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21 janv. 2017

La Confiance en Guyane aquarelles Joub Guyane Cayenne iles du salut Albert londrès

La Confiance en Guyane


La Confiance est un petit trois-mâts armé de 18 canons, du style frégate légère, lancé à Bordeaux en 1799, célèbre pour avoir été commandé par le corsaire Robert Surcouf. Celui-ci la mène dans une campagne de plusieurs mois dans l'océan Indien qui lui permettra notamment de capturer le Kent, un indiaman de 1 200 tonneaux portant 40 canons, lors d'un combat resté célèbre par sa rapidité.
Un nouveau pli de La Confiance parti de Guyane le 17 janvier 2017

et encore une fois quelques aquarelles de mon copain JOUB



que vous pouvez retrouver pour des oeuvres plus intimes sur 

https://www.facebook.com/marc.j.legrand?fref=ts






Fondé en 1852 sous Louis-Napoléon Bonaparte, ce bagne était situé sur l'Anse du Chaton, non loin de la Pointe de Buzaré, à Cayenne en Guyane française. Les installations du pénitencier étaient constituées de trois baraquements désignés sous le nom de « Europe », « Afrique » et « Asie ». Il comprenait 4 dortoirs, 19 prisons et 77 cellules, ainsi qu'une infirmerie, des cuisines et des logements pour le personnel pénitentiaire.

Le bagne de Cayenne fut employé dans un premier temps pour recevoir des prisonniers politiques opposés au Second Empire. De nombreux communards y furent ensuite envoyés. La loi du 27 mai 1885 étend la peine de déportation à l'ensemble des délinquants récidivistes ayant reçu deux condamnations à la prison sur une période de moins de 10 ans.

« Si le bagne fut officiellement supprimé en 1938, ce n'est qu'en 1953 que les derniers forçats rentrèrent en métropole. »




En 1923, Albert Londres est déjà célèbre quand il décide d'enquêter sur le pénitencier de Guyane. Près de sept mille condamnés, surveillés par six cents fonctionnaires, vivent à Saint-Laurent-du-Maroni et sur les îles du Salut. Les conditions de vie des bagnards, telles qu'il les découvre et telles que son talent les restitue dans leur cruauté, ne sont alors guère connues






20 janv. 2017

Humour dans le carré par Donec

Humour dans le carré par Donec

Bonjour à tous,

Je regardais Manuel Vals aux prises avec quelques journalistes de bonne compagnie. En d’autres temps ce ministre aurait fait un Torquemada tout à fait acceptable. L’interviewer était un jeune godelureau en chemise de bucheron qui le comparait au docteur Jekyll. Il commettait au passage une petite erreur, mais dans la flamme de l’interview nous l’excuserons, il inversait les rôles. En effet le gentil c’est le docteur et le méchant c’est Hyde. On ne peut pas tout savoir. Il avait sans doute mieux à faire que d’assister à la projection du beau film de Victor Flemming joué par Spencer Tracy et Ingrid Bergman.



A ce sujet je soulignerai que Stevenson écrivait des livres pour les enfants. Plutôt que d’ânonner les contes de Perrault à la sauce Mickey, nous devrions plutôt leur lire cet inoubliable ouvrage où l’homme apparait dans sa vérité, cerveau reptilien inclus.



Car vous le savez tous, dans l’être humain deux forces s’affrontent et si c’est le mauvais qui l’emporte ce n’est pas que le bon ait été vaincu. Le duel n’oppose pas la part noble de l’homme à sa partie abjecte. Elle se situe entre l’ardeur impétueuse des forces du mal et l’inertie, le manque d’ambition et l’énergie défaillante du naturel bienveillant.
Enfin c’est ce que voulait dire le godelureau qui jouait au journaliste.
A la semaine prochaine

Donec

Les recettes de Tante Jeanne et du Père Yvon oeuvres de mer Sainte Jeanne Jehanne navire Hôpital

Les recettes de Tante Jeanne
et du Père Yvon


A la mi-septembre 2016, sur les côtes d’Islande à Álftane, à côté de la ferme de Straumsfjördur, étaient célébrées les cérémonies du souvenir de la disparition de Jean-Baptiste Charcot, du «Le Pourquoi Pas?» et de la totalité de son équipage à l’exception du matelot Gonidec, seul rescapé.

