Aéro Saint-Raphaël
vaccin contre la typhoïde
En fouillant dans les plis de l'aviation maritime Saint-Raphaël, j'ai retrouvé cette carte postale du 17 novembre 1917. Il est toujours intéressant de lire les courriers... le contenu nous révèle qu'un matelot mécanicien se plaint d'être malade et d'avoir une fièvre de cheval pour avoir été vacciné contre la typhoïde.
Au début de la Première Guerre mondiale, les mauvaises conditions d'hygiène dans les camps et les tranchées favorisent une grave épidémie de fièvre typhoïde. Dès les premiers mois du conflit, des dizaines de milliers de soldats sont contaminés et la mortalité est importante.
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| Ambulants LES ARCS A NICE17 NOV 1917 |
« Vacciné T.A.B. »Cette catastrophe sanitaire est en grande partie évitée grâce aux travaux de trois médecins français : André Chantemesse, Fernand Widal et le médecin militaire Hyacinthe Vincent. Dès la fin du XIXᵉ siècle, Chantemesse et son élève Widal mettent au point les premiers principes d'un vaccin à partir de bacilles tués. Hyacinthe Vincent perfectionne ensuite cette vaccination pour les besoins de l'armée et en démontre l'efficacité lors d'essais menés en Afrique du Nord.
Le 28 mars 1914, quelques mois avant le déclenchement de la guerre, la vaccination antityphoïdique devient obligatoire dans l'armée française. Dès octobre 1914, une campagne de vaccination systématique est lancée. En 1916, le vaccin est amélioré avec le vaccin TAB, qui protège également contre les paratyphoïdes A et B.
Les résultats sont spectaculaires : 45 078 cas et 5 479 décès sont recensés dans les cinq derniers mois de 1914, contre seulement 1 678 cas et 124 décès en 1917. Les historiens estiment que, sans cette vaccination, plus d'un million de soldats auraient contracté la maladie et plus de 150 000 seraient morts.
Sources
Institut Pasteur
Wikipedia















































