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24 mars 2026

La Mère barbe en Jonc La Mer Jean Richepin port

 La Mère barbe en Jonc

Jean-Richepin - La Mer


En l'absence de courriers de nos marins, je continue d'explorer les trésors de GALLICA et de la Bibliothèque Nationale entre littérature et gravure.

Je relie la Mer de Jean Richepin... et j'ai trouvé une gravure illustrant un poème... une vraie publicité pour un rasoir... un texte sur les cabarets de port : entre estaminet… et maison close!


Largue l’écoute ! Bitte et bosse !

Largue l’écoute ! Gigue et jon !

Largue l’écoute ! on s’y fout des bosses,

Chez la mère Barbe-en-jonc.

C’est là qu’y a des fins drilles,

C’est là qu’y a des lurons.

L’hôtesse est si bonne fille,

Qu’elle en est presque garçon.

Largue l’écoute ! Bitte et bosse !

Largue l’écoute ! Gigue et jon !

Largue l’écoute ! on s’y fout des bosses,

Chez la mère Barbe-en-jonc.

Elle a la peau de la face

En soie ainsi qu’un cochon.

Ça s’hérissʼ quand on l’embrasse.

On se râpe à son menton.

 


Drôle de destin que celui de Jean Richepin : le voilà, sur cette photographie, sanglé dans son habit brodé d’académicien, bicorne à la main, mine grave comme un vieux commandant de port… alors qu’il est l’auteur de certaines des chansons les plus lestes du quai.



 

Publié en 1894, La Mer est un recueil qui sent davantage la cambuse que le salon. Pas de couchers de soleil sentimentaux ici : on y trouve des marins qui jurent, des tavernes qui collent aux bottes, et des patronnes solides comme des bittes d’amarrage. « La mère Barbe-en-jonc » en est le parfait exemple : une aubergiste râpeuse, moustachue comme un quartier-maître, et visiblement rompue à l’accueil des équipages assoiffés.

Dans ce poème, la mer n’est jamais loin, même à terre. Tout passe par le langage du bord : on « jette l’ancre », on « leste la cale », on « ouvre l’entrepont » — autant d’expressions qui, dans la bouche des marins, prennent vite un tour franchement coquin. C’est là tout le sel du texte : un humour de gaillard d’avant, fait de double sens, de rhum bon marché et de plaisanteries qu’on n’imprimerait pas dans les journaux bien élevés.

Et pourtant, quelques années plus tard, le même Richepin entre sous la Coupole, sabre au côté et broderies au torse, comme on le voit ici. Une belle ironie maritime : du cabaret du quai à l’Académie française, il n’y a parfois qu’un bon vent dans les voiles… et quelques verres bien tassés.



 

Publié en 1894, La Mer de Jean Richepin n’a rien d’une rêverie romantique devant un coucher de soleil sur l’horizon. Ici, la mer sent le goudron, la pipe froide et le rhum éventé. Le recueil aligne des chansons qui semblent sorties tout droit d’un gaillard d’avant : vocabulaire nautique bien serré, refrains qui cognent comme des bottes sur le pont, et portraits de marins ou d’aubergistes hauts en couleur — souvent plus rouges du nez que blancs de chemise. Richepin ne fait pas dans la dentelle : il préfère la cambuse au salon, la bordée au lyrisme, et la gaillardise aux belles manières.




Dans « La mère Barbe-en-jonc », on est clairement à quai, dans une taverne où l’on boit dru, où l’on mange gras et où l’on plaisante plus bas que la ceinture. La patronne, avec sa barbe râpeuse et son accueil musclé, semble taillée dans le même bois qu’une bitte d’amarrage : solide, peu raffinée et toujours prête à encaisser l’équipage. Les métaphores nautiques servent ici de cache-misère à des sous-entendus franchement salés — on « jette l’ancre », on « leste la cale », et chacun comprend très bien de quoi il retourne. Derrière la blague un peu crasseuse et l’exagération joyeuse, Richepin restitue avec un certain panache l’ambiance des quais et des escales de la fin du XIXᵉ siècle : un monde bruyant, gouailleur, et délicieusement peu fréquentable — bref, un coin de port comme on les aime, avec du vent dans les voiles… et du rhum dans le gosier.


06 septembre 2022

Bénin Cotonou le phare Dahomey Afrique de l'ouest Port éclairage

Bénin Cotonou le phare


Habitant pendant des années Cotonou, je suis passé je ne sais combien de fois à proximité du phare sans vraiment y prêter attention... Alors je vais essayer de me rattraper.




la station a été établie en 1910
Le premier phare, était une tour moins haute avec un plan focal à 16 mètres (52 pieds), et avait un nouveau design inhabituel et était situé au pied de la jetée principale du port. Le deuxième phare était une tour squelettique hexagonale construite en 1928. La lanterne de la tour de 1928 a été déplacée au sommet de la tour d’eau en 1968.

L’actuel phare a été mis en service le 1er septembre 1928 pour guider les navires vers le wharf.



Ce phare est actif avec un plan focal à 31 mètres (102 pieds). Signal : un éclat blanc toutes les 5 secondes. C’est une tour squelettique carrée de 26 mètres de hauteur (85 pieds) soutenant une lanterne centrée sur un réservoir d’eau carré. La structure est entièrement peinte en gris foncé.
Le support du feu est constitué par une tour métallique a section carrée de 3,80 m ancrée sur une semelle de fondation en béton armé, formant un prisme droit à base carrée de 8 m de côté et de 4 m de hauteur.


Le feu normal est constitué par une optique à éclats tournants, éclairée jusqu’en 1980 par une lampe de 1 500 W, alimentée en courant alternatif triphasé.
Depuis cette date, il est éclairé par une lampe halogène de 650 w monophasé. Le feu de secours est constitué par une optique à éclats tournants comportant 4 panneaux, éclairée par une lampe de 36 W


Le feu normal et le feu de secours présentent un caractère blanc à éclats réguliers toutes les 5 secondes, d’une intensité de 250 000 candelas et d’une portée de 25 milles marins pour le feu principal et 10 milles pour le feu de secours.

Une machine à rotation à poids, à remontage électrique, entraîne ces deux optiques montées sur un soubassement à cuve de mercure.



Une lanterne de 2 m de diamètre, équipée de glaces courbes, incolores, abrite l’appareillage du feu.
L’établissement est alimenté à partir du secteur de distribution d’électricité. En secours immédiat, le feu est alimenté à partir d’accumulateurs de 12 v - 80 Ah. En secours de longue durée, l’ensemble de l’appareillage de l’établissement est alimenté en courant alternatif triphasé à partir d’un groupe électrogène.






Le phare de Cotonou pendant la guerre de 14-18








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