26 novembre 2020

Vice-amiral Charles Hector JACQUINOT TAAF Terre Adélie Dumont d'Urville

Vice-amiral Charles Hector JACQUINOT TAAF Terre Adélie Dumont d'Urville


La marine française vient de perdre, dans la personne du vice- amiral Jacquinot, un de ses officiers généraux dont la longue carrière a été le plus complète et le plus variée. Il a clos avec son commandant, l'amiral Dumont d'Urville, la liste des navigateurs proprement dits, c'est-à-dire des marins qui, au lieu de courir les aventures pour piller des pays conquis, ou de naviguer, combattre ou commercer, ont entrepris de périlleuses expéditions dans le but unique d'accroître les connaissances humaines par leurs découvertes et leurs observations.

L'amiral Jacquinot a été marin dans le sens le plus large du terme, astronome pratique, canonnier, administrateur, toujours il s'est montré supérieur par son savoir, son intelligence et sa droiture. Ses états de service sont là, d'ailleurs, pour l'attester.



Jacquinot (Charles-Hector) est né à Nevers le 4 mars 1796. Il a été aspirant de 1re classe le 1er mars 1816, après être sorti de l'École de marine à bord du Duquesne, à Toulon. Nommé enseigne de vaisseau le 15 mai 1820, lieutenant le 22 mai 1825, capitaine de corvette le 22 janvier 1836, capitaine de vaisseau le 21 décembre 1840, contre-amiral le 3 février 1852, et vice-amiral le 1er décembre 1855, il est entré dans le cadre de réserve en 1861.

Il a commencé sa carrière avec un officier jadis célèbre par son talent pour les observations astronomiques, le commandant Gauttier, et il s'est formé à son école pendant les années 1820, 1821 et 18.22, alors que son capitaine jetait dans» le Levant-les bases remarquables d'une sorte de triangulation astronomique, en déterminant exactement la position de montagnes élevées de l'Archipel situées sur le même méridien, et en faisant ensuite le tour de la mer Noire pour en lever la carte, qui est restée si longtemps la seule connue.

En 1822, il partait à bord de la Coquille, commandée par M. Duperrey, et dont Dumont d'Urville était le second, et prenait une part très-active aux observations et aux levés hydrographiques de cette campagne autour du monde, qui dura près de trois ans et fournit à la science des éléments si précieux et si divers.




Au retour, Dumont d'Urville, méditant une nouvelle campagne, le demandait pour second en avril 1825, en priant de ne pas le faire embarquer s'il rentrait de congé. Ce fut alors que la Coquille changea de nom pour aller courir de nouvelles aventures sous le nom de l'Astrolabè, dont Jacquinot fit l'armement. Il se trouva bientôt à bord avec deux camarades de l'école du Duquesne, MM. Lottin et Gressien, qui tous deux avaient été élevés à l'école du capitaine Gauttier, et M. Lottin se retrouva observer avec l'amiral Jacquinot pour déterminer exactement les positions des lieux. Ce même officier, M. Lottin, leva la plus grande partie des cartes de l'expédition de l'Astrolabe, et plus tard passa des hivers près du cap Nord à observer le magnétisme. 

Ila été question de la campagne de l'Astrolabe lorsqu'on a rendu compte de l'hommage rendu au commandant d"Urville en plaçant son buste au musée; elle fut fertile en observations astronomiques faites par le lieutenant et aussi en périls au milieu desquels son rôle de second exigeait qu'il pût suffire à tout ce qu'une navigation parmi des récifs et arrêtée par plusieurs échouages pouvait faire surgir à chaque instant.

 

Dans cette navigation toujours laborieuse, souvent pénible, le caractère du lieutenant Jacquinot et son zèle constant, allant sans cesse au-devant des ordres, imprimèrent à l'état-major comme à l'équipage un zèle que le simple devoir ne saurait produire : aspirants, maîtres et matelots luttaient d'ardeur pour être agréables au lieutenant, dont la gaîté, aussi intarissable que la bonté, les soutenait au milieu de misères qui ne se présenteront plus, car alors toutes les inventions modernes pour conserver les aliments de toutes sortes n'existaient pas encore : on en était aux salaisons et aux légumes secs. Mais on avait déjà de bonne eau dans des caisses en fer et, par suite, le scorbut ne sévissait plus.

