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26 sept. 2020

Du courrier a transité par le SPID Service Postal International pour la défense Lituanie Dragons 5e Lynx eFPBG LTU

Du courrier a transité par le SPID 250 Opération Lynx Lituanie eFP BG LTU


En juillet, sur le camp militaire de Rukla, où est installé le Battle Group de la présence avancée renforcée de l’Otan en Lituanie (enhanced Forward Presence eFP BG LTU), les jeunes soldats du 5e régiment de dragons ont effectué une Formation générale élémentaire, dans le cadre de la mission Lynx.


Depuis début juillet, les militaires du rang du 5e régiment de dragons (5e RD) sont arrivés en Lituanie afin de s’entraîner dans un contexte interallié avec les 7 autres nations (Islande, Belgique, Luxembourg, République Tchèque, Pays-Bas, Norvège, Allemagne) du bataillon multinational de l’Otan. Engagés dans la mission Lynx 7 et, avant de débuter les exercices majeurs conjoints sur les terrains de manœuvre lituaniens à l’automne, les jeunes dragons ont effectué une FGE. D’une durée de trente jours, la formation a été rythmée par le sport, de l’aguerrissement, mais aussi des instructions pédagogiques et théoriques. Les stagiaires ont ainsi progressé et acquis les outils de base de l’encadrement. Un volet combat est venu renforcer leur rusticité, la cohésion et leur capacité à commander. L’instruction au combat est au cœur des préoccupations du capitaine Christophe.

Le SGTIA, étant à dominante infanterie, deux objectifs majeurs sont à atteindre. « Il me faut d'abord exploiter l’opportunité de Lynx 7 pour nous aguerrir et développer nos savoir-faire de combattants aux côtés de nos alliés. Ensuite, il me faut fixer des objectifs d’instruction. La FGE permet de répondre aux deux simultanément. C’est un challenge pour mes cadres et dragons qui devront réaliser leur métier tout en conservant un état d’alerte permanent. »


Savoir-faire indissociable du savoir-être

Cette formation s’appuie sur des domaines d’instruction variés, qui valident un certain nombre de connaissances (topographie, transmissions, NRBC et génie) et de savoir-faire militaires. La vie sur le terrain, sa rusticité en passant par des entraînements au combat et par le sport rendent cette instruction dense et complète. La première classe Solène, opératrice radio du commandant d’unité sur la mission Lynx 7, estime que cette formation a modelé son caractère. Pour elle, le stage est bénéfique à plusieurs niveaux. En particulier, elle acquiert de l’autonomie en tant que chef d’équipe : « cette situation de responsabilité nous fait prendre confiance en nous et développe notre capacité à prendre des décisions. »


L’évaluation de la FGE

Plusieurs niveaux d’évaluation sont prévus. Le premier est relatif au système d’élève de jour en mettant chaque jour un soldat en situation de commandement. Cela permet à l’encadrement d’identifier les aptitudes des soldats à se faire entendre par les autres. Des tests théoriques, sous la forme de contrôle continu, sont réalisés afin d’identifier les lacunes individuelles. La formation se clôture par un rallye qui est le test final de la FGE. Ce test comprend une marche en trinôme de nuit de trente kilomètres puis, dans la foulée, une évaluation sur différents ateliers : armement, génie, transmissions, identification, topographie, combat, NRBC ainsi que du sauvetage au combat. Les évaluations sportives, comme le parcours d’obstacle ou l’aisance aquatique seront faites lors du retour en France, car les infrastructures n'existent pas en Lituanie et les instructeurs dédiés à ces épreuves ne sont pas présents.


Ce stage sera sanctionné par le Certificat militaire élémentaire (CME), examen indispensable dans la carrière d’un militaire du rang qui souhaite accéder aux concours des sous-officiers ou officiers selon les aptitudes qu’il aura démontrées à l’issue de sa FGE.

Sources :





Quelques plis victimes de la Covid-19 FREMM NORMANDIE DLD 2019 2020 Norfolk Flottille 33F

Quelques plis victimes de la Covid-19 FREMM NORMANDIE DLD 2019 2020 Norfolk  Flottille 33F

Pour différentes raisons liées à la pandémie de la COVID-19 (escales sans contact à terre) la DLD de la FREMM Normadie a pu être perturbée et des plis non envoyés. Les plis des escales américaines nous arrivent via la cellule SPID 250. Ils sont datés du 24 janvier 2020 date de l'escale à Norfolk (VA).

