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15 mai 2026

400 ans de la Marine Lorient Port-Louis arsenal fusiliers-marins Lann-Bihoué aéronavale PATMAR patrouille maritime

400 ans de la Marine Lorient

Née au XVIIe siècle autour de la Compagnie française des Indes orientales, la ville doit son nom au navire Le Soleil d’Orient et à ce commerce lointain qui fit de « L’Orient » un port ouvert sur le monde. 


La Compagnie française des Indes orientales est créée en 1664 sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV. Elle développe le commerce entre la France et l’Asie, notamment avec l’Inde, la Chine et les îles de l’océan Indien. Les navires rapportent des épices, du thé, de la soie, du café et des porcelaine. Épices, soieries, porcelaines et récits de voyages y débarquaient dans un tumulte de voiles, de cordages et d’accents venus d’Asie.




Très vite, le port devient aussi un site stratégique pour la Marine royale puis nationale. Les rivières du Scorff et du Blavet, véritables artères maritimes de Bretagne sud, offrent un refuge naturel idéal pour les arsenaux et les chantiers navals. 



À Port-Louis, la citadelle veille encore sur la rade comme une sentinelle de pierre tournée vers l’Atlantique. Dans les bassins de Lorient, des générations d’ouvriers, d’ingénieurs et de charpentiers ont construit frégates, sous-marins et bâtiments militaires qui ont porté loin le savoir-faire français.



Cette puissance navale s’appuie aussi sur les forges d’Hennebont et des environs, où le métal breton alimentait la construction maritime. Marteaux, hauts fourneaux et ateliers faisaient résonner toute la vallée industrielle au rythme des besoins de la flotte. Lorient devient ainsi un univers complet, où la mer et l’industrie avancent bord à bord.


Crusader © JM Bergougniou

Au XXe siècle, la ville se tourne également vers les airs. Les dirigeables et l’aéronautique navale trouvent à Lorient un terrain d’expérimentation et de surveillance maritime essentiel. Hydravions puis avions militaires prolongent alors l’horizon des marins bien au-delà des caps et des tempêtes.



Bagad de Lann Bihoué © JM Bergougniou
Mais Lorient, c’est aussi une mémoire vivante et populaire. Celle des Fusiliers-Marins, héritiers d’une longue tradition de courage et de discipline. Celle du Bagad de Lann-Bihoué, dont les cornemuses et les bombardes portent dans le monde entier l’âme bretonne de la Marine française. 


Hawkeye © JM Bergougniou


Entre chants marins, arsenaux, traditions militaires et ouverture sur les océans, Lorient demeure l’un des grands ports du cœur maritime français, une ville où l’histoire de la Marine continue encore de battre comme une marée.


400 ans sur toutes mers du monde © JM Bergougniou

Créée en 1856, l’École des fusiliers marins est installée sur les rives du Scorff et forme encore aujourd’hui les spécialistes de la protection et du combat naval.
Les fusiliers marins ont participé à de nombreux combats historiques, notamment à Dixmude pendant la Première Guerre mondiale et au Débarquement de Normandie avec les commandos Kieffer.
À Lorient, ils perpétuent les traditions militaires de la Marine tout en assurant des missions modernes de sécurité et d’opérations spéciales.

Bagad de Lann Bihoué © JM Bergougniou










Créé en 1952 sur la base aéronavale de Lann-Bihoué, près de Lorient, il s’inspire des traditions bretonnes.
Le mot « bagad » désigne un ensemble de cornemuses, bombardes et percussions.


Son répertoire mêle musique bretonne traditionnelle, airs celtiques et compositions modernes.
Il participe régulièrement aux grands festivals interceltique, notamment celui de Lorient.

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Le Bagad de Lann-Bihoué contribue au rayonnement culturel de la Bretagne et de la Marine nationale.
Ses mélodies puissantes évoquent à la fois le vent du large, les ports bretons et l’esprit des marins.

Privateer © JM Bergougniou

La PATMAR, abréviation de « patrouille maritime », désigne l’ensemble des missions aériennes de surveillance menées par l’Aéronautique navale française.

Ces avions et équipages surveillent les mers, protègent les approches maritimes et participent aux opérations militaires.

13 mai 2026

ROCHEFORT - 400 ans de la Marine 5 mai 2026 Port arsenal Charente forts Enet Boyard Lupin

ROCHEFORT - 400 ans de la Marine 5 mai 2026 En descendant la Charente



L'arsenal de Rochefort installé au fond de l’estuaire de la Charente bénéficie d’une protection naturelle grâce aux marais et aux méandres du fleuve, mais cela ne suffisait pas face aux menaces anglaises.





