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16 avr. 2019

Notre-Dame de Paris en flammes et en timbres 15 avril 2019 Incendie

Notre-Dame de Paris


«Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles»Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris (1831)
Vers la fin du XIIe siècle, la foi d'un évêque et d'un peuple tout entier fit jaillir sur le sol de la cité, à l'endroit où se dressait une basilique élevée par Childebert, NOTRE-DAME DE PARIS. L'honneur de cette idée grandiose revient à Maurice de Sully, qui administra le diocèse de 1160 à 1196.


La construction de Notre Dame de Paris a été engagée sous le règne de Louis VII par l'Évêque Maurice de Sully, évêque de Paris, en 1163, elle s'est étalée de 1163 à 1345. Elle a été construite sur une ancienne église de Childebert et un temple d'Apollon datant du IVe siècle . Plusieurs Architectes ont dirigé les travaux comme Jean de Chelles en 1258 et Pierre de Montreuil dans les années 1260.

L'église a 130 mètres de longueur et 48 de largeur, avec un grand vaisseau et cinq nefs. La façade est tournée vers l'ouest avec un triple portail surmonté d'une grande rosace, les deux grandes Tours s'élèvent à 69 mètres.

La partie la plus ancienne est le chœur (1163-1182).



Entamée par le temps, endommagée à la Révolution Française, l'église a été restaurée à partir de 1841 par l'architecte Viollet le Duc qui décide d'ajouter une flèche à Notre Dame 



Des fragments originaux peuvent être observés au musée du Moyen Âge à l'Hôtel de Cluny à Paris.

C'est lui qui a reconstruit la flèche, elle remplace celle d'origine qui s'est effondrée au XVIIIéme siècle, cette flèche s'élève à 96 mètres de hauteur.

La superficie est de 5.500 m² peut recevoir 9.000 personnes, sa rosace du bras sud du transept mesure 12 mètres de diamètre.













Depuis, tous les gouvernements ont tenu à honneur de restaurer comme il convenait et de conserver à l'art ce merveilleux exemple du gothique. Les études d'archéologie nationale, consacrées par une création de chaire à l'Ecole des Chartes, la contribution inattendue apportée parle romantisme sous l'impulsion de Victor Hugo, l'enthousiasme des jeunes architectes pour ces œuvres si probes et si puissantes des ancêtres, que sont les cathédrales du moyen âge, créèrent autour d'elles une atmosphère d'affection.



Enfin, en 1845, une loi confia à deux architectes de grand talent, Lassus et Viollet-le-Duc, le soin de réparer le mal fait par le passé, et d'assurer l'avenir. Leur restauration est un modèle pour la science et le respect qu'ils ont déployés ; grâce à eux, la vieille église    se montre avec toute sa beauté d'autrefois.


Elle est tout un monde.


Pour les populations d'alors, c'est non seulement le lieu de la prière et la demeure de Dieu, mais le centre du mouvement intellectuel, le dépôt de toutes les traditions d'art, et de toutes les connaissances humaines. Ce que nous placerions dans les armoires d'un musée, nos pères le confiaient au trésor des églises. Ce que nous cherchons dans les livres, ils allaient le lire en caractères vivants sur les ébrasures des portes ou sur les vitraux des fenêtres. Et voilà pourquoi, à côté des scènes religieuses et des allégories morales, nous rencontrons en si grand nombre aux parois de nos cathédrales ces calendriers, ces. enseignements de botanique et de zoologie, ces détails sur les procédés des arts et des métiers, ces avertissements sur l'hygiène, sur le bon emploi du temps, sur l'agriculture, qui composent une encyclopédie à l'usage et à la portée de tous. »

Du haut de la terrasse d'une tour, près de l'échauguette, l'immense édifice offre un spectacle extraordinaire ; il se développe sur une longueur de près de cent cinquante mètres; les croisillons du transept s'allongent sur une cinquantaine de mètres: les voûtes s'élèvent à trente-sept mètres, et sur les combles, où s'entre-croise ce qu'on appelle la forêt des poutres et des madriers, et qui en donne en effet l'impression, la flèche jaillit dans les airs à une hauteur vertigineuse. Au-dessous, c'est tout un monde de contreforts, de clochetons, de pinacles, de gargouilles, de balustrades, de colonnes, de corniches, de pignons et de consoles.


Pour moi Notre-Dame de Paris c'est aussi Gina Lollobrigida envoutante égyptienne et son amoureux bossu et difforme Quasimodo. Le bourdon de Notre-Dame l'a rendu sourd... sauf aux charmes de la bohémienne.


