La Belle Poule à RICHMOND
Après la victoire américaine, Richmond connut un essor rapide avant de devenir, de 1861 à 1865, la capitale des États confédérés durant la Guerre de Sécession. Merci à Claude Bélec
Après la victoire américaine, Richmond connut un essor rapide avant de devenir, de 1861 à 1865, la capitale des États confédérés durant la Guerre de Sécession. Le bâtiment serait aux USA depuis le 17 mars 2026. Un site facebook le signale arrivant à Norfolk le 17 mars 2026.
French Navy Jacques Chevallier-class (BRF) logistics support ship FS Jacques Stosskopf (A726) coming into Norfolk, Virginia - March 17, 2026 SRC: X-@johnmorgan726
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=122218256054318708&set=pb.61559561257874.-2207520000&type=3
Du 21 au 26 avril 2025, le groupe Jeanne d’Arc a fait escale à la Nouvelle-Orléans, sur le Mississippi. Cette relâche opérationnelle a été l’occasion de conduire différentes activités de représentation et de préparer l’exercice bilatéral Chesapeake.
La Tribu des Houmas, partageant une histoire et un attachement forts avec la France, a également accueilli quelques membres du TG.

Dee Dee Bridgewater, née Denise Eileen Garrett le 27 mai 1950 à Memphis, débute dans l'orchestre de son père, le trompettiste Matthew Garrett, avec lequel elle part en tournée dans le Michigan en 1960. Durant sa scolarité, elle a l'occasion, très rare à l'époque, de partir en Union Soviétique avec l'orchestre de son université de l'Illinois en 1969. Elle y rencontre également Cecil Bridgewater, trompettiste d'Horace Silver, qu'elle épouse en 1970.
https://www.youtube.com/watch?v=pMSOI8bSbxU
L'année suivante, installée à New York, elle est engagée dans le big band de Mel Lewis et Thad Jones, dont elle deviendra, jusqu'en 1974, l'une des solistes principales. C'est au sein de cette formation qu'elle se produit au festival de Châteauvallon en 1973, prestation qui la révèle au public français.En fait, heureusement qu'il n'y a pas de droits de douane sur la connerie car il aurait enrichi le Trésor public depuis longtemps.
Je propose un slogan purement breton pur beurre salé
MAKE BRITTANY GREAT AGAIN!
Bon Joe Dassin a toujours dit que l'Amérique il voulait l'avoir!
Eux ne nous aurons pas!
Car c'est Cartier, un Malouin, qui va découvrir ces Terres-Neuves.
Puis, pour mener la guerre d’indépendance américaine (1775-1783), la flotte française, la Royale, basée à Brest, embarque plus de 10000 Bretons, au côté de marins des ports méditerranéens.
Alors pourquoi ne pas nommer cet espace entre Cancale et le Texas : Baie du Mont Saint-Michel?
Merci à Jean-François P. pour sa carte
Juin 1856, la colonie française de Valparaiso, port au commerce florissant en ce milieu du XIXème siècle, décide pour se protéger des flammes de constituer une compagnie de pompiers. En quelques années, cette ville, escale incontournable sur la route maritime Atlantique-Pacifique voit naitre les « pompes coloniales » Allemandes, Anglaises, Françaises, Italiennes et Espagnoles.
167 ans plus tard, les sapeurs-pompiers, tous volontaires, de la « pompe France » de Valparaiso sont toujours là… Des liens précieux tissés avec le bataillon des Marins-pompiers de Marseille et quelques SDIS de France font qu’aujourd’hui « ils décalent » avec du matériel souvent français et des tenues similaires aux nôtres.Les ordres se donnent en Français et sur les camions comme à la caserne flottent nos Couleurs, Bleue, Blanche et Rouge.
Pendant le 1er conflit mondial 16 pompiers Chiliens issus des « pompes France » de Santiago et Valparaiso, vinrent tomber au Champs d’Honneur.
Pendant ce temps, le contre-amiral Lacombe, commandant de la Division navale de l'Atlantique Nord, qui a sa marque à bord du croiseur de 1er rang Flore, est en route pour New York venant de Fort-de-France de la Martinique, des Bermudes et de Newport (l'amiral ne dit pas quel Newport). Le 18 la Flore mouille à Gravesend auprès de l'Isère et de l'Omaha.
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| Croiseur Flore |
Le lendemain, 19 juin, c'est le grand jour. Lespinasse de Saune se borne à écrire au Ministre : « Le vendredi 19 eut lieu cette grande manifestation au milieu d'un concours considérable et enthousiaste du peuple américain ». Dans son rapport, l'amiral Lacombe donne davantage de détails. Le 19, écrit-il, l'Isère, précédée par trois bâtiments de guerre américains dont un, le Despatch, arbore la marque du ministre de la Marine des Etats-Unis, arrivé la veille de Washington, et par la Flore, « et suivie d'une nombreuse flotte de bâtiments de toute espèce, chargés de passagers, est venue mouiller auprès de l'île de Bedloe sur laquelle doit être érigée la statue de la Liberté, pour y déposer son chargement. Pendant le trajet, les forts ont fait successivement des saluts de 21 coups de canon auxquels répondaient les bâtiments américains et qui ont été rendus par la Flore, qui a été mouillée (sic.) auprès de l'Isère ».