La Normandie, sixième frégate multi-missions de la Marine nationale, admise au service actif a été livrée en juillet 2019 par Naval Group. 
Elle est la première de la série équipée des missiles surface-air Aster 30 et intégrant la nouvelle liaison de données L22 de l’OTAN. 


La frégate multi-missions (FREMM) Normandie a quitté Brest, son futur port-base, le 16 décembre 2019 pour réaliser son déploiement de longue durée (DLD) en vue de son admission au service actif. Elle embarque un hélicoptère Caïman Marine et son détachement, portant l’effectif total à 145 marins.

L’un des objectifs de ce déploiement de plus de trois mois dans la moitié Nord de l’océan Atlantique est de vérifier, dans la durée, les capacités militaires du bâtiment à travers un large éventail d’activités aéromaritimes proches de son futur emploi opérationnel, avant que celui-ci ne soit admis au service actif.


 

La première phase du déploiement est marquée par trois escales dans des ports de la côte Est des États-Unis : New-York, Norfolk et Boston, et par plusieurs entrainements communs, notamment avec l’US Navy.

sources :

© Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/content/la-fremm-normandie-entre-en-service

https://www.colsbleus.fr/articles/1190

25 sept. 2020

USS HULL à Saint-Nazaire 15 Juin 1935

 LE COMMANDANT DU DESTROYER « HULL » A RENDU VISITE AUX AUTORITÉS NAZAIRIENNES

Dans le journal L'Ouest-Eclair du 16 juin 1935, on annonce l'arrivée du Destroyer HULL à Saint-Nazaire le 15 juin.





Le destroyer USS HULL à Saint-Nazaire 15 juin 1935


L'USS Hull (DD-350) est un destroyer de classe Ferragut mis en service dans l'United States Navy  dans les années 1930.




Baptisé en l'honneur de Isaac Hull, il est mis sur cale le 7 mars 1933 au chantier naval Brooklyn Navy Yard de New-York. Il est parrainé par Mme Patricia Louise Platt, llancé le 31 janvier 1934 et mis en service le 11 janvier 1935, sous le commandement du commander R. S. Wentworth.

Après une série d'essais, le Hull effectue une croisière sur la côte ouest de l'Europe en milieu d'année et transite par le canal de Panama en  pour prendre position dans le Pacifique.



Hier matin, M. Ralph S. Wentnorth, commandant du destroyer américain te Hull » accompagné de M. Hulley, consul des Etats-Unis, à Nantes, a entrepris une série de visites officielles, chez les autorités de la ville. MM. Wentworth et Hulley se sont d'abord rendus à bord du croiseur-cuirassé « Emile-Bertin » on ils ont été reçus par M. Tavera. commandant, entouré des membres de son état-major. MM. Bara et Jourdan. Après que les officiers français eurent fait accomplir à leurs collègues américains, la visite du croiseur, ces derniers allèrent à la sous-préfecture ou M. Barthère, sous-préfet les reçut avec son habituelle affabilité.

MM. Wentworth et Hulley firent ensuite visite a M. le député-maire Blancho et aux membres du Conseil municipal. puis se rendirent a la Chambre de Commerce où M. Joubert, président, leur adressa la bienvenue, au nom de la compagnie.

Entre temps. M. Wentworth et le consul américain étaient ailes saluer, au bureau du port, M. le commandant du port Tixador, ainsi que MM. les ingénieurs des Pont: et Chaussées. Chacune ds ces visites, empreinte de la plus grande simplicité, fut extrêmement cordiale.


Peu avant midi, M. Wentworth regagnait le « Hull », dans la voiture de M. Hulley. et bientôt après. arrivaient MM. Barthère, Joubert, Tixador et Domerck qui, sous la conduite du commandant américain, purent admirer les aménagements de cette belle unité de guerre qu'est le « Hull ». qui est sortie depuis très peu de temps des chantiers de construction.

