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14 mai 2026

Guérigny 400 ans de la Marine forges royales ancre Nièvre timbre bachi

 Guérigny 400 ans de la Marine
forges royales

Les forges royales de Guérigny, dans la Nièvre, furent créées au XVIIIᵉ siècle pour fournir la Marine royale française en ancres, chaînes et pièces métalliques indispensables aux navires de guerre.

À première vue, leur implantation loin des côtes paraît étrange, presque comme un arsenal perdu au milieu des forêts du Nivernais.



Mais ce choix répondait à une logique industrielle très précise.

La région possédait alors trois richesses essentielles : le minerai de fer, le bois et l’eau.

Le bois des vastes forêts alimentait les hauts fourneaux en charbon de bois, véritable carburant des forges avant l’arrivée du coke.

Les rivières actionnaient soufflets et marteaux hydrauliques avec une énergie continue et gratuite.

Le minerai extrait localement limitait aussi les coûts de transport.

Guérigny les forges d'après photo B.N. Chagny


La monarchie cherchait surtout à éloigner les productions stratégiques des attaques maritimes anglaises. Installer les forges à l’intérieur des terres protégeait cette industrie militaire des bombardements et des raids côtiers.

Guérigny devenait ainsi une forteresse industrielle discrète, cachée derrière les collines et les forêts.



Les ancres produites y étaient gigantesques pour l’époque.

Certaines équipaient les plus grands vaisseaux de la flotte française, dont ceux de Brest, Rochefort ou Toulon.

Les pièces forgées rejoignaient ensuite les arsenaux grâce au réseau fluvial de la Loire puis par route.

Le canal latéral à la Loire améliora encore ces transports au XIXᵉ siècle.



Les forges devinrent progressivement un établissement majeur de la Marine nationale.

Des ouvriers hautement spécialisés y développaient un savoir-faire réputé dans toute l’Europe.

Le site fonctionnait presque comme une petite cité industrielle organisée autour des besoins militaires.

On y trouvait ateliers, logements, écoles et bâtiments administratifs.



Au XIXᵉ siècle, Guérigny participa à la modernisation de la flotte française à vapeur et cuirassée.

Même éloignées de l’océan, les forges restaient reliées au monde maritime par le fer, la technique et la puissance navale.

De l'Ancre


La fabrication d’une ancre de marine ancienne était une opération spectaculaire, mélange de force brute, de précision et de feu continu. Dans les forges royales comme celles de Guérigny, chaque ancre ressemblait à une sculpture métallique née d’un volcan domestiqué.

On commençait par préparer le fer dans les hauts fourneaux. Le minerai était fondu grâce au charbon de bois, puis transformé en barres ou en masses de métal appelées lopins.

Pierre Badaud de La Chaussade (peintre inconnu)
Pour une grande ancre de vaisseau, il fallait plusieurs tonnes de fer et des dizaines d’ouvriers.

La tige principale, appelée verge, était forgée la première.

On chauffait le métal jusqu’au rouge-blanc dans d’immenses foyers. Les forgerons manipulaient ensuite la pièce avec des pinces géantes pendant que les marteaux hydrauliques frappaient le fer incandescent comme des battements de tonnerre réguliers.

Les bras de l’ancre étaient fabriqués séparément puis soudés à chaud à la verge.

Cette soudure au feu était l’étape la plus délicate : les pièces chauffées presque à fusion étaient martelées ensemble pour ne former qu’un seul bloc.

Guérigny entrée de l'usine © JM Bergougniou


Une mauvaise soudure pouvait condamner l’ancre entière.

On ajoutait ensuite les pattes et les becs destinés à s’accrocher au fond marin. Chaque angle devait être précis afin que l’ancre “morde” correctement dans le sable ou la vase.

Le jas, autrefois en bois puis parfois en fer, était fixé transversalement en haut de l’ancre. Il servait à faire basculer l’ensemble pour qu’un bras plonge dans le fond marin.


Après forgeage venait l’épreuve. Les ancres étaient testées par traction et par chocs.

La Marine royale puis nationale imposait des contrôles très sévères : une ancre défectueuse pouvait entraîner la perte d’un navire entier.