Cette évocation de l’Islande me fait penser à Loti, à la pêche à la morue, aux oeuvres de mer.




La Société des Oeuvres de Mer, ce qui, prononcé avec un fort accent finistérien, devient «L’oeuf de Mer», est une société d’entraide aux marins de la grande pêche créée en 1894 par les frères Bailly, marin et religieux. Elle crée des maisons de famille, des hôpitaux et arment des navires-hôpitaux dont l’un portera successivement les noms de «Sainte-Jehanne» et «Sainte Jeanne d’Arc».




Ils assureront de nombreuses campagnes de pêche entre 1914 et 1933.

Ces bateaux portent aide, assistance et courriers aux nombreux terre-neuvas en pêche au large des côtes canadiennes et du Groenland. En plus d’un médecin et d’un infirmier, le navire-hôpital embarque un aumônier. Le plus connu est certainement le père Yvon qui, après avoir prêché la bonne parole en Bretagne, embarque pour les bancs (et pas ceux de l’église), sa hiérarchie pensant ainsi calmer sa verve oratoire.





Ancien combattant, il embarque en froc et médailles pendantes. En panne de navires-hôpitaux en 1934, il embarque sur l’aviso «Ville-d’Ys» et en fin de campagne sur le «D’Entrecasteaux». Le «Ville-d’Ys», stationnaire à Terre-neuve et devant faire quelques escales protocolaires qui lui déplaisent, le père Yvon quitte donc le bord et embarque sur un chalutier «l’Alfred».



A Saint-Pierre et Miquelon, il troque son goupillon pour une caméra et un appareil photos et réalise les premiers films documentaires sur la «Grande pêche». L’année suivante, pour que sa parole porte plus loin en mer, il fera installer sur le «Saint-Yves» un poste émetteur d’où il diffuse la messe sur les ondes, au grand dam du Ministre des postes et télécommunications et de sa hiérarchie.

Son prosélytisme lui coûtera son poste et lui vaudra une mutation aux Indes.

Sur le père Yvon


Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos cochons. Il était de tradition sur les bateaux partant pour la grande pêche d’emporter des animaux vivants (poules, canards, porcs, etc.) qui fournissaient oeufs et viande au cours de la campagne. C’est le cas du «Jacques-Coeur», capitaine Fernando. Ecoutons le récit du Père Yvon.

Le capitaine Fernando emporte trois porcs. L’un deux est mort en cours de route. Les deux survivants ont fort bonne mine. Ils se promènent sur la passerelle comme chez eux et sont familiers avec tout l’équipage. Le capitaine se montre fier de ses pensionnaires. Mais trop de familiarité nuit à la discipline et conduit aux abus. C‘est le cas de ces deux «petits messieurs» à quatre pattes.





Un matin, en l’absence  du capitaine, ils s’introduisent dans sa cabine où ils font
une inspection en règle.Regrettant sans doute de ne pas trouver le maître de
céans pour lui présenter leurs hommages, ces deux «gentlemen» ont la délicate attention de marquer leur passage en déposant leur honorable carte, mais «sui generis» dans les sabots du capitaine.



Le père Yvon raconte : Il y a de bons moments dan la vie ! même à Terre-Neuve. Vous pouvez croire que l’instant où j’eus le plaisir de contempler la tête du capitaine tombant en arrêt devant ses sabots, est un de ces bons moments ! Rien que d’y penser, j’en ris encore.
Sur le moment, le fou rire me coupa la respiration, à tel point que je dus m’appuyer à la table pour ne pas tomber. Le capitaine éclata à son tour. Mais voilà que sur ces entrefaites arrive le consignataire du bateau. Nous voyant rire comme des fous, la contagion le gagne aussi...



Ce fut le capitaine qui se domina le premier mais pour aggraver l’état des deux autres. Il sortit d’un bond en criant : «Espèces de cochons, vous avez foutu votre c... dans mes sabots, je vais vous foutre mes sabots dans le c...»

