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01 octobre 2026

Glorieuses Îles Eparses BSAOM Champlain 18-7-2026

 Glorieuses Îles Eparses BSAOM Champlain 18 juillet 2026

Encore des enveloppes n'importe quoi.... TàD des Glorieuses,cachet du vaguemestre d'Europa, position de Juan de Nova... puis encore les cachets des vaguemestres des Eparses...



Après 3 mois passés à terre, l’aspirant Hugo a participé à une ultime campagne d’un mois sur le Champlain. Le BSAOM a effectué le parcours classique d’une tournée de ravitaillement des îles Éparses en touchant Europa, Juan de Nova et les Glorieuses. C’était la première fois que le protocole d’observation des cétacés de l’association Globice était mis en œuvre dans le cadre de la mission Bougainville à bord du Champlain.

Quinze baleines à bosse ont été observées durant les périodes de transit. L’équipage a activement contribué à la veille et à l’observation de la mégafaune marine.

Sur le « front micro-planctonique », à l’autre extrémité du spectre de taille des organismes marins, huit prélèvements ont été réalisés, un par jour en ZEE française lorsque les conditions météorologiques étaient favorables. Les échantillons récoltés sont de qualité, ils complètent la moisson 2025-2026 dans le sud-ouest de l’océan Indien.






30 janvier 2025

BSAOM CHAMPLAIN Glorieuses Juan de Nova TAAF SOFIM Patureau Iles Eparses

BSAOM CHAMPLAIN Glorieuses  Juan de Nova



Nous sommes repartis en mission le 19 novembre avec l’équipage B du Champlain dans le canal du Mozambique, pour la dernière tournée de ravitaillement des îles éparses (TRDI) de l’année 2024. 




Un peu d'histoire 

Le 10 mars 1952, le haut-commissaire de la République Française de Madagascar passe contrat avec la SOFIM (Société Française de Madagascar). Monsieur Hector Patureau, un franco-mauricien de 65 ans, frère de Maurice Patureau, grand gaulliste compagnon de la Libération, en est son directeur. L’objet de cette société est l’extraction de phosphate de l’île de Juan de Nova.




Monsieur Patureau vit dans la capitale, Port-Louis, en grand seigneur, très urbain, il a son avion personnel et il survole toute la région selon ses envies, en quête de fortune. A Juan de Nova, il a fait ériger au centre de l’île une grande maison qu’on appelle « Coin de France », une splendide habitation surveillée par ses cadres comme un château fort, d’accès très règlementé. Lorsque monsieur Patureau est présent, vers les 17 heures, il se rend sous la grande véranda prendre le thé, tout habillé de blanc, comme s’il était à Londres.
Le patron embauche à sa façon, des Seychellois et des Mauriciens, ils sont environ cent-vingt. Ses recruteurs choisissent dans la population de personnes endettées, des personnes en grand besoin d’argent, et, contre des promesses mirobolantes, il réussit à les emmener au paradis qu’est Juan de Nova, facilement. Pour avoir la signature au bas du papier, il propose une avance immédiate de 200 ou 300 roupies, ce qui est très convaincant, puis surplace, une maison équipée de réfrigérateur, et même une bicyclette pour les déplacements les jours de congés. Ces pauvres gens ne savent pas qu’en signant ce document, ils signent un retour au 18e siècle, au temps de l’esclavage.
Les logements ce sont de baraquements sommaires, en tôle, comme des boxes à chevaux, sans frigo, et le soleil qui tape toute la journée sur le toit les rend inhabitables, étouffants. 




Les arrivants découvrent surplace un règlement de la direction, stipulant que chaque mineur doit extraire une tonne de phosphate par jour, en échange de 3,50 roupies. S’il n’atteint pas la tonne, l’ensemble de sa paie reste entre les mains de monsieur Patureau. Lorsque l’utilisation de dynamite est nécessaire, ce sont les ouvriers qui doivent l’acheter.
Il fournit par ouvrier, trois kilos de riz par mois, du sel, un peu d’épice, et aucune protéine. Les autres produits indispensables, ils doivent acheter à l’entrepôt de l’île. Les prix pratiqués à l’époque, dépassent de vingt pour cent ceux de La Réunion, déjà les plus chers de l’océan Indien. En moyenne, un ouvrier gagne cent-vingt-cinq roupies par mois, et plus de soixante passent en achats dans la boutique de monsieur Patureau.