 Les éloges sur les résultats de cette campagne retentirent à l'Académie des sciences.

Au retour, d'Urville demanda la coopération de son second pour la publication du voyage à laquelle M. Lottin ne pouvait suffire. Mais il embarqua bientôt sur la Dordogne avec le commandant Mathieu, qui avait coopéré à la carte de Corse avec M. de Hell. Tous deux ont été amiraux et ont dirigé le Dépôt des cartes et plans. Ce fut alors que M. Mathieu obtint pour Jacquinot le commandement de la Dordogne, lorsqu'il fut appelé à Paris pour la rédaction des cartes de la Corse.

Ce fut en juin 1832 que Jacquinot se maria avec Mlle Claire Roze. A l'époque où il était chargé à Toulon de l'instruction des escouades de canonniers, l'amiral Rosamel demandait alors pour le lieutenant Jacquinot le grade de capitaine de frégate, en s'àppuyant sur les résultats remarquables de l'instruction que les canonniers avaient reçue sous sa direction. Quoique des changements de ministres aient retardé sa promotion, il n'hésita pas à accepter un troisième voyage autour du monde, sous les ordres de l'amiral Mathieu, et il partit aussitôt pour Bayonne afin d'y armer convenablement la Dordogne.



L'expédition d'Alger empêcha le départ, et seul, sans protection, mais idolâtre de son métier, Jacquinot s'adressa directement au ministre pour obtenir le grade de capitaine de corvette, se basant sur ce qu'il n'avait certainement pas démérité depuis l'époque où il avait été chaudement proposé pour le grade de capitaine de frégate. Cette demande fut appuyée par les amiraux Jurien de la Gravière, alors préfet maritime, et Martinencq, major-général, qui citaient avec éloge l'instruction qu'il avait su donner aux canonniers et qui rappelaient encore une fois les brillantes campagnes dans lesquelles il avait joué un si beau rôle. Malgré ces recommandations chaleureuses, ce grade ne lui fut accordé qu'à la fin de 1836, quand il eut commandé la Meuse.

Mais d'Urville avait étudié les routes des voyageurs autour du pôle sud, il avait remarqué une lacune dans les parties explorées, et il proposa d'entreprendre la périlleuse recherche de terres nouvelles au milieu des glaces. Il demanda pour cela deux navires, qui lui furent donnés. A son fidèle lieutenant, on donna le commandement de la Zélée, tandis qu'il embarquait lui-même sur son ancienne Coquille. Disons à ce sujet que peu de navires ont rencontré autant d'aventures que celui-ci : la foudre l'avait percé à Naples en 1820; il avait couru les chances de la. campagne du commandant Duperrey ; il avait toucbé six fois avec d'Urville.



Cette nouvelle expédition fut plus pénible que la précédente; les deux navires s'enfoncèrent deux fois dans les glaces et en subirent les' étreintes. Leurs équipages furent décimés par le scorbut à deux reprises, ce qui ne les empêcha .pas, dès qu'ils furent guéris, de pour- ' suivre la recherche des points encore inconnus du Grand Océan. Après être demeurés à sec dans le détroit de Torrès, les deux navires rentrèrent en France ; il y avait 42 mois qu'ils en étaient partis. Ce fut alors que Jacquinot demanda un congé de trois mois. Il avait servi , constamment d'éclaireur dans les parages inconnus et avait continué les observations astronomiques pour lesquelles il avait peu d'égaux dans la marine. Les bâtiments qu'il avait commandés avaient été facilement bien tenus, car tout le -monde aimait un pareil chef, et tous ceux- qui ont servi sous ses ordres en conservent le meilleur souvenir.