L’histoire ne dit pas si les côtes et les jambons ont été appréciés de l’équipage.
Merci au père Yvon : «Avec les pêcheurs de Terre-Neuve et du Groenland», Edition du Nouvelliste de Bretagne, Rennes

Dessin Alain Carpier
Texte JM Bergougniou pour la lettre des anciens marins de la Jeanne

19 janv. 2017

La Marcophilie navale bulletin d'information N° 121

La Marcophilie navale bulletin d'information N° 121


Rédacteur en chef Paul Roy





Au programme :

Editorial par  VA2 Claude Arata

Le mot du Trésorier 

Les bruits de l'Océan par Rosine Duet

Le cuirassé Jules Michelet et le contre-torpilleur Mortier par Patrick Le Pestipon

Un "Bordache" de la promotion 1910 par Claude Arata

Sainte Catherine de Fierbois par Joël Moreau 

Les Oléronais péris en mer de la guerre 14-18 par Marie-Christine Foënix

Journée du sous-marin 2016 par Claude Bélec

La lettre par Roseline Giletto

Quand l'Atlantique pêchait la Baleine par Gérard Delaforge 

La vie des sections

  • Aéronautique navale
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L'ASTROLABE CHEZ PIRIOU PLV Chantier naval Bretagne Finistère

le convoi EMS PULL - PLV L'ASTROLABE est arrivé à Concarneau

TAD Manuel Bureau Philatélique CONCARNEAU 18 Janv. 2017 avec la double oblitération flamme à vagues 05505 A  GUIPAVAS Brest Ctc



Avec un peu de retard, la mauvaise météo de la semaine qui s’est écoulée ayant entrainé la mise à l’abri du convoi en Angleterre, la coque du patrouilleur polaire L’Astrolabe est arrivée hier à Concarneau. Réalisée par le chantier polonais Crist, qui a travaillé en sous-traitance de Piriou, elle a été remorquée depuis Gdansk et va désormais être armée. L’aspect extérieur du navire, qui a l’air terminé, est en effet trompeur.



Un travail considérable reste encore à mener : électricité, machine, équipements de pont, navigation, aménagement des locaux, vie et des espaces techniques… Piriou assurera ensuite la mise en service progressive des systèmes puis les essais, d’abord à quai et ensuite en mer. Il va néanmoins falloir aller vite puisque L’Astrolabe doit être livré cet été.


D’un coût de 50 millions d’euros, le navire, d’une longueur de 72 mètres pour une largeur de 16 mètres, est réalisé dans le cadre du programme Polar Logistic Vessel (PLV). Il remplacera le patrouilleur austral Albatros de la Marine nationale, retiré du service il y a un an, ainsi que le navire logistique dont il va reprendre le nom, affrété auprès de P&O et qui assure depuis 1988 le ravitaillement des bases antarctiques française.


Sources :

Mer et Marine

Photos : Gérard Bosch (ancien pacha du Patrouilleur austral ALBATROS)

Merci à Bernard Hily pour avoir jouer l'entremetteur et à Dominique pour les plis

Les Recettes de Tante Jeanne 3 décembre 1981

Les Recettes de Tante Jeanne 
3 décembre 1981

Un grand merci à Etienne de Cherbourg pour l'envoi de ce menu du 3 décembre 1981. La Jeanne d'Arc a quitté la Nouvelle Orléans et va passer le canal de Panama pour gagner l'océan Pacifique. 

Bon appétit.




30 octobre : Appareillage de Brest pour la 18ème campagne d'application avec 4 WG-13 Lynx et 3 Alouette III de la flottille 35.F à bord et l'aviso escorteur Doudart de Lagrée comme conserve. 


Foie gras sur canapé
  • Faire griller le pain d'épices au grille-pain. Détaillez chaque tranche en 2 étoiles à l'aide d'un emporte-pièce de cette forme.
  • Détaillez le foie gras à l'aide du même emporte-pièce. Déposez-les sur le pain d'épices.
  • Trempez une petite partie des grains de raisin dans l'huile d'olive  puis dans les grains de sésame noir.
  • Déposez sur le foie gras. Décorez d'une petite herbe ; salez, poivrez et dégustez.

