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29 juin 2026

Le sauvetage de l'or de la Banque de France 1939 1940 Guerre Marine nationale Emile Bertin Béarn Pasteur Gerfaut

Le sauvetage de l'or de la Banque de France (1939-1940)


La souterraine Les sous-sols de la Banque de France

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le 3 septembre 1939, la Banque de France possède l'une des plus importantes réserves d'or du monde, avec 2 168 tonnes. 

Une partie a déjà été transférée à l'étranger dès 1939 afin de garantir les achats d'armement, mais l'essentiel demeure en France. L'invasion allemande rend indispensable son évacuation.



Le 16 mai 1940, alors que la percée allemande menace directement le territoire, le ministre des Finances Lucien Lamoureux ordonne au gouverneur de la Banque de France Pierre-Eugène Fournier de faire évacuer la totalité des réserves encore présentes en métropole. 


Lucien Lamoureux Ministre des Finances 

L'organisation est confiée au secrétaire général René Favre-Gilly, assisté des contrôleurs généraux de la Banque de France, tandis que l'Amirauté met à disposition les bâtiments de la Marine nationale et organise leur protection.



Les opérations reposent sur une logistique exceptionnelle. En quelques jours, des milliers de sacs de pièces et de caisses de lingots arrivent par trains spéciaux dans les ports de Brest, Toulon et Le Verdon. Les marins de la Marine nationale assurent le chargement à bord sous surveillance permanente.


Premier convoi : Toulon


Le regroupement des réserves destinées au premier départ s'achève le 18 mai 1940.



Le soir même, les caisses sont embarquées sur le porte-avions Béarn, sous la responsabilité du contrôleur général Barreau.




Le 19 mai 1940, le Béarn, escorté par les torpilleurs Forbin et Fortuné, quitte Toulon pour Casablanca, puis Madère, où il doit rejoindre le convoi parti de Brest avant de poursuivre sa route vers Halifax.




Deuxième convoi : Brest

À Brest, le contrôleur général Jean Faure supervise l'arrivée de l'or provenant notamment de Paris, Rennes, Vannes, Quimper et Morlaix.



Le 22 mai 1940, 224 tonnes d'or, réparties dans 4 947 caisses, sont chargées à bord du croiseur-école Jeanne d'Arc et du croiseur léger Émile Bertin.



Les deux bâtiments appareillent le jour même pour Halifax. Les archives de la Banque de France donnent le tonnage global du convoi, mais ne répartissent pas cette charge entre les deux navires.


Le convoi du Pasteur



Le 2 juin 1940, le paquebot Pasteur, qui n'a encore jamais assuré de ligne commerciale, reçoit à Brest 213,32 tonnes d'or, réparties dans 3 700 sacs, sous la responsabilité du contrôleur général Jean Poissonnier.







Le bâtiment quitte Brest le jour même. Il est escorté dans un premier temps par les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Milan avant de poursuivre seul sa traversée de l'Atlantique.




Le 7 juin, il arrive à Halifax. L'or est immédiatement transféré dans un train spécial à destination de la Banque du Canada à Ottawa.


Le dernier départ de Brest



Le 11 juin 1940, le croiseur Émile Bertin, commandé par le capitaine de vaisseau Battet, revient à Brest.

Sous la direction du contrôleur général Katow, il embarque 254,15 tonnes d'or, représentant environ 12 milliards de francs, réparties dans 3 986 sacs de monnaies et 796 caisses de lingots.




Le 12 juin, l'Émile Bertin appareille, précédé du contre-torpilleur Gerfaut. Après quelques heures d'escorte, le Gerfaut fait demi-tour et le croiseur poursuit seul sa route à plus de 30 nœuds afin d'échapper aux sous-marins allemands.

Il atteint Halifax le 18 juin 1940.


L'armistice bouleverse les plans

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce la demande d'armistice.


Halifax, le déchargement de l'or de l'Émile Bertin est interrompu par un contre-ordre de l'Amirauté française.

Quelques heures plus tard, le croiseur reçoit l'ordre de gagner Fort-de-France, en Martinique, avec son chargement.

Au même moment, le Pasteur, qui revenait de New York avec une cargaison d'artillerie, ainsi que le Béarn et la Jeanne d'Arc, transportant des avions américains, reçoivent eux aussi l'ordre de rallier les Antilles.



Le Pasteur arrive à Fort-de-France le 20 juin, le Béarn et la Jeanne d'Arc le 27 juin, tandis que l'Émile Bertin y mouille le 24 juin avec son précieux chargement. Les 254,15 tonnes d'or sont transférées au fort Desaix, où elles resteront jusqu'à la Libération.

Les derniers convois

Pendant ce temps, les réserves encore disponibles sont dirigées vers l'Afrique.