Dumont d'Urville le fit alors appeler à Paris pour le faire coopérer à la rédaction du Voyage au pôle sud, et après sa mort tragique, son lieutenant demanda la faveur de continuer la relation de leur longue expédition. Mais les réclamations de l'éditeur avaient hâté la solution, et M. Vincenùon-Dumoulin, ingénieur hydrographe, fut chargé de ce travail. Toutefois le ministre proposait à Jacquinot de lui donner la direction supérieure de la rédaction ; mais comme cela entraînait un séjour de trois ou quatre ans à terre, celui-ci préféra les chances de la navigation et resta sur le vaisseau le Généreux.

Bien que Jacquinot eût été presque constamment embarqué jusqu'alors, il n'avait point paru sur les .navires de guerre proprement dits. Il avait fait des campagnes pénibles et périlleuses, il y avait montré son instruction. Il venait, il est vrai, d'être nommé capitaine de vaisseau, mais c'était un savant et cette épithète aurait pu l'arrêter court. D'ailleurs on pouvait déjà dire que le temps des voyages de découvertes était finf et qu'il avait fallu s'enfoncer dans les glaces du pôle sud pour donner un aliment et de l'intérêt au dernier.

Il entra donc dans l'escadre, sur la demande de l'amiral Parseval- Deschesnes, qui le prit pour capitaine de pavillon et chef d'état- major; il le garda deux ans et exprima au ministre les regrets causés par son départ, tant il avait été vite initié au service et à la manœuvre des grands vaisseaux, dont l'organisation était alors si parfaite. Mais en quittant la navigation paisible de l'escadre, il demanda aussitôt à s'éloigner-encore en allant commander la station navale de l'Indo-Chine, restée vacante depuis la- perte de la frégate la Gloire sur les récifs de de ces mers lointaines. Après quelques mois d'inaction, à la suite de la révolution de février, il fut nommé, en 1848, capitaine de port à Toulon et s'y attira les éloges de l'amiral Casy, préfet maritime. En 1850, son ancien chef, l'amiral Parseval, rappelait énergiquement ses serviCes dans l'escadre et demandait qu'enfin on le nommât contre- amiral. H ne fut promu à ce grade que le 3 février 1852.


En 1854, il montait le Valmy, sur la rade de Balthick et y éprouvait le déboire de s'y voir remplacé au moment où l'on apprenait la déclaration de guerre contre la Russie. Les louanges qui accompagnèrent son débarquement purent être un palliatif; elles s'ajoutaient à celles de l'amiral Parseval qui, appréciant son talent et son zèle, le désignait comme l'officier le plus capable de commander une station et comme l'un des plus habitués au commandement des plus grands vaisseaux. Du reste, l'opinion des chefs était celle de tous et s'appuyait sur l'estime, on pourrait presque dire sur l'affection que tous les officiers placés sous ses ordres avaient pour l'ancien lieutenant du commandant d'Urville. L'amiral Hamelin disait de lui : « C'est un homme d'un beau caractère, qui sait se faire aimer et obéir. »

L'amiral Jacquinot a terminé sa carrière à la préfecture de Toulon, alors que la guerre d'Italie imprimait une activité extrême aux transports, par suite de la brièveté du trajet. Là encore, il a su se faire aimer et obéir, aussi emporte-t-il les regrets de tous ceux qui ont navigué avec lui et surtout de son ancien aspirant, qu'il envoyait si souvent élonger des amarres dans la chaloupe ou veiller les récifs sur les barres de perroquet, et qui se fait aujourd'hui un devoir dire ce que lui inspirent les souvenirs de l'amiral Jacquinot

Amiral Paris

Il semblerait que certains n'aient guère apprécié la relation du voyage faite par Dumont d'Urville. Voici la simple requête de Mr Guilloux



SIMPLE REQUÊTE

A M. JACQUINOT, CH.-H.,

Directeur supérieur de la publication officielle du Voyage au pôle Sud et dans l'Océanie » sont les ordres de M. DUMONT D'URVILLE.