Sauce Périgueux (pas de timbre, pas de colle, pas d'encre)
faire blondir des échalotes, puis de verser un verre de vin blanc ou de madère. Le roux se fait avec une cuillerée de farine mouillée de bouillon. Il est ensuite mélangé avec la sauce au vin blanc. Quand le tout est devenu lisse, il y est rajouté une truffe coupée en dés1.




Principales étapes : Brest, Québec, Nouvelle Orléans, Canal de Panama, Callao, Mururoa, Papeete, Bora Bora, Papeete, Clipperton, Acapulco, Balboa, Saint Domingue, Fort-de-France, Récife, Abidjan, Casablanca, Brest.









18 janv. 2017

TROMELIN Iles Eparses escale Marion Dufresne 27-12-2016 accord cogestion TAAF Ile Maurice France Océan Indien Iles Eparses

TROMELIN Iles Eparses TAAF



Le projet de loi qui vise à autoriser l’approbation de l’accord-cadre entre le gouvernement français et celui de lîle Maurice sur la cogestion économique, scientifique et environnementale de Tromelin et ses espaces maritimes environnants a été retiré de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale


L’accord de cogestion sur l’îlot Tromelin entre la France et l’île Maurice, contesté notamment par la droite et l’extrême droite mais aussi le Medef, a été retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, ont fait savoir, mardi 17 janvier, des sources parlementaires et gouvernementales.





L’île de Tromelin, à 520 kilomètres au nord de La Réunion et découvert par un navigateur français en 1722, est actuellement gérée par l’administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Le territoire couvre 280 000 kilomètres carrés de domaine maritime, il est cependant revendiqué par l’île Maurice depuis 1976.

Depuis, la question de la souveraineté de l’île n’a cessé d’empoisonner les relations entre les deux pays. Pas moins de vingt années de négociations ont été nécessaires pour qu’un accord soit signé le 7 juin 2010, prévoyant une « cogestion » économique, scientifique et environnementale.







Le projet de loi devait être débattu mercredi, il vise à autoriser l’approbation de l’accord-cadre entre les deux gouvernements sur la cogestion économique, scientifique et environnementale de Tromelin et ses espaces maritimes environnants.

Adopté au Sénat en 2012, puis en commission à l’Assemblée au printemps 2013, le texte avait déjà été retiré de l’ordre du jour de la séance publique en 2013, et n’avait jusqu’alors jamais été réinscrit.




Récemment, divers partis, notamment l’UDI et le FN, ou organisations avaient manifesté leur opposition à ce texte, entre autres au nom de la souveraineté française. Son retrait a été annoncé mardi par le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, André Vallini, lors de la conférence des présidents de l’Assemblée autour de Claude Bartolone, selon une source parlementaire. « La concertation est à approfondir avec les parlementaires », a jugé ensuite M. Vallini auprès de l’AFP.

Sources:

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/01/17/l-accord-de-cogestion-de-l-ile-de-tromelin-retire-de-l-ordre-du-jour-de-l-assemblee_5064159_823448.html#L75bXGP5HCS72Fuy.99


http://bdzoom.com/86707/interviews/«-les-esclaves-oublies-de-tromelin-»-par-sylvain-savoia/

La Confiance touche la Guyanne à DEGRAD-des-Cannes

La Confiance touche la Guyanne à DEGRAD-des-CANNES PLG

Ce mercredi 14 décembre sur la base navale de Dégrad des Cannes à Rémire-Montjoly a été réceptionné un navire baptisé du nom de « La Confiance ». Ce nouveau patrouilleur remplacera au mois d'avril prochain la gracieuse et la capricieuse, deux navires qui sillonnent les mers de Guyane depuis 30 ans. Les missions seront les mêmes à savoir la lutte contre la pêche illégale et la surveillance de la zone maritime spatiale.



