Chercher dans le blog

Rechercher dans ce Blog

21 oct. 2019

L'escorteur CHAMOIS dans le bassin Vauban Saint-Malo

L'escorteur CHAMOIS dans le bassin Vauban Saint-Malo F 734

Ce qui m'interesse sur cette photo c'est le Chamois devant Intra-muros dans le bassin Vauban de Saint-Malo.
La classe Chamois est une classe d'avisos dragueurs de mines dont la construction commence en 1939. Avec le début de la Seconde Guerre mondiale, le destin de ses unités est très varié, certains navires étant terminés par les Allemands et d'autres mis en service dans les Forces navales françaises libres. La construction d'une grande partie d'entre eux sera annulée.

Mis en service en janvier 1940, il combattit quelque peu les britanniques devant Alger en juillet 1940 avant de rejoindre les F.N.F.L en 1942.




Il termina le conflit par des patrouilles au large de Dakar en 1944.
Dès octobre 1945 il part pour l'Indochine qu'il ne quittera qu'à de rares occasions pendant une décennie, participant à de nombreuses opérations de guerre.
1950. En grand carénage à Bizerte jusqu'au 14 février. A Toulon du 16 février au 4 mars. Arrive à Colombo le 30 mars. Quitte Colombo le 8 avril et arrive à Saïgon le 22. Surveillance du golfe du Siam du 11 mai au 24 juin. Indisponibilité à Saïgon du 24 juin à la fin du trimestre. Surveillance du golfe du Siam du 15 au 21 juillet. Surveillance Tonkin du 23 juillet au 22 septembre. Surveillance au Tonkin du 10 octobre au 24 décembre 1950. Du 2 février 1951  à la fin du trimestre centre Annam. Centre Annam jusqu'au 8 avril puis jusqu'au 15 juin. Annam jusqu'au 29 juin puis Cochinchine du 22 juillet au 8 septembre. Annam du 5 octobre au 19 novembre. Au Tonkin jusqu'au 13 février 1952. En Annam jusqu'au 17 mai. Départ pour carénage au Japon le 20 juin.



Suite à la fin prévisible de la guerre d'Indochine, il sera rebaptisé Chamois le 17 juin 1953, perdant ainsi son nom d'origine indochinoise.
Le 07 novembre 1961, il passe sous pavillon du Maroc à titre de prêt et prend le nom d'El Lahiq pour revenir à la Royale en décembre 1967 et être désarmé.


Intra-muros Saint-Malo photo JM Bergougniou

19 oct. 2019

BSAM GARONNE au Canada . A quoi ça sert qu'on se casse le cul?

BSAM GARONNE au Canada 

A quoi ça sert qu'on se casse le cul?



Le BSAM Garonne était à Montréal. Nous avions prévu un envoi en timbres locaux. L'équipage a bien remis les plis à Postes Canada... Et Voila le travail!



Pas d'oblitération du timbre, pas de lieu, pas de date... deux coups de crayon!






La France au Canada

Consulat général de France à Montréal

Le bâtiment français de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Garonne fait escale au Quai des Convoyeurs (Vieux Port) à Montréal du 10 au 15 octobre 2019.

Montréal photo JM Bergougniou


Quatrième et dernier navire de la série du programme de bâtiments de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) confié à l’entreprise Kership, la Garonne a été livrée le 4 juillet 2019 à la Direction générale de l’armement [DGA] française. Polyvalent, le BSAM a été conçu pour le soutien des forces navales, en France ou à l’étranger, les travaux maritimes et la sauvegarde des biens et des personnes. Long de 70 mètres pour 16 mètres de large, et très puissant, il est capable de remorquer des sous-marins ou le porte-avions Charles de Gaulle.

Une visite gratuite du bâtiment est organisée pour le public le samedi 12 octobre, selon différents créneaux horaires, sur inscription.



Le Saint-Laurent photo JM Bergougniou
Bon après avoir passer ma colère, je vous invite à découvrir Montréal en quelques photos.

