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25 octobre 2026

Congrès de Chamalières le banc des belles-mères Marcophilie navale grotte du chien Royat

Congrès de Chamalières le banc des belles-mères

Je viens de recevoir le dernier numéro de Timbres Magazine avec un long article cartophile sur les cartes postales des stations thermales.
Très bel article mais cependant je dois reconnaître que certaines d'entre elles ont été oubliées... Découverte lors de notre congrès de Chamalières, Marius vous invite à découvrir la grotte du chien.



Pourquoi donc les chiens s'y évanouissaient quand leurs maîtres ne ressentaient pas le moindre trouble ? Un mystère entretenu, qui a beaucoup fait pour la célébrité de cette grotte chamalièroise.

Mystère ! L'étrange phénomène constaté au fond d'une grotte chamalièroise est longtemps resté inexpliqué : pourquoi un homme pouvait-il y pénétrer sans ressentir le moindre trouble quand son chien ne tardait pas à s'asphyxier et à périr en moins de dix minutes ?

Un "étouffis" célèbre

Propriété d'un meunier qui y entreposait son vin, ce dernier avait lui même failli y mourir étouffé à trois reprises. C'est pourquoi il l'avait baptisée "l'étouffis" et ne s'y rendait qu'avec prudence. Cet "étouffis" devient célèbre à partir de 1787, après la visite de l'écrivain Lagrand d'Aussy qui parcourut l'Auvergne comme naturaliste entre 1787 et 1788.

Le gardien faisait un numéro fort bien rodé avec son chien

De là datent les premiers écrits sur la grotte du chien et les premières visites, ponctuelles. Elles ne deviendront organisées qu'un siècle plus tard, à partir de 1875 : le gardien faisait un numéro fort bien rodé avec son chien qui, une fois entré dans la grotte, ne tardait pas à tomber comme mort. Il le prenait alors dans ses bras et allait le déposer à l'extérieur où, sous les yeux des touristes ébahis, il reprenait vie avant de s'enfuir en courant.


Le célèbre banc des belles-mères. photo Fred Marquet
Du gaz carbonique, plus lourd que l'air


Bien qu’entretenu, le mystère était pourtant élucidé depuis plusieurs années : du gaz carbonique, plus lourd que l'air, pénètre par des failles à l'intérieur de la grotte et stagne jusqu'à une hauteur d'environ 1,50 mètres. Au delà, aucun risque, mais en dessous, on s'évanouit en deux minutes et on périt en dix !
Un plan machiavélique pour se débarrasser de sa belle mère
A tel point qu'un ancien propriétaire avait imaginé un plan machiavélique pour se débarrasser de sa belle mère en installant, au fond de la grotte, un banc destiné à cette dernière.

Le plan échoua, la malheureuse femme parvenant à s'échapper en hurlant, mais l'histoire est restée et le banc, toujours présent, prit le nom de « banc des belles-mères ».

Pourtant le phénomène avait aussi ses vertus


Pourtant le phénomène avait aussi ses vertus : des malades venaient pour soigner arthrite, arthrose et rhumatisme tandis qu'on faisait également passer les enfants atteints de coqueluche : manquant d'air, ils se mettaient à tousser violemment, ce qui leur dégageait les bronches !




Phénomène géologique, mythes, atmosphère mystérieuse des grottes... pendant plus d'un siècle le succès de la grotte du chien, qui restera longtemps, avec la fontaine pétrifiante, une des plus célèbres attractions de l'agglomération, ne se démentira pas...
Dès la première année d'exploitation, elle attire 10.000 visiteurs

Elle était même citée dans les manuels scolaires. Jusqu'à ce que ses propriétaires la laissent à l'abandon en 1986. Il faudra que Claude et Huguette Girard, propriétaires d'autres grottes en France, la rachètent en 1994 pour qu'elle connaisse une nouvelle vie : dès la première année d'exploitation, elle attire 10.000 visiteurs.
Fermée pour manque de rentabilité

A nouveau mise en vente en 2004, elle est rachetée 187.000 € par les deux municipalités de Royat et Chamalières qui décident finalement de la fermer pour manque de rentabilité.


Depuis la grotte continue à se remplir de gaz carbonique. Jamais dérangée, le niveau y est même monté d'une dizaine de centimètres... mais comme plus aucune belle mère ne s'assoit sur son banc, on n'y a pas rapporté le moindre problème.

Le banc des Belles-Mères. 