Pendant la dernière campagne de M. d'Urville autpur du monde , j'avais pour aide-chirurgien, à bord de la Zélée, un jeune étudiant M. Honoré Jacquinot, parent de mon capitaine M. Jacquinot , Charles - Hector. Cette circonstance fut pour moi une source d'ennuyeuses tracasseries en cours de voyage, et au retour, l'occasion d'injustices plus regrettables encore, en ce qu'elles ont entraîné MM. Jacquinot dans une voie d'iniquité indigne de leur caractère. Or, bien des personnes ont entendu parler des contestations qui en ont été la suite ; la plupart admettent que trente-huit mois de mer , des alternatives de froid intense et de chaleur excessive , ont pu nous agiter le sang aux uns comme aux autres et supposent bénévolement que nous avons eu des torts réciproques ; très peu savent en vérité à quoi s'en tenir sur ces discussions irritantes , et je désire que la religion de tous soit éclairée de la plus vive lumière.

Je montrerais, au besoin, comment ces messieurs sont parvenus, grâce au laissez-aller de nos institutions maritimes , à s'approprier impunément les récompenses que j'avais méritées; mais, toujours, je leur ai défendu d'attenter à mon honneur, sous peine d'encourir des révélations probablement fâcheuses pour leur amour-propre , sinon décidément compromettantes pour leur position d'officiers, Je ne m'arrêterai pas à faire la critique facile des volumes qui paraissent sous la direction de M. Jacquinot, Charles-Hector ; bien écrire n'est pas donné à tout le monde; il suffit, quand on a l'honneur de porter le bouton de la marine, de conserver une juste appréciation des choses dont on est chargé et de ne point dépenser sottement les deniers de l'état.

sources :

Les planches font partie de l'ensemble 

Zoologie - Herpétologie -- Planches séparées du Voyage au pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes l'Astrolabe et la Zélée, exécuté pendant les années 1837-1838-1839-1840 / sous le commandement de M. Dumont d'Urville. "Atlas. Zoologie". Ouvrage publié de 1841 à 1854

Hommage de l'amiral Paris à l'amiral Jacquinot

Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LN27-25388

25 novembre 2020

P.H.A. DIXMUDE - FS VENTÔSE Corymbe 154 V SPID 10270 piraterie Golfe du Bénin novembre 2020

PHA DIXMUDE - FS VENTÔSE Corymbe 154 V SPID 10270


V SPID 10270 en date du 18 novembre 2020 sur timbres béninois 


La piraterie n'est jamais finie. Au large du Nigeria, Cameroun, Bénin, Togo et autres Gabon, en plein océan Atlantique, l'insécurité maritime grimpe en flèche. Depuis le début de l'année 2020, Dryad Global, société de surveillance des mers, a recensé 78 kidnappings contre rançon dans le golfe de Guinée. Un chiffre en augmentation de 23% par rapport à l'an dernier. «Oui, on peut dire que les pirates sont de retour», opine du chef un haut gradé de la sécurité en mer. La tendance, amorcée fin 2019 avec cinq événements de ce type - 53 otages retenus en moyenne pendant 33 jours - inquiète les professionnels du secteur. «Notre branche était en pleine santé avant le Covid-19, et maintenant c'est beaucoup plus compliqué. Comme partout. Sauf qu'ailleurs, les pirates n'existent pas», ironise un armateur, sous couvert d'anonymat. Enquête sur cet espace maritime devenu, de la bouche de tous les spécialistes, le plus dangereux du monde..

DESCRIPTION DE L'ÉVÉNEMENT // Le 16 novembre, vers 4 h 30 UTC, à environ 40 NM SSE de Lomé, le pétrolier battant pavillon togolais STELIOS K (IMO: 8679209) a cessé de signaler. Le navire avait quitté Athènes (Grèce) début octobre et se dirigeait vers Lagos (Nigéria) lorsque l'incident s'est produit. Des rapports ultérieurs ont confirmé que le navire était effectivement arraisonné et qu'il reste sous le contrôle des auteurs le 18 novembre.