Les Alouettes de Montréal sont une équipe de football canadien de la Ligue canadienne de football photo JM Bergougniou



Place du centenaire et le hockey

Photo JM Bergougniou



Montréal et ses souvenirs publicitaires

La pinte de lait Guaranteed Pure Milk est un château d'eau, en forme de bouteille de lait, situé au 1025 de la rue Lucien-L'Allier, à Montréal. Propriété de l'ancienne laiterie Guaranteed Pure Milk, elle est devenue une icône du paysage montréalais depuis 1930 Photo JM Bergougniou


Montréal et les couleurs de l'automne dans les parcs et jardins

Photo JM Bergougniou



Montréal et les couleurs de l'automne
Photo JM Bergougniou


Postes Canada Photo JM Bergougniou



le Mont Royal Photo JM Bergougniou


Montréal, une ville en partie souterraine Photo JM Bergougniou


la faune québécoise de l'ours à l'orignal Photo JM Bergougniou


L'Erable emblème du pays, son sirop, son sucre, ses bonbons Photo JM Bergougniou


le palais des congrès Montréal photo JM Bergougniou


Montréal et l'art moderne Nature Légère est une installation surréaliste de l’architecte paysagiste Québécois Claude Cormier. Réalisée par les artisans du Groupe Aquanov et composée de 52 arbres roses faits de béton
photo JM Bergougniou


Les banques anciennes richesses et fastes photo JM Bergougniou

vers le port photo JM Bergougniou


La Place d'Armes est une place située dans le quartier historique du Vieux-Montréal dans l'arrondissement de Ville-Marie à Montréal



le Monument à Maisonneuve,
un des fondateurs de la ville photo JM Bergougniou


Iroquois - le Monument à Maisonneuve,
un des fondateurs de la ville photo JM Bergougniou


le Monument à Maisonneuve,
plaque exploit de la place d'armes photo JM Bergougniou


Fondation de Ville Marie photo JM Bergougniou


China town photo JM Bergougniou


Hôtel de ville de Montréal photo JM Bergougniou


le hockey et Postes Canada photo JM Bergougniou


Basilique Notre-Dame le 17 décembre 1994 verra le mariage de Céline et R'né photo JM Bergougniou


Basilique Notre-Dame photo JM Bergougniou

En 2020, elle sera (Céline pas la basilique) aux Vieilles charrues


les bords du fleuve photo JM Bergougniou


la Poutine photo JM Bergougniou


Rien à voir avec Vladimir... (Peutêtre est-ce aussi lourd?) La poutine est un plat de la cuisine québécoise composé, dans sa forme classique, de trois éléments : des frites, du fromage en grains et de la sauce brune. A essayer une fois. C'est roboratif, fortifiant...


les bords du fleuve photo JM Bergougniou

Long de 1 197 km, son estuaire est le plus grand sur Terre avec une largeur de 48 km et une longueur de 370 km.

les bords du fleuve photo JM Bergougniou

BHO Beautemps-Beaupré escale à Juan de Nova 5-8-2019 Iles Eparses TAAF Europa

BHO Beautemps-Beaupré escale à Juan de Nova 5-8-2019

Surprise hier vendredi de recevoir deux plis du BHO BEAUTEMPS-BEAUPRE. Ces deux enveloppes ont été postées à Juan de Nova le 5-8-2019 lors de la campagne de travaux aux abords de l'ile. Le BHO avait fait escale à la Réunion quelques jours. Pas le temps d'expédier du courrier... C'est ma charmante correspondante à la réunion qui a réalisé et remis ces plis au médecin du bord. Merci à eux.

Dans le cadre du déploiement en océan Indien le bâtiment hydrographique et océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré, avec le détachement embarqué du Shom (Service hydrographique et océanographique de la marine) a réalisé au mois d’août de nombreux travaux hydro-océanographiques autour de Madagascar et aux îles Éparses dans le canal du Mozambique.


ILE JUAN DE NOVA_ILES EPARSES 5-8-2018 TAAF

Mouillage d'un courantomètre

Après l’investigation de plusieurs sondes douteuses et le recalage d’isobathes au large de Madagascar, le BHO a remonté le canal de Mozambique pour conduire des levés par vedettes aux abords d’Europa et de Juan de Nova. Ces îles Éparses abritent chacune un détachement de 14 militaires des forces armées de la zone sud océan Indien (FAZSOI) qui y concrétisent la souveraineté de la France depuis 1973. Les hydrographes ont procédé au levé de voies d’accès et de zones de mouillage, afin de sécuriser l’approche du bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Champlain lors des ravitaillements.