Vers midi trente, M. Wenworth, accompagné de son second, revenait à bord de l' a Emile-Bertin où un déjeuner étai: offert par M. le commandant Tavera, en l'honneur de l'état-major du « Hull ».

A la coupée de l' « Emile-Bertin », nous avons noté la présence de MM. Tavera, commandant; Bara et Jourdan, officiers. Lancelot, commandant du sous-marin « Conquérant », qui firent aux officiers américains, un accueil cordial et simple.

Peu après arrivaient également, MM. Barthère. sous-préfet; Blancho, député maire de Saint-Nazaire; Moisnard. secrétaire général de la mairie et Domerck. commissaire spécial, qui avaient été invités à ce lunch.


Inaugurée en 1926, le Monument américain, 
aussi surnommé le Sammy ou même 
le « soldat de la Liberté », commémore l’arrivée 
des troupes américaines à Saint-Nazaire, 
à partir de 1917. Détruit par l’occupant allemand en 1941, 
le monument est reconstruit à l’identique en 1989, 
grâce à une souscription franco-américaine.



UNE GERBE AU MONUMENT AMERICAIN 

Signalons que la municipalité de Saint-Nazaire. dans un geste qui l'honore, a fait déposer une gerbe devant le Monument aux Morts américains.

UN VIN D'HONNEUR

En l'honneur des officiers et marins français et américains, la municipalité et la Chambre de Commerce de notre ville offraient hier soir, dans la salle des fêtes de l'hôtel Terminus, un vin d'honneur aux membres des Etats-Majors des Equipages du destroyer américain Hull et du croiseur Emile-Bertin. A la table principale, nous avons noté la présence de MM. Escurat. maire-adjoint, Bichon, représentant M. Joubert, président de la Chambre de Commerce, qui recevaient les invités MM. Barthère sous-préfet, Wentworth, commandant du Hull Tavera, commandant de l'Emile Bertin M. le vice-consul des EtatsUnis à Nantes Bara, commandant en second de V Emile-Bertin docteur KerangaÙ des Essarts lieutenant de vaisseau Jourdan les ingénieurs mécaniciens Vaillant, Morvan. Kergoz les enseignes Pelletier, Danton, Requier les officiers du destroyer américain Lancelot, commandant du sous-marin Conquérant, et les équipages des vaisseaux français et américains.

M. Barthère, prenant le premier la parole, souligna le geste heureux qu'ont eu la municipalité et la Chambre de Commerce en réunissant les Etats-Majors et les équipages des deux bâtiments qui se trouvent actuellement dans le port « Nous admirons, dit-il. la grande République Américaine, mais à ce sentiment s'ajoute l'amitié qui unit étroitement nos deux peuples et qui s'est manifesté-! lors de l'arrivée New-York du paquebot Normandie ».

M. le commandant Wentworth exprima ensuite dans sa langue la reconnaissance pour la chaleureuse hospitalité que lui-même et ses hommes

MM. Hulley. consul des Etats-Unis' Nantes, et Ralph S. Wentworth, commandant du destroyer « HuU », à leur sortie de la Chambre de Commerce. ont trouvée à Saint-Nazaire. Il marqua combien il avait été sensible à la délicate pensée de la municipalité, qui déposa face au monument aux morts américains, une gerbe de fleurs. Le commandant Tavera. en quelques mots, remercia la municipalité et la Chambre de Commerce de leur accueil.

M. Bichon prit la r arole au nom de M. Joubert et adresse aux uns et aux autres le salut de la Chambre de Commerce.

Enfin M. Escurat pariant au nom de M. Blancho trouva les mots a la fois simples et justes qui marquent le sentiment des Nazairiens à l'égard de ceux qui ont si magnifiquement accueilli la Normandie, œuvre nazairienne. Il tint aussi à féliciter les marins, qui depuis quelque temps apportent une animation inaccoutumée et sympathique dans notre ville, par leur correction parfaite. Il félicita également leurs officiers pour la science qu'ils apportent à commander leurs hommes.

Quelque temps après cette réception, une nouvelle manifestation, tout intime cette fois, avait lieu a la sous-préfecture.