Notre-Dame de Paris par Victor Hugo

"Claude, dans l’état d’hallucination où il se trouvait, crut voir, voir de ses yeux vivants, le clocher de l’enfer ; les mille lumières répandues sur toute la hauteur de l’épouvantable tour lui parurent autant de porches de l’immense fournaise intérieure ; les voix et les rumeurs qui s’en échappaient, autant de cris, autant de râles. Alors il eut peur, il mit ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre, tourna le dos pour ne plus voir, et s’éloigna à grands pas de l’effroyable vision. "



Notre-Dame de Paris Victor Hugo







"La lune jetait un faible rayon qui donnait au ciel et à la terre une teinte de cendre.En ce moment l’horloge éleva sa voix grêle et fêlée. Minuit sonna. Le prêtre pensa à midi. C’étaient les douze heures qui revenaient. — Oh ! se dit-il tout bas, elle doit être froide à présent !
Tout à coup un coup de vent éteignit sa lampe, et presque en même temps il vit paraître, à l’angle opposé de la tour, une ombre, une blancheur, une forme, une femme. Il tressaillit. À côté de cette femme, il y avait une petite chèvre, qui mêlait son bêlement au dernier bêlement de l’horloge.
Il eut la force de regarder. C’était elle.
Elle était pâle, elle était sombre. Ses cheveux tombaient sur ses épaules comme le matin. Mais plus de corde au cou, plus de mains attachées. Elle était libre, elle était morte.
Elle était vêtue de blanc et avait un voile blanc sur la tête... Victor Hugo


Notre Dame de Paris, la Comédie Musicale
c’est une histoire d’amour qui dure depuis des années avec le public, des chansons intemporelles gravées dans la mémoire collective, des valeurs de tolérances et de solidarité toujours actuelles.

https://www.youtube.com/watch?v=WgVFZrqDJVY

Inspiré du roman de Victor Hugo, la comédie musicale créée par Luc Plamondon et Richard Cocciante est présentée pour la première fois en Septembre 1998, au Palais des Congrès de Paris.

Le spectacle rencontre un succès sans précédent en France et révèle au public de nombreux artistes devenus incontournables de la scène musicale francophone.


Corymbe 146 PHM L.V. LE HENAFF

Corymbe 146 PHM L.V. LE HENAFF

LA MARINE NATIONALE EN PATROUILLE AVEC SES PARTENAIRES MAROCAINS ET SÉNÉGALAIS



Au cours de son transit entre San Pedro (Côte d’Ivoire) et Dakar (Sénégal), le patrouilleur de haute mer (PHM) LV Le Hénaff a participé à une semaine de patrouille et d’exercices menée conjointement avec la frégate Mohammed V de la Marine royale marocaine et le patrouilleur Fouladou de la Marine sénégalaise.





Plusieurs exercices de manœuvre et d’entraînement aux opérations de visite ont été conduits permettant ainsi de consolider les liens qui unissent ces trois marines et de progresser ensemble. Les trois bâtiments ont patrouillé en coopération dans la zone économique exclusive (ZEE) sénégalaise, en lien avec le centre opérationnel de la Marine (COM) de Dakar. La semaine s’est achevée avec une évolution tactique des trois bâtiments survolés par l’avion de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale détaché à Dakar.



L’arrivée au port de Dakar le 30 mars a permis aux différents partenaires de réaliser un débriefing du déroulement de la patrouille commune et d’échanger en présence du chef d’état-major de la Marine sénégalaise et des attachés de défense français et marocains.

sources :

https://www.colsbleus.fr/articles/11356

https://www.colsbleus.fr/articles/11335


15 avr. 2019

TAAF Terre Adélie 1947 - 1952 - 2017 Port-Martin pointe Géologie

TAAF Terre Adélie  Port-Martin

Du second voyage de Charcot (1910) jusqu'en 1946 s'étend une longue période où l'opinion publique française, comme le gouvernement, semblent se désintéresser de la recherche polaire en direction du Sud. 



Sans doute y a-t-il réaffirmation de souveraineté en 1924 et 1938 (14) ; mais ce sont là des actes de principe, purement juridiques, non appuyés de faits. Il faut attendre 1946 pour voir réapparaître l'idée d'une expédition dans l'Antarctique. Trois jeunes explorateurs des régions boréales et Paul-Emile Victor présentèrent alors un projet qui reçut l'approbation gouvernementale en février 1947, doublée d'une subvention C.N.R.S. en juillet. Bien plus qu'un but politique consistant à « réaffirmer les droits de la France sur cette terre lointaine (Terre Adélie) que certains pays nous reconnaissent à la suite de sa découverte par Dumont d'Urville en 1840», l'expédition se donna un programme scientifique. Il était double : recherches à partir du bord d'un navire polaire, recherches et explorations par une mission hivernant dans une base à construire.





Depuis lors le navire polaire Commandant Charcot fit campagne par trois fois en direction de la Terre Adélie. Le 19 janvier 1950, cent dix ans après Dumont d'Urville, quarante après les recherches de Charcot dans un tout autre secteur, la France réapparaissait sur le continent antarctique. Deux missions des Expéditions Polaires Françaises, dirigées, l'une par A.-F. Liotard, l'autre par Michel Barré, se succédèrent à la base construite et travaillent à réaliser un vaste programme de recherches scientifiques dans des conditions de vie souvent très dures.



Une nouvelle expédition, TA3, y parvint le 18 janvier 1950 et, le 20 janvier, un emplacement définitif, fut choisi pour la construction de la nouvelle base. Le site prit le nom de Port-Martin en hommage, à J.-A. Martin, membre de l’expédition décédé à bord du navire. Une équipe de 11 hommes sous la direction d’André-Franck Liotard leva le bâtiment principal - une ossature bois, pré-taillée, à  poteaux de décharge - et construisit diverses annexes.



Sous la direction de René Garcia, l’équipe TA5 prévue pour la relève arriva à Port-Martin le 14 janvier 1952, tandis qu’une équipe réduite, sous la direction de Mario Marret (4 hommes au total), construisait une base secondaire à l’île des Pétrels (archipel de Pointe Géologie). 

