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21 mai 2026

400 ans de la Marine Dunkerque phare corsaire port Dynamo aviation maritime amiral Lhermitte 1626 2026

 Dunkerque et les 400 ans de la Marine

Le phare de St-Pol et l'amiral Lhermitte © JM Bergougniou





Dunkerque et la Marine française partagent surtout une histoire commune depuis le retour définitif de la ville à la France en 1662, lorsque Louis XIV rachète le port aux Anglais. 


Dunkerque sous Louis XIV © JM Bergougniou

Ancien repaire de corsaires, Dunkerque devient alors un port militaire stratégique du royaume, marqué par la figure populaire de Jean Bart. Pendant des siècles, la ville vit de la mer : guerre, commerce, pêche et construction navale. En 1940, l’opération Dynamo fait entrer Dunkerque dans l’histoire mondiale avec l’évacuation de plus de 330 000 soldats alliés. Aujourd’hui encore, la ville garde une forte identité maritime, profondément liée à l’histoire de la Marine nationale.

Dunkerque les fortifications  © JM Bergougniou

Depuis des siècles, la ville vit tournée vers la mer du Nord. Ici, les tempêtes, les marées et les navires font partie du paysage autant que les maisons de briques ou les cafés du port.


Dunkerque et les corsaires © JM Bergougniou


Quand Richelieu crée en 1626 une véritable Marine royale française, Dunkerque n’est pas encore française. La ville appartient alors aux Pays-Bas espagnols. Mais elle est déjà connue dans toute l’Europe grâce à ses corsaires. Ces marins, autorisés par leur gouvernement à attaquer les navires ennemis, deviennent redoutés des Hollandais et des Anglais. Les « corsaires de Dunkerque » savent parfaitement naviguer dans les eaux difficiles de la mer du Nord. Ils connaissent chaque banc de sable, chaque courant, chaque coup de vent.


Musée maritime figure de proue © JM Bergougniou

Dunkerque devient française une première fois en 1658. Cette année-là, Turenne, allié aux Anglais d’Oliver Cromwell, reprend la ville aux Espagnols après la bataille des Dunes. Mais les Anglais réclament leur part du marché : Dunkerque leur est remise. Pendant quelques années, le drapeau anglais flotte donc sur la ville.


Le retour définitif à la France a lieu en 1662. Le roi Louis XIV rachète Dunkerque au roi d’Angleterre Charles II pour cinq millions de livres. Beaucoup d’Anglais considèrent alors cette vente comme une erreur historique. Pour la France, c’est une chance immense : Dunkerque devient un grand port militaire et commercial.

Jean Bart © JM Bergougniou


Vauban renforce les fortifications et développe le port. Puis arrive celui qui reste la grande figure populaire de la ville : Jean Bart. Né à Dunkerque en 1650, fils de marin, il commence très jeune sur les bateaux. À cette époque, beaucoup de marins dunkerquois parlent flamand autant que français. Jean Bart n’est ni noble ni savant. Mais il connaît la mer mieux que personne. Pendant les guerres de Louis XIV, il mène des combats spectaculaires contre les Hollandais. En 1694, il reprend un convoi de blé capturé par l’ennemi, évitant une grave famine au royaume. Louis XIV le fait entrer dans la noblesse, mais Jean Bart reste dans la mémoire collective comme un homme du peuple devenu héros par son courage.

Cirage Jean Bart © JM Bergougniou


Pendant tout le XVIIIe siècle, Dunkerque reste un port stratégique. On y construit des navires, on arme des corsaires, on surveille les côtes anglaises. La ville vit de la mer sous toutes ses formes : commerce, pêche, guerre et construction navale.


Au XIXe siècle, le port change de visage avec la révolution industrielle. Les bassins s’agrandissent, les usines apparaissent, les quais se remplissent de charbon, d’acier et de marchandises venues du monde entier. 