Dans une grotte du Massif Central, il existe une curiosité. Un chien entre-t-il dans cette grotte, il meurt, des émanations de gaz carbonique traînant à ras du sol. Un être humain n’est pas incommodé, le gaz carbonique ne s’élevant pas suffisamment, l’air étant plus léger. Un banc existe dans cette grotte, si vous vous y asseyez, vous ne serez pas malade mais vous respirerez malaisément ; on a nommé ce banc le banc des Belles-Mères ! Faites attention, Mesdames qui avez gendres et brus ; faites attention, soyez indulgentes, douces, prévenantes, ne critiquez pas, fermez les yeux, ne dites pas : « De mon temps, les choses allaient mieux », qu’il ne soit pas pour vous le banc des Belles-Mères.


A Clermont-Ferrand, on visite la Fontaine pétrifiante ; vous connaissez assurément cette curiosité naturelle à la base de laquelle vous retrouverez l’acide carbonique. A la porte de l’établissement — car autour de la Fontaine on a construit un établissement —, un Monsieur très digne en cérémonieuse jaquette perçoit un droit d’entrée. Pendant que le guide nous prodiguait toutes les explications désirables, une petite dame qui se trouvait être ma voisine et que le ciel a assurément gratifiée d’une dose de crédulité très supérieure à la moyenne, paraissait s'inquiéter tort : « Il n’y a pas de danger au moins ? implorait-elle. Ça dépend. Madame, lui ai-je dit. On prétend qu'un personnage historique qui est resté trop longtemps ici, y a contracté la maladie de la pierre. » A la sortie de la fontaine pétrifiante, on vous remet un prospectus sur lequel on vous conseille d’aller voir la Grotte du Chien qui se trouve à Royat ; l’anonyme auteur du prospectus précise que la seule visite de la Grotte du Chien vaut le voyage en Auvergne. 



Voilà de la mauvaise publicité : le bluff et la réclame sont deux choses différentes et même opposées Nous avons été à Royat : devant la Grotte on nous a réclamé une redevance excessive. Sur le registre mis à la disposition des visiteurs pour y consigner leurs impressions, nous avons lu sous la signature « un groupe de soldats en manœuvre » cette réflexion tout à fait juste : « Beaucoup trop cher pour les militaires ! » ; immédiatement au dessous, quelqu’un avait ajouté : « Et aussi pour les civils I » 



On regrette d’autant plus son argent que le discours du guide est enfantin et qu’il n’y a à peu près rien à voir : si. trois bougies qui s'éteignent et dans une grotte exigue « le banc des belles- mères ». Comme le banc est en contre-bas, la présence du gaz peut être dangereuse pour qui y resterait longtemps assis. Sur le registre dont le vous parlais, j’ai lu : « Je suis restée un quart d’heure sur le banc et n’ai pas été le moins du monde incommodée : il faudra trouver autre chose pour se débarrasser de moi. Une belle-mère ». Je doute que la grotte du chien et la façon dont on l’exploite en exploitant surtout les clients favorisent l’Auvergne touristique..

Le Sud 23-août 1931

Femmes Françaises 15 octobre 1945

12 avril 2023

L'Auvergne et les stations thermales 38e congrès Marcophilie navale Chamalières Royat

 L'Auvergne et les stations thermales




Bon il n'y a pas que la Marcophilie navale... on va essayer de mettre un "therme" à cette mono-activité et vous inviter à découvrir un autre aspect de l'Auvergne : Les stations thermales. 

Et oui mesdames, il n'y a pas que Rochefort!

L'histoire du thermalisme commence au Ve siècle avant J. -C., lorsque les Romains découvrent les bienfaits de l'eau thermale sur la peau, les tensions musculaires et les douleurs articulaires. Les premiers édifices thermaux voient le jour et se développent dans tout l'Empire romain, notamment en Gaule et en Égypte.


Et pour vous messieurs une nouvelle thématique : les eaux et le thermalisme.

Lieux de sociabilisation autant que de baignade, les thermes romains se composaient de trois bassins :
le « calidarium », un bassin d’eau chaude ;
le « frigidarium », un bassin d’eau froide ;
le « tepidarium », un bassin d’eau tiède.

Toutes situées sur des points géologiques remarquables permettant la résurgence des eaux thermales, les stations d’Auvergne sont réparties sur trois départements de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à savoir l’Allier, le Puy-de-Dôme et le Cantal.




Erigé sur le modèle de la basilique de l’empereur Romain Constantin, l’établissement thermal de Royat, spécialisé dans l’artérite, a accueilli entre autres curistes prestigieux Gustave Corot, les frères Goncourt, Stéphane Mallarmé, Félix Faure et  Maurice Barrès. 


A proximité immédiate des vestiges gallo-romains et face à la buvette Eugénie, l’édifice se caractérise par une façade composée de trois baies et par un hall d’entrée remarquable par ses voûtes entièrement peintes et son sol classé Monument Historique. 

Agrandi à plusieurs reprises, l’établissement thermal se trouve à cheval sur les deux communes de Royat et de Chamalières.