Annulation du timbre  en date du 12-01-2017

Cayenne Cc-T1 Bureau de distribution Code ROC: 24537A

Long de 60 mètres pour un poids d’environ 700 tonnes en charge, le navire a été conçu et pensé exclusivement pour la Guyane. En effet, il peut naviguer tant en haute mer qu’en eaux peu profonde. Il possède deux navires d’intervention, un puissant canon à eau ainsi que des mitrailleuses. 24 militaires composent l’équipage de ce bâtiment. Le coût du bateau représente un investissement de 24 millions d’euros.
D’ici à 2017, la marine nationale attend un nouveau navire « La Résolue », un remplacement de flotte qui entre dans le cadre du plan de modernisation des patrouilleurs en Guyane. Pour rappel, la Marine Nationale avait déjà investi 2,4 millions d’euros pour l’embarcation remonte filet arrivée en Guyane en décembre dernier : « La Caouanne ».







Merci à la section IdF

Visite à la base navale de Dégrad-des-Cannes
http://www.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/fag-visite-de-la-base-navale-du-degrad-des-cannes-par-la-ministre-des-outre-mer

Le patrouilleur Polaire L'Astrolabe est arrivé ce matin à Concarneau

Le patrouilleur Polaire L'Astrolabe est arrivé ce matin à Concarneau

L'Astrolabe est arrivé ce matin à 9:15 à Concarneau. Il doit être armé par Piriou.

Voici la vidéo publiée par Ouest-France


"La coque de l'Astrolabe remorquée depuis l'Angleterre devrait arriver à Concarneau en début de semaine pour y être armé.

Le Polar logistic Vessel (PLV) - navire logistique polaire - Astrolabe devait finalement quitter le port de Southampton dimanche matin du fait d'un épisode de fort vent sur la Manche ce samedi. Les conditions de navigation étant meilleures, il devrait arriver mardi soir en rade de Concarneau. L'entreprise Piriou est chargée de l'armement du bateau, qui doit être livré à l'été 2017 au Ministère des Outre-Mer.

Renommé Astrolabe, en hommage à son aîné ravitailleur dont il doit prendre la succession dans les terres australes françaises, le navire revient de Pologne, après une escale en Angleterre. Ce passage dans le nord de l'Europe était nécessaire en raison « du manque d'infrastructure industrielle en Bretagne Sud pour réaliser le flotteur et les superstructures », selon le directeur général du groupe Piriou, Vincent Faujour."

17 janv. 2017

EMS PULL L'ASTROLABE bientôt à Concarneau

EMS PULL L'ASTROLABE bientôt à Concarneau 17-1-2016 19h00


L'EMS PULL et L'ASTROLABE au large de la Bretagne 17 janvier 2017

L'EMS PULL et L'ASTROLABE au large de la Bretagne  17 janvier 2017

le convoi serait attendu à Concarneau demain matin 18 janvier vers 09h00


Récemment mise à l'eau aux chantiers Crist de Gdansk, la coque du futur PLV (Polar Logistic Vessel) L’Astrolabe devrait quitter la Pologne avant Noël pour rejoindre Concarneau, où Piriou commencera sa phase d’armement. Le navire, d’une longueur de 72 mètres pour 16 mètres de large et propriété de l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises, devrait entrer en flotte à l’été 2017. Il sera armé par un équipage de la Marine nationale, qui effectuera des missions à la fois régaliennes (surveillance des zones économiques exclusives de l’océan Indien) et logistiques au profit des TAAF et de l’Institut Polaire Paul-Emile-Victor (ravitaillement des bases antarctiques de Dumont d’Urville et Concordia notamment). D’un coût de 50 millions d’euros, L’Astrolabe pourra accueillir jusqu’à 60 personnes, transporter 1200 tonnes de fret et embarquer un hélicoptère. Il sera doté d’une coque brise-glace afin de pouvoir évoluer jusqu’en Antarctique à travers le « pack », c'est-à-dire la banquise ou des plaques de glace dérivantes. A quelques mois de son entrée en flotte, la Marine nationale est en train de préparer l’arrivée de ce navire « original », puisque mi-civil et mi-militaire et dont le profil opérationnel fait appel à des compétences bien spécifiques. L’occasion de faire le point avec l’Etat-major de la Marine sur les conditions de mise en œuvre de cette nouvelle unité




