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30 mars 2017

le lancement du Redoutable et le bouton vert

le lancement du Redoutable 

et le bouton vert


C'est en appuyant sur un bouton vert, le 29 mars 1967, que le général de Gaulle a ordonné le lancement du Redoutable. 






La scène s'est passée, il y a cinquante ans et depuis ce jour un mystère plane autour de la disparition de ce bouton. Après la cérémonie quelqu'un l'a subtilisé... et ce n'est pas le général André Germain, ICITA en retraite et chef de l'atelier Electricité en 1961, qui a bien voulu conter à la rédaction d'Emergence le Journal interne DCN, l'histoire de ce bouton si convoité. 





"Lorsque qu'un Président de la République se déplace, rien ne se fait sans l'accord du protocole élyséen". 

Le général étant myope, il est conseillé que ce bouton soit de grande dimension. 


La couleur rouge étant exclue pour raison évidente de sensibilité politique, le bouton sera donc vert, couleur des boutons de démarrage des moteurs. 












"Un prototype est commandé au Service "Plastiques" du CETSM (futur CETEC) et après accord, une série de trois boutons identiques est fabriquée". Peu avant la cérémonie, André Germain visse le bouton sur le pupitre de lancement, .. après l'avoir identifié par une croix tracée au dos.




Le Redoutable lancé, la cale se vide de son public. Il remplace, par prudence, le bouton à présent consacré par le général, par le sosie n°2. 


Ce qu'il prévoyait arrive et le jour même le bouton disparaît. 
"Qu'importe! après tout ce n'est pas le bon", mois il se garde bien de le dire. 


Quelques mois plus tard, revenant d'une mission à Paris, un chef de section lui déclare avoir vu exposé dons le bureau d'un haut personnage de la recherche scientifique le fameux bouton. 










C'était donc lui, l'aficionados du général qui s'était emparé de ce précieux souvenir ! Indigné, un Ingénieur en Chef, informé du fait, se propose de récupérer le souvenir cherbourgeois. 

Malicieusement, André Germain lui confie le sosie n°3, afin d'opérer une substitution lors d'une prochaine mission. Il semble que cela fut fait. Mais peu importe le sort de ces deux copies, puisque le vrai c'est André Germain qui le possède toujours.



29 mars 2017

DANS LEURS YEUX Documentaire films d'amateurs

Dans leurs yeux
documentaire de Sévérine Vermersch 


https://vimeo.com/191281672

pour ceux qui aiment la mer

Mission Jeanne d'Arc 2017 Escale à Djibouti FLF Courbet

Mission Jeanne d'Arc 2017 

Escale à Djibouti FLF Courbet

Tampon V SPID 10675 en date du 14 mars 2017
L'Aris 13 transportait du pétrole et du gaz de Djibouti à Mogadiscio lorsqu'il avait été attaqué lundi par des hommes armés à bord de deux skiffs, des embarcations rapides utilisées par les pirates. Selon John Steed, l'Aris 13 n'a pas respecté les «meilleures pratiques» mises en place par les armateurs pour endiguer les actes de piraterie au large de la Somalie : il naviguait trop près des côtes, à une vitesse trop lente, et sans escorte armée.


En escale à Djibouti dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc 2017 », la frégate Courbet a appareillé le 16 mars 2017 pour intégrer l’opération Atalanta, sous contrôle opérationnel d'Alindien, et se rendre au large des côtes somaliennes après l’attaque par des présumés pirates du pétrolier « Aris 13 ».

Tampon V SPID 10675 en date du 16 février 2017

Arrivé sur zone dès le lendemain matin, l’Aris 13, libéré dans la nuit, est relocalisé par l’hélicoptère Dauphin de la frégate au cours d’un vol de reconnaissance. Le Courbet établit alors un premier contact radio avec le navire qui fait route vers le port de Bossasso, escorté par les forces de sécurité somaliennes. L’équipage sri-lankais très coopératif est manifestement rassuré par cette présence militaire.


Crédits : État-major des armées


Mettant à l’eau deux embarcations, l’équipage du Courbet conduit ensuite une « approche amicale » du navire, et établit le dialogue avec le capitaine pour rassurer l’équipage. Il propose également une aide médicale au cas où l’un des membres de l’équipage aurait été blessé lors de l’attaque et s’informe sur la situation. Après ces échanges, la frégate accompagne l’Aris 13 jusqu’aux abords du port de Bossasso.