Le destroyer américain Hull doit quitter aujourd'hui notre port. Les officiers et ses marins emporteront, nous pouvons l'espérer, un bon souvenir de Saint-Nazaire, mais ili peuvent être assures d'avoir conquis la sympathie de tous ceux qui les ont rencontrés au cours de leur séjour.

http://envelopmer.blogspot.com/2017/06/saint-nazaire-1917-les-americains.html


18 sept. 2020

Donec : il y a 75 ans, la bataille de l'Authion

Donec : il y a 75 ans, la bataille de l'Authion

‌Bonjour la compagnie,

Il y a 75 ans, en avril 1945, avait lieu au sud des Alpes, dans le massif de l’Authion à quelques encâblures de Nice l’ultime affrontement de la guerre. L’affrontement débute le 10 avril 1945. Pourtant le Rhin avait été franchi le 24 mars et le 30 avril Hitler mettait fin à son aventure criminelle. Les carottes étaient cuites. Quel intérêt cette ultime bataille ces morts inutiles ? Qu’allait chercher le Général de Gaulle dans cette aventure sachant que les Alliés ne voulaient pas modifier les frontières alpines pour complaire au nouveau maître de l’Italie, le Maréchal Badoglio.

Outre Tende et la Brigue, je soupçonnais le général de s’intéresser avec insistance aux vallées piémontaises. N’a-t-il pas déclaré aux cadres de l’armée réunis à Beaulieu-sur Mer le 9 avril 1945: « Messieurs je suis au courant des sacrifices que je vous demande. La campagne qui s’ouvre sera pénible, je le sais. Elle vous ouvrira les portes du Piémont et vous conduira au Tyrol … Nous voulons reconquérir les frontières naturelles de notre pays. J’ai confié cette mission à la 1ère D.F.L. Demain vous allez attaquer, Bonne Chance".

Pourquoi cette prestigieuse 1ere D.F.L. va-t4elle s’engager dans un tel combat, mal équipée, alors que son aventure prestigieuse la destinait à investir l’Allemagne.

Les cadres de la division sont amers et accusent le général De Lattre de Tassigny de s’être débarrassé d’eux à bon compte tout comme la 2ème DB envoyée soumettre la poche de Royan. Le fringant général leur reprochait d’être d’origine F.F.L.

Cela dit le 10 avril les Français passent à l’offensive. Il est quatre heures du matin, nos soldats sont en tenue allégée, musette contenant un chandail, leurs munitions, les boîtes de ration « K ». Le pire de tout ce sont les chaussures à semelles de caoutchouc lisse inadaptées à la montagne.

Vont suivre jusqu’au 26 avril une succession de combats souvent meurtriers où nos marins vont se distinguer. A l’initiative du capitaine de corvette Roger Barberot nous avons déployé dans cette « montagne à vaches » de petits chars américains « Stuart » dont l’efficacité ne sera pas à démontrer.


Malheureusement pour nous après tant de sacrifices, le 29 avril la route de Turin nous était fermée par les alliés qui eux entrèrent en vainqueur dans la capitale du Piémont. La D.F.L. ne quitta pas la France. Quant à Tende et la Brigue dont la population plébiscitait un rattachement à la France elle dut encore attendre deux ans.

Concernant nos marins, un monument a été érigé par la F.A.M.M.A.C* en 1962 sur la commune de Breil-sur-Roya. Le 2 octobre prochain nous monterons en délégation pour saluer la mémoire de nos braves.

La veille le jeudi 1er octobre aura eu lieu une conférence sur les événements de 1945 par le professeur Panicacci, salle de la maison des associations, place Garibaldi à 14 :00.

A bientôt pour de nouvelles aventures

Donec

F.A.M.M.A.C . : fédération des marins et marins anciens combattants

16 sept. 2020

Croiseur Jeanne d'Arc Campagne 1959 Escale à Oran 23 Mai Statues de Jeanne d'Arc

Croiseur Jeanne d'Arc Campagne 1958 - 1959 Escale à Oran 22 Mai 1959



La 21ème campagne d'application commence le 20 novembre 1958 quand le croiseur-école et l'escorteur La Grandière  quittent Brest avec 173 élèves dont 105 de la Navale et 5 étrangers. Il descend jusqu'à Dakar, traverse l'Atlantique jusqu'à Port of Spain puis la mer des Caraïbes.