La Marine nationale et la collectivité des TAAF, qui restera propriétaire du navire, vont créer un groupement d’intérêt public pour l’exploitation du navire. Celle-ci consistera dans la desserte des bases scientifiques françaises en Antarctique pendant 120 jours continus par an (à programmer sur la période d’été austral d’octobre à mars). La conduite de cette mission sera effectuée en coopération avec l’institut polaire Paul Emile Victor, qui sera en charge de la planification des rotations et de leur organisation (établissement des listes de passagers et de chargement, opérations de chargement/déchargement, etc.) au titre de ses responsabilités dans la logistique des bases scientifiques françaises en Antarctique. D’autre part, des missions de souveraineté et maintenance seront programmées le reste de l’année.

Le programme du navire pendant la période dédiée aux missions de logistique antarctique sera construit en coordination entre les trois partenaires (TAAF, IPEV et Marine nationale).

Sources :

Mer et Marine

16 janv. 2017

Camp de prisonniers allemands à Coêtquidan Bretagne Morbihan guerre 14-18

Camp de prisonniers allemands à Coëtquidan Morbihan


À la veille de la Première Guerre mondiale en France, les camps d'instruction sont situés à Châlons, Sissonne, Mailly, Valdahon, Avor, La Courtine et Coëtquidan. Le camp de Coëtquidan est le seul camp de ce type dans le Nord-Ouest de la France. Les autres camps en Bretagne, plus modestes, sont essentiellement des champs de tirs et de manoeuvres régimentaires. 






Toutefois, en superficie, Coëtquidan est un petit camp par rapport aux grands camps de l'Est. C'est à la fois un champ de tir, un terrain de manoeuvres et un camp d'instruction pour les troupes de deux régions militaires (les 10e et 11e), mais il est administré par la 10e région militaire de Rennes. Situé à 45 kilomètres au sud-ouest de Rennes et à environ 20 kilomètres à l'est de Ploërmel, il s'étend sur les communes de Campénéac, Beignon, Augan, Porcaro, Guer et Saint-Malo de Beignon dans le Morbihan.



Situé au Sud de la forêt de Paimpont - Brocéliande, entre la vallée de l’OYON à l’Ouest et la Vallée de l’AFF à l’Est, le camp national militaire présente une superficie de 5253 hectares. Son emprise s’étend sur 6 communes : Guer, Saint-Malo de Beignon, Beignon, Campénéac, Augan et Porcaro.
Son origine remonte à 1873, où un camp temporaire fut installé sur le versant Nord côté St Malo de Beignon ; à l’emplacement de l’actuel magasin d’habillement. En 1878, le camp devient permanent et l’on procède à l’expropriation de 1063 Ha pour construire un champ de tir d’artillerie de 8,2 Km de long sur 1,2 km de large




A partir de 1906, et jusqu’en 1912, 4190 nouveaux hectares sont acquis. Le champ de tir d’artillerie initial devient alors camp d’instruction national.


Seul grand terrain de manœuvres de l’ouest, le camp de Coëtquidan accueille de très nombreuses unités. Jusqu’à 12000 soldats en même temps en été. D’importantes constructions sont réalisées sur le versant Nord ; en pierre de schiste rouge pour le camp permanent et en bois pour les baraques logeant les troupes en manœuvres.


Dès l'automne 1914, il accueille les premiers prisonniers de guerre allemands. Au total, plus d'un millier de soldats allemands sont retenus à Coëtquidan.

En 1915, le camp de Coëtquidan redevient un camp d'instruction et un champ de tir. Les prisonniers de guerre sont dispersés dans les fermes de Bretagne ou envoyés dans d'autres camps. De jeunes appelés de la classe 1915 venant de toute la Bretagne reçoivent une instruction militaire à Coëtquidan avant d'être dispersés dans les régiments des 10e et 11e corps d'armée.





