15 juillet 2026

SNLE Le Triomphant et le HMS Vanguard une surprenante rencontre en mer 2009

SNLE Le Triomphant

HMS VANGUARD

Le Triomphant (S616) est le premier des quatre Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins (SNLE) de la classe Le Triomphant. Il constitue, avec Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible, la composante océanique de la dissuasion nucléaire française. Ces sous-marins sont basés à l'Île Longue, près de Brest.


Ses principales caractéristiques sont :

Mise en service : 21 mars 1997
Chantier : Cherbourg
Longueur : 138 m
Largeur : 12,5 m
Déplacement : 12 685 t en surface, 14 335 t en plongée
Propulsion : 1 réacteur nucléaire K15
Vitesse : environ 25 nœuds (46 km/h) en plongée
Autonomie : pratiquement illimitée en énergie, avec environ 70 jours de vivres
Équipage : environ 110 à 112 marins

Le bâtiment est conçu avant tout pour la dissuasion stratégique. Il emporte aujourd'hui 16 missiles balistiques M51, ainsi que quatre tubes lance-torpilles pouvant mettre en œuvre des torpilles lourdes et des missiles antinavires pour son autodéfense.

Une collision sous la mer


La collision entre Le Triomphant et le HMS Vanguard est l'un des accidents les plus étonnants de l'histoire de la dissuasion nucléaire. 
Elle s'est produite dans la nuit du 3 au 4 février 2009, probablement dans le golfe de Gascogne ou à proximité, alors que les deux SNLE étaient en plongée profonde et effectuaient une mission de dissuasion.

Le caractère exceptionnel de l'événement tient au fait que les deux bâtiments étaient parmi les sous-marins les plus silencieux jamais construits. Chacun mesurait environ 140 mètres, déplaçait plus de 14 000 tonnes en plongée et emportait 16 missiles nucléaires. Malgré l'immensité de l'Atlantique, leurs routes se sont croisées.


Mis en service en août 1993, le HMS Vanguard est le premier sous-marin de la classe Vanguard, une série de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) dont la mission est d'assurer la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni en emportant les missiles balistiques Trident.

Avec ses 150 mètres de longueur, ce géant des mers est presque aussi long que la cathédrale Saint-Paul de Londres. Pourtant, il accomplit sa mission dans le plus grand silence, évoluant sans être détecté lors de longues patrouilles dans les océans du globe, à des profondeurs pouvant dépasser 250 mètres.

Grâce à son réacteur nucléaire, le Vanguard peut produire lui-même son eau douce et son oxygène. Son autonomie n'est donc limitée que par la quantité de nourriture embarquée à bord.

Le HMS Vanguard est servi par deux équipages distincts qui se relaient. Pendant que l'un est déployé en mer, l'autre est en période de repos ou suit un entraînement à Faslane, en Écosse, le principal port d'attache de la flotte britannique de sous-marins nucléaires.



HMS Vanguard 
La réaction britannique a été assez différente de la réaction française. Les autorités de Londres ont confirmé les faits plus rapidement une fois que l'information a commencé à circuler dans la presse, mais elles ont ensuite opposé un silence presque total sur les détails opérationnels.

Concernant la Royal Navy, c'est le First Sea Lord, l'amiral Sir Jonathon Band, qui confirme officiellement l'accident le 16 février 2009. Il indique simplement que :
la collision s'est produite à très faible vitesse ;
il n'y a eu aucun blessé ;
la sécurité nucléaire n'a jamais été compromise.
Par la suite, le ministère britannique de la Défense (MoD) répète inlassablement la même ligne :

aucune atteinte à la dissuasion nucléaire ;
aucune fuite radioactive ;
une enquête interne est ouverte ;
les détails resteront classifiés pour des raisons de sécurité nationale.


Lorsque des députés interrogent le gouvernement à la Chambre des communes, la réponse est très ferme. Le ministre John Hutton déclare qu'aucune sanction disciplinaire n'a été prise, qu'un examen approfondi est en cours et que les enseignements nécessaires seront tirés. Plus tard, le gouvernement refuse même de publier un résumé de l'enquête, invoquant le secret défense.