Le canal de Panama franchit, les deux navires traversent le Pacifique direction la Polynésie puis les îles Hawaï avant de faire escale à San Francisco, de repasser le canal de Panama, de traverser la mer des Caraïbes puis l'Atlantique jusqu'à Casablanca et Lisbonne. Après une boucle en Méditerranée, le croiseur-école rentre à Brest le 5 juin 1959.

TàD ocyogonal Croiseur Jeanne d'Arc 23-5-1959


CROISEUR ECOLE JEANNE D'ARC -

 CAMPAGNE 1958-1959 - CACHET A DATE DU 23-5-1959 AVEC CACHET COULEUR ROUGE CROISEUR JEANNE D'ARC *SERVICE A LA MER* - PAPIER ENTETE DATE D'ORAN LE 22 MAI 1958 A L'ESCALE DE NEMOURS- TEXTE ''.....Après une courte escale à Nemours, nous allons à Cadix, puis Brest le 5 juin." 

Nemours Oran le port

C'EST LA FIN DE LA CAMPAGNE 58-59. 

STATUE ÉQUESTRE DE JEANNE D'ARC D'ORAN.

Oran statue de Jeanne d'Arc

Cette statue en bronze doré a été attribuée par lettre du 20 février 1963 à la ville de Caen, où elle se trouve depuis le 19 juin 1963. Le maire, M. Jean-Marie Louvel, sénateur, aurait souhaité recevoir la Jeanne d'Arc d'Alger, car elle était l'œuvre de M. Halbout du Tanney, professeur à l'école des beaux-arts de Caen. Comme cette statue était déjà affectée à Vaucouleurs, M. Roger Frey lui offrit l'oranaise en compensation.
Caen la statue de Jeanne d'Arc

Les travaux d'aménagement de son socle sont en cours sur une des principales places de la ville, et l'inauguration solennelle est fixée au 10 mai prochain.
Dans La Peste, roman ayant pour cadre Oran dans les années 1940, Albert Camus évoque la statue : « Le soleil derrière les maisons de l'Est réchauffait seulement le casque de la Jeanne d'Arc entièrement dorée qui garnit la place. »


Caen la statue de Jeanne d'Arc

STATUE DE " JEANNE AU BUCHER " D'ORAN. - C'est cette statue en pierre qui a été attribuée à la municipalité de Mousson (Meurthe-et-Moselle). M. Ambrosino, président du comité interprofessionnel du logement oranais, propriétaire du monument, s'était tout d'abord opposé à son déménagement. Il s'est finalement rallié à la décision du ministère de l'intérieur. La société les Amis du Vieux Nancy doit s'occuper de son transfert.

14 sept. 2020

Frégate GGUEPRATTE - SUEZ - Alexandrie Mission annulée Mission Jeanne d'Arc

GUEPRATTE - SUEZ  - Alexandrie  Mission annulée  Mission Jeanne d'Arc 2020

La traversée du canal de Suez...

avec une fausse direction

13 sept. 2020

Brick Goélette aviso CHACAL Conquête de la Tunisie Sfax

Brick-goélette CHACAL conquête de la Tunisie

Une enveloppe du Chacal de 1882 avec cachet Service à la mer.
Ces bateaux auront plusieurs dénominations : brick-goélette, aviso de flottille 
La conquête de la Tunisie par la France a lieu en 1881, lorsque les troupes françaises pénètrent le territoire de la régence de Tunis, alors sous domination de l'Empire ottoman et source de nombreuses intrigues entre puissances européennes.

Le 28 janvier 1881, Charles-Joseph Tissot, alors ambassadeur de France à Constantinople, alerte le ministre français des Affaires étrangères que le sultan Abdülhamid II envisage de remplacer Sadok Bey par Kheireddine Pacha. L'information est confirmée par le contre-amiral Germain Albert Roustan, frère du consul de France à Tunis, Théodore Roustan. Il affirme avoir eu un long entretien avec l'ancien grand vizir le 14 février, lors duquel celui-ci lui aurait révélé être candidat au remplacement du monarque si le gouvernement français y était favorable. Cette option est vigoureusement écartée. La nomination d'un délégué ottoman à la tête de la régence mettrait fin au statu quo toléré par les différentes puissances et renforcerait l'influence ottomane dans le pays. Le cuirassé Friedland est aussitôt envoyé au large des côtes tunisiennes pour intercepter toute tentative de Kheireddine de rejoindre la régence


Début janvier 1881, Jules Ferry, alors président du Conseil hésite encore. Lorsque son ministre des Affaires étrangères le presse d'intervenir en Tunisie, il lui rétorque : « Une expédition à Tunis dans une année d'élections, mon cher Saint-Hilaire, vous n'y pensez pas ! ».