Après avoir perdu le contact, les autorités ont cherché à trouver sa position.

La mission de l’OTAN MDAT GOG (Maritime Domain Awareness for Trade - Gulf of Guinea) a ensuite obtenu confirmation que l’équipage se trouvait toujours à bord avec les assaillants. Des négociations seraient en cours pour la libération de l’équipage. Les pirates voudraient  dans un premier temps revendre les hydrocarbures à bord du navire. 





Une embarcation suspecte se serait approché du SKS Donggang pétrolier de 249 mètres de long, Le pétrolier en gardant sa vitesse a changé sa direction. 

 L’embarcation s’est approchés à moins d’un demi mille avant de s’écarter.
Entre vendredi 13 et lundi 16 novembre, 19 marins avaient été enlevés dans le golfe de Guinée, à bord du Zhen Hua 7, un navire transporteur de colis lourds (pavillon libérien), et de l’AM Delta, un petit cargo ghanéen. 


V SPID 10270 en date du 18 novembre 2020

Libérations 
Bonne nouvelle, néanmoins, on a appris que deux marins russes du Water Phoenix, enlevés au large de Lagos en septembre, ont été relachés après huit semaines de captivité. 
Ils sont en relativement bonne santé. L’armement Seatrade a remercié les autorités nigérianes, l’ambassade de Russie à Lagos, la police néerlandaise et les autres parties ayant permis ces libérations. 
Deux des 18 membres d’équipage de ce navire frigorifique de 134 mètres de long de la compagnie Seatrade avaient été enlevés le 8 septembre au petit matin alors qu’il avait tenté des manœuvres pour échapper aux pirates. Le cabinet Ambrey Intelligence a souligné auprès de Lloyds List que ces libérations pouvaient signifier que l’équipe à l’origine de ces enlèvements était désormais disponible pour commettre de nouveaux kidnappings.

© Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/content/piraterie-nouveaux-incidents-dans-le-golfe-de-guinee?xtor=EPR-56-20120118[Newsletter_V2_Drupal]-20201120-[_2]d


A écouter

24 novembre 2020

CORYMBE 1816 Naufrage de la Méduse 2 juillet 1816

La Marcophilie Navale Naufrage de la Méduse 1816

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue au large de l'actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats.
Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette L'Écho, la flûte La Loire et le brick L'Argus.
L'expédition est commandée par un amiral émigré sous la Révolution, Hugues de Chaumareys (51 ans).
Elle a reçu mission de réoccuper le Sénégal, restitué à la France par le traité de Paris, après la chute de Napoléon 1er, quelques mois plus tôt.


Le drame

Contre l'avis de ses officiers, l'amiral veut couper au plus court.

Son navire, La Méduse, s'éloigne ainsi du reste de la flotille et s'engage sur le banc de sable d'Arguin, à 160 kilomètres des côtes africaines. Il est bientôt immobilisé et il faut l'évacuer.
Tandis que les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur les canots, 152 hommes doivent se contenter d'un radeau de fortune de 20 mètres de long.
Le radeau est tiré dans un premier temps par les canots. Mais une nuit, les amarres cèdent et le radeau est abandonné à lui-même.


Après 13 jours sous un soleil implacable, une quinzaine de survivants sont enfin recueillis par L'Argus. Ils dépeignent les violences extrêmes auxquelles ils ont été réduits, y compris le cannibalisme

Leur récit émeut l'opinion publique.