Les travaux ont débuté par le mouillage par plongeurs d’un courantomètre et d’un marégraphe à proximité de la zone de mouillage nord-ouest d’Europa. Les deux vedettes hydrographiques, Cormoran et Pélican, ont ensuite réalisé les levés bathymétriques.


Visualisation zone de mouillage Europa


Le Beautemps-Beaupré a ensuite transité vers l’île de Juan de Nova. Pendant trois jours, les vedettes hydrographiques ont sondé deux voies d’accès à la zone de mouillage située sur la côte nord de l’île. Une équipe d’hydrographes a également effectué à terre une reconnaissance des repères de la fiche d’observatoire de marée et réalisé des séances de mesures de hauteurs d’eau, qui serviront à caler le marégraphe relevé par les plongeurs à la fin du levé.
Malgré des conditions météorologiques difficiles, ces levés, complémentaires de ceux réalisés auparavant par l’équipage A en juillet, ont permis d’améliorer la connaissance bathymétrique des abords des îles Europa et Juan de Nova. Ainsi, les données acquises permettront de sécuriser l’accès des bâtiments de la marine nationale venant ravitailler les détachements militaires présents sur les îles.



ILE JUAN DE NOVA_ILES EPARSES 5-8-2018 TAAF



Déployé en océan Indien depuis février 2019, le bâtiment hydrographique et océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré entame progressivement son retour vers Brest. Après sa remontée de la mer Rouge, il a franchi le canal de Suez le 17 septembre dernier.

Au-delà des divers transits valorisés, comprenant de l’entraînement individuel, des mesures bathymétriques permanentes grâce aux sondeurs multifaisceaux (SMF) et des sondages bathythermiques, plusieurs levés hydro-océanographiques ont été réalisés en océan Indien et en mer Rouge par les deux équipages du bâtiment et leurs détachements d’hydrographes. De février à fin mars, l’équipage B a ainsi déposé plusieurs mouillages de senseurs océanographiques aux abords du détroit de Bab-el-Mandeb, hydrographié le golfe de Tadjoura dans les eaux djiboutiennes, puis conduit la campagne « Varuna » en mer d’Arabie, visant à étudier la formation de l’océan Indien par des levés sur la « transformante d’Owen » (limite entre les plaques tectoniques somalienne et indienne).

Fin mars, après une courte relève à Salalah (Sultanat d’Oman), l’équipage A a pris en charge le bâtiment, pour poursuivre les travaux en mer d’Arabie (campagne « Carlmag » de mesures géophysiques) et mener la campagne « Physindien 2019 », permettant d’améliorer les connaissances océanographiques de la région et les modèles de prédictions de portées sonars au profit des unités opérant dans la zone. Par la suite, le BHO a débuté ses travaux dans l’hémisphère sud, plus particulièrement aux îles Eparses et sur les récifs du canal du Mozambique.

Après quatre mois de préparation à terre, l’équipage B a rallié fin juillet l’île de la Réunion pour reprendre en charge le bâtiment et finaliser les levés hydrographiques autour de Madagascar, constitués principalement de travaux sur le banc de l’Étoile, sur la zone volcanique au large de Mayotte et sur les îles françaises d’Europa et de Juan de Nova. Tous ces levés permettront d’améliorer la cartographie de la zone et de sécuriser les voies d’accès et zones de mouillage aux îles Éparses, notamment pour les ravitaillements réalisés par le Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Champlain. Après quelques escales à Madagascar, le BHO a ensuite entamé sa remontée de l’océan Indien pour récupérer les mouillages déposés sept mois auparavant autour de Bab-el-Mandeb, puis transiter en direction du canal de Suez.

18 oct. 2019

Victor SEGALEN de Brest à Pékin

Victor SEGALEN  de Brest à Pékin

Le 21 mai 2019 a été célébrée la mort de Victor Ségalen.