 Incendie 1952 1947Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1952, un incendie ravagea le bâtiment principal de la base de Port- Martin. Le bateau ravitailleur qui se trouvait encore dans les environs, put évacuer les hommes dont trois s’ajoutant aux 4 initialement prévus furent déposés à Pointe Géologie. Ils y rejoignirent l’équipe de Mario Marret. Au cours de cet hivernage les 7 hommes de cette équipe reconstituée effectuèrent un raid à P-M pour récupérer divers matériels - dont les 2 weasels - qui y étaient restés.


Sources :

Tabuteau Michel. La « Saga » antarctique et la Terre Adélie. II. — Expéditions françaises actuelles. In: L'information géographique, volume 15, n°3, 1951. pp. 104-109;

Plan de gestion pour la zone spécialement protégée de l’Antarctique n° 166

Aéronautique navale L'hippocampe à 100 ans 11F

Aéronautique navale   11F L'hippocampe à 100 ans 



Dans la gazette de l'Aéro, le président de la section annonçait pour septembre 2019, l'anniversaire des 100 ans de la 11F


La flottille 11F est la plus ancienne des formations de chasse de l'Aéronautique Navale. Son passé est des plus prestigieux. Les hommes qui y servent portent deux fourragères : la première aux couleurs de la Croix de Guerre, témoigne de quatre citations, deux en 1914-1918 (hérité de l'escadrille B102), deux en 1939-1945 (hérité de l'AC1) ; la seconde, aux couleurs de la Médaille Militaire, rappelle les cinq citations que comporte sa Croix de Guerre T.O.E pour ses actions d'éclat en Indochine. Texte des citations à l’Ordre de l’Armée  (Journal officiel du 24 décembre 1918)

Elle est l'héritière de l'AC1, première escadrille de chasse de l'Aviation d'escadre créée le 1er mars 1919 à Saint-Raphaël, elle-même issue de l'escadrille B102 qui s'illustra pendant la première guerre mondiale.


« Les escadrilles d’hydravions B-101 et B-102 :
1) par leur esprit d’entreprise et d’audace, par leurs succès, par leur inébranlable résolution en face du danger, sous le commandement de leurs chefs successifs (le Capitaine de frégate de LABORDE et le Lieutenant de vaisseau LORFEVRE) ont donné un superbe exemple à leurs camarades de l’aviation maritime (Journal officiel des 30 mai 1917 et 16 décembre 1918).
2) Opérant à proximité des bases ennemies, ont toujours montré, et particulièrement du 1er avril au 1er novembre 1918, sous la direction de l’Enseigne de vaisseau LE MERDY (Jacques), une volonté tenace dans la recherche et l’attaque des sous-marins ennemis (citation du 20 décembre 1918) ».


A titre anecdotique, la toute jeune Aviation d’Escadre, alors placée sous les ordres du lieutenant de vaisseau Teste, est initialement divisée en deux unités. Division officieuse par ailleurs, les pilotes n’étant pas spécialement affectés à l’un ou à l’autre des deux groupes baptisés AC1 (AC pour avions de chasse) et AR 2 (AR pour avions de reconnaissance). Ce n’est que deux ans plus tard que le Service Central de l’Aéronautique admet l’existence de deux escadrilles bien distinctes. Le lieutenant de vaisseau Cavelier de Cuverville est nommé chef de l’AC1 en octobre 1921. Il faut attendre 1922 pour voir les escadrilles devenir des unités militaires à part entière et leurs commandants désignés officiellement par lettres signées du ministre de la guerre. La flottille 11F remonte donc officiellement de l’AC1 de 1922 et s’est vue confier les traditions des escadrilles précédentes.

Le 1er août 1922, l’AC1 devient la C10 ayant comme commandant le lieutenant de vaisseau Amanrich.




Homologué sous le numéro M784
Cet insigne est à l’origine celui de la 7C1, escadrille de chasse embarquée.
La 11F est l’héritière de la flottille 1F créée en janvier 1946, devenant 11F en juin 1953.








Extraits des rapports officiels
6 avril 1917 – Une patrouille d’hydravions (Enseigne de vaisseau de JOUFFREY) attaque, sous le feu violent des batteries de côte, une sous-marin en surface à un mille et demi au nord des jetées de Blankenberghe. Brillant fait d’armes qui emballe nos gens.
7 avril 1917 – Une patrouille d’hydravions (Enseigne de vaisseau de réserve LECOQ) attaque et coule un grand sous-marin à 8 mille au N.N.E. D’Ostende, attaque un autre grand sous-marin à 6 milles du premier et enfin, n’ayant plus de bombes, mitraille un troisième sous-marin plus à l’ouest.
Le succès de la première attaque est indiqué :- par la chute de la bombe à toucher le kiosque- par la puissance inaccoutumée de l’explosion ; volume sept à huit fois supérieur à celui que produisent les bombes D- par la bande prise par le sous-marin et sa brusque disparition, l’arrière le premier, l’avant émergeant.
Une deuxième patrouille (Enseigne de vaisseau de JOUFFREY) partie au retour de la première, trouve un grand chalutier stoppé sur les lieux de l’attaque réussie. Elle le bombarde et le mitraille vigoureusement. Il se défend de même. Deux hydravions reçoivent des balles.