L'amiral et les officiers passent en cour martiale.
Un jeune artiste, Théodore Géricault, s'inspire du drame pour peindre l'un des premiers chefs-d'oeuvre de l'école romantique.
La toile, aujourd'hui exposé au musée du Louvre (Paris), montre les marins qui tentent de se faire voir de L'Argus.

source : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18160702

http://images.google.fr/imgres?imgurl=https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhmOEqf8jF2cA2KO9DXZta3yC8bJogWVompA38LORuqTlFTTpJncsriQbbzP7n7Z3b7-dL1Xk0umSoFgTpm-u4povDEZmr-mgWAz3FbAX4qpYyNJTat4CqyoMr2cSp4U_KGbKc3sg4FuRg/s400/bateau-arriveb.JPG&imgrefurl=http://gilbert-arts.blogspot.com/2007_02_01_archive.html&h=300&w=400&sz=30&hl=fr&start=22&tbnid=6m3jSBcHcc5u7M:&tbnh=93&tbnw=124&prev=/images%3Fq%3Dradeau%2Bm%25C3%25A9duse%26start%3D20%26gbv%3D2%26ndsp%3D20%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26sa%3DN

23 novembre 2020

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le CMT LYRE BREST à Toulon chasse aux mines août 2009

Le CMT Lyre retourne à Toulon en cette fin de mois d'Août 2009

Le Lyre était basé à Brest depuis le 22 septembre 2003.

Composante de la Force d'Action Navale, la Lyre est le huitième chasseur de mines du type tripartite. Mis sur cale à Lorient le 14 octobre 1983, lancé le 15 novembre 1986, il a été admis au service actif le 16 décembre 1987.
En 2000, ce chasseur de mines a été déployé en Méditerranée et océan Indien pour une mission de quatre mois au sein du Task Group 453.05 (Loire, Croix du Sud, Sagittaire, Lyre).



Le périple a mené le groupe dans 11 pays différents : Bahreïn, Djibouti, Egypte, E.A.U., Koweït, Malte, Sultanat d'Oman, Qatar, Portugual, Tunisie et Turquie. Après avoir été basé à Toulon jusqu'en 2003, le chasseur de mines Lyre a subi une importante refonte à Brest entre septembre 2003 et juin 2004.
Dès le début de cette période, le 22 septembre 2003, les CMT Orion et Lyre ont permuté d’équipage et de port base. Le CMT Lyre est depuis basé à Brest, et l’Orion à Toulon. En 2004, la Lyre a participé aux opérations de renflouement du chalutier Bugaled Breizh, dont le naufrage par beau temps le 15 janvier 2004 près du cap Lizard, fut sujet à polémiques. En 2006, il est intervenu lors du naufrage du chimiquier Ece, suite à une collision dans le rail des Casquets à l’ouest de Cherbourg. La Lyre est parrainée par la ville de Mandelieu-la-Napoule depuis le 26 mai 1988.

L'Aviation maritime à Bizerte 1915 1916 Ferryville Sidi Abdallah

L'Aviation maritime à Bizerte 1915 1916



Sa situation de protectorat français explique le rôle de la Tunisie pendant la première guerre mondiale. Depuis la signature du traité du Bardo en 1881. le ministre de la guerre du pays est un général français et le bey de Tunis accepte de signer l'ordre de mobilisation de l'armée tunisienne bien que la régence de Tunis reste officiellement neutre pendant le conflit.





Plus de 62 000 soldats tunisiens sont envoyés sur le front et principalement répartis dans trois unités : le 4e régiment de tirailleurs tunisiens (4e RTT), le 8e régiment de tirailleurs tunisiens (8e RTT (8e RTT) et le 4e régiment mixte de zouave et de tirailleurs. Leur courage au combat explique les nombreuses décorations décernées aux régiments pendant la durée du conflit : Croix de guerre 14-18, croix de la Légion d'honneur fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire et fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur. Dans le même temps, plus de 24 000 Tunisiens sont envoyés dans les champs et les usines françaises remplacer les soldats français partis se battre.

A la suite des actions menées par les Croiseurs GOEBEN et BRESLAU en Algérie, les hydravions Nieuport de Nice (sous les ordres du LV de L’ESCAILLE  Six monoplans Nieuport à flotteurs (moteur de 80 chevaux) d’une autonomie de vol de 3 heures, et pouvant embarquer 2 hommes (1 pilote et 1 observateur), avaient été construits suite à une commande turque. En prévision des hostilités qui vont se déclencher, les livraisons de ces hydravions sont arrêtées. Ces derniers sont réquisitionnés et livrés à la Marine française.

