembre 1793, Toulon est reprise par les républicains.
La répression est alors très sévère : de nombreux habitants soupçonnés d'avoir soutenu les Anglo-Espagnols sont arrêtés ;


Bonaparte au siège de Toulon 1793,
par Édouard Detaille.


plusieurs centaines de personnes sont fusillées ou guillotinées ;
les biens des émigrés, des condamnés et des personnes considérées comme rebelles sont saisis ;
des commissions révolutionnaires enquêtent sur les responsabilités locales.

C'est précisément ce qu'annonce le décret. Dès octobre 1793, avant même la reconquête de la ville, la Convention prépare déjà le cadre juridique permettant de séquestrer, confisquer et vendre les biens des futurs condamnés toulonnais, en reprenant les mesures appliquées contre les insurgés lyonnais.

Les représentants Barras et Fréron firent fusiller entre 700 et 800 personnes au Champ-de-Mars de Toulon à la fin de décembre 1793.

N°. 1765.

DÉCRET DE LA CONVENTION NATIONALE,

Du premier jour du second mois de l'an second de la
République Française, une et indivisible,

Relatif à la Séquestration et à la Vente des Biens des Rebelles de Toulon.

LA CONVENTION NATIONALE, après avoir entendu
le rapport du comité de salut public ; décrète que les lois déjà rendues pour la séquestration, confiscation, administration, régie et vente des biens des rebelles Lyonnais, seront exécutées pour les biens des rebelles de Toulon.




Vu par l'inspecteur. 



Signé BOUILLEROT.

Collationné à l'original, par nous président et secrétaires de la Convention nationale. A Paris,
le 2.e jour du second mois de l'an second de la république, une et inivisible. 
Signé
M. BAYLE, président ; FOURCROY, Ch. DUVAL
et LOUIS (du Bas-Rhin), secrétaires.




Au Nom de la République, le Conseil exécutif provisoire mande et ordonne à tous les Corps administratifs et Tribunaux, que la présente loi ils fassent
consigner dans leurs registres, lire, publier et afficher,
et exécuter dans leurs Départemens et ressorts respec-
tifs ; en foi de quoi nous y avons apposé notre signature
et le sceau de la République. A Paris, le deuxième jour du second mois de l'an second de la République Française, une et indivisible. 
Signé PARÉ. Contresigné GOHIER. Et
scellée du sceau de la République.
Certifié conforme à l'original.




Conforme à l'exemplaire timbré du sceau de la République, certifié par le Ministre de la Justice consigné dans les registres, et déposé aux archives du Département de Vaucluse. 
A Avignon, le 25 Brumaire de la deuxième Année Républicaine.
Signé COTTIER-JULIAN, secrétaire-général.




Le 25 décembre 1793 (5 nivôse an II), la Convention nationale décide de punir symboliquement la ville pour sa rébellion et sa remise aux Anglais. Toulon perd alors son nom et devient officiellement :
Port-la-Montagne ou Port-de-la-Montagne






Ce nom fait référence à la Montagne, le groupe politique des Montagnards qui domine alors la Convention.

Le décret est célèbre pour sa formule :
« Toulon a trahi la République ; il n'y a plus de Toulon. »




La ville est ainsi rebaptisée afin d'effacer le souvenir de la trahison et de marquer son retour dans le camp républicain.



Cette appellation restera en usage jusqu'à la chute de Robespierre en juillet 1794. Après Thermidor, la ville retrouve progressivement son nom traditionnel de Toulon.


Sources
Musée Carnavalet
Le Louvre
BnF Gallica
Académie du Var

20 juin 2026

Les Chiourmes à Toulon en 1811 le bagne

Le bagne et les Chiourmes à Toulon 1811

Les bagnes ont été installés dans les grands ports militaires français parce que l'État avait besoin d'une main-d'œuvre abondante, peu coûteuse et constamment disponible pour les arsenaux de la Marine. Les forçats exécutaient les travaux les plus pénibles : manutention des bois, transport des canons, terrassements, creusement des bassins, entretien des quais, corderies et constructions navales. Deux documents évoquent ce bagne de Toulon.