8 avril 1917 – Notre atrouille d’hydravions (Enseigne de vaisseau LE MERDY) rencontre, à 15 milles nord-ouest de Zeebrugge, deux hydravions ennemis, l’un biplace, l’autre monoplace, les attaque et les ramène jusqu’à Zeebrigge. Le biplan est obligé de se débarrasser de quatre bombes. Il était probablement à la recherche de sous-marins alliés.
9 avril 1917 – Notre patrouille d’hydravions (Enseigne de vaisseau NOEL) attaque un sous-marin en surface à 6 milles nord-ouest de Zeebrugge. Mitraillé par notre hydravion de combat, le sous-marin plonge. Il reçoit une bombe juste à l’endroit où le périscope va disparaître, puis deux autres bombes paraissant bien placées. Au retour, deux hydravions ennemis de combat attaquent la patrouille qui fait tête et refoule l’ennemi jusqu’à Ostende. Revenant vers Dunkerque, la patrouille est de nouveau attaquée par les mêmes appareils. Elle fait tête encore et, cette fois, met l’ennemi en fuite définitivement.
30 avril 1917 – 7 heures, 21 milles N.30 W. Dunkerque. Notre patrouille d’hydravions attaque un grand sous-marin (longueur 70 mètres environ, un gros canon à l’avant), route ouest. Quatre bombes lancées par D-2 (pilote, second-maître GUEGAN, observateur, Enseigne de vaisseau NOEL) et D-6 (pilote, quartier-maître CHAUVIGNAT, observateur, matelot LENORMAND). Les deux dernières bombes sont tombées sur le sous-marin au moment où il prenait sa plongée ; il a ensuite reparu en surface, a été mitraillé par les hydravions et a disparu soudain dans un gros bouillonnement. Un petit espar de bois (mât de pavillon ?) est resté en surface.

Dès le retour de cette patrouille, une seconde patrouille a été envoyée explorer les lieux de la rencontre ; elle y a vu de nombreux petits débris.


Combat aérien du 26 mai 1917
Le samedi 26 mai 1917 à 4h50 du matin, une patrouille composée comme suit :- FBA D-10, pilote : Enseigne de vaisseau ARDOUIN, observateur : quartier-maître mécanicien MILLIANCOURT- FBA D-8, pilote : Second-maître AMIOT, observateur : Enseigne de vaisseau TESTE- FBA D-11, pilote : Quartier-maître CARTIGNY, observateur : Enseigne de vaisseau GOURGUEN- FBA D-7, pilote : Enseigne de vaisseau BATTET, observateur, matelot mécanicien FARENCsous le commandement de l’Enseigne de vaisseau BATTET, quitte Dunkerque pour la recherche et le bombardement des sous-marins ennemis dans les parages d’une bouée alors désignée sous le nom de bouée A, à environ 20 milles au N.40.O. de Dunkerque.

Extrait du rapport de l’Enseigne de vaisseau de 1ère classe TESTE



J’étais embarqué comme volontaire dans l’appareil n° 7, piloté par le second-maître AMIOT. La formation à prendre était la ligne de relèvement à 30°, le chef de file à 150 mètres au-dessus de l’eau, chaque appareil surplombant son matelot d’avant de 50 mètres.
Le départ s’effectue à 4 heures. Je suis deuxième dans la ligne. Dès que la formation est prise, le chef d’escadrille se dirige vers la bouée A et, pendant une heure environ, fait le parcours 5 milles est – 5 milles ouest de la bouée A. A 5h50, à un mille environ à l’ouest de la bouée, j’aperçois un périscope de sous-marin. Le chef de file le voit aussi, car au même instant, il lance une fumée blanche. Le périscope disparaît aussitôt et nous ne pouvons pas l’attaquer. Nous continuons notre route à l’ouest pendant quelques minutes, et à six heures, nous reprenons le cap à l’est. Quelques instants après, nous repassons au-dessus de la bouée A, et à 6h07, je crois apercevoir de nouveau le périscope d’un sous-marin. Au même instant, je vois le chef d’escadrille piquer sur l’eau, laissant tomber ses deux bombes. Me retournant, j’aperçois au-dessus de moi trois appareils allemands qui piquent sur nous et nous attaquent. Ce sont un monoplace et deux biplaces. Je fais signe à mon pilote de tourner à droite pour leur faire face, mais la mitrailleuse du monoplace allemand a déjà parlé et nous recevons une première salve. Je ne puis encore ouvrir le feu, l’appareil allemand étant toujours derrière moi. Conformément aux ordres reçus avant le départ, AMIOT amerrit aussitôt, d’une façon remarquable d’ailleurs, bien que sous le feu du pilote allemand. Il est déjà blessé et le moteur, atteint de plusieurs balles, est stoppé. J’engage alors un combat violent avec le monoplace ennemi mais, dès les premiers coups, le pied de ma mitrailleuse est brisé par une balle, et moi-même je suis renversé par deux coups qui m’atteignent au ventre. Me relevant et prenant ma mitrailleuse dans le bras, je tire comme je peux à travers les plans de mon appareil, car le pilote, blotti sous le moteur, reçoit encore deux balles, dont une qui lui occasionne une blessure sanglante au bras. Mes munitions s’épuisent très vite. A plusieurs reprises, grâce aux balles traceuses, je vois que j’atteins l’appareil ennemi qui vole très bas. Malheureusement, mon tir avec la mitrailleuse dans les bras est très difficile et les quelques coups au but sont tous derrière le pilote. Enfin, à la quatrième passe, n’ayant plus de munitions utilisables (il me reste en effet deux chargeurs enrayés), je cesse le feu, et le pilote allemand, me voyant hors de combat, s’éloigne pour rejoindre ses camarades qui se battent dans l’ouest avec les trois appareils français. Je ne sais rien de ce qui s’est passé dans ce combat.


