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15 mai 2026

400 ans de la Marine Lorient Port-Louis arsenal fusiliers-marins Lann-Bihoué aéronavale PATMAR patrouille maritime

400 ans de la Marine Lorient

Née au XVIIe siècle autour de la Compagnie française des Indes orientales, la ville doit son nom au navire Le Soleil d’Orient et à ce commerce lointain qui fit de « L’Orient » un port ouvert sur le monde. 


La Compagnie française des Indes orientales est créée en 1664 sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV. Elle développe le commerce entre la France et l’Asie, notamment avec l’Inde, la Chine et les îles de l’océan Indien. Les navires rapportent des épices, du thé, de la soie, du café et des porcelaine. Épices, soieries, porcelaines et récits de voyages y débarquaient dans un tumulte de voiles, de cordages et d’accents venus d’Asie.




Très vite, le port devient aussi un site stratégique pour la Marine royale puis nationale. Les rivières du Scorff et du Blavet, véritables artères maritimes de Bretagne sud, offrent un refuge naturel idéal pour les arsenaux et les chantiers navals. 



À Port-Louis, la citadelle veille encore sur la rade comme une sentinelle de pierre tournée vers l’Atlantique. Dans les bassins de Lorient, des générations d’ouvriers, d’ingénieurs et de charpentiers ont construit frégates, sous-marins et bâtiments militaires qui ont porté loin le savoir-faire français.



Cette puissance navale s’appuie aussi sur les forges d’Hennebont et des environs, où le métal breton alimentait la construction maritime. Marteaux, hauts fourneaux et ateliers faisaient résonner toute la vallée industrielle au rythme des besoins de la flotte. Lorient devient ainsi un univers complet, où la mer et l’industrie avancent bord à bord.


Crusader © JM Bergougniou

Au XXe siècle, la ville se tourne également vers les airs. Les dirigeables et l’aéronautique navale trouvent à Lorient un terrain d’expérimentation et de surveillance maritime essentiel. Hydravions puis avions militaires prolongent alors l’horizon des marins bien au-delà des caps et des tempêtes.



Bagad de Lann Bihoué © JM Bergougniou
Mais Lorient, c’est aussi une mémoire vivante et populaire. Celle des Fusiliers-Marins, héritiers d’une longue tradition de courage et de discipline. Celle du Bagad de Lann-Bihoué, dont les cornemuses et les bombardes portent dans le monde entier l’âme bretonne de la Marine française. 


Hawkeye © JM Bergougniou


Entre chants marins, arsenaux, traditions militaires et ouverture sur les océans, Lorient demeure l’un des grands ports du cœur maritime français, une ville où l’histoire de la Marine continue encore de battre comme une marée.


400 ans sur toutes mers du monde © JM Bergougniou

Créée en 1856, l’École des fusiliers marins est installée sur les rives du Scorff et forme encore aujourd’hui les spécialistes de la protection et du combat naval.
Les fusiliers marins ont participé à de nombreux combats historiques, notamment à Dixmude pendant la Première Guerre mondiale et au Débarquement de Normandie avec les commandos Kieffer.
À Lorient, ils perpétuent les traditions militaires de la Marine tout en assurant des missions modernes de sécurité et d’opérations spéciales.

Bagad de Lann Bihoué © JM Bergougniou










Créé en 1952 sur la base aéronavale de Lann-Bihoué, près de Lorient, il s’inspire des traditions bretonnes.
Le mot « bagad » désigne un ensemble de cornemuses, bombardes et percussions.


Son répertoire mêle musique bretonne traditionnelle, airs celtiques et compositions modernes.
Il participe régulièrement aux grands festivals interceltique, notamment celui de Lorient.

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Le Bagad de Lann-Bihoué contribue au rayonnement culturel de la Bretagne et de la Marine nationale.
Ses mélodies puissantes évoquent à la fois le vent du large, les ports bretons et l’esprit des marins.

Privateer © JM Bergougniou

La PATMAR, abréviation de « patrouille maritime », désigne l’ensemble des missions aériennes de surveillance menées par l’Aéronautique navale française.

Ces avions et équipages surveillent les mers, protègent les approches maritimes et participent aux opérations militaires.