Des paquebots de la Compagnie générale transatlantique et des Messageries maritimes, notamment le Ville d'Oran, le Ville d'Alger, l'El Djezaïr, l'El Mansour et l'El Kantara, évacuent les dernières réserves vers Casablanca, Dakar puis Kayes, au Soudan français.


Une réussite exceptionnelle

En juin 1940, la répartition des réserves est la suivante :


New York : 430,64 tonnes

Ottawa : 213,32 tonnes

Londres : 226,88 tonnes

Fort-de-France : 254,15 tonnes

Kayes : 652,36 tonnes

Casablanca et Alger : 317,22 tonnes


Grâce à la Banque de France, au ministère des Finances et à la Marine nationale, l'essentiel des 2 168 tonnes d'or françaises échappe à la capture allemande. Cette opération demeure l'une des plus remarquables réussites logistiques et stratégiques de la campagne de France.

Sources

Banque de France

Marine nationale

Avec la complicité de l'IA ChatGPT


18 décembre 2022

Le Béarn et le Dewoitine D1 FDC Paris 3-11-2022

Le Béarn et le Dewoitine D1  FDC Paris 3-11-2022

Pour ses adhérents, à l'occasion de la sortie du timbre Chasseur Dewoitine D1, la Marcophilie navale a édité une carte postale pour ses membres.  Dessinée par Paul Roy, mise en couleur par Jean-Marc Egret, elle porte le timbre à date illustré de Paris en date du 3 novembre 2022.







Mis sur cale en tant que futur cuirassé le 5 janvier 1914 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur mer (Var), sa construction est arrêtée le 23 juillet et la coque reste sur cale durant toute la durée de la première guerre mondiale.


Si le groupe des escadrilles du BEARN est crée le 1er septembre 1926, ce n’est pas pour autant que ce denier est prêt à entamer sa carrière de porte-avions....

Pour pouvoir effectuer des essais d’accrochage d’avions terrestres, il est procédé le 15 avril 1920 au lancement de la coque.



Suite au succès du Lieutenant de Vaisseau TESTE et de son équipe, la décision est alors prise de transformer la coque en porte-avions. Cette décision est suivie d’effets à partir de 1923 et il faut attendre le 1er septembre 1926 pour voir le BEARN armé pour essais.



En mai 1925, l'Aviation d’escadre est transférée de Saint Raphaël au Palyvestre à l’exception de l’escadrille 7B1 qui ralliera Berre en janvier 1927. Les GL 22ET1, cédés par l’Aéronautique militaire, arrivent à l’escadrille 7C3 ; ils doivent permettre à l’escadrille d’attendre la prochaine dotation en Dewoitine D1C1. 


En août, le LV Lenoir, commandant la 7C3, effectue son premier vol sur le nouveau Dewoitine D1C1; tous les pilotes de l’escadrille sont lâchés sur ce type d’avion à la fin du mois. 


En avril 1926, la 7C1 -première escadrille de chasse de la Flottille du BEARN- sous les ordres de l’Enseigne de Vaisseau JOZAN perçoit des Levy-Biche LB2 devant théoriquement remplacer les Dewoitine D1C1.

Mais les LB2 sont rapidement retirés du service et dès octobre 1928 les bons vieux Dewoitine D1C1 reprennent du service.

Les avions Dewoitine ayant armé le porte-avions Béarn



Dewoitine D.373 : 20 exemplaires commandés par l’ Aéronautique navale. 
L’armement était identique à celui des appareils de l’Armée de l'air, mais la voilure était réduite de 30 cm pour passer dans le monte-charge du porte-avions et une crosse d'appontage et un système de flottaison étaient ajoutés dans le fuselage.

Dewoitine D.376 : 25 nouveaux appareils pour l’Aéronautique navale française, avec voilure repliable. Le système de pliage des ailes ne fut jamais au point : si le pliage proprement dit pouvait s’effectuer en quelques minutes, il fallait bien une heure pour remettre les ailes en position.

Quelques tranches de vie du Béarn
















L'ACCIDENT D'AVIATION DU « BÉARN » Le corps de l'enseigne de vaisseau Roux a été transporté à l'Hôpital Maritime et déposé dans une chapelle ardente 
LES OBSÈQUES, A BREST,AURONT LIEU CE MATIN

Le débarquement du corps

Brest, le 21 juillet (de notre rédaction). Nous avons relaté les circonstances dans lesquelles l'enseigne de c vaisseau Joseph Roux, âgé de 29 ans, et fils de M. Roux, directeur d'assurances, rue de Penhoët. à Rennes, avait été tué, mercredi matin, au cours d'un accident d'aviation survenu sur le porte-avions Béarn, en baie de Douarnenez. Nous avons pu obtenir aujourd'hui quelques précisions sur ce pénible accident qui vient, encore une fois, frapper cruellement l'Etat-Major et l'équipage du Béarn.