A 6h30, j’ai seulement vu les trois appareils allemands reprenant la route de Zeebrugge, et à l’horizon, dans l’ouest, j’ai vu deux F.B.A. flottant. Je n’ai pas vu le troisième.
Il est 6h30. J’ai déjà prévenu Dunkerque. La coque de mon appareil est une véritable écumoire. Un des réservoirs d’essence est en feu et le moteur complètement hors de service : le carburateur, le réservoir d’huile et deux cylindres sont troués par les balles. L’incendie est rapidement éteint par AMIOT et, ce dernier ne pouvant que faiblement m’aider, je m’empresse de boucher de mon mieux les trous les plus gros avec mes gants, mon mouchoir et tout ce qui me tombe sous la main. L’appareil pique déjà du nez, je prends alors un seau en toile et je vide sans arrêt l’eau qui envahit surtout les compartiments de l’avant. Mais lorsque l’appareil se redresse, c’est la queue que se remplit, car elle est percée de deux gros trous que je ne réussis pas à boucher complètement.
Nous sommes à 6 milles environ à l’est de la bouée A. La brise est légère et vient du S.E. Pour augmenter un peu la dérive qui nous éloigne de la côte allemande, j’installe rapidement la capote d’AMIOT eu guise de voile, mais l’eau monte vite et je ne puis, sans danger, m’arrêter de vider, AMIOT m’aidant dans la mesure de ses moyens. Profitant d’une petite avance sur les voies d’eau, je regarde alors ce que je crois être ma blessure. Les deux balles ricochées qui m’ont atteint après avoir traversé mon veston et mon pantalon de cuir ont été détournées par ma ceinture de cuir et je n’ai sur la peau qu’une grosse meurtrissure.


Nous restons ainsi jusqu’à 9h30. A ce moment, j’aperçois dans l’est sept appareils allemands qui se dirigent vers nous. Je devine immédiatement leur intention et je préviens AMIOT qu’au cas où un Allemand viendrait le prendre, il ait à lui dire que je me suis noyé. Ma prévision se réalise bientôt. A 9h40, un appareil ennemi amerri près de nous et, après plusieurs manœuvres, accoste notre F.B.A. et prend AMIOT à son bord. Dès que je le vois, je me cache entre les réservoirs d’essence et la coque, la moitié du corps dans l’eau. En passant, AMIOT me jette mon veston sur la tête et je passe ainsi inaperçu aux yeux de l’ennemi. Quelques instants après, il s’envole. Il est à peine parti qu’une nouvelle pluie de balles s’abat sur mon appareil. Par qui sont-elles tirées ? Je ne peux pas voir d’où je suis, mais je constate que mon réservoir d’essence est de nouveau en feu ; par bonheur je ne suis pas touché. Quand le feu cesse, je sors de ma cachette et j’aperçois les appareils allemands faisant route vers Zeebrugge. Je distingue aussi les têtes nues des camarades emportés. Il est 9h48.
Mais cette fois, les voies d’eau sont trop nombreuses à mon bord et l’eau a beaucoup monté. Cependant, je conserve toujours l’espoir de voir arriver les torpilleurs français, je lance mon dernier pigeon (à 15 heures, Dunkerque reçoit ce dernier message) : « D-8 – 9h55 – TESTE, AMIOT et autres Français ramassés par Boches. Me suis caché dans réservoir d’essence. Suis toujours à la dérive. Moral excellent, mais l’appareil fait eau de toutes parts. Vive la France ! Les Boches ont essayé de détruire appareils avec mitrailleuses – Pas réussi – Point initial à 6 h. environ à 5 milles dans l’est bouée A – Légère brise S.E. » et je reprends mon seau pour combattre la voie d’eau.


Malheureusement, l’eau gagne de plus en plus. Je suis dans l’eau jusqu’aux genoux et je ne suis plus soutenu que par les flotteurs des ailes qui, eux, sont intacts. Enfin, à 10h50, j’aperçois des fumées dans le sud. J’ai un moment de joie, bien court d’ailleurs, car je ne tarde pas à reconnaître les silhouettes de deux torpilleurs allemands de 1000 tx. Je les vois se diriger vers les F.B.A. qui flottent encore, puis l’un d’eux qui a le D-10 suspendu sous un de ses bossoirs, se dirige vers moi à grande vitesse. Je m’empresse de tout détruire à bord et, quand le torpilleur allemand n’est plus qu’à un mille environ, je donne des coups de marteau dans les flotteurs et l’appareil s’enfonce rapidement sous les yeux des Allemands qui me prennent à leur bord. Il est onze heures passé. Le commandant allemand me montre alors dans l’ouest à l’horizon quelques fumées. « Ce sont, me dit-il, les torpilleurs alliés qui viennent vous chercher. Il est trop tard… ».
Signé : TESTE


http://envelopmer.blogspot.com/2019/03/gazette-n-150-section-aeronautique.html

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=45519

Gazette N° 151 Section Aéronautique Navale d’avril 2019

Gazette N° 151 Section Aéronautique Navale d’avril 2019

Parfois des membres de la Section se plaignent de ne pas recevoir toutes les enveloppes qu’ils m’ont fait parvenir.