Les plus grosses ancres des vaisseaux de ligne pesaient plusieurs tonnes. Leur transport jusqu’aux arsenaux était déjà une aventure : chars renforcés, convois de chevaux, routes consolidées, puis acheminement par rivière vers Rochefort, Brest ou Toulon. Dans les ateliers, le vacarme devait être immense : souffle des fours, grincement des chaînes, choc des martinets, pluie d’étincelles.

Sources

BNF Gallica

La Marine à voile Baudouin Editeur

https://museeforgesetmarines.fr/


05 mai 2026

400 ans de la Marine les bureaux du premier jour Bachi 5 mai 2026 La Poste

400 ans de la Marine les bureaux du premier jour Bachi 5 mai 2026


Apparue en 1829 dans les effets officiels des marins de la Marine nationale, cette coiffe d’origine écossaise a traversé les époques en se réinventant. 

Toutefois, son pompon rouge n’a cessé de fasciner : objet de nombreuses légendes, il serait là pour amortir les chocs à la tête à bord des navires, repérer rapidement le marin s’il venait à tomber à la mer ou encore porter bonheur à ceux qui le touchent.

▪ PARIS (75)


Le Carré d’Encre, de 10h00 à 19h00, 13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS

(oblitération jusqu’à 17h).

- Mathilde ROUSSEL animera une séance de dédicaces de 10h30 à 12h30.


▪ MARSEILLE (13)

Au bureau de poste de Marseille St Victor, de 09H00 à 12H30 puis de 13H30 à 18H00, 11 rue Guy de Combaud Roquebrune 13007 MARSEILLE.





▪ ROCHEFORT (17)



Au Musée National de La Marine de Rochefort, de 10h00 à 17h00, Hôtel de 
Cheusses, 1 place de la Gallissonnière 17 300 ROCHEFORT.












▪ BREST (29)


Au bureau de poste de Brest Siam, de 9h00 à 18h00, 90 rue de Siam 29200 BREST




▪ CHERBOURG (50)

Au bureau de poste de Cherbourg de 9h00 à 17h30, Place Divette, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN.




▪ LORIENT (56)



Au bureau de poste de Lorient Merville, de 9h00 à 18h00, 1 avenue Jean Jaurès 56100 LORIENT.



▪ GUERIGNY (58)



Sur le Site des Forges Royales, de 10h à 12h puis de 14h à 16h, Espace François Mitterrand - Avenue Arnault de Lange, 58130 GUERIGNY.




▪ DUNKERQUE (59)


Au Musée Maritime, Salle Fabiola, de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 18h, 9 quai de la Citadelle, 59140 DUNKERQUE.






▪ TOULON (83)




Au bureau de poste de Toulon Liberté, de 10h à 12h30 puis de 14h à 17h30, rue Prosper Ferrero, 83000 TOULON.







17 avril 2026

le sac et la valise uniforme marin Marine bachi bonnet vareuse rue Royale

Le sac et la valise


La Marine va fêter ses 400 ans et le bonnet de marin, le bachi sera à l'honneur. Et sous le bachi il y a bien des pièces d'habillement.


L'uniforme désigne, en terminologie militaire, l'habit militaire en général.

Bibliothèque à l'hôtel de la Marine
© JM Bergougniou
Un uniforme est un ensemble d'effets réglementaires réservé à une catégorie de personnel appartenant à un même corps, confectionné suivant certaines
spécifications (tissu, couleur, coupe) et dont le caractère militaire et national est affirmé par des attributs ou insignes nettement définis. Il est décliné par le commandement en plusieurs tenues dont la composition est fonction des circonstances et de zones géographiques.
Un marin doit porter « la tenue prescrite » de l'uniforme du corps ou de la catégorie de personnel auquel il appartient.
Mais attention, le treillis n’est pas une tenue réglementaire dans la marine. C’est pourquoi il ne fait pas partie du sac ni du trousseau du marin sauf pour le personnel fusilier-marin et commando, plongeur-démineur et moniteur d’entraînement physique, militaire et sportif


 L'hôtel de la Marine vu de la place de la Concorde
© JM Bergougniou



La Marine a quitté son hôtel parisien pour rejoindre l’Hexagone… enfin, un autre coin de l’Hexagone.


l'hôtel de la Marine
© JM Bergougniou
Le militaire a perdu sa tenue, le civil y a gagné un jean et un polo. Mais qu'on ne s’y trompe pas : un marin reste toujours un marin. Sac sur le dos, valise à la main, il passe d’affectations en permutations, de la rue Royale au Mourillon, de Landivisiau à Mayotte, jadis de Matifou à Hao…

Reconnaissons-le : un marin est toujours très affecté par une nouvelle affectation. Même si la Marine prévoit, anticipe et organise, l’affaire n’est jamais totalement dans le sac.