Ce qu'a écrit la presse britannique

La presse, en revanche, a été beaucoup plus bavarde.

The Times révèle le premier que le mystérieux « objet immergé » annoncé par Paris est en réalité un SNLE britannique. Le journal insiste sur un paradoxe fascinant : les deux sous-marins étaient tellement silencieux qu'ils ne pouvaient plus se détecter mutuellement.

Le Daily Telegraph adopte un ton plus alarmiste. Il évoque un accident "aussi grave que le naufrage du Koursk" sur le plan stratégique, tout en précisant qu'il n'y avait jamais eu de risque immédiat d'explosion nucléaire. Le journal estime les réparations à plusieurs dizaines de millions de livres.

Le Guardian résume l'événement par une formule restée célèbre :

« La bonne nouvelle est que le Vanguard était pratiquement indétectable. La mauvaise est qu'il l'était un peu trop. »

missiles Trident


La BBC adopte un ton beaucoup plus factuel, rappelant que les deux sous-marins naviguaient très lentement en utilisant uniquement leurs sonars passifs, ce qui explique qu'ils aient pu se croiser sans s'entendre.

La Continuous At Sea Deterrence (CASD), la permanence de la dissuasion nucléaire britannique, est en service sans interruption depuis 1969. Pour Londres, il est essentiel de ne jamais divulguer :


les zones de patrouille ;

les itinéraires ;

les méthodes de navigation ;

les performances acoustiques des SNLE.

Reconnaître qu'un sous-marin avait été localisé, ou expliquer précisément comment l'accident s'était produit, aurait fourni des informations précieuses à d'éventuels adversaires. C'est pourquoi le MoD s'est retranché derrière le secret défense à chaque question parlementaire.

Un point intrigue encore aujourd'hui les historiens navals : plusieurs anciens sous-mariniers britanniques ont laissé entendre qu'un accord de déconfliction existait entre la Royal Navy et l'US Navy pour éviter que leurs SNLE ne se croisent, mais qu'aucun mécanisme comparable n'existait avec la Marine nationale française.

Sources 

https://hansard.parliament.uk/Commons/2009-03-02/debates/09030250000150/HMSVanguard?utm_source=chatgpt.com

https://hansard.parliament.uk/Commons/2010-03-30/debates/10033061000015/HMSVanguardAccidents?utm_source=chatgpt.com

https://www.theguardian.com/uk/2009/feb/17/nuclear-submarine-collision?utm_source=chatgpt.com

https://hansard.parliament.uk/commons/2009-02-25/debates/09022629000109/HMSVanguard?utm_source=chatgpt.com

https://medium.com/write-a-catalyst/how-two-nuclear-submarines-collided-in-the-middle-of-nowhere-9f84610ea768?utm_source=chatgpt.com

14 juillet 2026

14 juillet 1789 prise de la Bastille

 14 juillet 1789 Prise de la Bastille

Cette estampe, intitulée « Le Siège de la Bastille prise par la Bourgeoisie et aux braves Grenadiers des Gardes-Françoises de Notre bonne Ville de Paris le 14 juillet 1789 », est l'un des tout premiers témoignages imprimés de la Révolution française. Réalisée quelques semaines seulement après les événements, elle constitue autant un document historique qu'un instrument de propagande patriotique.



L'image met en scène la prise de la Bastille, forteresse royale devenue le symbole de l'arbitraire monarchique en raison de son usage comme prison d'État. Le 14 juillet 1789, les Parisiens s'en emparent après plusieurs heures de combat. Si la Bastille ne renfermait alors que sept prisonniers, sa chute acquit immédiatement une immense portée politique : elle symbolisa la victoire du peuple de Paris sur l'absolutisme.

L'estampe insiste particulièrement sur le rôle de la bourgeoisie parisienne et des Gardes-Françaises, soldats du roi qui choisirent de rejoindre les insurgés. Cette représentation correspond à la volonté des contemporains de montrer que la Révolution ne fut pas seulement une émeute populaire, mais également une action soutenue par une partie de l'armée régulière et des élites urbaines. Les Gardes-Françaises, dont plusieurs apportèrent leur expérience militaire et leur artillerie aux assaillants, jouèrent effectivement un rôle déterminant dans la prise de la forteresse.