Le 29 juillet 1914, le commandant de LA FOUDRE, reçoit de l’Etat-major général l’ordre de constituer, avec les moyens existants, 2 escadrilles destinées à surveiller les éventuels mouvements de la Flotte italienne. Ces 2 formations se répartissent comme suit :

Hydravion à Ferryville 


- Un groupe de 4 puis 8 Nieuport, basé à Nice sous les ordres du LV de L’ESCAILLE, est chargé d’assurer la surveillance du secteur de La Spezzia. L’Italie ayant déclaré sa neutralité dans le conflit mondial, ces appareils sont ensuite mis en caisse et transportés par mer à Bizerte, où ils arrivent le 4 septembre.

Une autre escadrille de 4 Nieuport basée à Bonifacio et commandée par le LV de LABORDE, doit s’assurer des îles de la Madalena en Sardaigne. L’installation des hydravions à Bonifacio, s’avérant difficile, l’escadrille est ramenée en métropole début septembre par paquebot, et stationnée ensuite à Saint Raphaël.

Hydravion à Ferryville
Afin de faire sortir la Flotte autrichienne de ses ports pour l’anéantir, l’Armée navale française rassemblée à Bizerte fait route vers l’Adriatique et la mer Ionienne le 8 août 1914 et arrive sur place le 12. Elle bombarde les forts de Cattaro ainsi que ceux de Lissa après avoir, le 18, coulé le croiseur autrichien ZENTA.

La Marine et l'Aviation Maritime au Havre durant la grande guerre Hydravion aéronautique navale






La Marine et l'Aviation Maritime au Havre durant la grande guerre

Contrairement aux villes du nord et de l’est de la France situées sur le front terrestre, Le Havre n’est pas directement touché par les combats pendant la Grande Guerre même si, au début des hostilités, on envisage sérieusement la possibilité que l’ennemi arrive jusqu’à la ville et que l’armée y installe rapidement un système de défense de façon à en faire un camp retranché. Cependant, grand port stratégique, Le Havre devient, dès le début de la guerre un front maritime de première importance dans la guerre navale que se livrent les deux camps. Base britannique, elle est une cible pour les navires de guerre, les sous-marins ou les mines allemands qui coulèrent ainsi près d’une quarantaine de navires au large du port de 1914 à 1918. Pour répondre à ces dangers, le front de mer est progressivement armé de canons et les abords de la rade sont surveillés par des sous-marins, puis, en 1915, un barrage flottant est construit à l’entrée de la rade pour en empêcher l’accès aux sous-marins allemands. Cette protection maritime est doublée d’une surveillance aérienne effectuée par des hydravions et des dirigeables alors que des mesures sont prises contre une attaque possible de l’aviation ennemie (réduction de l’éclairage, alertes) après le survol de la ville par un avion allemand le 10 octobre 1914. En fin de compte, l’unique dégât aérien subi par la ville fut le bombardement opéré par un avion allemand dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1918. Il laissa notamment tomber une bombe rue Ernest Renan qui démolit la maison du docteur Postel qui y perdit la vie.

Base britannique, elle est une cible pour les navires de guerre, les sous-marins ou les mines allemands qui coulèrent ainsi près d’une quarantaine de navires au large du port de 1914 à 1918. Pour répondre à ces dangers, le front de mer est progressivement armé de canons et les abords de la rade sont surveillés par des sous-marins, puis, en 1915, un barrage flottant est construit à l’entrée de la rade pour en empêcher l’accès aux sous-marins allemands.