L’histoire du bagne de Toulon commence en 1748. Il est édifié sur le quai du Grand Rang qui sépare vieille darse et darse neuve. A la fermeture du bagne de Marseille, plus d’un millier de prisonniers, ainsi que 11 galères, sont rapatriés au bagne de Toulon.

En 1811, la chiourme de Toulon désigne l'ensemble des forçats détenus au bagne de Toulon ainsi que l'administration chargée de leur surveillance.

Le mot chiourme vient du vocabulaire maritime méditerranéen. À l'origine, il désignait l'équipage de rameurs des galères. Après la disparition progressive des galères au XVIIIe siècle, le terme a été conservé pour désigner les condamnés aux travaux forcés.




À Toulon, principal arsenal militaire de la Méditerranée française, le bagne est installé depuis 1748 dans les anciens bâtiments de l'arsenal. En 1811, sous le Premier Empire, plusieurs milliers de forçats y sont détenus.



Les condamnés sont employés à :

la manutention dans l'arsenal ;

la réparation et la construction des navires ;

le transport des matériaux ;

le curage des bassins ;

divers travaux de force au profit de la Marine impériale.



Les forçats portent généralement :

une veste et un pantalon de grosse toile ;

un bonnet de couleur indiquant la nature ou la durée de la peine ;

une chaîne ou des fers, surtout lors des déplacements.

La discipline est très sévère. Les détenus sont regroupés dans de vastes salles appelées « salles de bagne ». La surveillance est assurée par des gardiens, soldats et employés de la Marine.



Le Bureau de la Chiourme, service administratif, est chargé :

d'enregistrer les condamnés ;

de tenir les matricules ;

de suivre les peines ;

de délivrer les extraits comme celui conservé ici.


En 1811, lorsque cet extrait est établi, Toulon est un port stratégique de l'Empire napoléonien. La main-d'œuvre pénale représente alors une ressource importante pour l'entretien de l'arsenal et de la flotte méditerranéenne.


On estime qu'à cette époque le bagne de Toulon compte entre 3 000 et 4 000 forçats, ce qui en fait l'un des plus grands établissements pénitentiaires de France. Parmi eux se trouvent des condamnés de droit commun, des contrebandiers, des voleurs récidivistes, mais aussi quelques condamnés politiques ou militaires.
  
Le bagne de Toulon est le dernier à fermer définitivement en 1873 ; plus de 100 000 galériens et bagnards sont passés par Toulon.


Musée de la Marine


19 juin 2026

Ecrivons avec La Poste - double oblitération Brest ou la cerise sur le gâteau

 Ecrivons avec La Poste

encore et encore

Et sans surprise une double oblitération... et ne parlons pas de l'empreinte carbone pour aller de Brest à Brest la carte postale est passée par le PIC Noyal Rennes Armorique

Après une première édition couronnée de succès, la Fête de l’Ecrit : é́crivons avec La Posterevient cette année et La Poste n’a pas dit son dernier mot ! Objectif : préserver le plaisir d'écrire et de correspondre. Parce que nous croyons aux bienfaits de l’écrit, créer un rendez-vous annuel est l’occasion d’aller à votre rencontre et de partager un moment de convivialité.

Qui se cache derrière le code 46451A ??? 


Des animations célébrant l’écrit

Le 26 mai, préparez-vous à un programme d’exception ! Les 15 bureaux de posteparticipants se transforment en lieu de création, avec des animations pour tous :

  • Envoi de cartes postales (cartes et timbres offerts)
  • Ateliers d’écriture
  • Ateliers de calligraphie
  • Atelier autour de la langue française
  • Exposition interactive et immersive (cour de la Poste du Louvre Paris uniquement).

Un moment privilégié pour (re)prendre plaisir à écrire et à correspondre. Pas pour les marcophile!

18 juin 2026

Le 18 juin 1940 le pavillon à croix de Lorraine amiral Muselier France libre FNFL

 Le 18 juin 1940 le pavillon à croix de Lorraine FNFL 


Le 18 juin 1940, la marine française est encore intacte, puissante et dispersée dans tout l'Empire. 

Si quelques marins répondent immédiatement à l'appel de Londres, la majorité demeure fidèle aux autorités françaises en place. De cette minorité naîtront néanmoins les Forces navales françaises libres, qui combattront jusqu'à la Libération.