Le premier rempart reste l’estuaire lui-même. Les navires ennemis doivent franchir le pertuis d’Antioche puis remonter la Charente sous le feu des batteries côtières. Pour renforcer cette défense, plusieurs forts s’élèvent sur les îles et les côtes.



L'entrée des cales de radoub  © JM Bergougniou
Pour contrôler l’eau et les marées, l’arsenal utilise aussi des écluses et des portes-bateaux. Ces immenses portes de bois, puis plus tard de métal, ferment les bassins afin de maintenir un niveau d’eau stable malgré les variations de la Charente. Elles permettent aux navires d’entrer ou de sortir au bon moment, selon la marée.

Le système fonctionne comme une mécanique hydraulique très précise. À marée haute, les portes s’ouvrent pour laisser entrer les vaisseaux ; ensuite elles se referment et l’on peut vider ou conserver l’eau selon les besoins des travaux.


 ancien ponton Zodiac © JM Bergougniou
L’usine Zodiac de Rochefort prolonge, à sa manière, la grande tradition maritime de la ville. Là où l’arsenal construit autrefois des vaisseaux de guerre en bois, l’industrie moderne fabrique désormais des embarcations pneumatiques connues dans le monde entier. ⚓

La marque Zodiac naît à la fin du XIXᵉ siècle dans le domaine des dirigeables et de l’aéronautique. Peu à peu, elle se spécialise dans les bateaux pneumatiques, qui deviennent célèbres grâce à leur solidité, leur légèreté et leur capacité à affronter la mer. L’entreprise installée dans l’ancien arsenal depuis 1937 ferme en 2009 après soixante-dix ans d'existence. Des générations d’ouvriers et surtout d’ouvrières y fabriquaient les célèbres bateaux pneumatiques Zodiac.

Le pont transbordeur  © JM Bergougniou
À la fin du XIXᵉ siècle, la traversée du fleuve pose un problème permanent. Il faut permettre le passage des habitants, des charrettes et des marchandises sans gêner la navigation des grands navires qui remontent encore la Charente. Un pont classique serait trop bas pour laisser passer les mâts.
Le pont transbordeur  © JM Bergougniou

L’ingénieur Ferdinand Arnodin imagine alors une solution spectaculaire : un pont métallique suspendu très haut au-dessus du fleuve. Une nacelle mobile, appelée « transbordeur », glisse d’une rive à l’autre grâce à des câbles. Les voyageurs, les voitures et même les animaux traversent ainsi la Charente au ras de l’eau pendant que les navires continuent de circuler librement.




Petit cargo sur la Charente  © JM Bergougniou
Le trafic principal concerne les produits forestiers. Le bois représente une part essentielle de l’activité : grumes, sciages, panneaux et produits dérivés transitent par les quais avant d’être exportés ou redistribués vers l’industrie régionale. Les immenses piles de bois stockées près des quais font partie du paysage portuaire actuel.

Le port traite aussi des céréales, des engrais, des matériaux de construction et différents produits industriels. Des cargaisons de sable, de granulats ou de matériaux destinés au bâtiment arrivent régulièrement par bateau afin d’alimenter les entreprises locales et régionales.


St Nazaire sur Charente Fort Lupin © JM Bergougniou

Situé sur la rive du fleuve, près de Saint-Nazaire-sur-Charente, il contrôle le passage des navires qui remontent vers Rochefort. ⚓🏰

Construit sous Louis XIV et renforcé par les ingénieurs de Vauban, le fort s’intègre dans un vaste réseau défensif destiné à empêcher les attaques anglaises contre l’arsenal royal. Ses canons croisent leurs tirs avec ceux des batteries voisines afin de verrouiller l’accès du fleuve.

Le fort présente une architecture basse et puissante, adaptée aux terrains marécageux de l’estuaire. Derrière ses murs se trouvent casernes, poudrières et plateformes d’artillerie.

Poste d'amarrage © JM Bergougniou

Le fort Lupin joue aussi un rôle pratique pour la navigation. Les grands navires de guerre, dont le tirant d’eau est important, attendent souvent la marée favorable avant de remonter vers Rochefort. Le site devient alors un point de contrôle essentiel entre mer et arsenal.

Le long des berges de la Charente d’anciens canons sont plantés verticalement dans le sol pour servir de points d’amarrage aux navires.

Fontaine royale de Lupin © JM Bergougniou

Située non loin du fort Lupin et des zones de mouillage, cette fontaine devient un point essentiel pour les marins. Les gabares et les chaloupes viennent y charger des barriques d’eau destinées aux vaisseaux du roi. À une époque où l’eau potable à bord représente une question de survie, ces points d’approvisionnement sont aussi précieux qu’un arsenal.