Dunkerque et la grande pêche © JM Bergougniou


Beaucoup de familles vivent alors de la pêche à Islande ou à Terre-Neuve. Les campagnes de pêche durent des mois. Les conditions sont dures, parfois terribles, mais elles forgent toute une culture maritime populaire.







le phare de Saint-Pol  © JM Bergougniou

Durant la Première Guerre mondiale, Dunkerque sert de grand port de ravitaillement pour les armées alliées. La ville subit des bombardements mais continue à faire tourner le port malgré les dangers.



Le principe de la création du "Centre d'Aviation Maritime" (CAM) de Dunkerque date de décembre 1914 et devient effectif en février 1915, après un bref passage à Boulogne.

Le centre est composé des escadrilles suivantes :

Escadrille d’hydravions de patrouille

Escadrille d’hydravions de chasse

Escadrille de bombardiers terrestres

Mais c’est surtout 1940 qui marque profondément l’histoire de Dunkerque.



En mai 1940, les armées françaises et britanniques sont encerclées par l’armée allemande. Dunkerque devient le dernier accès à la mer. L’opération Dynamo est lancée le 26 mai 1940. Pendant plusieurs jours, sous les bombes et les tirs, des centaines de navires militaires et civils évacuent les soldats vers l’Angleterre.



La Royal Navy joue un rôle majeur, mais les marins français participent eux aussi à l’évacuation et surtout à la défense du périmètre autour de la ville. Beaucoup meurent pour permettre aux autres d’embarquer. Des pêcheurs, des remorqueurs, des bateaux de plaisance et des navires de commerce viennent également aider. Plus de 330 000 soldats sont finalement sauvés.

La Marine française perd 18 navires dont le Jaguar, le Chacal, l'adroit, l'Orage, la Bourrasque, le Siroco, le Foudroyant...



Dunkerque  © JM Bergougniou
La ville, elle, est dévastée. Les incendies détruisent une grande partie de Dunkerque. Le port est ravagé. Pourtant la population reste sur place autant qu’elle le peut. Les Dunkerquois connaissent alors les bombardements, les privations et l’occupation allemande. La poche de Dunkerque restera tenue par les Allemands jusqu’au 9 mai 1945, un jour après la capitulation officielle du Reich.


Le port de Dunkerque terminal  © JM Bergougniou

Après la guerre, tout est à reconstruire. Peu à peu, le port renaît. Dunkerque devient l’un des plus grands ports français. Le pétrole, l’acier, les minerais et les porte-conteneurs remplacent peu à peu les voiliers et les bateaux de pêche d’autrefois.

Sémaphore © JM Bergougniou


Aujourd’hui encore, la Marine nationale reste présente dans la mémoire de la ville. Les cérémonies autour de Jean Bart, les monuments aux marins disparus, les souvenirs de 1940 ou les vieux quartiers du port rappellent que Dunkerque a toujours vécu avec la mer.



croiseur cuirassé Dunkerque  © JM Bergougniou


Et ne pas oublier que la ville de Dunkerque a donné son nom à un croiseur cuirassé.


 Amiral Lhermitte © JM Bergougniou


Pierre Louis Lhermite, né le 20 décembre 1761 à Dunkerque (Flandre française) et mort le 22 mars 1828 dans cette même ville, est un corsaire dunkerquois et officier de marine français. Il termine sa carrière avec le grade de contre-amiral.

Marin au commerce et corsaire
Il embarque comme mousse au commerce à tout juste 9 ans (1770). Il sert sur différents corsaires pendant la guerre d’indépendance des États-Unis y compris comme capitaine (à vingt ans) de deux d’entre eux, la Gloire et le Courrier de Dunkerque. Il est blessé au combat en 1783. À la paix, il rejoint la navigation au commerce pour 10 ans essentiellement sur des bâtiments assurant le trafic entre Dunkerque et les Antilles.

Dunkerque le musée de la Marine  © JM Bergougniou



Officier de la marine républicaine
En juin 1793, il rejoint la marine de guerre comme lieutenant de vaisseau. Il sert sur le Tigre de l’escadre Van Stabel. Il participe au coup de main par lequel Van Stabel s’empare d’une part d’un convoi britannique très fortement escorté par l’escadre de Richard Howe. Toujours sur le Tigre, il fait partie de l’escorte du convoi d’Amérique que Van Stabel réussit à conduire avec succès jusqu’à Brest.