Le récit imprimé au bas de l'image évoque la supposée trahison du gouverneur Bernard-René de Launay, accusé d'avoir fait tirer sur les parlementaires venus négocier. Si les négociations furent effectivement rompues et si la garnison ouvrit le feu sur les assaillants, le texte simplifie les événements et accentue volontairement la responsabilité du gouverneur afin de justifier son exécution immédiate par la foule après la reddition. Cette présentation reflète davantage la perception révolutionnaire de juillet 1789 qu'une reconstitution objective des faits.

L'iconographie elle-même relève en partie de la convention. Les proportions de la Bastille, l'organisation des rues et la disposition des combattants ne correspondent pas exactement à la réalité topographique. Le graveur cherche avant tout à produire une image spectaculaire où fumées, canons, drapeaux et soldats exaltent le courage des vainqueurs. Cette dramatisation est caractéristique des estampes populaires de la fin du XVIIIᵉ siècle.

La présence des couplets chantés de part et d'autre de la gravure est particulièrement intéressante. Ces chansons étaient destinées à être entonnées sur des airs déjà connus (« Air : Vive Henri »), ce qui facilitait leur diffusion auprès d'un large public. 

L'image, le récit et la chanson formaient ainsi un véritable support de propagande révolutionnaire, vendu dans les rues de Paris ou affiché dans les lieux publics.

Enfin, cette estampe témoigne de la naissance d'une mémoire révolutionnaire. Dès l'été 1789, la prise de la Bastille n'est plus seulement un fait militaire : elle devient un mythe fondateur, célébrant l'union du peuple, de la bourgeoisie et des Gardes-Françaises contre le despotisme. Cette interprétation, largement diffusée par les gravures, les chansons et les pamphlets, contribuera durablement à faire du 14 juillet le symbole de la liberté, bien avant qu'il ne devienne la fête nationale française en 1880.
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Enfin une autre gravure intitulée 

RECIT MEMORABLE DU SIEGE DE LA BASTILLE, ARRIVÉ LE QUATORZE JUILLET L'AN DE LA LIBERTÉ MIL SEPT CENT QUATRE-VINGT-NEUF.

Dont le succès est dû aux deux grenadiers du régiment de gardes-françaises, c'est à eux que nous devons l'heureuse révolution du 13 juillet ; instruits de la nécessité de prendre la Bastille, ils courent en foule accompagnés d'un grand nombre de citoyens patriotes ; après une première décharge de canon & de fusils, le gouverneur leur donna des paroles de paix, & lorsqu'environ cinq cent d'entr'eux furent entrés, il fait tirer le canon & égorger ainsi de sang-froid une foule d'honnêtes gens ; cette abominable trahison, qui eût pu porter le désespoir et la crainte dans les esprits, redoubla le courage du patriotisme et de l'honneur ; et en moins de deux heures elle est de nouveau attaquée, prise d'assaut. Le sieur Harné, grenadier des gardes, et les sieurs Humbert et Hullin se sont immortalisés en montant à l'assaut et saisissant le gouverneur au milieu des sabres ; la tête du gouverneur a été portée en triomphe par toute la ville, et a été exposée pendant plusieurs jours : telle a été la fin tragique, dont le récit étonnera nos descendants.

Sources

BnF Gallica 


13 juillet 2026

Mission Jeanne d'Arc 2026 passage du Canal de Suez Egypte PHA DIXMUDE FLF ACONIT 24 février 2026



 Mission Jeanne d'Arc 2026 passage du Canal de Suez

De l’océan Indien jusqu’en Atlantique,


la mission JDA démontre la capacité de la France à être projetée partout dans le monde, des côtes africaines au continent américain. Cette capacité opérationnelle lui permet d’affirmer sa légitimité, de renforcer ses partenariats et de contribuer à la stabilité de ces régions ainsi qu’à l’assistance aux populations victimes de catastrophes naturelles, en tant que partenaire fiable et solidaire. Lors de ce déploiement, en plus des interactions nationales ultramarines, des actions de coopération seront menées avec plusieurs pays partenaires tant en mer qu’à terre.