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| USS Despatch |
Aussitôt après le mouillage, l'amiral se rend à bord du Despatch présenter ses devoirs au ministre de la Marine. Une brillante réception a lieu ensuite à l'hôtel de ville de New York. Le samedi 20 juin, la Flore quitte le « mouillage incommode » de Bedloe's Island pour celui de l'Hudson, parmi les bâtiments de la Marine des Etats-Unis. Le lundi 22, le déchargement de l'Isère commence. Il est mené à bien en trois jours après quoi l' Isère rejoint la Flore dans l'Hudson.
Pendant ce temps les fêtes continuent et, le 25, Lacombe adresse le télégramme suivant à son Ministre « Fêtes ont pris proportions non accoutumées et non attendues hier grand banquet Chambre de Commerce. Je dois remercier mardi autorités et comités. Voudrais recevoir avant dépêche ministre de la Marine ou ministre des Affaires étrangères envoi remerciements pour bon accueil ».
La réponse du ministre de la Marine arrive le 27 et Lacombe en donne connaissance au ministre de la Marine des Etats-Unis à Washington, au gouverneur de l'Etat de New York, au maire de la ville et au président de la Chambre de Commerce. « Demain, mardi, ajoute-t-il dans sa lettre du 29 juin, j'en donnerai en outre lecture pendant la réception qui aura lieu dans l'après-midi à bord de la Flore ».
Ce jour-là, en effet, Lacombe reçoit « les principales autorités municipales, les bureaux et officiers de la Chambre de Commerce, des comités de la Statue, des différents clubs, le commodore commandant l'arsenal et les états-majors des bâtiments de guerre américains, l'état-major général des troupes fédérales, des généraux et officiers de la milice (il s'agit certainement de la très orgueilleuse New York State National Guard dont la caserne se trouve toujours dans le quartier élégant des East Sixties) avec lesquels nous avons été en rapport, des notables de la ville, ainsi que de la colonie française. Le nombre des invités dépassait 300, il en est venu environ 180 qui ont pris place à un lunch assis préparé sur la dunette et sur le pont. La fête a été très réussie, très cordiale, grâce au concours de tout l'état-major de la Flore et l'Isère. Le maire s'était fait excuser au dernier moment ; il a été remplacé par le président du Conseil des Aldermen. M. le comte Sala, premier secrétaire de la légation de Washington, était venu pour représenter M. Roustan ».
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| USS Omaha |
L'amiral, avec beaucoup de doigté, évite la répétition des nombreux discours déjà entendus les jours précédents en portant un seul toast aux deux présidents des Républiques française et américaine, toast salué par une salve de 21 coups de canon. « Cependant, écrit-il, avant le départ, le capitaine de vaisseau Selfridge de l' Omaha a porté en très bons termes un toast à la Marine française en rappelant aux Américains présents qu'elle avait plus fait pour leur indépendance en combattant les flottes anglaises sur toutes les mers que le petit noyau de troupes de terre qui était venu combattre sur leur territoire.
« Les invités se sont retirés à 6 heures du soir en témoignant vivement leur satisfaction ».
Lacombe rend hommage aux deux personnes qui l'ont le mieux aidé : M. Bruwaert, le consul de Chicago remplaçant le consul général de, New York en congé, et M. de Bébian, agent général de la Compagnie Transatlantique. C'est grâce à eux qu'il a pu organiser en peu de temps cette « fête sans précédent dans le pays ». La liste des invitations surtout, observe-t-il, « était pleine d'écueils ». M. de Bébian, depuis longtemps sur place, « a été l'âme du Comité qui a recueilli les souscriptions pour le piédestal de la Statue », et c'est lui également qui a inspiré la succession des fêtes. Il mérite bien la Légion d'honneur, ajoute l'amiral, qui donne encore un détail. Les dépenses de la réception sont très exactement de 7510 francs 97 centimes, mais si la somme est si modique, dit-il, c'est encore grâce à M. de Bébian et à ses employés.
La Flore reste à New York pour la fête nationale du 4 juillet, qui s'est passée fort tranquillement, selon le rapport de l'amiral. « La Flore a pavoisé au lever du soleil en même temps que le Minnesota et, à midi, après que la frégate américaine avait terminé son propre salut, elle a tiré le salut fédéral qui est de 38 coups de canon (un par Etat). Ce salut n'est fait que ce jour-là. Notre acte de courtoisie a été très apprécié et j'en ai reçu des remerciements ».
Le 6 juillet la Flore quitte New York à son tour, pour Sydney (Nouvelle-Ecosse), et la suite normale de son affectation en Atlantique Nord.
« Keep, ancient lands, your storied pomp"...
Give me your tired, your poor...
Your huddled masses Yearning to breathe free... »
« Gardez, terres antiques, votre faste légendaire
Donnez-moi votre fatigue, votre pauvreté,
Vos masses entassées aspirent à respirer librement"
Et voilà le symbole de l'alliance franco-américaine, d'un siècle d'indépendance républicaine, et de la liberté éclairant le monde comme un phare devenu curieusement le symbole d'accueil de ceux venus en Amérique chercher une nouvelle chance dans la vie. En un mot, « Miss Liberty » symbolise l'espoir. Désormais la somme d'espérances humaines qu'elle représente prend le pas sur son côté intellectuel ou idéologique, et c'est ainsi que de franco-américaine la Grande Dame est devenue universelle.
Dessins André Hambourg
U.B.
Sources
Cols bleus 11 Janvier 1986 n°1879
Public Library Buttolph Collection
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