Dunkerque  © JM Bergougniou


Capitaine de vaisseau en octobre 1794, il commande le vaisseau Gasparin et participe à la désastreuse croisière du Grand Hiver. Il commande ensuite la flottille de Flessingue puis la frégate la Poursuivante de fin 1795 à 1802 avec une seule interruption fin 1797 – début 1798. Il commande ensuite le vaisseau Duguay-Trouin à Saint-Domingue dans l’escadre Villaret-Joyeuse ; il s’empare de la ville de Petit-Goave. Au Cap-Français le 24 juillet 1803, il repousse l’attaque d’une division britannique. Poursuivi par une escadre britannique au large du Ferrol en 1804, il réussit à lui échapper.

Dunkerque le port © JM Bergougniou


Amiral et préfet sous l’Empire
Il commande le Génois en Méditerranée de 1805 à 1809 notamment avec l’escadre Ganteaume (Honoré Joseph Antoine Ganteaume) lors de la campagne de Corfou en 1808. Il commande ensuite l’Albanais dans l’escadre de l’Escaut et y dirige la flottille. Il joue un rôle clé dans la défense victorieuse de Walcheren lors de la tentative de débarquement britannique de l’été 1809, ce qui lui vaut le grade de contre-amiral à la fin de l’année. Sur le Tilsit, il commande une division de l’escadre d’Anvers en 1811. Enfin il commande successivement les flottilles d’Ems et de Hambourg. La Première Restauration le laisse sans affectation mais il est préfet maritime de Dunkerque lors des Cent-Jours et mis en retraite dès le retour des Bourbons.



Malgré ses états de service sérieux, il n’est pas retenu dans la liste de l’Arc de Triomphe.
Pierre Lhermite était franc-maçon : il apparaît notamment sur le tableau de la Loge Amitié et fraternité de Dunkerque en 1799



15 juin 2024

Bizerte Aviation maritime perte dirigeable T mai 1916 Sardaigne ballon accident

Bizerte Aviation maritime perte dirigeable Mai 1916

Il est toujours interessant de lire le courrier au dos des cartes postales. Le 16 mai 1916, Henri écrit à Victor sur une carte postale de Bizerte représentant l'Amirauté.
Rien de neuf écrit-il "à part la perte corps et biens d'un dirigeable qui nous était destiné et qui s'est perdu en cours de route (explosion)".
Il s'agit du Dirigeable T.



"La perte du dirigeable français T
Le dirigeable français T, de construction récente, cédé par le ministère de la Guerre au ministère de la Marine, a péri corps et bien, en Méditerranée, dans les circonstances suivantes :
Parti de Paris le 11 mai 1916, le T avait gagné sans encombre par la Bourgogne, l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le port d'attache de Fréjus où il fit escale. Le lendemain 12 mai, il repartait au-dessus de la Méditerranée pour gagner Bizerte.
Le même jour, comme il arrivait vers midi à la hauteur de l'île Asinari, au nord de la Sardaigne, il fut aperçu en flammes, des ports d'Asinari et de Porto-Torres, descendant rapidement vers la mer sur laquelle il s'abattit environnée de feu. Avant la chute et l'incendie, le ballon avait pu faire des signaux de détresses, et les postes de télégraphie sans fil du littoral avaient lancé des appels. Deux bâtiments italiens, un transport français et de nombreuses embarcations se dirigèrent vers le théâtre de la catastrophe.
Le dirigeable T était monté par six personnes. Quatre corps seulement furent retrouvés et ramenés à Saint-Mandrier, près Toulon où, eurent lieu les obsèques. Ce sont ceux du capitaine du génie, R. Caussin, un de nos plus anciens et de nos meilleurs pilotes de dirigeables, du lieutenant de réserve Adrian-Jean Leclerc, de l'adjudant-mécanicien Abel-Edmond Renia, âgé de 30 ans, du matelot de 2e classe Marius-Louis Prouteau, électricien de télégraphie sans fil, âgé de 21 ans.
Les corps des deux autres victimes ne purent être retrouvés. L'une d'elles est le lieutenant de vaisseau Barthélemy de Saizieu qui commandait l'aéronef. Né le 20 janvier 1878, il était entré dans la marine en 1895.
Saluons la mémoire de ces braves glorieusement tombés au champ d'honneur. La France perd en eux de vaillants et dévoués serviteurs."