À ce titre, la mission JDA 26 est un outil de rayonnement et d’influence qui offre de multiples opportunités d’engagement diplomatique.

L'Égypte cherche à : 

protéger le canal de Suez ;

sécuriser les gisements gaziers en Méditerranée orientale ;

disposer d'une capacité de projection en mer Rouge, dans le golfe d'Aden et en Méditerranée ;

devenir la principale puissance navale du monde arabe aussi achète-t-elle à la France 2 porte-hélicoptères d'assaut de classe Mistral (France)

"Gamal Abdel Nasser (L1010)" "Anouar el-Sadate (L1020)"

Ces bâtiments avaient été construits pour la Russie avant l'annulation du contrat. L'Égypte les rachète en 2015 pour environ 950 millions d'euros.


**V 10270** SPID La Poste 24 FEV 2026

« Après avoir franchi le canal de Suez le 24 février, le groupe amphibie Jeanne d'Arc composé du porte-hélicoptères amphibie Dixmude et de la frégate Aconit a débuté une séquence d'échanges opérationnels avec les forces armées égyptiennes à partir de Port Safaga. »

À la suite de la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient (guerre entre Israël et l'Iran et risques accrus dans la mer Rouge), la mission Jeanne d'Arc 2026 a été modifiée en cours de déploiement. 
Le groupe a renoncé à poursuivre son programme initial vers l'Asie et a été redirigé vers l'Atlantique via le cap de Bonne-Espérance, puis le Brésil, les Caraïbes, le Canada et l'Europe, avant son retour à Toulon.


Après le franchissement du canal de Suez le 24 février 2026, le groupe Jeanne d'Arc (Dixmude et Aconit) a fait escale à Port Safaga pour sa première activité opérationnelle de la mission.

1. Coopération avec les forces armées égyptiennes

L'objectif principal était de renforcer l'interopérabilité entre les armées française et égyptienne :

échanges entre états-majors ;

préparation et conduite d'activités amphibies ;

entraînement des officiers-élèves de la mission Jeanne d'Arc ;

familiarisation avec les procédures communes avant les opérations en mer Rouge.

2. Entraînement amphibie


Le groupe tactique embarqué du Dixmude, constitué principalement d'éléments de la 9e brigade d'infanterie de marine, a conduit des exercices avec des unités égyptiennes.

Ces activités comprenaient notamment :

débarquement de troupes ;

mise en œuvre des chalands de débarquement du PHA ;

coordination entre moyens navals, terrestres et aériens ;

procédures de commandement conjointes.

3. Activités aéronautiques


Le Dixmude embarquait :

des hélicoptères Caïman ;

des hélicoptères Gazelle ;

un Dauphin de la flottille 34F ;

un drone Camcopter S-100.


Des vols d'entraînement ont été réalisés pour :

la reconnaissance,

les liaisons tactiques,

les opérations héliportées,

les procédures de recherche et sauvetage (SAR).

4. Formation des officiers-élèves

Comme chaque mission Jeanne d'Arc, cette première escale servait également de terrain d'application pour les 162 officiers-élèves français et étrangers embarqués.

Ils ont participé :

aux briefings opérationnels ;

aux exercices de planification ;

aux liaisons avec les autorités militaires égyptiennes ;

aux opérations amphibies sur le terrain.

https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/2026_DOSSIER_DE_PRESSE_JDA26_UK.pdf?utm_source=chatgpt.com

12 juillet 2026

Passage de la ligne 5 mai 2026 PHA Dixmude FLF Aconit Equateur

Passage de la ligne 5 mai 2026 PHA Dixmude FLF Aconit

Le 5 mai 2026, le PHA Dixmude, accompagné de la frégate Aconit, franchit l'Équateur lors de la mission Jeanne d'Arc 2026. Fidèle à la tradition de la Marine, les "néophytes" participent à la cérémonie du passage de la Ligne sous l'autorité symbolique de Neptune. Une griffe postale spéciale, « Passage de l'Équateur – Tremblez néophytes », réalisée par le service postal embarqué, immortalise cet événement.