12 avril 2026

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026 premier jour Paris Brest Toulon Lorient Rochefort Marseille Guérigny Dunkerque Cherbourg

Marine Nationale 400 ans - 1626 - 2026

Le 6 mai 2026, La Poste invite chacun à embarquer pour un voyage à travers quatre siècles d’histoire maritime. À l’occasion du quadricentenaire de la Marine nationale, un timbre commémoratif exceptionnel voit le jour. Au cœur de son illustration figure le bâchi, ce couvre-chef mythique qui accompagne depuis des générations les marins français sur toutes les mers du globe.


Ce timbre rond n’est pas seulement une création philatélique : il est un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui, depuis 400 ans, veillent sans relâche à la protection des Français et de leurs intérêts, jour et nuit, par tous les temps, sur chaque océan du monde.



Sa conception elle-même évoque le soin et le respect portés à cette mémoire maritime. Un vernis à effet « soft touch », doux sous les doigts, habille le sommet du bâchi et met en relief son célèbre pompon rouge. Une dorure à chaud illumine les inscriptions « Marine nationale 1626 – 2026 » et « 400 ans », apportant à l’ensemble une touche d’élégance et de solennité digne de cet anniversaire historique.


Le bâchi, un symbole chargé d’histoires et de légendes…


Reconnaissable au premier regard avec sa coiffe blanche immaculée, sa bande noire élégante, son inscription dorée et son pompon rouge emblématique, le bâchi est devenu au fil du temps l’un des symboles les plus familiers de la Marine nationale. Bien plus qu’un simple élément d’uniforme, il incarne un héritage collectif et l’esprit d’aventure qui anime les marins.


Introduit en 1829 dans la tenue officielle des marins, ce bonnet d’origine écossaise a traversé les époques sans perdre son identité. Autour de son célèbre pompon rouge se sont tissées de nombreuses histoires : certains disent qu’il amortissait les chocs dans les coursives basses des navires, d’autres qu’il facilitait le repérage d’un marin tombé à la mer. Pour beaucoup, il est surtout porteur de chance — toucher un pompon rouge serait même un gage de bonheur.

Au fil des décennies, le bâchi est devenu le témoin silencieux de générations de matelots et de quartiers-maîtres. Il symbolise leur courage, leur solidarité et leur sens du devoir, autant de valeurs qui font la force de la Marine nationale.

Quoi de plus naturel que de voir ce symbole chargé d’histoire orner le timbre célébrant ses 400 ans ? 

La devise imaginée pour cet anniversaire — « Depuis 400 ans, sur tous les océans, la Marine nationale vous protège » — rappelle avec fierté la mission essentielle qui anime la Marine depuis sa création.

Ce timbre commémoratif devient ainsi une invitation au voyage, un fragment d’histoire à collectionner et à partager. À travers lui, ce sont quatre siècles d’engagement, d’innovations et de traditions qui prennent vie, rappelant que la mer demeure, aujourd’hui encore, un espace de vigilance et de courage.


Le timbre sera vendu en avant-première le mardi 5 mai à

▪ PARIS (75)

Paris hôtel de la Marine © JM Bergougniou

Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 

13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS (oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.




▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 

puis de 13H30 à 18H00, 

11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.








▪ ROCHEFORT (17)

Rochefort l'hôpital maritime 
 © JM Bergougniou




Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, 
Hôtel de Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 
17 300 ROCHEFORT.



















BREST (29)

 
Brest le goulet  © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00,
90 rue de Siam 29200 BREST.



















▪ CHERBOURG (50)

Cherbourg ancienne porte de l'arsenal © JM Bergougniou

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, 

Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.









▪ LORIENT (56)

Lorient la base sous-marine © JM Bergougniou


Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 

1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.










▪ GUERIGNY (58)

Guérigny les forges  © JM Bergougniou

Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, 

Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.







▪ DUNKERQUE (59)

Dunkerque le phare de Saint-Pol
 © JM Bergougniou







 Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 

9 quai de la Citadelle, 
59140 DUNKERQUE.












▪ TOULON (83)

Toulon Atlante de la mairie d'honneur
© JM Bergougniou

Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue 
Prosper Ferrero, 83000 TOULON.


12 février 2026

Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 résistant Natzweiler-Struthof guerre 39-45 Lorient arsenal

 Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 




La rondache est formée de la roue dentée du mécanicien et de l'ingénieur, du cordage du marin dans sa partie basse

L'ancre se terminant par la croix de Lorraine évoque le  résistant et le rôle de la Marine et des marins durant la guerre (des F.N.F.L., du commando Kieffer ou des blindés des fusiliers marins...)