Place de la Concorde vue de l'hôtel de la Marine
© JM Bergougniou

Aller n’importe quand, n’importe où, pour n’importe quoi a généré à l’État-major des jours de réflexions et de réunions, et au Commissariat de la Marine des nuits d’insomnies loin du hamac et de ses araignées réglementaires.







Un marin, c’est bleu en hiver, blanc en été et rouge au sommet du bonnet. Un véritable nuancier ambulant.


Sac de Marin
© JM Bergougniou

Il dispose d’un sac en toile forte et d’une valise en acier laqué noir, frappée d’une ancre de marine, munie d’une poignée en cuir — ou en plastique selon l’année budgétaire — fermée à clé, à cadenas ou à code… parfois les trois à la fois.

Le sac, rond, mesure un mètre de hauteur pour 400 millimètres de diamètre — soit 20 millimètres de plus que les 380 du Richelieu ou du Jean Bart, ce qui, soit dit en passant, fait toute la différence. Son col est garni d’œillets métalliques permettant d’y passer une poignée amovible et un cadenas.



Entrée rue Royale 
© JM Bergougniou

Un marin est un saisonnier qui s’ignore, variant de couleur selon son affectation à Brest, Toulon ou Moruroa, et selon les caprices du ciel, passant du gris au bleu.





Bachi
© JM Bergougniou

Nourri, logé, vêtu — et surtout très vêtu — il possède pour se vêtir :

un caban, un bonnet n°1, un bonnet n°2,

une vareuse en drap bleu n°1, une n°2,

un pantalon en drap bleu n°1, un n°2,

deux pantalons gris-bleu, deux vareuses gris-bleu,

deux jerseys, deux cols, deux tricots rayés, deux cravates,

Vareuse numéro 1 et Rayé 
© JM Bergougniou


trois ou quatre paires de chaussettes en laine,

deux shorts gris-bleu,

des chaussures hautes noires n°1 et n°2,

des chaussures de travail,

des sandales en toile pour le sport,

trois ou quatre serviettes,

une gamelle, un quart et des couverts,

une brosse à laver, une brosse à chaussures, un peigne,



Plaque à matriculer
© JM Bergougniou

une plaque à matriculer, deux ceintures,

une chaîne avec numéro matricule,

quatre mouchoirs, trois caleçons…


Et, dans les temps anciens, un slip de bain en laine, bleu, unitaille et particulièrement absorbant. Une fois mouillé, ce chef-d’oeuvre textile laissait deviner sans la moindre discrétion les oeuvres vives du matelot.


Vareuse blanche 
© JM Bergougniou



Pour les pays chauds, on ajoutait bien entendu
:

deux coiffes blanches, deux vareuses blanches, des chaussettes blanches, des cols blancs et deux pantalons blancs.


valise poignée en cuir
© JM Bergougniou








La valise, quant à elle, servait à transporter les affaires dites nobles : sous-vêtements, bonnets, serviettes, chaussettes, un pantalon, une vareuse, le nécessaire de toilette, les papiers, les photos… et tout ce qui ne trouvait plus sa place ailleurs.


Voilà donc comment, dans un minimum de place, on faisait tenir un maximum de choses.

Col bleu
© JM Bergougniou

Enfin prêt pour l’inspection du sac… sans avoir oublié, bien entendu, d’emprunter la brosse à dents d’un camarade afin de matriculer ses effets.

Merci aux anciens des arpètes pour ces souvenirs qui sentent bon la toile, le cirage et l’aventure.







Patrouilleur Hauturier Jacques Trolley de Prévaux contre-amiral aéronautique navale résistant

 Jacques Trolley de Prévaux contre-Amiral Le futur patrouilleur hauturier Trolley de Prévaux, premier de la nouvelle génération de patrouill...