Source : Aérophile du 1er au 15 juin 1916.

Le CM-T, ou Chalais-Meudon -(T pour Tunisie ou LeTourneur, le capitaine concepteur) était un dirigeable de 5 600 m3 de 83 m de long et 11 m de diamètre, propulsé par 2 moteurs Salmson de 225 hp pour une vitesse maxi de 107 km/h.


Equipage de 5 hommes, 2 mitrailleuses, un appareil de TSF.

Construit en 1915, premier vol le 28 janvier 1916 à Saint-Cyr.
En février 1916, le ministère de la Guerre décide de le céder à la Marine pour armer le centre de Bizerte Sidi Ahmed qui devait être créé.
Le capitaine René Caussin qui le commande, étudie la voie ferrée et le bateau pour le transporter ou la voie aérienne, jugée plus sûre pour éviter les démontages.
Le CM-T quitte Saint-Cyr le 11 mai 1916 et rejoint Saint-Raphaël en dix heures à la moyenne de 83 km/h.
Il repart le lendemain 12 et disparaît en flammes.
Le LV Antoine Barthelemy de Saizieu était destiné à prendre le commandement du centre à son arrivée. Il avait commencé à être formé au pilotage.











31 mai 2024

CAM PERPIGNAN CANET-PLAGE aviation maritime guerre 14-18 Méditerranée

CAM PERPIGNAN CANET-PLAGE



En janvier 1917, lorsque le besoin d'établir une base d'hydravions chargée de la protection du littoral et des convois civils contre les attaques des sous-marins allemands se fait sentir, plusieurs sites sont en concurrence :
Le cap Leucate
l'anse Paulilles
l'étang de Canet-Saint Nazaire
Le 2 février 1917, le ministre de la marine annonce au député des P.O., la création de la "station d'hydravions" de Canet.
De février 1917 à décembre 1918, la base du CAM (Centre d'Aviation Maritime) de Perpignan - Canet-plage est située au nord de l'étang, à l'emplacement occupé actuellement par le camping "Mar Estang".
A partir de juin, arrivent une quinzaine d'appareils Schreck F B A du type H, à moteur Hispano-Suiza 150 ch.
Ils sont armées de mitrailleuse Lewis de 7,7 mm, portent la lettre V, lettre appliquée à la base de Canet.
(extrait du livre de Jean-Marie Rosenstein, "Canet En Roussillon 1848-2008, des Bains de Mer à la Thalasso")

Durant ces deux années d’existence (jusqu'à l'armistice), le centre reçut divers type d'avions :
FBA 150 ch en juin 1917
Donnet-Denhaut DD 200 ch en avril 1918
Triplans Lévy-Besson 200 ch HS en septembre 1918
Borel-Odiers bimoteur en octobre 1918


Les premiers vols du CAM de Perpignan commencent à la fin du mois de juin 1917 sur des FBA 150 ch. Le centre est situé au nord de l’étang de Saint-Nazaire, près du village de Canet-Plage près de Perpignan. Si la région à surveiller, qui s’étend de la frontière espagnole jusqu’à la ville de Sète, sera peu fréquentée par les sous-marins allemands qui s’attaquent plutôt aux convois reliant l’Afrique du Nord à Marseille, les équipages du CAM de Canet devront faire face à un ennemi bien plus redoutable : la Tramontane.




Ce vent violent venant du Nord-Ouest souffle facilement à une vitesse de 150 km/h, soit bien plus que celle des FBA 150 ch dont le pilotage s’avère plus que délicat dans de telles conditions… 

Les vols sont limités pendant tout l’été, et reprennent peu à peu jusqu'à Sète où est installé en septembre un poste de combat qui deviendra un CAM à part entière deux mois plus tard. Mais la Tramontane est toujours là et frappe le 10 octobre 1917 une section de deux FBA commandée par le lieutenant René Mesguich. 