 Cette protection maritime est doublée d’une surveillance aérienne effectuée par des hydravions et des dirigeables alors que des mesures sont prises contre une attaque possible de l’aviation ennemie (réduction de l’éclairage, alertes) après le survol de la ville par un avion allemand le 10 octobre 1914. En fin de compte, l’unique dégât aérien subi par la ville fut le bombardement opéré par un avion allemand dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1918. Il laissa notamment tomber une bombe rue Ernest Renan qui démolit la maison du docteur Postel qui y perdit la vie.
La Marine et l'Aviation Maritime au Havre durant la grande guerre 

Par décision ministérielle du 28 juillet 1915, un centre d'aviation maritime est créé à 100 mètres de l'hôtel Frascati, haut lieu de villégiature de la Belle Époque havraise. 

Dès octobre 1915, des avions FBA sont mis en place et en 1918 la base compte désormais dix-huit hydravions. Neuf officiers, dix-huit officiers mariniers et quatre-vingt-dix-huit marins donnent vie à ce centre d'aviation du Havre. Compte tenu de son emplacement et des craintes pour la sécurité de la population, une délibération du conseil municipal du Havre et une pétition de la population datée d'avril 1918 demandent au contre-amiral Didelot la suppression du centre. L'amiral reconnut la légitimité des inquiétudes mais rejeta la requête.

Envoi du lieutenant Léonce Caseneuve à Lavelanet. Cachet Service à la mer

Une cinquantaine environ de pilotes et observateurs de l'Aéronautique militaire ont servi dans des Centres d'Aviation maritime dont des pilotes de l'armée de terre cpmme le lieutenant d'infanterie Léonce Caseneuve qui rejoint Le Havre après une affectation à Salonique.



L'escadrille du Havre a été créée en juillet 1915. Il s'agissait de protéger le trafic maritime du port normand des attaques de sous-marins ennemis. L'EV1 Rallier du Baty est désigné pour assurer la surveillance des travaux d'aménagement. Courant octobre, deux hydravions FBA 100 ch et des équipages sont détachés du CAM de Dunkerque. Les missions commencent en novembre mais sont arrêtées en décembre, les personnels spécialisés étant rappelés d'urgence pour armer le CAM de Bizerte dont la mise en oeuvre est jugée prioritaire. En janvier 1916, les installations de l'escadrille du Havre sont mises en gardiennage et il faudra attendre avril, pour que l'ordre de réactiver l'endroit soit donné.

Le LV André Nové-Josserand est chargé de superviser la remise en fonction de l'escadrille du Havre, le 5 avril 1916. Le personnel nécessaire est fourni par le CAM de Dunkerque et par la base navale de Cherbourg. Elle reçoit comme dotation trois FBA 100 ch. Sa mission étant achevée, le LV Nové-Josserand est remplacé par l'EV1 Herbert Guyot d'Asnières de Salins, le 13 avril 1916.

FBA C

Le 24 mai, c'est au tour de l'EV1 Gaston Poulalion de prendre le commandement de l'escadrille. A partir d'octobre, l'unité commence à percevoir des FBA 150 ch.
Rattachement au centre d'aéronautique du Havre :

L’escadrille est rattachée au centre d’aéronautique du Havre, le 26 décembre 1916.
CAM du Havre :

Le 1er mars 1917, l’escadrille devient un centre d'aviation maritime. La mission principale de ses hydravions consiste à réaliser des patrouilles aériennes sur la baie de la Seine. Sa zone opérationnelle se situe entre le littoral de la Manche de Fécamp à l'embouchure de l'Orne. Ils doivent également protéger les convois qui entrent et sortent du port du havre jusqu'à 60 Milles au large. Le 29 juillet 1917, sa dotation théorique passe à seize hydravions.

Le FBA Type H est un  hydravion produit en France par le constructeur Francà-Brittanique Aviation Company (FBA) en 1916 et  1917.
juillet décembre 1915 2 FBA B 100

La formation compte en avril 1916 à Mars 1917 6 FBA C de 100 CV

sources:

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_du_Havre.htm

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=30&t=47927

https://archives.lehavre.fr/archives_municipales/havrais-pgm/pages/page1.php

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