Situé en lisière de l’agglomération de Clermont-Ferrand et à deux pas de la Chaîne des Puys, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville de Royat bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle et attractive. Le quartier thermal, typique des Villes d’Eaux de la Belle Époque, doit son charme et une grande partie de sa notoriété à la venue, en 1862, de Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie. La grande source et la buvette situées au cœur du parc thermal seront rebaptisées en hommage à l’impératrice. Royat garde de cette époque un goût certain pour le divertissement avec la présence du casino, du théâtre et un très riche programme culturel et d’animations, coordonné par l’Office de Tourisme Métropolitain Clermont Auvergne Tourisme, tout au long de la saison thermale.

La Bourboule - photo JM Bergougniou

Ce n’est qu’à l’époque médiévale que le thermalisme suscite un regain d’intérêt avec la redécouverte des propriétés curatives des eaux thermales et la découverte de nouvelles sources thermales. 


Les bains se déroulent d’abord dans d’anciens thermes romains réhabilités, avant de prendre une importance croissante au cours du XIIIe siècle. Des bassins à ciel ouvert sont édifiés, certains dédiés aux saignées par des sangsues, d’autres au traitement de la lèpre ou des blessés de guerre. L'Architecture des thermes s'inspire souvent des thermes romains.



Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des complexes thermaux prestigieux voient le jour sous l’impulsion de Napoléon III, fervent adepte du thermalisme. Cet âge d’or atteint son apogée à la fin du siècle avec le travail de l’architecte Charles Le Cœur à Vichy, archétype de la station thermale.

La Bourboule - photo JM Bergougniou


La Bourboule - photo JM Bergougniou

La Bourboule - photo JM Bergougniou

Le principe de la douche filiforme est simple à comprendre. Cette douche à jets très fins, allant de 2 à 30 dixièmes de millimètres d’épaisseur, peut être pratiquée quotidiennement par un médecin thermal expérimenté. Positionné à distance du curiste, il va régler la puissance des jets en fonction des besoins du patient.


La Bourboule - photo JM Bergougniou
La douche filiforme consiste à envoyer un jet fin sous haute pression pour assouplir la peau. L’utilisation de lances à pressions variables permet au médecin de décaper, petit à petit, les zones de peau lésée. L’action combinée des jets et des gestes du médecin permet aussi de masser le derme, de restructurer la peau en profondeur, de calmer le prurit et d’assouplir la peau et les cicatrices à distance
.





La Bourboule - photo JM Bergougniou

La Bourboule - photo JM Bergougniou

La Bourboule - photo JM Bergougniou

De fines particules d’eau thermale sont pulvérisées dans les fosses nasales et sur le pharynx.
La pulvérisation assure l’imprégnation de l’eau thermale et le nettoyage des fosses nasales et du pharynx grâce à des gouttelettes projetées sur la paroi postérieure de ce dernier.

Cette projection dans les fosses nasales d’eau thermale portée par de la vapeur chaude permet l’imprégnation de l’arbre respiratoire jusqu’à la trachée.



La Bourboule - photo JM Bergougniou


La Bourboule - photo JM Bergougniou
Au cours d’un bain de gaz à sec, votre corps baigne littéralement dans une atmosphère gazeuse sèche. Cette méthode, extrêmement douce et adaptée aux personnes très fragiles, permet une humidification légère de la peau grâce à l’effet du bain de gaz à sec sur la vasodilatation des vaisseaux dermiques.e


Confortablement installé avec la moitié inférieure du corps isolée dans une atmosphère gazeuse sèche, vous pouvez vous détendre pendant que le passage transcutané du gaz carbonique naturel se fait au niveau des membres enveloppés de façon étanche. D’une durée de 10 à 20 minutes, le bain de gaz à sec est particulièrement doux et reposant.




 Royat-Chamalières est spécialisée dans les cures thermales liées aux problèmes digestifs, ainsi que les affections ORL et les douleurs rhumatismales.

 Erigé sur le modèle de la basilique de l’empereur Romain Constantin, l’établissement thermal de Royat, spécialisé dans l’artérite, a accueilli entre autres curistes prestigieux Gustave Corot, les frères Goncourt, Stéphane Mallarmé, Félix Faure et  Maurice Barrès.



Aujourd’hui, l ’établissement thermal dispose d’un très long couloir de marche à contre-courant très apprécié des curistes souffrant d’artérite. Royat-Chamalières est l’une des seules stations à proposer ce duo unique de soins, eau et gaz thermal, dans le traitement des maladies cardio-artérielles et des rhumatismes.


En dehors des soins thermaux, la ville de Chamalières offre également de nombreuses activités touristiques, notamment la visite de son parc thermal, de ses jardins botaniques et de ses nombreux musées et galeries d'art. La ville est également située à proximité du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, offrant de belles opportunités pour la randonnée et les activités de plein air. 

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