Le 18 juin 1940, la Marine nationale française est dans une situation particulièrement complexe. La France est en pleine débâcle militaire face à l'Allemagne nazie. La veille, le maréchal Pétain a annoncé qu'il fallait cesser le combat et demander l'armistice. Le même jour, depuis Londres, le général de Gaulle lance son célèbre appel à poursuivre la guerre aux côtés des Britanniques.

À cette date, la marine française demeure pourtant l'une des plus puissantes du monde. Elle dispose de cuirassés modernes, de croiseurs, de contre-torpilleurs, de sous-marins et d'importantes forces stationnées en métropole, en Afrique du Nord et dans l'Empire colonial. Contrairement à l'armée de terre, elle n'a pas été détruite par les combats de mai-juin 1940.



De Gaulle espère alors qu'une partie importante de la flotte le rejoindra. Cet espoir paraît réaliste car la marine conserve ses navires, ses équipages et sa capacité de combat. Cependant, la très grande majorité des officiers et des marins restent fidèles au gouvernement légal français, qui deviendra bientôt le régime de Vichy. Seule une minorité choisit immédiatement la France libre.


Les premiers bâtiments à rallier de Gaulle forment les Forces navales françaises libres (FNFL). Parmi les pionniers figure notamment le sous-marin Narval, qui rejoint les Britanniques quelques jours après l'Appel. Ces volontaires constituent le noyau de la marine de la France libre.

Laissons la parole à l'amiral Muselier : 


"A ma prise de commandement à Londres, je ne disposais d’aucun bâtiment armé, à part deux navires de guerre à Gibraltar. Quelques jours après, j’apprenais que le Narval, à Malte, et le Rubis, en Mer du Nord, continuaient la lutte.

Le Narval, vous connaissez l’histoire de son ralliement. C’est son commandant, le lieutenant de vaisseau Drogou qui, à la signature de l’Armistice, envoya à toute la flotte le fameux télégramme : « Trahison sur toute la ligne, je rallie un port anglais« , et il rallia Malte.

Quant au Rubis, après avoir fait une campagne extrêmement brillante en Mer du Nord, son commandant estima qu’il avait encore de plus fortes raisons de continuer après l’invasion de la France. Décoré du DSO le 19 juillet 1940 pour les services brillants qui ont amené la perte de plusieurs bâtiments allemands, le commandant du Rubis est, à l’heure actuelle, considéré par les autorités britanniques compétentes comme l’un des meilleurs spécialistes actuellement en action(1).

Dès le début, il m’a paru nécessaire de différencier, de façon apparente, les bâtiments de guerre de la France libre et ceux qui restaient fidèles au Gouvernement du maréchal Pétain.


Un de mes premiers ordres – du 2 juillet, si j’ai bonne mémoire – précisa que les bâtiments des Forces navales françaises libres porteraient à la poupe les couleurs nationales françaises et à la proue un pavillon carré bleu, orné d’une Croix de Lorraine rouge. Et ce fut l’origine de l’insigne du mouvement de la France libre."


Pourquoi j’ai choisi la Croix de Lorraine ? Parce qu’il fallait un emblème en opposition à la Croix gammée et parce que j’ai voulu penser à mon père qui était Lorrain.




En 1994, une question était posée au Sénat :

"M. François Collet appelle l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de la défense, sur l'intérêt qu'il y aurait à ce que le porte-avions Charles-de-Gaulle porte le pavillon à croix de Lorraine au mât de beaupré ou, en cas d'absence d'un tel espar sur ce bâtiment, à la vergue de son mât principal. Lors de la mise au point de la réglementation concernant les conditions dans lesquelles peut être arboré le pavillon propre aux bâtiments des Forces navales françaises libres, seul le cas des navires portant par tradition le même nom qu'un bâtiment FNFL a été prévu. Il semble évident qu'une disposition particulière doive être prise en faveur du navire portant le nom du fondateur de la France libre et de l'initiateur de la Résistance. Une disposition similaire pourrait également être prévue pour le cas où le nom d'un Français libre mort pour la France serait donné dans l'avenir à un de nos bâtiments, sans qu'il y ait eu de précédent. Toutes dispositions du Gouvernement en la matière seraient les bienvenues."


Pavillon des forces navales françaises libres (FNFL) et croix de Lorraine.