La fontaine se compose d’un bassin maçonné et d’un ouvrage de pierre sobre mais solide, typique des aménagements royaux liés à la marine. Elle s’intègre dans tout le dispositif militaire et logistique qui entoure Rochefort : forts, batteries, quais, magasins et zones d'attente des navires


Les carrelets  © JM Bergougniou
la pêche au carrelet est une technique de pêche traditionnelle qui consiste à capturer les poissons à l'aide d'un filet. Une installation de pêche au carrelet, appelée " pêcherie ", se compose d'un ponton en bois qui avance dans la mer sur lequel est édifiée une petite cabane en bois au toit en tôle.Le carrelet - suspendu à une armature plane située au bout de la passerelle. Le filet est mis en mouvement horizontalement, à l'aide d'un treuil.

Construit au XIXᵉ siècle, le fort de la Pointe adopte une architecture basse et massive, adaptée aux progrès de l’artillerie. Ses canons croisent leurs tirs avec ceux des autres ouvrages voisins afin d’empêcher toute flotte ennemie de pénétrer dans l’estuaire. Depuis ses positions, les soldats observent l’océan, les passes et les mouvements de navires venant du pertuis d’Antioche.
les forts à l'entrée de la Charente La Pointe © JM Bergougniou

Fort Enet © JM Bergougniou
Depuis ses murailles, les soldats surveillent les passes maritimes et croisent leurs tirs avec ceux du fort Boyard, du fort de la Pointe et des batteries de l’île d’Aix. Ensemble, ces ouvrages ferment l’accès à la Charente et empêchent les navires ennemis d’approcher Rochefort.

Le fort Enet présente une architecture militaire typique de son époque : murs épais, plateforme d’artillerie, casemates voûtées et garnison capable de vivre en autonomie.

Fouras © JM Bergougniou

À l’embouchure de la Charente, le fort Lupin et le fort Vauban de Fouras contrôlent directement le passage vers Rochefort. Fouras agit comme une véritable sentinelle tournée vers l’océan. Les tirs croisés de Fouras, de l’île d’Aix et plus tard de Fort Boyard créent une zone redoutée par les ennemis.


Fouras  © JM Bergougniou


Fort Boyard © JM Bergougniou

Au sud, sur l’île d’Aix, le fort Liédot et les batteries surveillent l’entrée de la rade. Plus au large se dresse le célèbre Fort Boyard, imaginé sous Napoléon Ier pour combler le vide entre l’île d’Aix et l’île d’Oléron. Sa construction est longue et difficile. Lorsqu’il entre finalement en service au XIXᵉ siècle, l’artillerie moderne commence déjà à le rendre moins utile.

L’île d’Aix flotte à l’embouchure de la Charente comme un petit navire immobile, posé entre Rochefort et l’Atlantique.

L'île d'Aix © JM Bergougniou

L'île d'Aix, longue de trois kilomètres à peine, elle fut pendant des siècles un verrou militaire destiné à protéger l’arsenal de Rochefort et l’accès au fleuve.

Vauban y fit renforcer les défenses, bientôt complétées par des batteries, des forts et des postes de surveillance tournés vers la mer.

Napoléon Ier y passa ses derniers jours en France en juillet 1815 avant de se rendre aux Anglais et partir vers Sainte-Hélène.



Les phares de l'île d'Aix © JM Bergougniou
Il s'agit d'un feu à secteurs (deux secteurs : blanc et rouge) utilisant quatre bloc optiques tournant autour de la source lumineuse. Cette technique est mal adaptée aux feux à secteurs et nécessite de placer le filtre rouge à grande distance de la source lumineuse pour fournir une information précise sur la limite des secteurs aux navires approchant. La tour Est, en service depuis 1889, porte le feu tandis que la tour Ouest porte le filtre permettant de générer le secteur rouge depuis 1906.
Les fortifications de l'île d'Aix © JM Bergougniou

Un écran rouge sur la balustrade de la lanterne, complété par celui posé sur la seconde tourelle construite à 15 m du phare produit un secteur rouge d’une amplitude de 15° qui couvre la longe de Boyard et les rochers d’Antioche, indiquant avec précision ces deux écueils. Ce dispositif fut installé en 1888 lors du remplacement du premier feu installé à la construction en 1840.