Tampon V SPID 10675 en date du 16 février 2017
 L’opération Atalanta a été lancée le 8 décembre 2008 par l’Union Européenne conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité afin de lutter contre les activités de piraterie dans l’océan Indien occidental. Les pays contributeurs travaillent à la dissuasion, la prévention et la répression des actes de piraterie et vol à main armée. Cette opération, qui est la première opération navale de l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

Source : Marine nationale
http://www.defense.gouv.fr/operations/operations/piraterie/actualites/atalante-le-courbet-aupres-de-l-aris-13-au-large-des-cotes-somaliennes

Mission Jeanne d'Arc 2017 BPC Mistral escale à Djibouti

Mission Jeanne d'Arc 2017 BPC Mistral  escale à Djibouti 


Le 15 mars 2017, les services consulaires de l’Ambassade de France à Djibouti, en étroite collaboration avec les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), ont organisé une Journée Défense et Citoyenneté (JDC) à bord du bâtiment de projection et de commandement Mistral.



La journée défense et citoyenneté est la 3e étape du parcours de citoyenneté. Ce rendez-vous, obligatoire et indispensable entre les jeunes et la Défense, concerne tous les Français, filles et garçons, entre 17 et 18 ans, qu’ils vivent en France ou à l’étranger. Ainsi, chaque année, la section consulaire de l’Ambassade de France à Djibouti organise une JDC en partenariat avec les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), soit au sein de ses emprises soit à bord d’un bâtiment de la Marine nationale en escale à Djibouti.




Cette année, 80 jeunes français ont été convoqués pour approfondir leur connaissance de la Défense. Trois sous-officiers du 5e régiment interarmes d’outre-mer ont animé la journée en abordant les trois sessions usuelles : la nécessité d’une Défense dans un monde instable, l’appareil de Défense et l’engagement citoyen. Une fois sensibilisés aux enjeux de défense et de sécurité nationale, les stagiaires ont visité le Mistral.

Pour clôturer cette journée d’échanges et de rencontres entre les militaires et les jeunes français, son excellence M. l’ambassadeur Christophe Guilhou, en présence du général de brigade aérienne Thierry Duquenoÿ, commandant les FFDj, a remis à chaque jeune présent son certificat de participation.





Le Redoutable il y a cinquante ans, le général de Gaulle procédait à son lancement 29 mars 1967 sous-marin Cherbourg arsenal

Le SNLE Le Redoutable 

29 mars 1967

Long de 128 m, l’engin représentait alors une innovation majeure dans la Marine nationale : propulsé à l’énergie nucléaire, il pouvait accueillir seize missiles à tête nucléaire, de quoi détruire plusieurs villes. Dans un contexte de guerre froide, l’objectif était de dissuader l’URSS d’attaquer la France en cas de conflit.

29-3-1967 Cherbourg et 25-oct-1969 TAD illustré Cherbourg signature du commandant Louzeau



Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Redoutable est le premier sous-marin de ce type que construisit la France, son numéro de coque est Q252, son indicatif visuel est S611.


photo (c) JM Bergougniou


Le premier sous-marin français destiné à être nucléaire reçut le numéro de construction Q244. Sa construction fut commencée à la fin des années 1950 puis abandonnée, le réacteur à uranium naturel-eau lourde ne pouvant tenir dans la coque pour une puissance suffisante. Les morceaux fabriqués furent néanmoins assemblés pour devenir le sous-marin Gymnote, sous-marin à propulsion classique mais équipé de 4 tubes lance missiles. Il fut toute sa carrière le sous-marin d'essais pour la qualification des systèmes de lancement des missiles stratégiques.




Entretien avec Raymond POUR LES 45 ANS DE LA FOST

Raymond était Premier Maître atomicien au sein de l’équipage rouge du Redoutable, [l’équipage qui a effectué la deuxième patrouille, du 3 mai au 28 juin 1972.



- Quel était votre état d’esprit au moment d’embarquer pour la première patrouille du Redoutable ? Aviez-vous conscience d’accomplir quelque chose d’exceptionnel ?