Les aéronefs des unités ayant appartenu aux forces navales ou aériennes françaises libres entre le 18 juin 1940 et le 1 août 1943, ou leurs héritières par

filiation directe, peuvent porter peinte sur leurs fuselages la croix de Lorraine du modèle de l’insigne générique des FNFL.

Les bâtiments et formations ayant appartenu aux forces navales françaises libres entre le 18 juin 1940 et le 1 août 1943, ou leurs héritiers par filiation directe, ont droit d’arborer au mât de beaupré ou sur des mâts « marine » à terre, dans les mêmes conditions que les flammes de fourragères le pavillon tricolore à croix de Lorraine qui était réglementaire dans ces forces . Ce pavillon est conservé au mât de beaupré sous pavois.

https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/bulletin-officiel/Texte-certifie-347815.pdf


FDI Amiral RONARC'H à Dunkerque jumelage parrainage 7 juin 2026

FDI Amiral RONARC'H à Dunkerque jumelage parrainage 7 juin 2026

Dunkerque © JM Bergougniou
Le parrainage de la FDI Amiral Ronarc'h par la ville de Dunkerque se justifie par la vocation maritime historique de la cité, sa proximité avec les lieux de mémoire liés à l'amiral Ronarc'h et aux Fusiliers marins de 1914, la volonté de prolonger les liens traditionnels entre Dunkerque et la Marine nationale, ainsi que par l'ambition de valoriser auprès du public la nouvelle génération de bâtiments de combat français.

Dunkerque la cité de Jean Bart © JM Bergougniou


À l’occasion de sa visite dans le cadre de Dunkerque fête la mer !, la frégate de défense et d’intervention Amiral-Ronarc’h, s’annoncera de façon spectaculaire et sonore ce vendredi. Pour rendre le plus grand honneur à Dunkerque, sa ville marraine, elle tirera une salve de 21 coups de canons de salut à l’entrée du port en début d’après-midi.



Parmi les temps forts du week-end, Dunkerque accueillera exceptionnellement la Frégate de Défense et d’Intervention Amiral Ronarc’h. À cette occasion, la ville deviendra officiellement la marraine de ce navire de nouvelle génération de la Marine Nationale. Son arrivée au port est prévue le vendredi à 14h, dans une ambiance bretonne portée par les sonorités d’un Bagad.


Le parrainage de la frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc'h par la ville de Dunkerque trouve sa justification dans les liens étroits qui unissent depuis des siècles la cité maritime à la mer et à la Marine nationale. Premier port français de la mer du Nord, Dunkerque a construit son identité autour des activités maritimes, du commerce, de la pêche et de la défense du littoral. 


Le nom de la frégate rend hommage à Pierre Alexis Ronarc'h, dont les Fusiliers marins se sont illustrés héroïquement lors des combats de Dixmude en 1914, dans une région proche de Dunkerque profondément marquée par la mémoire de la Première Guerre mondiale. Ce parrainage perpétue également une tradition de relations privilégiées entre la ville et la Marine nationale, autrefois incarnée par la frégate Jean Bart. 



Il permet de renforcer les liens entre les marins et la population dunkerquoise à travers des échanges, des cérémonies et des actions éducatives. Enfin, en associant son nom à la première unité d’une nouvelle génération de bâtiments de combat, Dunkerque affirme son attachement au monde maritime, à l’histoire navale française et aux valeurs de courage, de service et d’engagement portées par la Marine nationale.


17 juin 2026

FDI Amiral Ronarc'h à New-York PIC Noyal Rennes Armorique SPID V 10360 double oblitération DLD

FDI Amiral Ronarc'h à New-York V SPID 10360 DLD


Le 16 mai 2026, après 123 jours de déploiement, la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h est rentrée à son port-base. 

Bien longtemps après les enveloppes postés en timbres états-uniens, les enveloppes en timbres français sont enfin arrivées avec... une double oblitération. 

Machine Toshiba 46451 de Noyal Rennes Armorique du 15-06-26 et le cachet SPID V 10360 en date du 9 avril 2026. 