Cet officier issu de l’aéronautique militaire est une célébrité : architecte et archéologue dans le civil en plus d’être un pionnier de l’aviation (brevet de pilote civil n° 713 obtenu le 8 janvier 1912), il est un des rares pilotes d’hydravions civils. Affecté à l’escadrille MS 12 en 1915 avec le futur as Jean Navarre, il y remporte une des premières victoires aériennes de la chasse française le 28 avril 1915. Né en 1874, c’est un vieux pilote de 41 ans que ses camarades surnomment affectueusement "le colonel" en raison de son âge… qui ne l’empêche pas de remporter deux autres victoires homologuées jusqu’en 1916 où il est blessé et affecté dans un poste d’instructeur à l’arrière au terme de sa convalescence. Il ne peut se résoudre à l’inactivité et a obtenu à 43 ans sa mutation dans l’aviation maritime, ralliant le CAM de Perpignan-Canet à sa création.

Ce 10 septembre 1917, deux FBA décollent de Canet à 9h10 avec pour mission de rechercher des mines flottantes sur une vaste zone de patrouille allant du Cap Creux jusqu’à Sète. Le premier FBA, piloté par Mesguich, a pour observateur le quartier-maître André Bolle tandis que le second FBA est piloté par le quartier-maître Roger Grandval avec pour observateur le matelot Pierre Andriès. Le temps est beau et calme mais en raison des sautes d’humeur du vent, les deux hydravions ont pour consigne de ne pas s’éloigner à plus de 25 km des côtes et de rentrer avant midi. Ils font d’abord route vers le sud, où un sémaphore les aperçoit, puis obliquent vers le nord jusqu’à la ville de Sète qu’ils atteignent vers 11h30 avant de faire demi-tour pour rentrer. Mais si le temps est beau sur Sète, à Perpignan la Tramontane s’est levée au point de faire fermer les hangars du centre et mettre les appareils d’alerte à l’abri. A 13 heures, les deux FBA ne sont pas en vue et l’espoir s’amenuise tant il paraît impossible à un hydravion de tenir l’air avec de telles bourrasques… Tous les postes d’observation côtiers sont alertés. A 13h12, un pigeon voyageur de l’appareil de Mesguich se pose au Canet, sa bague à message vide. Il a soit quitté l’appareil bien avant le coup de vent, soit a été relâché très près du Canet car il est rentré très peu de temps après une forte rafale… Celles-ci continueront de plus belle pendant trente heures. Les quatre hommes d’équipage sont portés disparus.

Quand la Tramontane cesse enfin de souffler au mois de novembre (assez cependant pour causer la perte du FBA des quartiers-maîtres Son Dumaris et Tachet, disparus au large du cap Leucate le 7 décembre 1917), c’est pour faire place à la glace en décembre qui gèle le lac et empêche toute activité aérienne jusqu’au dégel en janvier 1918. La livraison de Donnet-Dennaut 200 ch permet d’obtenir de meilleurs résultats par gros temps mais pas assez pour lutter contre le vent qui revient à l’été 1918. Le centre, qui reçoit des triplans Lévy-Besson 200 ch HS en septembre, est dissous peu de temps après l’armistice, sans jamais avoir rencontré le moindre sous-marin ennemi durant toute son activité.


18 mai 2024

Aviation maritime Philippeville Algérie 1914-1018 guerre Bône hydravion Méditerranée

Aviation maritime Philippeville Algérie 



Les principales missions de l’Aviation maritime sont la surveillance des routes d’accès aux ports, l’escorte et l’éclairage des convois, reconnaissance, la recherche des mines et l’attaque des sousmarins.