à la Cité de la mer photo (c) JM Bergougniou

Bien sûr j'avais, ainsi que mes camarades, le sentiment de démarrer quelque chose d'exceptionnel qui était en fait l'acte de naissance de la FOST, pour laquelle nous travaillions depuis déjà deux ans. Tous, nous étions tendus vers la réussite de cette première patrouille pour laquelle évidemment il y avait zéro retour d’expérience.



photo (c) JM Bergougniou


coursives photo (c) JM Bergougniou



Cependant j'étais un peu inquiet… Non pas que je n'aie pas confiance en notre sous-marin et notre équipage mais c'était plus personnel : je me demandais comment j'allais me comporter dans cet univers clos pendant les deux mois que duraient les patrouilles à cette époque.




l'accès au sas photo (c) JM Bergougniou


- Quelle était votre mission à bord ? Comment s’est passée la patrouille ?

En tant que premier maitre atomicien, j'étais responsable du fonctionnement de tout le matériel électrique de la tranche A, le compartiment machine. Cela allait des deux turboalternateurs de 2MW, au moteur électrique de propulsion de secours, en passant par de nombreux moteurs électriques des différentes servitudes et j'en passe... Tout a bien fonctionné : homme et matériel.



l'accès au sas photo (c) JM Bergougniou


Le 2 mars 1963, la décision de construire le premier SNLE français est signée, il se nomme le projet Q-252 (no de coque).

La construction de ce nouveau type de matériel débute fin 1964 à Cherbourg. Il s'agit de créer un sous-marin de plus de 9 000 tonnes, équipé d'un système de propulsion nucléaire et capable en outre de tirer des missiles à têtes nucléaires.



table à cartes photo (c) JM Bergougniou
- Qu’est-ce qui a changé entre cette première patrouille et celles qui se déroulent actuellement ?

Il faut préciser qu'en 1972 nous sommes dans la période dite de "guerre froide" et l'ennemi potentiel est parfaitement identifié. Ensuite ma dernière patrouille remonte à 1988 et j’ai constaté que les progrès technologiques ont permis une amélioration constante des SNLE. Cela a modifié la vie à bord et la manière de travailler sans changer pour autant les fondamentaux du métier de sous-marinier : l’exigence, l’esprit d’équipage, etc.



les barres photo (c) JM Bergougniou

Le 29 mars 1967, il est lancé à Cherbourg en présence du général de Gaulle et avec comme commandants les capitaines de frégate Louzeau et Bisson, commandant chacun l'un des deux équipages.

Le 25 septembre 1970, il est transféré de son quai provisoire situé dans l'arsenal de Brest à la nouvelle base de l'Île longue.
poste de veille photo (c) JM Bergougniou


périscope photo (c) JM Bergougniou
carré officier photo (c) JM Bergougniou





Le 1er décembre 1971, il est admis au service actif au sein de la Force océanique stratégique (FOST) sous le commandement de l'amiral Louzeau. À son admission au service actif, il est équipé de 16 missiles mer-sol balistiques M1 (450 kt sur 2 000 km), puis M2 à partir de 1974, puis de missiles M20 comportant chacun une tête nucléaire d'une mégatonne et d'une portée supérieure à 3 000 km.

Le sous-marin et son armement ont coûté 90 milliards de francs les quinze premières années, équivalant à 90 milliards d'euros d'aujourd'hui, en tenant compte de l'inflation1.



carré officiers photo (c) JM Bergougniou





Deux équipages de 135 hommes chacun (120 hommes et 15 officiers), les « Bleus » et les « Rouges » se relayaient pour que le navire soit opérationnel en tout temps. Sur les 6 SNLE, quatre devaient toujours se trouver en mer, dont trois en position de tir.





vaisselle photo (c) JM Bergougniou


Le 29 mai 1971, le premier tir Onagre d'un missile stratégique M1E a eu lieu à partir du Redoutable en plongée. Ce SNLE appareille pour sa première patrouille le 28 janvier 1972, celles-ci duraient de 55 jours au début à 75 jours de mer à la fin de sa carrière. Comme tous les autres SNLE, il fut durant toute sa carrière, intégré à la Force océanique stratégique de la Marine nationale française et basé à l'Île Longue, dans la rade de Brest. À la différence des cinq autres sous-marins de la série, il n'a pas bénéficié de la refonte M4.