Le jeudi 9 avril, la frégate Amiral Ronarc'h a fait escale à New York, marquant son passage au Pier 88 à Manhattan. Première Frégate de Défense et d'Intervention (FDI) de la Marine Nationale basée à Brest, elle incarne l'excellence et la modernité du savoir-faire naval français. Certainement en absence de dépêche après New-York les plis sont revenus à Brest et réintroduit dans le circuit postal. Le PIC Noyal Rennes Armorique (46451A) a voulu marquer de sa griffe ce retour...


Cette escale s'inscrit dans une année symbolique pour la Marine nationale, qui célèbre ses 400 ans, mais aussi dans le cadre d'une année de commémoration du 250e anniversaire des États-Unis, célébrée aux côtés de partenaires américains. À cette occasion, les échanges à bord ont permis de renforcer les liens entre autorités françaises et américaines, dans un esprit de dialogue et de coopération.  

Le Consulat général de France à New York adresse ses sincères remerciements au commandant Nicolas Guiraud ainsi qu'à l'ensemble de l'équipage pour leur accueil et la qualité des rencontres organisées.


https://us.diplomatie.gouv.fr/fr/escale-de-la-fregate-amiral-ronarch-new-york

Demoiselles de Rochefort 60 ans pont transbordeur demoiselles de Rochefort film Jacques Demy

Demoiselles de Rochefort le film a 60 ans

Encore une histoire de marin ... Sous enveloppe la carte postale officielle est arrivée sans double oblitération pas comme les miennes... passées par le centre CESTAS BORDEAUX PIC.
Merci à l'Amicale Philatélique Rochefortaise.




Les Demoiselles de Rochefort est un film musical écrit et réalisé par Jacques Demy, sorti en 1967, mettant en vedette Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans une comédie musicale composée par Michel Legrand.

Le pont transbordeur du Martrou, situé entre Rochefort et Échillais en Charente-Maritime, est un remarquable ouvrage métallique conçu par l’ingénieur Ferdinand Arnodin et inauguré le 29 juillet 1900. Il permet de traverser la Charente grâce à une nacelle suspendue, tout en laissant libre passage aux navires desservant les ports de Rochefort et de Tonnay-Charente.


le pont transbordeur © JM Bergougniou
Dernier pont transbordeur encore en fonctionnement en France, il est le résultat de longues réflexions visant à améliorer le franchissement du fleuve. Menacé de disparition après la Seconde Guerre mondiale et devenu moins indispensable avec la construction d’un pont routier, il cesse son activité en 1967 et échappe de peu à la démolition grâce à son classement au titre des monuments historiques en 1976. Restauré entre 1980 et 1994, puis de nouveau entre 2016 et 2020, il est aujourd’hui un site patrimonial et touristique majeur de la Charente-Maritime.




Le pont transbordeur du Martrou est indissociable de Les Demoiselles de Rochefort. Jacques Demy l'a choisi comme décor emblématique du film et il apparaît dès la scène d'ouverture, lorsque la caravane des forains traverse la Charente sur la nacelle suspendue. Cette séquence est devenue l'une des images les plus célèbres du cinéma musical français.

le pont transbordeur © JM Bergougniou
Demy hésitait à tourner son film dans d'autres villes, mais l'architecture de Rochefort et la silhouette spectaculaire du pont transbordeur l'ont convaincu de s'installer dans la cité charentaise durant l'été 1966. Le pont n'est pas un simple décor : il symbolise le passage, les rencontres et les possibles, thèmes centraux du film.


aujourd'hui grace à l'IA d'après photo © JM Bergougniou

Une anecdote célèbre raconte que le décorateur Bernard Evein souhaitait repeindre le pont en rose pour les besoins du tournage. Le projet fut abandonné, notamment pour des raisons de coût. Quelques mois plus tard, en 1967, le pont cessait son activité régulière et faillit être démoli avant d'être sauvé par son classement au titre des Monuments historiques en 1976.

Aujourd'hui encore, le lien entre le film et l'ouvrage est très fort. L'adresse officielle du site du pont est même située avenue Jacques-Demy, en hommage au réalisateur.


SNA Perle de Toulon à Cherbourg 2026 désarmement mai juin

SNA Perle de Toulon à Cherbourg démantellement 2026 Un pli daté du 20 mai 2026 à Toulon est arrivé le 30 juin 2026 à Tinténiac... Si Philéas...