Il existe aussi un règlement intérieur : pas d’alcool et pas de femmes dans l’île, ce qui incite l’homosexualité, admise en catimini. Les cadres qui ont la charge du respect de ces consignes sont trois : Dumeville, sinistre individu, interdit de séjour à Maurice, Betuel et Lemarchand. Le Seychellois Lemarchand, ancien marin britannique de cinquante-cinq ans, un baroudeur au long visage buriné, la peau bouffée de psoriasis, est une sorte d’intellectuel, en plus du français il parle l’anglais, et comprend tous les créoles. Ces contremaitres se promènent sur les chantiers, distribuant des cigarettes et des châtiments, selon les mérites des travailleurs.



Dans ce paradis, existe une prison, en réalité, deux vétustes baraques. Les coupables sont à la merci des humeurs des contremaitres. Ils font la loi. La pratique du fouet, et même des flagellations sont courantes. Le fouet est un magnifique outil en peau de rhinocéros, et il a même un nom : Taisez-vous.
Chaque dimanche se déroule la cérémonie du lever du drapeau. Tous les travailleurs sont alignés et au garde-à-vous. Ils accompagnent des yeux la montée du drapeau tricolore. Ensuite, ils doivent mettre un genou à terre et réciter un texte inventé par monsieur Patureau, qui vante tout à la fois ses louanges et celles de la France.


Cette drôle de vie va durer jusqu’en 1965.
Les météorologues Alain Hoarau et Raphaël Folio, pionniers de la météo dans les îles éparses en ces années-là, ont été des témoins oculaires de ces exactions. Raphaël n’a pas mâché ses mots dans une publication écrite au vitriol qui a fait grand bruit dans le milieu administratif, éveillant sans doute, la curiosité des responsables réunionnais qui finiront par s’intéresser à l’affaire.

15 octobre 2024

Le patrouilleur L'Astromabe à Glorieuses TAAF Îles Eparses 25 juillet 2024


 Le patrouilleur L'Astromabe à Glorieuses TAAF Îles Eparses 25 juillet 2024



Situé à l’entrée du canal du Mozambique, dans l’océan Indien, le parc naturel marin des Glorieuses s’étend jusqu’à la limite de la zone économique exclusive et couvre 43 762 km². Il comprend également le banc corallien du Geyser, situé à environ 122 km au sud-ouest de l’archipel des Glorieuses et le banc de la Cordelière au sud-est.


Administrativement, les îles Glorieuses font partie du district des Iles Éparses de la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).



Avec le parc naturel marin de Mayotte, dont il est contigu, la France se dote d’une aire marine protégée de plus de 110 000 km², l’une des plus grandes après le parc naturel de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie et le sanctuaire Agoa dans les Antilles.


La réserve naturelle nationale des Glorieuses, dans les Terres australes et antarctiques françaises, accueille un récif précieux de 17 km de long et d’une superficie de 165 km². Il sert de zone refuge à de nombreuses espèces menacées : tortues marines, mammifères marins, requins et raies, oiseaux marins. Sa création correspond à un engagement du Grenelle de la Mer qui avait conclu à la nécessité de mieux protéger ces îles lointaines de l’océan Indien.



La France occupe les Glorieuses depuis le 23 août 1892.

Cette prise de possession fut le fait du capitaine de vaisseau Richard, commandant du navire Primauguet.


Le groupe des îles Glorieuses, qui se compose de deux îles, l'île Glorieuse et l'île du Lys distantes de six milles environ, et situées à mi- distance de Mayotte et de Diego-Suarez, a été occupé le 23 août 1892 par la France, et placé sous la dépendance de Mayotte.

La concession des îles, qui étaient désertes à notre arrivée, a été donnée à M. Caltaux qui y employa quelques créoles des Seychelles et une soixantaine de malgaches de Nossi-Bé, de 1892 à 1914. On exploita le guano (800 tonnes par an) et le coprah (10.000 cocotiers) et accessoirement on pratiqua la pêche (écailles de tortue). Les Glorieuses sont momentanément abandonnées.


Au nord-ouest, une magnifique plage de sable fin constitue un accostage des plus faciles pour les embarcations. On y voit un mât de pavillon et un hangar. A cinquante mètres en arrière, dans un bois de filaos, se trouve la maison de M. Hippolyte Caltaux. Le climat est des plus sains. Il n'y a ni marigots, ni palétuviers, ni moustiques, et les fièvres y sont inconnues.