 Les partisans de l'intervention comprennent qu'il faut persuader Léon Gambetta, alors président de la Chambre des députés. C'est chose faite le 23 mars lorsque le baron de Courcel lui explique longuement les avantages d'une telle conquête. Gambetta convaincu, les hésitations de Ferry disparaissent. Il ne reste plus qu'à attendre l'occasion favorable.




Le 25 avril, le fort de l'île de Tabarka est bombardé et presque détruit par la frégate cuirassée La Surveillante. Les soldats tunisiens abandonnent le fort qui est occupé par 1 300 soldats français.





Le lendemain, le débarquement a lieu : le deuxième fort de Tabarka – Bordj Jedid – est aussi pris. Tous les gourbis sont incendiés malgré les quelques coups de feu tirés par les Kroumirs. Des coups de canon revolver tirés sur les quelques Tunisiens qui ne se sont pas enfuis achèvent de libérer le terrain.

Le 27 avril, le débarquement des navires et des munitions est achevé


Le 27 juin, la ville de Sfax se soulève : les Européens évacuent la ville en catastrophe pour se réfugier sur la canonnière Le Chacal arrivée la veille pour vérifier la situation dans la ville. Pendant que les notables de la ville tentent de raisonner les habitants, le caïd des Neffat, Ali Ben Khlifa, prend la tête de l'insurrection, tout en restant en dehors de la ville.
Position des navires de l'escadre lors de l'attaque de Sfax.
(Gravure de M. X. Capitaine de vaisseau - E. Morieu Sc. 

La flotte arriva en rade de Sfax le 14 juillet au matin, et mouilla en ligne de front à une distance de prés de 6 kilomètres pour les navires de plus fort tonnage. Pour célébrer ce jour de fête nationale, les canons de l’escadre tirèrent à blanc pendant presque toute la journée.
Georges Chevillet, qui ne prit pas part à cette opération, mais occupa le poste de commandement du détachement militaire de Sfax pendant quatorze mois à partir de septembre 1882, apprit sur place, puis rapporta, que les défenseurs de Sfax crurent que l’on tirait vraiment sur la ville assiégée, mais aucun projectile ne s’abattait sur cette dernière.

Par référence à la portée de leur propre armement, les insurgés furent renforcés dans leur certitude que les obus des Français ne pouvaient pas franchir la distance séparant l’escadre de la ville. La joie régna alors parmi eux jusqu’au 15 à 6 heures du matin, quand la flotte ouvrit vraiment le feu, ne tirant qu’un obus toutes les cinq minutes, histoire d’affiner la précision du tir et d’attendre l’heure de pleine mer du lendemain matin, la plus propice au débarquement des troupes.
Le 16 à 4 heures 30, l'escadre déclencha un bombardement violent sur la ville et plus particulièrement sur la batterie rasante (11 pièces de fort calibre) défendant la plage.
L'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du vice-amiral Henri Garnault, composée des navires Colbert, Revanche, Friedland, Trident, La Surveillante et Marengo ; la division de l'escadre du Levant, sous les ordres du contre-amiral Alfred Conrad, composée de La Galissonnière et des cuirassés Reine Blanche et Alma, les transports Sarthe et L'Intrépide et les canonnières Hyène, Chacal et Le Léopard.