Au début de la guerre, la Marine ne possède que huit appareils de marques disparates, onze pilotes et un navire transporteur d’hydravions. Une seule base est en service : le Centre d’études de Saint-Raphaël. A la fin de la guerre, l’Aviation maritime aura 702 pilotes et 1 264 appareils. A partir de 1917, devant l’accroissement considérable de la force sous-marine allemande, l’Aviation maritime se développe. L’organisation territoriale côtière comprend les secteurs partagés en 1916 en divisions de patrouilles aériennes. Sur toutes les côtes océaniques et méditérranéennes sont créés trente-cinq centres (patrouilles aériennes) équivalents à une ou plusieurs escadrilles de douze, puis seize hydravions, et trente Postes de combat, détachés des Centres, de quatre à six hydravions, plus des Postes de relâche pour le ravitaillement et des bases de combat, non occupées en permanence, prévues pour une section de deux hydravions. 



Des centres et des postes de combat partent des sections d’en principe deux hydravions (FBA H4, Donnet-Denhaut et Tellier) dont le rayon d’action atteint 300 kilomètres. Le terme de centre aéronautique disparaît en juin 1917 au profit de patrouilles aériennes. 


Le 10 novembre1916, la décision est prise de créer le centre d’aviation du port d’Alger, près de
l’usine électrique, dans un étroit plan d’eau entre le quai de Sète, sur le Grand Môle, et le quai de
Caen. L’Entreprise Gregor se charge des travaux et le centre sera agrandi en avril 1917.


Les patrouilles aériennes d’Algérie-Tunisie dépendant du secteur de la Méditerranée, comportent
d’ouest en est le centre d’Oran (dont dépendent les postes de combat de Nemours et Mostaganem,
le centre d’ Arzew, poste de combat : Cherchell, le centre d’Alger, postes de combat : Ténès et
Bougie, le centre de Djidjelli, le centre de Bône, postes de combat : Collo, le centre de Bizerte,
postes de combat : Tabarka et Kélibia ; le centre de Sousse, postes de combat : Sfax et Lampedusa
et le centre de Marsala.

Les postes de combat (également dénommés postes de relâche lorsqu’ils sont utilisés de façon
temporaire) sont généralement équipés d’un hangar Bessonneau et d’un mât de mise à l’eau.
L’activité des postes de relâche est assez irrégulière, elle dépend du passage des convois et des
difficultés de mise en oeuvre qui demandent quelquefois des pilotes habiles. 



D’une manière générale, l’effectif complet des centres et des postes ne sera jamais atteint. Il n’y aura jamais guère plus
de dix hydravions opérationnels à Alger et à Bône et deux à quatre à Cherchell, Ténès, Bougie et
Djidjelli. Des postes de combat provisoires, comme Béni-Saf, sont quelques fois activés.


Le 20 septembre 1917, une section de Bône découvre un sous-marin camouflé en voilier qui attendait un important convoi. Le 9 octobre 1917, une section de Bône dégage et sauve une goélette italienne canonnée par un sous-marin et le 10 octobre 1917, une autre section de Bône découvre
un sous-marin à l’avant d’un convoi et le fait plonger. Le 4 décembre 1917, une section de Bône attaque un sous-marin qui attend un convoi.

Le 21 mars 2018, le quartier-maître charpentier Bellan écrit un courrier à Marie-Louise de Rians dans le Var.

Aviation Maritime Philippeville  - TàD Philippeville  23-3-1918

TàD arrivée RIANS VAR 1-4-18
Après avoir philosophé sur le mariage et précisé qu'en ce moment il est "neutre" il précise qu'en ce moment, il n'est plus à Bône... "Le centre de Bône m'a envoyé à Philippeville comme chef de poste au centre de ravitaillement pour avions. Mon plus gros travail c'est de m'embêter". 

INSTRUCTION sur le recrutement, la formation, l'avancement du personnel spécialisé dans l'aviation maritime du 9 janvier 1918.


"Les appareils ne viennent pas souvent depuis huit jours que j'y suis aucun appareil n'est arrivé. C'est presque l'Amérique. Souhaitons voir la fin de la guerre dans ces conditions."


Sources
ARDHAN

INSTRUCTION sur le recrutement, la formation, l'avancement du personnel spécialisé dans l'aviation maritime du 9 janvier 1918.

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