12 février 2026

Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 résistant Natzweiler-Struthof guerre 39-45 Lorient arsenal

 Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 




La rondache est formée de la roue dentée du mécanicien et de l'ingénieur, du cordage du marin dans sa partie basse

L'ancre se terminant par la croix de Lorraine évoque le  résistant et le rôle de la Marine et des marins durant la guerre (des F.N.F.L., du commando Kieffer ou des blindés des fusiliers marins...)

La cigogne de l'Alsacien est entouré par les décorations croix de guerre et légion d'honneur,  le soleil et les pyramides enfin évoquent l'Orient (Lorient) ).



Le 1er septembre 1944 au Struthoff, un jour gris se lève sur l’Alsace et le seul camp de concentration construit par les nazis sur le territoire français. Emprisonné depuis la fin du mois de mai avec d’autres membres du réseau de résistance Alliance, qu’il a rejoint comme agent de renseignement militaire, l’ingénieur général de 2e classe du génie mari­time Jacques Stosskopf sait que dans quelques heures ils seront probablement massacrés. Mais il ne dit rien. Aucun mot, aucune plainte. Comme il l’a toujours fait, il montre un visage calme et détaché. Ceux qui ne le connaissent pas pourraient le trouver froid et hautain, cassant presque. Mais il n’en est rien. Profon­dément croyant, d’une immense modestie et « d’une rectitude de conduite absolue », comme l’écrivit l’archiviste Geneviève Bauchesne, il est tout en retenue. à lire sur Cols bleus

https://www.colsbleus.defense.gouv.fr/fr/ingenieur-general-jacques-stosskopf-de-la-grande-guerre-la-resistance-itineraire-dun-homme-de





https://patrimoine.lorient.bzh/stosskopf#:~:text=Arguant%20qu'envoyer%20trop%20d,r%C3%A9duit%20le%20nombre%20%C3%A0%20246.


Son exécution au camp de  camp de Natzweiler-Struthof


Dans le courant 1943, le réseau fut infiltré par l’Abwehrstelle de Dijon suite à la trahison d’un agent du réseau Jean-Paul Lien alias « Flandrin » et les arrestations commencèrent. Le secteur « Chapelle » fut directement touché à partir du 16 septembre 1943 et les agents furent arrêtés les uns après les autres. Malgré cela, l’ingénieur Stosskopf continua de collecter les renseignements et informé par l’ingénieur Le Puth, futur amiral, des soupçons qui pesaient sur lui, il ne voulut pas abandonner son travail, affirmant à ce dernier : « je suis à la tête d’une filière qui ne saurait exister sans moi et ma désertion pourrait avoir de graves conséquences pour certains de mes agents ». Il fut arrêté à l’arsenal dans l’après-midi du 21 février 1944 par deux policiers du SD de Vannes et conduit aussitôt à la prison de Vannes puis à celle de Rennes. Le 20 mai 1944, il fut transféré sur Strasbourg d’où il fut emmené en camionnette au camp de Schirmeck (Bas-Rhin) et interné au block 10 avec tous les membres masculins du réseau. 



Le 10 août 1944 la Gestapo de Strasbourg transmit un dossier d’accusation portant les noms de Jacques Stosskopf, Maurice Gillet,Georges Roudaut, Jeanne Maistre, Fernand Yvinec, Pierre Guézenec et René Guézenec, au Tribunal de guerre du Reich, qui y apposa les tampons « secret » et « affaire concernant des détenus » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard »). Le 10 septembre 1944 les accusés furent remis sans jugement à disposition de la Gestapo de Strasbourg mais leur sort était déjà scellé.

Devant l’avance alliée les 106 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Jacques Stosskopf, avaient été sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 vers le camp concentration de Natzweiler-Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin) et exécutés froidement d’une balle dans la nuque le 1er septembre 1944 à la chambre d’exécution puis incinérés directement dans le four crématoire du camp, situé à côté dans le même bâtiment.

26 août 2021

le pont transbordeur Rochefort Echillais

le pont transbordeur Rochefort Echillais

L'arsenal de Rochefort, situé dans un méandre de la Charente, a produit plus de 550 navires de guerre. Pendant plus de 350 ans, il a imaginé, fabriqué et armé des bateaux qui ont rayonné sur les mers et à travers l'histoire de la Marine.

Rochefort la Charente photo JM Bergougniou
Le repérage des sites côtiers commencé en 1661 aboutit au choix de la terre de Rochefort en mai 1666, pour y établir « une étuve et quelques commencements de corderie couverte ». En fait, l’affaire se déroule en deux étapes après le repérage de quelques sites où, à l’occasion, le roi faisait réparer ou construire quelques vaisseaux.