Prisonniers allemands montant un tas de fagots    Sources Gallica agence Rol

En juin 1917, quand les premiers soldats américains débarquent en Bretagne, le haut commandement français propose de mettre à disposition des Américains le camp pour l'instruction des unités d'artillerie américaines. Remis officiellement à l'armée américaine le 15 août 1917, le camp est profondément transformé et modernisé. Dans les environs, des travaux gigantesques sont entrepris : agrandissement de la gare de Guer, édification de nouveaux bâtiments, élargissement des principaux axes (la nationale 24). Le 30 juin 1919, les autorités françaises reprennent officiellement possession du camp, mais le camp reste vide pendant plusieurs mois avant que l'armée française s'y installe de nouveau.


les cabanes en bois   Sources Gallica agence Rol

Prisonniers allemands fendants des buches  Sources Gallica agence Rol

sources :

Ecole Interarmes Coëtquidan

Gallica




Deux cartes postales en provenance de Alfred Faure Crozet 14 septembre 2016 Archipel Pingouins Cochons Apôtres Possession Est

Deux cartes postales en provenance de Crozet 14 septembre 2016


Deux cartes postales réalisées par les TAAF à partir de photos de LUCIA SIMION me sont parvenus en fin de semaine. Elles ont été postées à Alfred Faure Crozet le 14 septembre 2016 

L'une représente la Baie du Marin et Port Alfred, l'autre l'Ile des Pingouins.

Car est-il encore nécessaire de le répéter CROZET n'est pas une île mais un archipel. Un archipel est un ensemble d'îles relativement proches les unes des autres.  





Les îles Crozet (340 km2) sont composées de cinq îles volcaniques. La plus élevée culmine à 1 050 m. Le climat est typique de la zone subantarctique, particulièrement venteux et pluvieux, avec une température moyenne de l’air de 5°C et l’eau de 4°C. 



Carte de l'île aux Cochons Crozet photo (c) JM Bergougniou


L’archipel se situe entre les latitudes 45° 95’ et 46° 50’ Sud et les longitudes 50° 33’ et 52° 58’ Est, dans le sud de l’océan Indien entre Madagascar et l’Antarctique. 

Ile aux Cochons photo JM bergougniou
Ile aux Cochons photo JM Bergougniou

Ile aux Cochons photo JM Bergougniou

La Pointe des Moines à l'Ouest de l'île de la Possession et le rocher percé photo JM Bergougniou

La Pointe des Moines à l'Ouest de l'île de la Possession photo JM Bergougniou

L’archipel est divisé en deux groupes distants d’environ 110 km . Le groupe occidental comprend les Cochons, les Apôtres et les Pingouins appelé îles Froides par Marion Dufresne qui les découvrit en 1772. 


carte de l'Ile des apôtres Crozet photo JM Bergougniou

On attribue au navigateur français Marion Dufresne la découverte de l'île qui la nomma en 1772 « Île Inaccessible » mais on rapporte à l'Héroïne de l'avoir signalée officiellement pour la première fois en 1837. Au xixe siècle, les chasseurs de phoques anglais et américains l'appelaient Penguin Island (île des manchots en français), plusieurs colonies de manchots y résidant.


Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou

 Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou

 Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou

Les Périades Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou

Les Périades Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou

Le Château Ile des Pingouins Crozet photo JM Bergougniou


L'ile de l'Est Crozet photo JM Bergougniou

Le groupe oriental comprend l’île de la Possession et l’île de l’Est.





Les îles Crozet représentent les points émergés d’un vaste plateau sous-marin (différent de celui de l’archipel des Kerguelen). Elles sont entièrement d’origines volcaniques, principalement formées de basalte (roche volcanique refroidie en surface), mais on retrouve quelques dépôts sédimentaires également (île des Pingouins). Elles sont des restes de sommet de volcans, dont les flans se sont effondrés en mer, créant ces paysages et morphologies chaotiques. Les datations ont données des âges les plus anciens à 8 millions d’années pour cet archipel. Les unités volcaniques les plus récentes sont âgées d’environ 100 000 ans.

Sources : Giret et al., 2003. Géologie des îles Crozet. In Géologues, spécial DOMT-TOM, 137, juin 2003.






Sources TAAF