Vous avez ici un bon exemple, 

et oui Chères Amies, Chers Amis, le Primauguet est rentré au port de Brest avec le paquet d’enveloppes bien tamponnées mais non expédiées par la poste... 

Pour rattraper le coup, j’ai expédié le paquet au SPID et vous avez certainement reçu vos enveloppes. 



A priori comme je numérote au verso toutes les enveloppes, j’ai depuis le 01/01/2018 98 % de retour

100 ans de la Flottille 11 F. 1ère oblitération et tampon mémorisant l’évènement. A droite le dessin qui va servir pour les enveloppes qui seront vendues le jour de la manifestation (fin septembre)




Mission « CLEMENCEAU du CDG, bientôt des informations concrètes, c’est en bonne voie.

Bien amicalement

O. LAUDRIN

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12 avr. 2019

Amers et Azimut Où sont nos navires 10 avril 2019

Amers et azimut
Situation des principaux bâtiments déployés au 9 avril 2019
47 bâtiments   34 aéronefs    5 289 marins
Mission Clemenceau
PA Charles de Gaulle (mer Méditerranée) + 18 Rafale Marine + 2 Hawkeye +  Caïman Marine + 1 Dauphin
FREMM Provence (mer Méditerranée) + Caïman Marine
BCR Marne (mer Méditerranée)

Opération Chammal
Atlantique 2

Opération Corymbe
PHM LV Le Hénaff (océan Atlantique)

CTF 150
FASM Latouche-Tréville (océan Indien) + 2 Lynx

Mission Jeanne d'Arc
PHA Tonnerre (océan Indien) + Alouette III
FLF La Fayette (océan Indien)

Préparation opérationnelle
FLF Surcouf (mer Méditerranée) + Panther
FS Ventôse (océan Atlantique) + Alouette III
PAG La Confiance (océan Atlantique)
PHM PM L'Her (océan Atlantique)
CMT Andromède (océan Atlantique)
2 Atlantique 2 (Écosse)

Surveillance maritime
FLF Guépratte (mer Méditerranée)
FS Nivôse (océan Indien) + Panther
FS Vendémiaire (océan Pacifique) + Alouette III
FS Prairial (océan Pacifique) + Alouette III
B2M Bougainville (océan Pacifique)
B2M D'Entrecasteaux (océan Pacifique)
BSAM Loire (océan Indien)
PAG La Résolue (océan Atlantique)
CMT Capricorne (mer Méditerranée)
CMT Lyre (mer Méditerranée)
Falcon 50 (Dakar)

Défense maritime du territoire
PSP Cormoran (océan Atlantique)
BSAM Rhône (océan Atlantique)

Déploiement longue durée
BSAM Seine (océan Atlantique)

Mission hydrographique
BHO Beautemps-Beaupré (océan Indien)
BH Laplace (océan Atlantique)

Opérations de guerre des mines 
CMT L'Aigle (océan Indien)
CMT Sagittaire (océan Indien)

365 jours par an, 24h sur 24, sur tous les océans et mers du globe, ce sont en moyenne 35 navires à la mer, 5 aéronefs en vol, 1 sous-marin nucléaire lanceur d'engins en patrouille, des fusiliers marins et commandos déployés, soit près de 5 000 marins sur, sous et au-dessus de la mer pour préserver les intérêts de la France et garantir la sécurité des Français. 

Humour dans le carré par Donec la Grèce durant la guerre de 14

Bonjour la compagnie,


Encore une fois je suis victime de l’humour des rédacteurs de Cols Bleus et je vous le fais partager.

L’action se déroule en 1914 et nous conte l’histoire d’un enseigne de vaisseau qui embarque à la suite d’un naufrage sur un yacht anglais armé en guerre, une sorte de patrouilleur.
….
« Ce yacht était commandé par son propre propriétaire lieutenant commander RNVR (Royal Navy volontary reserve). Il y a en Angleterre, en temps de guerre, trois sortes d’officiers : RN (Royal Navy) officiers de carrière, RNVR comme le nôtre, et RNR (Royal Navy réserve) provenant essentiellement de la Marine marchande.



Les officiers RN ont coutume de dire que les RN sont des marins et des gentlemen, les RNVR des gentlemen, et les RNR des marins, étant entendu que les seconds sont de piètres marins et les derniers des rustres.
Lui propriétaire d’un Yacht, était donc un marin, exception dans la RNVR et gentleman par droit de naissance. Tandis que moi, officier de la Marine marchande j’étais naturellement un rustre. Au surplus, tout ce qui n’arborait pas le pavillon britannique n’était que vermine de mer.

J’aurais pu feindre de ne pas entendre l’anglais, mais il parlait fort bien le français, le bougre, et il m’abreuvait d’anecdotes où la marine marchande en général et la Marine française en particulier n’avaient jamais un rôle très reluisant.