table à carte photo (c) JM Bergougniou


vaisselier photo (c) JM Bergougniou
En 20 ans de service, il a effectué 51 patrouilles, 3 469 journées en mer, et 83 500 heures de plongée (soit 11 ans à la mer dont 10 en plongée). Le Redoutable a été retiré du service actif le 13 décembre 1991 et condamné le 24 juillet 1992. Avant son retrait du service actif et après enlèvement des missiles balistiques, il effectua une escale avec relève d'équipage à Dakar en avril 1991 soutenu par le TCD Orage (opération Jubarte, pour tester grandeur nature une relève d'équipage loin des bases). Ce fut la seule escale en terre africaine de l'histoire des SNLE français.


la cafétéria photo (c) JM Bergougniou


les cuisines photo (c) JM Bergougniou

l'hélice photo (c) JM Bergougniou

le lancement du Redoutable 


http://archives.ecpad.fr/le-rendez-vous-de-liroise/


http://archives.ecpad.fr/magazine-des-armees-674/



Vannes Photo (c) JM Bergougniou


Notre président Claude Arata en a fait parti aussi 



Claude Arata VA (2S) photo (c) JM Bergougniou
les barres de plongée photo (c) JM Bergougniou




Service au rang d’officier subalterne : 

Ecole navale (septembre 1955)




 – Ecole des élèves ingénieurs mécaniciens (octobre 1957) – G.A.S.M. sur le Béarn (février 1958) – croiseur-école Jeanne d’Arc (octobre 1958) 




– Ecole d’application (octobre 1958) 




– chargé de la propulsion sur l’escorteur d’escadre Kersaint (août 1959)




 – Groupe des écoles de détection à Porquerolles (octobre 1960) 




croiseur anti-aérien De Grasse (mai 1961) – chargé de la propulsion sur l’escorteur d’escadre Tartu (février 1962) – stagiaire à l’E.A.M.E.A (octobre 1962) – 




ingénieur-adjoint du sous-marin Narval (janvier 1964) 



– chef du groupement machine-électricité du sous-marin Doris (octobre 1964) 




– Groupe des sous- marins à Cherbourg (janvier 1966) – ingénieur-adjoint chargé de suivre l’armement du Redoutable (août 1966) 






– commandant du Centre Marine Cadarache à l’Ecole de navigation sous-marine (septembre 1970).




photo (c) JM Bergougniou


Service au rang d’officier supérieur : 

C.G.E. du Terrible (juillet 1972) 





– chef du Bureau « nucléaire-énergie-propulsion » de la Division « stratégique » à l’état- major de la FOST à Houilles (janvier 1975)




 – adjoint « énergie » à la Section « emploi » du Bureau « officiers » de la D.P.M.M. (juin 1977) – sous-chef d’état- major d’ALINDIEN (septembre 1980) – adjoint à l’inspecteur du matériel naval (septembre 1981) 




– commandant de la base de l’Ile Longue (juillet 1984) – chef du Bureau « entretien de la Flotte » à la Division « logistique » de l’E.M.M. (juin 1986).


photo (c) JM Bergougniou

Service au rang d’officier général: 

Commandant de l’arrondissement maritime de Lorient (août 1988) 




– sous-chef d’état-major «logistique» (novembre 1990) – inspecteur des forces maritimes (novembre 1992) – placé en deuxième section (17 août 1994).



le coin de quart de CA photo (c) JM Bergougniou



photo (c) JM Bergougniou


photo (c) JM Bergougniou


photo (c) JM Bergougniou


photo (c) JM Bergougniou


Coursives photo (c) JM Bergougniou



photo (c) JM Bergougniou 


coursives photo (c) JM Bergougniou 


photo (c) JM Bergougniou 


photo (c) JM Bergougniou 


nuit photo (c) JM Bergougniou 


poste de conduite photo (c) JM Bergougniou 


photo (c) JM Bergougniou 


photo (c) JM Bergougniou 


Table à carte photo (c) JM Bergougniou 


banette photo (c) JM Bergougniou 


lavabo photo (c) JM Bergougniou 


coin cuisine photo (c) JM Bergougniou 




carré officiers photo (c) JM Bergougniou