La mer est généralement calme. On trouve dans l'île Glorieuse une excellente eau douce fournie par des puits creusés dans le sable.



L'île du Lys est inhabitée et ne possède pas d'eau douce, mais elle est comme les bans de sable qui la séparent de l'île Glorieuse, couverte d'oiseaux de mer auxquels elle sert d'asile.

Très boisée, l'île Glorieuse - est un ancien attoll dont les plages sont formées de corail pulvérisé. Le guano des Glorieuses contient 25% d'acide phosphorique. La couche d'humus naturel qui recouvre l'île permet toutes les cultures. On y a cultivé avec succès le maïs, le cotonnier, le cocotier, les melons, les citrouilles, les oignons.

On remarque également des arbres à soude dont l'écorce sert à faire un bon savon; le papayer, le filao, le sapin des îles, de la famille des caoutchoucs, le porché ou bois de camphre, etc.

Il n'y a pas de serpents, et la faune ne se compose que des oiseaux de mer. Les eaux sont très poissonneuses et abondent en espèces comestibles excellentes. Il n'existe pas d'autre communication que les boutres.


Le Primauguet est un croiseur de 2ème classe construit à Rochefort d'abord sous le nom de Monge et renommé le 15/09/1892. Il est mis à flot le 27/09/1882.

Caractéristiques : 2300t. 2600cv. 80m x 11,4m x 5,5m. Construction en bois. 1000m² de voiles. Machine alternative. 1 hélice. 14,5 nœuds. 264 hommes.
Armement : 5 canons de 190mm + 4 canons de 140mm.

Basé à Toulon, il fera partie de janvier 1886 à janvier 1887 de l’escadre de l’Amiral Courbet en Extrême-Orient.
1889-1892 : Il est mis en réserve  à Brest de 1889 à 1892 et en 1894-1897 il est affecté à la Division Navale de l’Océan Indien, il fait des escales à Madagascar, aux Comores et sur les côtes des Somalis.
1897-1901 : désarmé à Rochefort.

https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/patrouilleur-polaire-lastrolabe-ravitaille-iles-eparses

https://taaf.fr/la-parc-naturel-marin-des-glorieuses/


07 avril 2023

BSAOM Champlain Glorieuses Légion étrangères Mayotte janvier 2023 mission aux Eparses TAAF

BSAOM Champlain Glorieuses Îles Eparses 

Les Glorieuses entrent dans l'histoire dans la nuit du 2 au 3 novembre 1818, avec le naufrage de la goélette Le Lys, au voisinage de la petite île qui portera dès lors le même nom. Une carte est alors dressée, n'ayant que bien peu de rapport avec la topographie réelle ! 

Les trois îles (île Glorieuse, île du Lys, Roches Vertes) sont annexées par la France en 1830, et prennent leur nom actuel en souvenir des trois journées historiques des 27, 28 et 29 juillet 1830. 



Force de souveraineté sur Mayotte, le DLEM assure aussi une présence militaire permanente sur les îles Glorieuses depuis 1997.


ILES GLORIEUSES

Le groupe des îles Glorieuses, qui se compose de deux îles, l'île Glorieuse et l'île du Lys distantes de six milles environ, et situées à mi- distance de Mayotte et de Diego-Suarez, a été occupé le 23 août 1892 par la France, et placé sous la dépendance de Mayotte.

La concession des îles, qui étaient désertes à notre arrivée, a été donnée à M. Caltaux qui y employa quelques créoles des Seychelles et une soixantaine de malgaches de Nossi-Bé, de 1892 à 1914. On exploita le guano (800 tonnes par an) et le coprah (10.000 cocotiers) et accessoirement on pratiqua la pêche (écailles de tortue). Les Glorieuse-s sont momentanément abandonnées.

Au nord-ouest, une magnifique plage de sable fin constitue un accostage des plus faciles pour les embarcations. On y voit un mât de pavillon et un hangar. A cinquante mètres en arrière, dans un bois de filaos, se trouve la maison de M. Caltaux. Le climat est des plus sains. Il n'y a ni marigots, ni palétuviers, ni moustiques, et les fièvres y sont inconnues.

La mer est généralement calme. On trouve dans l'île Glorieuse une excellente eau douce fournie par des puits creusés dans le sable.



L'île du Lys est inhabitée et ne possède pas d'eau douce, mais elle est comme les bans de sable qui la séparent de l'île Glorieuse, couverte d'oiseaux de mer auxquels elle sert d'asile.