**V10270 **  SPID La Poste  05 mai 2026


Le passage de la Ligne, c'est-à-dire le franchissement de l'équateur, est l'une des plus anciennes traditions du monde maritime. Encore pratiquée aujourd'hui dans de nombreuses marines militaires, dont la Marine nationale, cette cérémonie marque l'entrée symbolique d'un marin dans le cercle des « anciens » ayant navigué dans les deux hémisphères.

L'origine de cette coutume remonte aux Grandes Découvertes des XVe et XVIe siècles. Avec les expéditions de Christophe Colomb vers l'ouest et de Vasco de Gama vers les Indes en contournant l'Afrique, les navigateurs européens franchissent régulièrement l'équateur. Ce passage, alors considéré comme mystérieux et dangereux, devient un moment particulier de la navigation. Les longues traversées offrent aussi l'occasion d'organiser une fête destinée à rompre la monotonie de la vie à bord.

avec l'aimable participation de chatGPT

Très rapidement naît un véritable rite initiatique. Les marins ayant déjà franchi « la Ligne », appelés les anciens ou chevaliers des mers, accueillent les néophytes. Le dieu romain Neptune, maître des océans, monte symboliquement à bord, accompagné de sa cour – Amphitrite, Tritons, médecins, barbiers et greffiers. Joué par un marin expérimenté, Neptune prend temporairement le commandement du navire dans une inversion symbolique des rôles, caractéristique des rites de passage.

Les néophytes sont alors soumis à diverses épreuves, dont la nature a beaucoup évolué au fil du temps. Autrefois parfois très rudes, elles consistent aujourd'hui en jeux, maquillages, aspersions d'eau de mer ou parcours humoristiques. À l'issue de la cérémonie, chaque participant est déclaré « chevalier des mers » et reçoit un certificat de passage de la Ligne, qu'il conservera tout au long de sa carrière maritime. Dans plusieurs marines, ce document doit être présenté lors des passages ultérieurs afin d'éviter un nouveau baptême.

Les ethnologues considèrent cette cérémonie comme un véritable rite de passage, comparable à ceux décrits par Arnold Van Gennep. Le marin quitte symboliquement son ancien statut pour intégrer la communauté des navigateurs expérimentés. La mise en scène de Neptune, le renversement momentané de la hiérarchie et la délivrance d'un diplôme traduisent cette transformation sociale autant que symbolique.

Dans la Marine nationale, cette tradition demeure bien vivante, même si elle est aujourd'hui strictement encadrée afin de respecter la dignité des participants. Elle constitue avant tout un moment de cohésion, de transmission des traditions et de partage entre générations de marins.


Timbre TAAF Kerguelen Claude Charles Marie du Campe de ROSILY MESROS philatélie création philatélique Terres Australes et Antarctiques Françaises

TIMBRE TAAF ROSILY-MESROS

Dans la continuité des 400 ans de la Marine, je souhaiterai proposer la création d'un timbre à l'effigie de Rosily-Mesros.

Personnage de la Marine un peu oublié, il mériterait largement une petite vignette collante. Que les clubs philatéliques spécialisés ou non dans le polaire reprennent cette idée à leur compte!



La création d'un timbre consacré à Claude Charles Marie du Campe de Rosily-Mesros présenterait un véritable intérêt historique, maritime et patrimonial. Voici les principaux arguments qui peuvent être développés dans un dossier de proposition adressé à la commission des TAAF.

 Un grand marin au service de la France

Rosily-Mesros est l'une des figures majeures de la Marine française entre la fin de l'Ancien Régime, la Révolution, le Consulat, le Premier Empire et la Restauration. Peu d'officiers ont connu une carrière aussi longue tout en restant au service de l'État malgré les changements de régime.

Il incarne la continuité de la Marine française pendant plus d'un demi-siècle.

Un acteur de la renaissance de la Marine sous Napoléon

Après les pertes subies pendant la Révolution, Rosily participe activement à la reconstruction de la puissance navale française.