La cigogne de l'Alsacien est entouré par les décorations croix de guerre et légion d'honneur,  le soleil et les pyramides enfin évoquent l'Orient (Lorient) ).



Le 1er septembre 1944 au Struthoff, un jour gris se lève sur l’Alsace et le seul camp de concentration construit par les nazis sur le territoire français. Emprisonné depuis la fin du mois de mai avec d’autres membres du réseau de résistance Alliance, qu’il a rejoint comme agent de renseignement militaire, l’ingénieur général de 2e classe du génie mari­time Jacques Stosskopf sait que dans quelques heures ils seront probablement massacrés. Mais il ne dit rien. Aucun mot, aucune plainte. Comme il l’a toujours fait, il montre un visage calme et détaché. Ceux qui ne le connaissent pas pourraient le trouver froid et hautain, cassant presque. Mais il n’en est rien. Profon­dément croyant, d’une immense modestie et « d’une rectitude de conduite absolue », comme l’écrivit l’archiviste Geneviève Bauchesne, il est tout en retenue. à lire sur Cols bleus

https://www.colsbleus.defense.gouv.fr/fr/ingenieur-general-jacques-stosskopf-de-la-grande-guerre-la-resistance-itineraire-dun-homme-de





https://patrimoine.lorient.bzh/stosskopf#:~:text=Arguant%20qu'envoyer%20trop%20d,r%C3%A9duit%20le%20nombre%20%C3%A0%20246.


Son exécution au camp de  camp de Natzweiler-Struthof


Dans le courant 1943, le réseau fut infiltré par l’Abwehrstelle de Dijon suite à la trahison d’un agent du réseau Jean-Paul Lien alias « Flandrin » et les arrestations commencèrent. Le secteur « Chapelle » fut directement touché à partir du 16 septembre 1943 et les agents furent arrêtés les uns après les autres. Malgré cela, l’ingénieur Stosskopf continua de collecter les renseignements et informé par l’ingénieur Le Puth, futur amiral, des soupçons qui pesaient sur lui, il ne voulut pas abandonner son travail, affirmant à ce dernier : « je suis à la tête d’une filière qui ne saurait exister sans moi et ma désertion pourrait avoir de graves conséquences pour certains de mes agents ». Il fut arrêté à l’arsenal dans l’après-midi du 21 février 1944 par deux policiers du SD de Vannes et conduit aussitôt à la prison de Vannes puis à celle de Rennes. Le 20 mai 1944, il fut transféré sur Strasbourg d’où il fut emmené en camionnette au camp de Schirmeck (Bas-Rhin) et interné au block 10 avec tous les membres masculins du réseau. 



Le 10 août 1944 la Gestapo de Strasbourg transmit un dossier d’accusation portant les noms de Jacques Stosskopf, Maurice Gillet,Georges Roudaut, Jeanne Maistre, Fernand Yvinec, Pierre Guézenec et René Guézenec, au Tribunal de guerre du Reich, qui y apposa les tampons « secret » et « affaire concernant des détenus » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard »). Le 10 septembre 1944 les accusés furent remis sans jugement à disposition de la Gestapo de Strasbourg mais leur sort était déjà scellé.

Devant l’avance alliée les 106 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Jacques Stosskopf, avaient été sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 vers le camp concentration de Natzweiler-Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin) et exécutés froidement d’une balle dans la nuque le 1er septembre 1944 à la chambre d’exécution puis incinérés directement dans le four crématoire du camp, situé à côté dans le même bâtiment.

28 avril 2025

Frégate Clorinde des croisades à Terre-Neuve - logement des apprentis fusiliers marins Lorient amiral Humann

Croiseur Clorinde

C'est un certificat de bonne conduite décerné le 2 novembre 1887 à un matelot de 2eme classe Charles Fontaine de Cancale qui va nous servir de guide pour cet article. L'occasion de parler de la Clorinde et de son commandant  le capitaine de vaisseau HUMANN. 