l'escadre française tire sur les remparts de Sfax.
Gravure présentée dans le journal "The Illustration" - juillet 1881
La ville est bombardée pendant plusieurs jours.
Le 16 juillet, à 6 heures, 1 200 fusiliers marins débarquent sur la plage de Sfax et prennent d'assaut les ruines des fortifications derrière lesquelles se sont retranchés les défenseurs tunisiens. Plus de 2 000 soldats français débarquent en renfort par la suite. Après quatre heures de combats acharnés dans les rues de Sfax, le drapeau français est amené sur la kasbah. À 11 heures, la totalité de la ville est sous le contrôle des soldats. 
Les compagnies de débarquement arrivant à terre.
Dessin de H. Scott d'après croquis de M. Nada, lieutenant de vaisseau à bord de "la Surveillante"
Publié dans "La vie moderne"-n°32- Document PH130083 -
Crédit photo : © Musée national de la Marine - Paris
Le bilan des victimes chez les Français est de quarante morts et de 106 blessés. On estime le nombre de morts tunisiens entre 600 et 800

sources 






Bricks-goélette à deux mâts sur plans Dupuy de Lôme, coque en bois doublée en cuivre, conçues initialement comme garde-côtes.
Ces bateaux ont aussi été classés avisos de flottille.

Le Chacal a été construit au chantier de La Seyne sur mer mis sur cale le 10-9-1867 et lancé le 11-4-1868  entré en service le 28-7-1870 il sera rayé des effectifs le 30-7-1888 

caractéristiques dimensions43.45 x 7.40 x 2.5 m
déplacement140 tj ; 500 t
vitesse9.1/9.7 noeuds
effectif 70 hommes
propulsion - 2 hélices, 2 machines 60 chn, 250/280 che - 
pour les coques de la Seyne : machines FCM, remplacées en 1874 par des machines compound à pilon Farcot : 2 cylindres : d = 0,365 m (HP) et 0,655 m (BP) ; c = 0,395 m ; 
2 chaudières Belleville ; 
condenseur par surface ; 
hélices 3 ailes de 1,4 m- 
voilure à gréement brick-goélette : 1470 m², puis 470/500 m²

armement1x19 cm (Mle 1864) sur affût à plateforme tournante sur le gaillard,
1x12 cm de campagne sur affût à pivot sur la dunette,
2x4 cm de montagne sur affût d'embarcation, en batterie.
1881 : 1x14 + 1x10 + 2x37mm canons revolvers (en fait, varie selon les unités)

historique

Mayotte - le lagon photo JM Bergougniou

Chacal 1870 : voyage au Moyen-Orient 
 1871-81 : reste désarmé. 
 1881-82 : en Tunisie, il soutient les débarquements de Sfax et Gabès 
 1883 : réarmé pour l'océan Indien, basé à Madagascar.

Mayotte Petite-Terre Djaoudji la résidence photo JM bergougniou
Mayotte Le sultan, désireux de se soustraire à la tyrannie des planteurs anglais et américains, et aux pressantes réclamations des représentants de l'Oriental Bank, s'éloigna de nos rivaux, auxquels il avait toujours été très dévoué et fut heureux de se placer sous la protection de la France, lorsque M. Gerville-Réache vint lui faire des offres au nom du Gouvernement. Par le traité du 21 avril 1886, signé en présence du croiseur français le Chacal et de la canonnière américaine Lancasler, le sultan Abdallah plaçait l'île d'Anjouan sous le protectorat de la France ; en échange, et contrairement à la loi musulmane, nous prenions l'engagement d'assurer à son fils Salim la succession du trône. Enfin, le sultan s'engageait, conformément à une convention qu'il avait signée en 1882 avec les Anglais, à favoriser l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des esclaves.

 1886-87 : hydrographie à Mayotte. 
 1868 : à Majunga. 
 31-7-1888 : désarmé à Nossi-Bé pour y être vendu. 
 1895 : mise en vente

12 sept. 2020

La Marcophilie Navale et la SPR Société Philatélique de Rennes TROMELIN TAAF Eparses

La Marcophilie Navale et la SPR Société Philatélique de Rennes TROMELIN TAAF Eparses

Membre de la SPR, il m'arrive de rédiger quelques articles pour la revue "Le Papier Timbré". Ci-joint un article sur Tromelin et le premier vol vers cette île depuis Ivato aéroport de Tananarive (aujourd'hui Antananarivo) Madagascar. J'aime bien cette manière d'adresser la revue avec l'affranchissement sur la première page.