Très boisée, l'île Glorieuse  est un ancien atoll dont les plages sont formées de corail pulvérisé. Le guano des Glorieuses contient 25% d'acide phosphorique. La couche d'humus naturel qui recouvre l'île permet toutes les cultures. On y a cultivé avec succès le maïs, le cotonnier, le cocotier, les melons, les citrouilles, les oignons.


On remarque également des arbres à soude dont l'écorce sert à faire un bon savon; le papayer, le filao, le sapin des îles, de la famille des caoutchoucs, le porché ou bois de camphre, etc.
Il n'y a pas de serpents, et la faune ne se compose que des oiseaux de mer. Les eaux sont très poissonneuses et abondent en espèces comestibles excellentes. Il n'existe pas d'autre communication que les boutres.

Cols bleus 26 août 1978 n°1531

Les Îles Glorieuses sont un petit archipel situé dans l'océan Indien, au nord-ouest de Madagascar et à l'est des Comores. Elles sont composées de deux îles principales, Grande Glorieuse et Île du Lys, ainsi que de plusieurs îlots et récifs coralliens.

Les Îles Glorieuses ont été découvertes par les Européens au XVIIIe siècle, mais elles n'ont été colonisées qu'au XIXe siècle, d'abord par les Français, qui en ont fait un poste de traite d'esclaves, puis par les Britanniques, qui les ont utilisées comme escale pour les navires en route vers l'Inde.

En 1892, la France a réclamé l'archipel et y a établi une petite garnison militaire. Les Îles Glorieuses sont alors devenues un territoire d'outre-mer français, administré depuis La Réunion. Elles ont été utilisées comme base navale et comme station météorologique, et ont également été exploitées pour leurs ressources en guano.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Îles Glorieuses ont été occupées par les forces britanniques, qui y ont établi une base navale. Après la guerre, la France a repris le contrôle de l'archipel.

Au cours des dernières décennies, les Îles Glorieuses ont été le sujet de tensions entre la France et Madagascar, qui revendique la souveraineté sur l'archipel. En 1973, Madagascar a même envoyé des troupes pour occuper les îles, mais elles ont été rapidement expulsées par la France. Depuis lors, la France a renforcé la présence militaire sur les Îles Glorieuses, qui sont désormais interdites d'accès au public.

Les Îles Glorieuses sont également un site important pour la conservation de la biodiversité, abritant de nombreuses espèces endémiques et menacées. En 2019, la France a annoncé la création d'une grande réserve naturelle autour de l'archipel, dans le but de préserver cet écosystème unique.

23 juin 2022

Patrouilleur Austral L'Astrolabe Îles Eparses Glorieuses 16 mai 2022 Prêt à Poster CHAMPLAIN

PAP CHAMPLAIN Glorieuses

Le 16 mai 2022 L'Astrolabe touchait les îles Glorieuses. Le TàD  V 11257 SPID confirme le passage de L'Astrolabe à cette date.

La date sur le TàD Îles Glorieuses TAAF au 6-  2022 est donc lui erroné, la date est par ailleurs incomplète.

Avec 2,3 millions de km2 et d’importantes richesses halieutiques, les Zones Economiques Exclusives (ZEE) des TAAF sont sans cesse menacées par la pêche illégale, non contrôlée, non réglementé (INN).

Pour répondre à cette menace, depuis 2004, les ZEE des îles australes bénéficient d’une surveillance radar par satellite, couplée à la présence quasi permanente d’un moyen de l’Etat (quelle belle image pour dire bateau).

Date sur TàD Glorieuse erronée
Ces unités bénéficient de deux équipages de 23 marins qui se relaient tous les quatre mois, permettant aux B2M et patrouilleur austral d’assurer plus de 200 jours à la mer par an.

A La Réunion, outre les missions d’action de l’Etat en mer, le B2M Champlain et L'Astrolabe assurent la tournée de ravitaillement des îles éparses (TRDI) quatre fois par an.

Spécialement conçus pour évoluer dans les grands espaces maritimes ultramarins, les bâtiments de soutien outre-mer (BSAOM) mesurent 65 mètres de long pour 14 mètres de large et affichent un déplacement de 2300 tonnes en charge. Très robustes et endurants, avec un design inspiré des navires de service à l’offshore, ces bâtiments, capables d’atteindre 14 nœuds, offrent une autonomie de 5000 milles à 12 nœuds et des vivres pour 30 jours d’opération (avec 40 personnes à bord)

11 juin 2022

Patrouilleur L'Astrolabe TAAF Glorieuses 6-4-2022 Îles Eparses 16-5-2022

Patrouilleur L'Astrolabe TAAF Glorieuses 6-4-2022 Îles Eparses

Deux TàD  V SPID 11251 = 16 mai 2022 qui correspond au passage du bateau et celui de Glorieuses au 6-4-2022. Qui a une explication?