Le nom CLORINDE
L’histoire de ce court mais intense drame musical pour trois chanteurs et six instrumentistes raconte le combat, pendant la Première Croisade (1095-99), entre le chrétien Tancrède et celle qu’il aime, la princesse musulmane Clorinde, qu’il ne reconnaîtra qu’après l’avoir mortellement blessée.

Composé en 1624, le célèbre Combattimento di Tancredi e Clorinda est extrait des Cantiguerrieri du VIIIe Livre de Madrigaux de Monteverdi. 

Le nom CLORINDE a été attribué à plusieurs navires de la Marine française :

  • la Clorinde (1801), une frégate française de 44 canons lancée en 1801, deuxième navire de la classe Uranie ;
  • la Clorinde (1808), une frégate française de 40 canons lancée en 1808, cinquième navire de la classe Pallas (en) 
  • la Clorinde (1821), une frégate française à vapeur de 58 canons lancée en 1821 ;
  • la Clorinde (1845), une frégate française de 40 canons lancée en 1845 et dotée de la vapeur en 1857, deuxième navire de la classe Psyché ;
  • le Clorinde (Q90), un sous-marin lancé en 1909 ;



la classe Clorinde, une classe de deux sous-marins, de type submersible garde-côtes

la classe Clorinde modifié, une classe de huit sous-marins, version modernisée de la classe Clorinde et qualifiée de submersible garde-côtes et de blocus.

Observations faites à Terre-neuve à bord de la frégate la Clorinde pendant la campagne de 1886

La Clorinde devant Saint-Malo

20 janvier.

 Le capitaine de frégate de Saint-Cricq est nommé au commandement de la Clorinde, de 44 canons, en armement à Mindin. Le dépôt du 13e bataillon de marins qui, après le départ pour Rochefort de l'Elbe et de la Pallas, avait reçu l'ordre de rentrer.à Lorient, est maintenu à Paimbœut pour l'armement de la Clorinde et tous les matelots qu'on pourra se procurer pour cette frégate seront incorporés dans ce bataillon, qui fournira ainsi à 3 bâtiments, alors que d'après le décret constitutif, un bataillon n'est destiné qu'à un vaisseau ou à 2 frégates, L'organisation ne se fait pas à chaque instant, de nouvelles difficultés ne sont résolues que par des expédients.







CLORINDE

Frégate à voiles transformée en mixte en service de 1845 à 1888 Déplacement 1800 t, 804 cv 388 h.

La frégate Clorinde construite à Cherbourg en 1843, transformée en mixte en 1857, désarmée en 1888 à Lorient pour servir de caserne aux apprentis fusiliers marins; renommée Tibre en 1911 utilisée pendant la première guerre mondiale pour héberger des prisonniers allemands; vendue à la démolition en 1921.  

Le petit journal supplément du dimanche 29-7-1893 


La Clorinde est une ancienne frégate d'une hauteur de mâts invraisemblable et à laquelle on a adapté une faible machine à vapeur. Elle est commandée par un capitaine de vaisseau qui est le chef suprême de notre station navale de Terre-Neuve. Il a sous ses ordres trois autres navires: deux goëlettes à voiles, la Canadienne et l'Evangéline, et un transport mixte, l'Indre[6].

De son côté, la station anglaise se compose de trois croiseurs à vapeur de troisième et quatrième rang, et par cela même beaucoup plus propres à faire le service exigé par la surveillance des côtes. Il y a en effet nombre de baies dont l'entrée, trop étroite pour livrer passage à un navire tel que la Clorinde, permet aux Terre-Neuviens de pêcher impunément sous les yeux mêmes des Français. Nos goëlettes seules pourraient pénétrer dans ces passes; mais comme elles ne sont point à vapeur, il n'est pas rare qu'un vent contraire ne les retienne en vue des délinquants, et dans l'impuissance de les atteindre.

Maintes fois le commandant de la station s'est plaint de cet état de choses, et enfin on s'est décidé à donner suite à ses réclamations en remplaçant les deux goëlettes par une canonnière à éperon d'un nouveau modèle et d'une marche rapide.