Victor Joseph Ambroise Désiré Segalen naît le 14 janvier 1878 au 17 rue Massillon dans le quartier de Saint-Martin à Brest, fils de Victor-Joseph Segalen (écrivain du commissariat de la marine) et d'Ambroisine Lalance. Il effectue sa scolarité en grande partie au collège des Jésuites de Brest de Notre-Dame-de-Bon-Secours. À 15 ans, il échoue au baccalauréat mais entre l'année suivante en classe de philosophie au lycée de Brest et y obtient le prix d'excellence. En 1895, il s'inscrit à la faculté des sciences de Rennes sous la houlette de sa mère et débute rapidement ses études à l'école préparatoire de médecine de Brest en 1896. 


Suivant les traces de son grand-oncle Pierre-Charles Cras et de son oncle Émile Lossouarn, il étudie de 1897 à 1902 à l'École Principale du Service de Santé de la Marine appelée dans le milieu La Principale à Bordeaux. La discipline militaire ne lui laisse que peu de loisirs mais il s'adonne à la musique et à la bicyclette4. Victor aurait souhaité devenir officier de marine, mais cela lui est impossible car il est myope.


Après une première dépression nerveuse à cause d'une liaison amoureuse contrariée en 1899, il s'intéresse aux maladies nerveuses et mentales, et découvre Friedrich Nietzsche. Cette même année, lors de ses vacances en Bretagne, il écrit pendant l'été son premier récit : A Dreuz an Arvor.
















En novembre 1901, il passe à Paris et fait la connaissance de personnalités de la revue française Le Mercure de France qui l'encouragent dans ses travaux et où il publiera ses premiers articles : Rémy de Gourmont et Catulle Mendès, ainsi que Joris-Karl Huysmans qu'il a déjà rencontré une première fois en 1899. Il soutient sa thèse de médecine le 29 janvier 1902 dont le titre universitaire est « L'observation médicale chez les écrivains naturalistes » qui traite des névroses dans la littérature contemporaine. 









Elle est publiée par un éditeur bordelais, Y. Cadoret, qui édite la version universitaire mais aussi une version à faible tirage ayant pour titre Cliniciens ès lettres. De février à septembre 1902, il effectue un stage au Centre d'instruction naval de Saint-Mandrier près de Toulon et son affectation en Polynésie sort dans le Journal Officiel le 20 septembre. 

Il part du Havre le 11 octobre sur le paquebot La Touraine pour aller à Tahiti via New York où il rejoint San Francisco par le train ; mais la fièvre typhoïde le retient deux mois aux États-Unis. Il en profite pour prendre contact avec le quartier de Chinatown et sa population chinoise. Le 11 janvier 1903, il embarque sur le paquebot Mariposa pour rejoindre Tahiti.
Le navire laissa tomber son lourd crochet de fer dans l’eau calme ; fit tête, en raidissant son câble, tourna sur lui-même et se tint immobile. Rassemblés sur le pont, pressés dans les agrès et nombreux même au bout du mât incliné qui surplombe la proue, les étrangers contemplaient gaîment la rade emplie de soleil, de silence et de petits souffles parfumés. Pour tous ces matelots coureurs des mers, pêcheurs de nacre ou chasseurs de baleines, les îles Tahiti recèlent d’inconcevables délices et de tels charmes singuliers, qu’à les dire, les voix tremblotent en se faisant douces, pendant que les yeux clignent de plaisir. Ces gens pleurent à s’en aller, ils annoncent leur retour, et, le plus souvent, ne reparaissent pas. — Térii ne s’étonnait plus de ces divers sentiments, inévitables chez tous les hommes à peau blême. Il en avait tant approché, durant ces vingt années d’aventures ! — jusqu’à parler deux ou trois parmi leurs principaux langages… Et décidément il tenait leurs âmes pour inégales, incertaines et capricieuses autant que ces petites souffles indécis qui jouaient, en ce matin-là, sur la baie Papéété. 
Les Immémoriaux Victor Segalen.




Pei-king, 28 février 1911. 


Victor Segalen Chine 1914

Je ne saurai donc rien de plus. Je n'insiste pas ; je me retire. respectueusement d'ailleurs et à reculons, puisque le Protocole le veut ainsi, et qu'il s'agit du Palais Impérial, d'une audience qui ne fut pas donnée, et ne sera jamais accordée.




C'est par cet aveu, ridicule ou diplomatique, selon l'accent qu'on lui prête, que je dois clore, avant de l'avoir mené bien loin, ce cahier dont j'espérais faire un livre. Le livre ne sera pas» non plus. (Beau titre posthume à défaut d'un livre « Le livre qui ne fut pas » !)