11 sept. 2020

DLD FREMM NORMANDIE

DLD FREMM NORMANDIE 

Le DLD a été fortement impacté par la COVID-19. La mission, après avoir quitté les Etats-Unis s'est déroulée sans pouvoir descendre à terre dans les pays d'Europe du Nord.  Les plis ont bien été oblitérés aux dates d'escales, à quai ou au mouillage devant les villes indiquées sur l'enveloppe. Le vaguemestre a conservé les plis dans l'impossibilité qu'il était de les transmettre par dépêches.

Sixième Frégate multi-missions (FREMM) d’une série de huit, la Normandie vient d’être admise au service actif par le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Prazuck, le 3 juin 2020. Construite à Lorient, la FREMM Normandie a débuté ses essais à la mer en février 2019. Elle a été livrée à la Marine nationale le 16 juillet 2019. Mi-décembre 2019, la FREMM Normandie a quitté Brest pour entamer son Déploiement de longue durée (DLD). 



Durant ce déploiement, elle a participé à de nombreux exercices avec les marines alliées : exercices croisés et de préparation opérationnelle C2X en intégrant le Carrier Strike Group 10 (CSG 10) de l’US 2nd Fleet, ou encore participation à l’exercice TG20 en Norvège impliquant les forces otaniennes du Standing NATO maritime group one (SNMG1). 



Elle a également testé la L22, le nouveau standard de liaison sécurisée et durcie pour l’échange d’informations tactiques entre les unités militaires. 




Pour conclure son déploiement de longue durée, la FREMM a rejoint en mars 2020 le groupe aéronaval en mission Foch 2020. Aujourd’hui admise au service actif, la FREMM intègre la force d’action navale. Son nom honore la mémoire de tous ceux qui sont morts en juin 1944 sur les plages normandes, sacrifiant leur vie pour la liberté. 
Son fanion fait vivre l’esprit Viking, celui du peuple venu en Drakkar à la conquête de la région Normandie, celui qui incite les marins à aller de l’avant, en équipage.




Pour rappel, l’objectif d’un DLD est vérifier l’ensemble des capacités militaires d’un navire avant son admission au service actif. Pour cela, des exercices et des tests sont planifiés par la Commission permanente des programmes et des essais [CPPE], qui relève directement du chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM].



La FREMM Normandie a donc passé cette étape avec succès puisque, plus de deux mois après son retour à Brest, l’amiral Christophe Prazuck, le CEMM, a signé son admission au service actif.

« Je viens d’admettre la Normandie au service actif. Ce drakkar, 6e FREMM, complète notre flotte de frégates de premier rang. Ses performances exceptionnelles sont servies par l’esprit Viking de son équipage », a en effet indiqué l’amiral Prazuck, via Twitter, le 3 juin.




Par rapport aux cinq précédentes FREMM, la « Normandie » est en mesure de lancer des missiles surface-air Aster 15 et Aster 30 [les seconds ayant une portée plus importante] et dispose surtout de la la nouvelle liaison de données L22 de l’Otan, laquelle a été qualifiée durant son périple « américain ». En outre, ses capacités dans le domaine de la cyberdéfense ont été accrues et elle a été dotée d’un interrogateur / répondeur IFF nouvelle génération




En 2021, les FREMM disposeront de la capacité de veille coopérative navale [VCN], qui consiste à mutualiser les données collectées par l’ensemble des capteurs d’une force navale. Ce « sera un véritable atout de supériorité informationnelle pour la Marine nationale, capable en un coup d’œil de prendre conscience de son environnement direct », avait expliqué Florence Parly, la ministre des Armées, en juin 2019.


 

Deux autres FREMM sont attendues par la Marine nationale d’ici 2022. Devant s’appeler « Alsace » et « Lorraine », ces navires seront différents des six premiers dans la mesure où leurs capacités en matière de défense aérienne sera renforcée, avec la possibilité d’emporter jusqu’à 32 missiles surface-air Aster, aux dépens des missiles de croisière navals [MdCN, ou SCALP Naval].


https://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/actu-defense

http://www.opex360.com/2020/06/04/la-fregate-multi-missions-normandie-a-ete-admise-officiellement-au-service-actif/


https://www.colsbleus.fr/articles/11910

https://youtu.be/s8kT3Zw1gEo

Ourst-France Coronavirus. D’un confinement à l’autre, entretien avec un officier de la frégate Normandie