Par chance il m’abreuvait aussi de bon whisky personnel, qui lui était parfait, et sa table était très convenable.

Je me consolais en bavardant avec son second qui n’était pas anglais mais gallois, et RN, donc marin marchand comme moi, de sorte que nous sympathisions autour de son whisky, qui était loin de valoir celui de son commandant, mais on ne peut tout avoir n’est ce pas ?

A douze nœuds même en faisant des zig-zags, les milles défilent vite, et un matin le Flower of England (c’est ainsi qu’en toute simplicité s’appelait le yacht) arrive près de Corfou, sa destination.
Et, Ô surprise ! en grand’garde, je crus revoir mon vieux Robuste, miraculeusement ressuscité ! Ce n’était pas lui mais vraisemblablement son frère jumeau aussi vieillot, aussi rouillé, aussi misérable.

Seule différence il s’appelait Hercule.

Nous échangeâmes des signaux de reconnaissance, et quelques vociférations par porte-voix, et le yacht, toujours à douze nœuds, mit le cap sur l’entrée du port.

Il était tellement évident qu’aucun des deux n’avait compris ce que disait l’autre qu’une idée diabolique germa dans mon esprit.



« Vengeance, vengeance ! »

Je grimpai sur la passerelle et interpellai le commandant :
Vous avez entendu ce qu’il nous a dit ? »
Il m’a dit « Ouah, ouah, ouah ! comme on dit toujours dans un porte-voix.
Et qu’avez-vous répondu ?
J’ai répondu « Ouah, ouah, ouah » comme on répond toujours dans un porte-voix.
Oui ? Eh bien il vous a dit : « La passe est minée, suivez-moi ».

Malgré son flegme, il sursauta, et donna des ordres. Le Flower of England décrivit une courbe gracieuse, et vint prendre la ligne de file derrière l’Hercule.

Nous avions le vent debout, la fumée abondante et les escarbilles du patrouilleur nous empestaient, mais on n’y pouvait rien.

Le baronnet (ai-je dit qu’il était baronnet ?) était furieux. Moi j’étais ravi. Une heure et demie après (eh oui, à cinq nœuds !) nous étions mouillés à Corfou ;

Je fis mes adieux à mon hôte, le remerciai hypocritement, et m’en fus, avec mon équipage, me présenter aux autorités maritimes françaises.

Je fus bien accueilli, réconforté, habillé, logé, et l’on me dit que je serai « rapatrié » à Brindisi par la première occasion de mer, soit trois jours après. Jusque-là j’étais libre de mes mouvements.

Chacun sait que le marin, abandonné dans une ville inconnue, trouve miraculeusement le chemin le plus court pour le plus proche bistrot, havre naturel des abandonnés.

Trois minutes après, j’y étais.

Et là attablé sur la terrasse, en plein soleil, j’aperçus mon vieux camarade nantais Thomas, dit Muscadet.

Nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre, et je lui narrai mon odyssée.
Et toi, que fais-tu ?
Moi je commande le patrouilleur comme ton ex, l’Hercule.

Comme le monde est petit ! Tout heureux, je me mis à raconter l’histoire de l’Anglais tyrannique et chauvin, et conclus :
J’ai raconté au British que tu avais crié dans ton porte voix « La passe est minée, suivez moi ! »

Thomas leva sur moi son œil bleu, et articulant bien dit posément : « C’est exactement ce que je lui ai dit ! »

A la semaine prochaine

Donec

Utilisation de timbres préoblitérés 2019 envoi en nombre

Utilisation de timbres préoblitérés 2019

On avait perdu l'habitude de voir des timbres préoblitérés sur les enveloppes. C'est le cas de cette enveloppe reçue ces derniers jours suite à un achat sur internet. Finalement un envoi au tarif qui ne coûte pas cher... et pas de quoi gagner des mille et des cents!
Un préoblitéré est un timbre-poste annulé par une oblitération avant son emploi. Les préoblitérés ou "préos" sont destinés aux envois en grand nombre. Ils évitent à l'employé des postes le travail fastidieux de l'annulation du timbre-poste. Il faut attendre 1920 pour voir apparaître les premiers préoblitérés en France.

préoblitérés n° 172 et 185 le montant est de 5,79 francs soit 0,8827 le tarif lettre verte
Vendus en grand nombre, ces timbres ne sont acceptés par l'administration postale émettrice que s'ils affranchissent un envoi en grand nombre et en un seul jour. C'est pour cette raison que certains des premiers timbres préoblitérés portaient la date du jour d'utilisation.

L'administration économise le temps destiné à l'oblitération ; parfois, elle accorde un prix préférentiel aux acheteurs de ces timbres.

Progressivement, ces timbres sont remplacés par des marques préimprimées sur les emballages des plis.


Ce courrier ne correspond pas à un envoi en nombre mais un envoi à l'unité. Les timbres n'ont pas été annulés.


Ces timbres sont souvent collectionnés neufs achetés à l'unité au service philatélique. Pour les collectionner sur pli, il faut disposer de pièces permettant de démontrer qu'il s'agit bien d'un exemplaire d'un envoi en nombre ; preuve peu évidente qui peut expliquer que la collection des préoblitérés est peu courante comme semble indiquer un article philatélique de 1999 : « Supplique pour la réhabilitation des préoblitérés ».