Xiao-Xiu Tortues et colonnes photo Victor Segalen


Sa mission en Chine achevée, il souhaite se rendre en Birmanie avant la fin de 1914 ; mais il reçoit, en tant que militaire le 10 août 1914, alors qu'il se trouve à Kiang-fou (Lijiang) dans le Yunnan, une missive l'informant du début de la guerre entre la France et l'Allemagne. 


Rochefort l'hôpital de la Marine

L'écrivain embarque à Saigon avec sa femme en laissant ses deux plus jeunes enfants aux soins de sa sœur, pour rejoindre son affectation à l'hôpital de Rochefort puis, en novembre, à l'hôpital militaire maritime de Brest.



À sa demande, Segalen se retrouve en mai sur la ligne de front, près de Dunkerque à Dixmude, en tant que médecin d'une brigade de fusiliers-marins. 





Mais victime d'une gastrite aiguë, il retourne à l'arrière en juillet 1915. Après sa convalescence à l'Hôtel-Dieu de Rouen, il retourne à Brest comme directeur-adjoint de l’hôpital militaire, poste qui lui laisse le temps de publier en juin 1916, Peintures.

Brest hôpital maritime


Le ministère lui propose une autre mission en Chine pour recruter des travailleurs destinés à remplacer les ouvriers combattants sur le front. Il arrive en Chine le 25 février 1917 où il reste 15 mois. 


En 1916, répondant à l'appel lancé par le gouvernement chinois, 150.000 Chinois s'étaient engagés volontairement dans les troupes françaises; ils furent employés aux travaux de défense en première ligne, aux usines de guerre, aux transports de ravitaillement ; des milliers périrent au côté des Français ; tous furent décorés de la médaille de la Grande Guerre.



Il examine jusqu'à deux cents travailleurs chinois par jour tout en poursuivant ses recherches archéologiques. Segalen profite d'un congé sur place pour étudier et prendre en photo les sépultures de la région de Nankin et comble ainsi une lacune de six siècles entre le style de Han et celui des Tang. Il y croise Saint-John Perse.



Il rentre en France en mars 1918 et reprend son poste à l’hôpital militaire maritime de Brest où il travaille au poème Tibet. De mai à juillet 1918, il suit un stage de spécialiste en dermatologie et vénérologie à l'hôpital du Val-de-Grâce. Mobilisé à l'hôpital maritime de Brest comme chef du service de dermatologie et de vénérologie afin de lutter contre l'épidémie de grippe espagnole, il se surmène, devient dépressif et est hospitalisé à Brest. Dès l’armistice, le 11 novembre 1918, il entame des démarches pour son projet d’Institut de sinologie à Pékin mais son état de santé se dégrade avec des crises de dépression qui n'étaient pas sans rapport avec son utilisation de l'opium.


En janvier 1919, il tombe gravement malade et est hospitalisé temporairement pour une « neurasthénie aiguë » dans le service de psychiatrie de l'hôpital maritime de Brest, puis à celui du Val-de-Grâce. On lui accorde un congé de convalescence de deux mois qu’il passe avec Yvonne en Algérie jusqu’au 1er avril chez Charles de Polignac (l'explorateur du Haut Yangzi, grand fleuve chinois). Il rentre épuisé, luttant en vain contre un état dépressif. Il rejoint Huelgoat pour sa convalescence. Le matin du mercredi 21 mai 1919 quittant l'hôtel d'Angleterre, il part en forêt pour une promenade. Son corps inanimé est découvert quarante-huit heures plus tard par Hélène Hilpert, une amie d'enfance, et Yvonne, sa femme qui connaissait l'endroit où il avait l'habitude de se réfugier, un exemplaire de Hamlet à portée de main et son manteau plié. Une blessure au talon et un garrot suggèrent que Segalen s’est entaillé le pied sur une tige taillée en biseau et qu'il serait mort après être tombé en syncope. On découvre qu'il s'est fait un garrot à la cheville pour arrêter l'hémorragie mais ne l'aurait-il pas fait pour masquer son suicide

Sources :


Gallica. BNF Bibliothèque nationale de France