L’équipage A de L’Astrolabe conduit une mission de Tournée de ravitaillement des îles éparses (TRDI) dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).





Parti le 25 avril de Port-des-Galets, le bâtiment a embarqué un hélicoptère de la société Helilagon, des militaires du 2e Régiment parachutiste d’infanterie de marine (2e RPIMa), du Service de l’énergie opérationnelle (SEO), de la base navale de Port-des-Galets et du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS).



L’Astrolabe ravitaillera par la suite l'archipel des Glorieuses, puis l'île Tromelin. Au total, cela représente 150 tonnes de matériels à délivrer et 100 m3 de déchets à évacuer afin de préserver la biodiversité unique de ces îles.






20 février 2022

Le Malin aux Glorieuses TAAF

Deux enveloppes arrivées des iles Glorieuses TAAF en date du 27-1-2022.

Ces enveloppes portent encore le cachet du commandant qui a quitté le Malin depuis plus de 8 mois...

et le cachet de mission célébrant le dixième anniversaire de son arrivée à la Réunion...

Il serait temps de renouveler les cachets, la date de péremption est dépassée...



Originaire du Cameroun, le sergent Victor, âgé de 33 ans a rejoint les rangs de la Légion étrangère en 2005. Alors étudiant à Paris en maintenance des systèmes mécaniques automatisés et âgé de 19 ans, il s’engage au 1er régiment étranger de génie (1er REG). Projeté en Guyane en 2006 puis à Djibouti en 2007 en tant que sapeur, il se forme dès 2008 à la spécialité d’auxiliaire sanitaire.

Muté en 2009 au 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI) à Kourou, il occupe pendant trois ans la fonction d’auxiliaire sanitaire en compagnie. « Je m’engageais pour être fantassin, c’est une dynamique que l’on veut donner à notre vie. Les métiers de la santé ne sont pas du tout des métiers qui apparaissent lorsque l’on s’engage ». Au 3e REI, en 2010 « c’est l’infirmier major qui m’a repéré, et qui m’a dit que je serais bien infirmier. Je me suis dit, pourquoi pas, sans plus. On a continué à me souffler l’idée, puis j’ai dit oui ».

Après avoir obtenu sa FG1 puis présenté le concours de personnel paramédical des armées, qu’il a obtenu du premier coup, il entre en 2015 à l’école. La formation d’une durée de trois ans, lui permet de faire des stages dans le civil




En 2018, après l’obtention de son diplôme d’infirmier, il est affecté à Saint-Christol, au 2erégiment étranger de génie (2e REG), un régiment de montagne. Particularité à la Légion étrangère, les infirmiers ne sortent pas avec un grade d’infirmiers en soins généraux (ISG1G), mais sergents, comme leurs camarades légionnaires. Projeté pour la première fois en tant qu’infirmier, au détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM), il arrive sur l’île de Grande Glorieuse le 24 janvier 2020, pour une durée prévue de 55 jours en totale autonomie avec 14 autres personnels sur une île de la zone sud de l’océan Indien. « Le matin, je m’occupe de la distribution de l’eau dans les circuits, puis je remplis les cuves de l’ancien camp et je brasse la bâche qui va servir le lendemain. Je fais également les tests de chlore. Je m’occupe de la gestion des toilettes sèches, du bac à graisse de la cuisine, des urinoirs, des gouttières, de la fosse septique, des bacs de décantation des eaux usées, de l’entretien des cuves. Certaines de ces tâches sont quotidiennes, d’autres périodiques ». Quand on lui demande s’il s’attendait à effecteur ces tâches en tant qu’infirmier, il répond simplement « je l’ai découvert ici, c’est une sacrée expérience. Je le fais sans dégoût, il faut le faire. J’aime à penser que si l’infirmier a été amené à le faire, cela doit être pour les bonnes raisons ».
Seul personnel médical du détachement, le sergent Victor effectue chaque soir les soins pour les personnels en ayant besoin. « Ce sont souvent des infections cutanées ». Il précise « ils peuvent me voir tout le temps et ils peuvent me réveiller à tout moment, ils le savent ». Selon lui, « par rapport à ce que l’on rencontre comme pathologies ici, il n’y a pas nécessairement besoin de médecin ». Toutefois, en cas de doute ou de problème plus important « il y a la visioconférence avec le médecin, on peut tout dire dessus, et nous sommes ses yeux et ses oreilles. Mais je n’en m’en suis encore jamais servi, sauf pour les tests au début ».