Aujourd'hui, nous avons trois vapeurs dans les eaux de Terre-Neuve, comme les Anglais. Mais à l'époque où je conduis le lecteur à Saint-Jean, nous ne sommes qu'au commencement de 1883. La Canadienne et l'Evangéline continuent à courir des bordées le long du French shore, tandis que les trois anglais, poussés par leur hélice, vont droit au but. Le plus gros, le Tenedos, est sous les ordres d'un capitaine qui a le titre de commandant supérieur de la station anglaise, mais qui, au lieu de relever directement du ministre de la marine, ainsi que notre commandant en chef, dépend immédiatement du vice-amiral commandant la flotte des Indes occidentales et des provinces britanniques de l'Amérique du Nord, et dont la résidence est Halifax.

HENRI DE LA CHAUME

TERRE-NEUVE ET LES TERRE-NEUVIENNE  1886


Amiral HUMANN

Né le 7 mai 1838 à PARIS Ier (Seine) - Décédé le 9 mai 1914 à PARIS VIIème (Seine).

Novice pilotin au HAVRE et au BRÉSIL, il entre dans la Marine en 1855.

Aspirant de 2ème classe le 1er août 1857; port TOULON.

Il est sur l' "ANDROMÈDE", pour une campagne sur les côtes occidentales d'Amérique.

Il est sur la "BRETAGNE" en 1860, en Escadre d'évolutions, pendant la campagne de SYRIE.

Enseigne de vaisseau le 1er septembre 1861, il est Officier d'ordonnance de RIGAULT DE GENOUILLY sur la "VILLE-DE-PARIS" en 1863, puis son Aide de camp.

Lieutenant de vaisseau le 13 août 1864, il exerce les mêmes fonctions de 1865 à 1867, auprès de l'amiral commandant la Division des mers de Chine.

Chevalier de la Légion d'Honneur le 29 décembre 1866.

En 1869, il est à PARIS à l'État-major du Ministre, et reste dans la capitale pendant le siège de 1870.

Officier de la Légion d'Honneur le 21 janvier 1871.

En février 1871, il est Officier d'ordonnance de l'amiral POTUAU, Ministre de la marine.

En janvier 1873, il commande le "D'ESTAING", à la Station de TERRE-NEUVE, puis l' "ADONIS", en 1874, mêmes eaux.

En 1875, Membre de la Commission des pêcheries de TERRE-NEUVE.

Capitaine de frégate le 3 août 1875.

Élève de l'École des défenses sous-marines de ROCHEFORT en 1877, il est breveté Torpilleur.

Il commande l' "HIRONDELLE", Escadre d'évolutions de 1878 à 1880.

Capitaine de vaisseau le 10 juillet 1882, alors Second sur la "CLORINDE", Division de TERRE-NEUVE.

En 1883, il commande le "RICHELIEU", Escadre d'évolutions.

Au 1er janvier 1886, (nomination d'Octobre 1885), sur le cuirassé "COLBERT", Chef d'État-major de l'Escadre d'évolutions, auprès du Vice-amiral Louis LAFONT, Commandant en chef.

En 1887, il est à nouveau à TERRE-NEUVE, Commandant la "CLORINDE" puis la "CLOCHETTERIE", et règle avec diplomatie les nombreux problèmes des pêcheries.

Contre-amiral le 12 novembre 1889, Membre du Conseil des travaux de la Marine, Membre de la Commission des phares.

Commandeur de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1890. En 1892, il commande la Division navale de l'Extrême-Orient. Vice-amiral le 3 février 1894. Chef d'État-major général de la Marine, et Directeur du Cabinet du Ministre de septembre 1894 à novembre 1895.

Sources

Ecole Navale

BnF Gallica

10 novembre 2022

FDI Amiral Ronarc'h Lorient Naval Group 7 novembre 2022 fusiliers marins Lorient Dixmude Yser


FDI Amiral Ronarc'h Lorient Naval Group

Mise à flot le 7 novembre 2022 et sortie de la forme le 9 novembre, les conditions météo ayant retardé la sortie de 2 jours



La première de série de la nouvelle classe des frégates de défense et d’intervention (FDI) destinée à la Marine nationale, l’Amiral Ronarc’h, a été mise à flot le lundi 7 novembre au chantier Naval group de Lorient, qui s’apprête à accélérer sa production.






Alors que vient de se tourner la page du programme Femm, et après cette mise à l’eau définitive de la première FDI, lancée en 2019, « l’organisation industrielle mise en place permettra la réalisation de deux frégates de cette classe par an » dès 2025, a précisé Pierre-Éric Pommellet, le PDG de Naval group, lors de la cérémonie à laquelle assistaient le ministre des Armées Sébastien Lecornu et son homologue grec, Nikolaos Panagiotopoulos. La forme de construction pourra accueillir deux FDI simultanément, pour une mise à l’eau tous les six mois.