Nommé directeur du Dépôt des cartes et plans, puis ministre de la Marine par intérim, il contribue à :

  • la réorganisation des arsenaux ;
  • la modernisation de l'hydrographie ;
  • le développement de la cartographie maritime ;
  • la formation des officiers.

Son action administrative est souvent plus durable que ses opérations militaires.

Un scientifique autant qu'un marin

Rosily appartient à cette génération d'officiers savants.

Il participe à :

  • des campagnes hydrographiques ;
  • des observations astronomiques ;
  • des levés de côtes ;
  • l'amélioration des cartes marines françaises.

Il illustre parfaitement le lien entre navigation, science et connaissance du monde.




4. Un acteur des grandes expéditions du XVIIIᵉ siècle

Il participe aux campagnes navales de la fin du règne de Louis XVI et accompagne notamment les grandes expéditions destinées à soutenir l'indépendance américaine.

Son parcours rappelle le rôle essentiel de la Marine française dans l'histoire mondiale.

Le dernier commandant français à Trafalgar

Après la mort de Pierre-Charles Villeneuve, Rosily reçoit le commandement de la flotte réfugiée à Cadix.

Il tente de sauver ce qui reste de la marine impériale dans un contexte extrêmement difficile.

Cet épisode fait de lui un témoin direct de l'un des plus célèbres événements de l'histoire navale.


Une personnalité encore insuffisamment honorée

Contrairement à de nombreux amiraux français :

  • Pierre André de Suffren ;
  • Louis-René de Latouche-Tréville ;
  • Thomas Cochrane (à l'étranger) ;

Rosily demeure relativement méconnu du grand public malgré une carrière exceptionnelle.

Un timbre contribuerait à réparer cet oubli.

Une dimension patrimoniale

Son nom demeure attaché :

  • au Dépôt des cartes et plans de la Marine ;
  • à plusieurs bâtiments de la Marine nationale ;
  • à différents toponymes maritimes.

Il est notamment associé au cap Rosily dans l'archipel des Îles Kerguelen, témoignage durable de son importance pour l'histoire maritime française.

Une cohérence avec les émissions philatéliques françaises

La philatélie française rend régulièrement hommage :

  • aux grands explorateurs ;
  • aux savants ;
  • aux officiers de marine ;
  • aux personnalités ayant contribué au rayonnement scientifique et maritime de la France.

Rosily réunit ces quatre dimensions.

Un intérêt pour plusieurs publics

Le timbre toucherait :

  • les collectionneurs ;
  • les passionnés d'histoire maritime ;
  • les associations navales ;
  • les musées maritimes ;
  • les écoles navales ;
  • les historiens de l'époque napoléonienne ;
  • les amateurs des Terres australes françaises.

Une iconographie riche

Rosily offre plusieurs possibilités graphiques :

  • son portrait officiel en uniforme d'amiral ;
  • une carte marine issue du Dépôt hydrographique ;
  • un navire de ligne de 74 ou 80 canons ;
  • un compas, un sextant ou une carte nautique ;
  • le cap Rosily aux Kerguelen ;
  • un décor évoquant le Premier Empire.

L'ensemble permettrait la réalisation d'un timbre élégant, historique et immédiatement identifiable.

En conclusion

La création d'un timbre consacré à Claude Charles Marie du Campe de Rosily-Mesros répondrait pleinement aux objectifs de la philatélie française : 

mettre en lumière une personnalité dont l'action a profondément marqué l'histoire maritime nationale. Marin, administrateur, hydrographe et homme de science, Rosily incarne la continuité de la Marine française à travers les bouleversements politiques de la fin du XVIIIᵉ et du début du XIXᵉ siècle. 

Un tel hommage contribuerait à mieux faire connaître son œuvre auprès du grand public tout en enrichissant le patrimoine philatélique français par une émission associant mémoire historique, patrimoine maritime et excellence scientifique.


SNLE Le Triomphant et le HMS Vanguard une surprenante rencontre en mer 2009

SNLE Le Triomphant HMS VANGUARD Le Triomphant (S616) est le premier des quatre Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins (SNLE) de la cla...