En France, dès les années 1860 et 1870, ainsi qu'en 18935, l'administration postale a mené des expériences d'utilisation de timbres oblitérés à l'avance.

À partir de 1920, ces timbres destinés aux « envois en nombre » réapparaissent et sont généralisés. Après une surcharge de type « POSTES PARIS [ou FRANCE] 1920 », les timbres d'usage courant utilisés portent désormais un arc de cercle marqué « AFFRANCHts - POSTES ».

En 1954, un timbre au type Coq est le premier type servant uniquement aux préoblitérés, suivi à partir de 1964 de séries thématiques illustrées : monnaie gauloise, signes astrologiques, champignons, monuments, éléments naturels, instruments de musiques et orchidées. Depuis 1965, ces timbres sont vendus à l'unité aux collectionneurs
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Le Nivôse à Crozet 10 février 2019

La frégate Nivôse à Crozet 

10 février 2019

"Lors de sa dernière patrouille, la frégate de surveillance de la Marine nationale Nivôse est venue nous rendre visite. Cette courte escale nous a permis de réaliser un exercice médical qui a mobilisé les équipes médicales de la base et du Nivôse". Blog du district de Crozet







La baie du marin avec la borne photo historique achetée sur le net

L'Hélicoptère du Nivôse

merci à JEF
sources :

Le blog de Crozet http://ilescrozet.blogspot.com/2019/03/escale-de-la-fegate-de-surveillance.html

Marine nationale

11 avr. 2019

La Marcophilie navale n° 130 le magazine des collectionneurs du courrier des marins Avril 2019

La Marcophilie navale n° 130 le magazine des collectionneurs du courrier des marins  Avril 2019





Une machine qui bégaye ... Le numéro d'avril 2019 n° 130 de la Marcophilie Navale est arrivé ce matin sous enveloppe depuis La Valette du Var. La machine à affranchir semble bégayer ou avoir été victime d'un séisme... sur sa partie droite.

La première de couverture évoque le départ du Groupe Aéronaval en mission Clemenceau.



Notre président l'amiral Arata dans son éditorial évoque la mémoire de ceux qui nous ont quitté depuis le début de l'année, le congrès 2019 à Brest et les nouvelles marines des différentes sections.








L'amiral Arata, toujours aussi Terrible, nous gratifie d'un article sur le contre-torpilleur Le Terrible où il nous apprend qu'il a essuyé ses bleus (de chauffe) en y faisant ses premiers allumages machines... Il retrouvera un autre Terrible entre 1972 et 1975 en s'occupant de l'énergie du SNLE du même nom.

Bernard Barbier ( lui aussi Terrible en bleu et rouge) nous raconte le croiseur de 2e classe Surcouf.

L'assistance aux pêches, des oeuvres de mer à la Marine nationale présente les routes suivis par les courriers en provenance ou à destination des bateaux en pêche sur les bancs (JM Bergougniou)

Roseline Giletto évoque le La Bretonnière sans évoquer quelques chansons paillardes qui ont réjouit plus d'un corps de garde. Portant le nom d'un major général de Toulon dans les années 1834. (Anthologie Latinesque et Hospitalière 1911. Tome I page 95.)

Patrick Le Pestipon décide de quitter Lann-Bihoué et le Morbihan pour parler de Lanvéoc-Poulmic, de l'aéronavale et des unités hébergées sur la base. 

"La Fayette nous voilou...". La Frégate La Fayette  s'est jumelée depuis le 5 février 2019 avec l'Ordre Lafayette.  Et Joël Moreau y fut enrubanné sans avoir à essuyer le revers de la médaille.

Nos sections vivent  et je leur décernerais bien volontiers une lettre de félicitations et d'encouragements.

L'Île de France courre de MEDOR en CORYMBE en passant par la Mission Jeanne d'Arc,

La section Bretagne prépare sont congrès du 17 au 19 mai 2019 à Brest, met quelques bateaux à la retraite et en accueille de tout nouveau à Lorient ou Concarneau. Pas question de prendre les eaux en ce premier trimestre. 

La section Provence se partage entre les missions Chammal, Corymbe, Jeanne d'Arc, Clemenceau...

La section T.A.A.F n'a pas pris de coup de froid, un bon châle de laine le protège du vent et du froid. Son service médical est à la hauteur en Charente Maritime ou sur Le Malin. Des nouvelles de L'Astrolabe qui quitte la Terre-Adélie pour les îles australes, rien n'est perdu même dans les îles Eparses où tout est regroupé sur quelques bâtiments. Tout cela dans de Glorieuses ambiance. 

L'Aéro va prendre de la hauteur pour fêter les 40 ans de la 35F en attendant les 100 ans de la 11F. 

Bien entendu, le Trésorier se rappelle aux bons souvenirs des retardataires... 

20€ la cotisation pour la France et l'U.E. Il n'évoque pas l'augmentation que pourraient subir les citoyens britanniques en cas de Brexit ni une remise éventuel de l'ordre de la Jarretière.






Dans la rubrique Etat-Civil, il nous est signalé outre quelques naissances dans les chantiers, des changements d'appellation. Il faudra s'habituer aux BRF, aux BGDM, aux BSAOM, aux PAG. Pour ma part je m'en tiendrais aux pépés, pardon au PP s'il n'y a pas un gel de nos relations.