La deuxième FDI de ce programme de huit navires – cinq pour la France et trois pour la Grèce (ainsi qu’un quatrième en option) – « sera mise sur cale d’ici quelques jours », a indiqué Jean-Christophe Goapper, responsable du département chantier navire armé. Cette deuxième de la série est prévue pour être livrée à la Grèce en 2025. La découpe des tôles de la troisième, également destinée à la marine grecque pour 2025, pourra ensuite débuter. Plus de 1 200 salariés et 400 sous-traitants travaillent à temps complet sur ce programme, qui associe aussi Thales et MBDA.



L’Amiral Ronarc’h, dont la livraison est prévue en 2024, réalisera ses premiers essais en mer l’année prochaine, a indiqué Naval group. 


Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

Le navire recevra « dans les prochains jours » son Psim (panoramic sensors and intelligence module), mât de 40 mètres de haut et pesant 150 tonnes porteur des différents équipements de détection (radar, guerre électronique…) et du centre opérationnel, réalisé et tout juste livré par Thales. 


Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

« Cela nécessite une précision très importante en termes de positionnement », explique Jean-Christophe Goapper. Suivront la finalisation de l’armement et la préparation des mises en route des installations sur la plateforme et sur le système de combat.




Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 



Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 

Sortie de la forme FDI Amiral Ronarc'h Photo Pierre Le Galle 


Naval Group

Le Marin 

https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/chantiers-navals/la-fdi-amiral-ronarch-mise-leau-lorient-45226


https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/lamiral-ronarch-prend-ses-quartiers-a-lorient




LE VICE-AMIRAL RONARCH REPOSE AU VAL-DE-GRACE VEILLE PAR DES FUSILIERS-MARINS

Le vice-amiral Pierre Ronarc'h, grand croix de la Légion d'honneur. ancien commandant de l'héroïque brigade des fusiliers marins, est mort lundi matin, à l'hôpital militaire du Val de Grâce.

L'amiral Ronarc'h, né à Quimper en février 1865, entra à l'Ecole Navale à l'âge de 15 ans. Jeune officier, il prit part à de nombreuses campagnes coloniales où il se comporta brillamment, notamment au combat de Zilimadjou (Grande Comore), puis au Dahomey, où il occupa Grand Popo pendant trois semaine avec sa compagnie de débarquement. Breveté de l'Ecole des Hautes Etudes de la Marine, il participa en 1899 au siège de Tien-Tsin avec la colonne Geymour. Avant la guerre de 1914, le capitaine de vaisseau Ronarc'h commanda la division des flottilles de torpilleurs de l'armée navale et il fut promu contre-amiral, un mois et demi avant l'ouverture des hostilités. Il fut alors placé à la tête de la brigade des fusiliers-marins. 'On sait le rôle glorieux que cette unité d'élite joua sous les ordres d'un tel chef. En novembre 1915. Ronarc'h est promu vice-amiral. Lors de la dissolution de la brigade, il était

chargé d'organiser les patrouilles. Il est nommé peu de temps après commandant supérieur de la marine dans la zone des armées du Nord.

L'amiral Ronarc'h était fait grand'officier de la Légion d'honneur en janvier 1918 avec la citation suivante c Toujours le premier au danger, a su provoquer par son exemple chez tous ses subordonnés les plus beaux actes de courage et de dévouement au pays.

Grand'croix de la Légion d'honneur le 24 janvier 1919., il était nommé chef d'état-major général de la marine.

Sur sa demande, le 1" février 1920, l'amiral Ronarc'h passait dans la 2* section du cadre des officiers généraux, réunissant alors 39 ans de service, dont plus de six ans de campagne de guerre Dès qu'il a appris la nouvelle de la mort de l'amiral Ronarc'h, M. Campinchi, ministre de la Marine, a fait présenter à la famille ses condoléances par un officier de son état-major particulier.

Le corps de l'amiral est actuellement au Val-de-Grâce veillé par une garde de fusiliers-marins.

L'Ouest-Eclair 2 avril 1940


Merci à Pierre Le Galle et à Patrick Le Pestipon

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