Rochefort la Charente photo JM Bergougniou

De 1663 à 1665, les ports de la Manche et de l’Atlantique sont passés en revue. Ils sont jugés successivement impropres à la marine de guerre : Port-louis à cause de son entrée difficile et du fort courant de la rivière ; Le Havre, nous l’avons dit, pour son manque de profondeur d’eau. Par ailleurs, déjà connues et repérées, les rivières de Seudre et de Charente attirent particulièrement l’attention, au point de faire l’objet d’une inspection rigoureuse. Le résultat en est rédigé le 15 avril 1665 et approuvé le 1er mai suivant lors d’une conférence tenue à Brouage à laquelle participent tous les spécialistes importants signalés ci-dessus. Le chevalier de Clerville, absent pour cause de séjour versaillais, en approuve les conclusions




Au XIXème siècle, le seul moyen de traverser la Charente entre Rochefort et Échillais, est le bac. Ce système de traversée est limité à marée basse ou en cas de conditions météorologiques défavorables et de courants trop forts.

Rochefort le pont transbordeur photo JM Bergougniou

La construction d'un pont est alors envisagée afin de remplacer le bac qui ne peut plus répondre à une circulation de plus en plus importante.
Rochefort le pont transbordeur
photo JM Bergougniou

Le défi est de trouver un système de pont qui permette la traversée des personnes sans gêner la navigation maritime, notamment les navires de l'Arsenal de Rochefort.

Rochefort le pont transbordeur photo JM Bergougniou
C'est le projet de Pont à Transbordeur proposé par Ferdinand Arnodin qui est retenu en 1897.



Les travaux débutent en mars 1898 pour se terminer 27 mois plus tard. Le Pont Transbordeur du Martrou est inauguré le 29 juillet 1900.

Cet ingénieux système se compose d'une partie fixe (classée pont suspendu) et d'une partie mobile (classée remontée mécanique).

Rochefort le pont transbordeur
 photo JM Bergougniou

Deux pylônes métalliques supportent un tablier sur lequel glisse un chariot sur un système de rails. Une nacelle y est suspendue et relie les deux rives sans gêner la circulation maritime.




Rochefort le pont transbordeur photo JM Bergougniou
Le Pont Transbordeur a fonctionné de 1900 à 1967. Il a été remplacé par un pont à travée levante en 1967, lui-même détruit en 1991 au profit du nouveau Viaduc de l'estuaire de la Charente. 

Après une longue période d'abandon, le Pont Transbordeur reprend du service en 1994 pour les piétons et les cyclistes. Il ferme entre 2016 et juillet 2020 pour travaux de rénovation.
Rochefort le pont transbordeur
photo JM Bergougniou

Ferdinand Arnodin est né le 9 octobre 1845 à Sainte-Foy-lès-Lyon dans le département du Rhône. Son père Thomas Arnodin est chef de travaux dans la société de Marc Seguin qui réalisa, en 1825, le premier pont suspendu de France à Tournon dans le Rhône. 
C'est lors d'un déplacement professionnel de son père que Ferdinand arrive à Châteauneuf-surLoire. Il suit les cours de L'École Professionnelle d'Orléans. 

Rochefort Echillais le pont transbordeur photo JM Bergougniou

Rochefort le pont transbordeur la nacelle photo JM Bergougniou
Il apprend en même temps avec son père les métiers de charpentier, de tailleur de pierre et celui de l'usinage de pièces métalliques. Il étudie ensuite au Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris (CNAM). A sa sortie, il entre à son tour dans la société de Marc Seguin devenu entre temps la Société Générale des Ponts à Péages, où il est nommé inspecteur des ouvrages. 


Durant cette période, il peut observer les limites et les faiblesses des ponts de l'époque et envisager des solutions pour une meilleure fiabilité. D'ailleurs en 1869, il invente le principe de l'amovibilité des câbles remplaçant l'amarre fixe par une pièce en fonte appuyé sur la maçonnerie. Il est désormais possible de modifier la tension des câbles et même de pouvoir changer l'un d'eux ...

Rochefort la Charente photo JM Bergougniou





Rochefort la Charente photo JM Bergougniou





Rochefort le pont transbordeur
 JM Bergougniou

Rochefort le pont transbordeur
photo JM Bergougniou

Rochefort le pont transbordeur
photo JM Bergougniou

Toutes photos ont été prises avant la rénovation du pont

sources :

https://www.pont-transbordeur.fr/le-pont-transbordeur

revue-dix-septieme-siecle-2011-4-page-671.htm

Ville de Rochefort

La corderie Royale

Merci à René Pauliat


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