L'enseigne de vaisseau Roux pilotait un biplan de reconnaissance monomoteur P. L. 101, dans lequel se trouvait également, en qualité d'observateur, le maître mécanicien volant Rumeau. Il participait à l'exercice d'appontage. On sait que, pour retenir les avions dans leur course, à leur atterrissage sur le pont, le Béarn est doté d'un dispositif spécial. Celui-ci consiste en des filins d'acier tendus en travers du pont er fixés à chaque extrémité à des tam- bours munis de ressorts, permettant aux filins de se détendre. Lorsque l'appareil atterrit et que les roues ont déjà touché le pont, le pilote rabat la crosse de freinage (sorte de croc dont est doté l'avion et celle-ci vient s'accrocher dans un de ces filins d'acier, ce qui lui permet de s'immobiliser plus rapidement.

L'enseigne de vaisseau Roux, dont c'était le premier exercice d'appontage sur le Béarn, se présenta debout au vent par l'arrière du porte-avions, mais dans un mauvais axe. La crosse de freinage de l'appareil ayant été rabattue avant que les roues n'aient touché le pont. l'appareil dévia encore de la ligne d'appontage. Voyant qu'il se trouvait dans de mauvaises conditions pour se poser, le pilote accéléra pour reprendre son vol et renouveler sa manoeuvre. Malheureusement, les ailes droites de l'appareil heurtèrent avec violence la cheminée du Béarn et l'avion, poursuivant sa course, tomba à la mer sur l'avant du bâtiment. L'enseigne de vaisseau Roux avait eu le crâne fracturé ainsi qu'une jambe. Quant au mécanicien, il était indemne.

On sait que malgré tous les efforts déployés pour le sauver, il ne fallut pas moins de quarante minutes pour dégager l'enseigne de vaisseau du poste de pilotage, tout l'avant de l'appareil ayant été immergé.

Le torpilleur Siroco, qui se trouvait en baie de Douarnenez, participa aux opérations de sauvetage. Dans son heurt contre la cheminée, l'avion avait eu ses ailes droites brisées.

La dépouille mortelle de l'officier fut déposée dans la chambre du lieutenant de vaisseau Vidal, à bord du Béarn, et veillée toute la nuit par ses camarades et des factionnaires. 


LE DÉBARQUEMENT DU CORPS 
Ce matin, à 10 heures, le corps, que recouvrait le pavillon tricolore, a été débarqué du porte-avion et dépose dans une vedette pour être transporté à l'h6pital maritime.

L'état-major et l'équipage étaient alignés sur le pont et un détachement de matelots en armes rendait les derniers honneurs. Au moment où le corps quitta le bord, il fut salué par une salve de trois coups de canon. A l'issue de cette si triste cérémonie, le capitaine de vaisseau Lafargue, commandant le Béarn, et les officiers de son état-major prirent place dans deux vedettes qui suivirent celle qui transportait la dépouille de l'infortuné aviateur et le cortège se rendit au quai Tourville, dans l'arsenal. En présence du commandant et des officiers du Béarn, auxquels s'étaient joint le capitaine de frégate Ziègler. chef du service d'ordre de l'arsenal. et le sous-lieutenant Mesmacre. souschef du service d'ordre la dépouille mortelle portée par quatre quartiers-maitres du Béarn fut placer dans une voiture d'ambulance du service de santé oui la transporta à l'hôpital maritime.

En présence de la famille éplorée venue de Rennes. le corps fut déposé dans une chambre Mortuaire transformée peu après en chapelle ardente. Le vice-amiral de Laborde. commandant en chef l'escadre de l'Atlantique, accompagné d'un aide de camp du médecin en chef de première classe Firguet. médecin chef de l'hôpital maritime du médecin de première classe Laporte. médecin résidant et de M. l'officier principal des équipage, Lorient est venu à 14 heures saluer les restes de l'officier auprès duquel veillait une garde d'honneur, et présenter tes condoléances à le famille. La mile en bière eut lieu à 1» heures. Les obsèques auront lieu demain vendredi à 10 heures. Le corps sera conduit ensuite à la gare de l'Etat, l'inhumation devant se faire à Rennes. Le défunt était célibataire. Il sortait de l'école de chasse d'Hyières. C'était un officier plein d'allant et un excellent pilote estimé de ses supérieurs et de ses camarades. Il jouissait, en outre, de la respectueuse sympathie de tout le personnel volant du Béarn qui avait su discerner en lui l'âme d'un chef.