Quant à son expérience en terres australes et antarctiques françaises (TAAF), il considère que c’est « une expérience unique. L’île est magnifique, c’est une chance d’être venu, c’est extra ». Et pour la famille, « c’est deux mois, bien sûr qu’elle me manque. Mais ils sont prévenus ! L’avantage c’est qu’on a le droit à un mail par jour. Ça permet de garder un certain contact ».


15 décembre 2021

Le Malin Comores Eparses Glorieuses Europa 09-2021

Le Malin Comores Eparses Glorieuses Europa 09-2021


Le Malin a été mis à flot en janvier 1997 à Olensvaag (Norvège). Aujourd’hui patrouilleur de la Marine Nationale, ce bâtiment a pourtant commencé sa vie comme palangrier et pratiquait la pêche à la légine en toute illégalité !


Un jour de juin 2004, le patrouilleur austral Albatros, l’intercepte et l’arraisonne aux Kerguelen. Ce navire alors baptisé Apache est saisi et contraint de rallier La Réunion. En parfait état, récent, moderne et robuste, l’Apache est rebaptisé Le Malin et transformé en Bâtiment de Soutien Auxiliaire (BSA) par la Marine nationale. Il rejoint Toulon, le 13 mars 2006.



Après un arrêt technique au chantier Piriou de Concarneau, Le Malin rejoint finalement le 25 octobre 2011, Port-des-Galets (île de La Réunion), son nouveau port base, où il remplace le P400 La Rieuse. Long de 54 mètres et large de 11 mètres, le Malin a un déplacement de 1100 tonnes et une vitesse de 14 nœuds.

Ses missions consistent principalement dans la surveillance des ZEE françaises, la police des pêches et de l’environnement, la lutte contre l’immigration clandestine dans le canal du Mozambique et missions de coopération avec les partenaires régionaux.


12/11/2021

Au cours de sa mission de surveillance en zone sud de l’océan Indien (SURSOI 2021.2), Le Malin a conduit une patrouille de contrôle des pêches et de lutte contre le narcotrafic aux côtés du bâtiment garde-côte comorien M’Kombozi.


Dans une mer agitée et des conditions météorologiques exigeantes, le M’Kombozi et Le Malin ont partagé leurs savoir-faire, notamment dans le domaine des radiocommunications. Le spécialiste des systèmes d’information et des télécommunications a contribué à la réparation de la VHF (radio très haute fréquence) du patrouilleur comorien en partageant ses connaissances avec l’équipage.


Cette patrouille a renforcé les liens avec le partenaire comorien et permis d’ouvrir la voie à des opérations conjointes plus développées dans la région.

07 juillet 2021

Marion Dufresne SCRATCH 01 au 22 juillet 2021 MD 233

Marion Dufresne SCRATCH 01 au 22 juillet 2021 MD 233

Courrier posté au départ de laRéunion le 1-7-2021




La mission océanographique SCRATCH se déroule du 1er au 22 juillet 2021 dans le sud-est de l'Océan Indien, à bord navire Marion Dufresne.


Mission Scratch OPEXO

OPEXO
L'OPEXO est chargé sur certains navires, des opérations de l'expédition scientifique et du suivi des opérations sur le pont.
Il coordonne avant et pendant la mission, les différentes équipes (Sciences et Équipage)



La partie nord du canal du Mozambique est le centre d'importantes questions scientifiques et de nombreux projets y sont menés dans le cadre des ANRs Coyotes, Phenomap, iMonsoon, et des projets INSU FRB COCCACE, LEFE IndSO, et LEFE/EC2CO CHEMICAL. Dans ce contexte, SCRATCH est une campagne multidisciplinaire (biologie, écologie, génétique, paléoclimatologie, paléocéanographie, sédimentologie et volcanologie) combinant des méthodes, des outils et des objectifs très complémentaires.

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Dakar 1941 l'Aéronautique navale Sénégal aéronavale CUERS PIERREFEU EGAN

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