Nous présentons à nouveau à sa famille nos bien sincères condoléances. Notons, en terminant, que des exercices d'appontage avaient eu lieu de r.uit la veille. sur le Béarn, sans le moindre incident.

L'enseigne de vaisseau Roux est cité à l'ordre de l'armée de mer.

Est cité à l'ordre de l'armée de mer L'enseigne de vaisseau de 1™ cl. Roux, officier d'une valeur professionnelle supérieure, d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve; a trouvé ta mort le 20 juillet 1938 dans l'accomplissement de son devoir, au cours d'une mission aérienne; réunissait 550 heures de vol.








L'Ouest-Eclair 10-07-1940


L'Ouest-Eclair 14 juillet 1940




Sources

Gallica BnF
L'Ouest-Eclair

02 décembre 2022

Chasseur Dewoitine D1 porte-avions Béarn constructions aéronautiques Toulouse Emile aéronautique navale

 Chasseur Dewoitine D1


La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la série Poste-aérienne illustrés par un chasseur Dewoitine D1.


En novembre 1923, la Marine nationale passe commande de 44 exemplaires et le gouvernement garantit une série de 150 D.1ter. Le premier D.1 de série fit son premier vol le 18 janvier 1925. Une trentaine furent destinés à être utilisés sur le porte-avions Béarn. Rencontrant un certain succès à l'export, 44 furent commandés par la Serbie et plus d'une centaine d'exemplaires furent construits sous licence par Ansaldo  sous le nom d’Ansaldo AC.2.

Plus de 230 exemplaires auront été fabriqués au total.



 Le chasseur monoplace monoplan Dewoitine D1 est le premier avion créé par Émile Dewoitine (1892-1979) dans sa jeune Société anonyme des avions Dewoitine (SAD) installée à Toulouse en 1920. Formé chez Louis Breguet, Blériot et Latécoère, Émile Dewoitine a dans l’idée la fabrication d’un avion de chasse moderne pour l’aéronautique française. Lancé sur ses fonds propres, le « Dewoitine 1 » voit le jour en octobre 1922. Le premier vol a lieu le 18 novembre 1922. 



L'Ouest-Eclair 11-11-1937



La fabrication est alors engagée, inscrite dans le programme national C1 (chasseur monoplace) proposé par le Service technique de l’aéronautique. Le Dewoitine D1 à une longueur de 7,50 m, une envergure de 11,50 m et une hauteur de 2,75 m. Son poids à vide est de 820 kg. Il est équipé d’un moteur V8 Hispano-Suiza de 300 ch, lui donnant une vitesse maximale de 247 km/h et une autonomie de 400 kilomètres. Il est armé de deux mitrailleuses Vickers de calibre 7,7 mm synchronisées.




En 1923, l’Aéronautique navale française passe commande. Une trentaine de Dewoitine D1 sont mis en service sur le porte-avions Béarn, comme chasseurs embarqués. Initialement, les appareils portent l’insigne de l’aviation d’escadre – la mouette sur la tortue. Afin de distinguer les différentes escadrilles du Béarn – chasse, bombardement et reconnaissance –, l’hippocampe ailé est choisi pour la chasse, devenant l’insigne officiel de la 7C1. 


Le succès du Dewoitine D1 se construit surtout à l’international. Porté par le chef pilote d’essai Marcel Doret, l’appareil fait sensation en Europe. Il est vendu en Yougoslavie (Serbie), en Suisse et en Italie – qui le construit localement sous licence. 230 exemplaires du Dewoitine D1 seront fabriqués en France et en Italie, ouvrant la voie et le succès des appareils Dewoitine. 
© La Poste – Laurent Albaret - 

Durant la guerre d'Espagne


L'Ouest-Eclair 05-08-1936

L'Ouest-Eclair 05-08-1936


Il est dû à l'ingénieur Émile Dewoitine. 

Né le 26 septembre 1892 à Crépy en Laonnois, il fait ses études à Reims avant d'entrer à l'école Breguet à Paris. Son service militaire se déroule à l'école Blériot d'Etampes et il passe la guerre dans la construction aéronautique où, appuyé par G. Latécoère, il participe, pour cette firme, à la production d'un millier d'avions de combat entre 1917 et novembre 1918. Après la guerre, en 1920, il crée sa propre entreprise et sort en 1922 son premier avion de chasse : le Di, monoplan à ailes hautes au fuselage entièrement métallique qui sera construit à 234 exemplaires dont 29 pour la France et les autres pour l'exportation. 

L'Ouest-Eclair 01-01-1937



Cet appareil est fabriqué sous licence en Italie par Ansaldo et il faut remarquer que c'est à cette firme que la Marine Nationale française achètera 30 exemplaires du Di ter .




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