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24 janv. 2020

Des Bananes pour la Marine nationale flottille 31F

Des Bananes pour la Marine nationale 31F


La flottille 31F fut constituée le 1er août 1956 en Afrique du Nord. Initialement basée à Sétif, puis à Sidi-bel-Abbes, ses missions étaient les suivantes :
  • appui feu;
  • transport opérationnel;
  • liaison;
  • évacuations sanitaires

Première flottille d'hélicoptères de la Marine, elle était dotée des fameux H21. Cet hélicoptère surnommé par les Américains "Work Horse" est à l'origine de l'emblème de la flottille : Pégase sur la croix d'Agadès.

En août 1959, elle passe le cap des 10.000 heures de vol.



En mars 1960, le HSS succède au H21. La 31F entreprend alors sa reconversion pour se consacrer à la lutte anti-sous-marine (ASM). Elle participe en 1968 à la campagne d'essais du Pacifique en coopération avec les porte-avions Foch et Clemenceau.




J'aime pas les noisettes : on s'y casse les dents.
Vivent les bananes, pas'qu'y a pas d'os dedans !
J'aime pas les sucettes, les bonbons fondants.


Si la formule birotor permettait d'avoir une grande cabine, le poids à vide de l'hélicoptère (4 tonnes), combiné avec une puissance moyenne (1 425 ch), n'autorisait qu'occasionnellement des opérations en pleine charge dans un pays chaud et montagneux. Les Sikorsky H-34, d'un rapport poids/puissance plus favorable, embarquaient parfois plus de commandos, malgré leur limitation à dix places.





Les modèles fabriqués pour l'US Army deviennent CH-21C en 1962. 108 sont livrés à la France, 98 à l'ALAT et 10 à la Marine nationale.



Le 1er août 1956 avec la création de la Flottille 31F qui reprend en fait une partie des machines de la section hélicoptère de l’Escadrille 10S à savoir cinq Piasecki H-21C, surnommés affectueusement les « Bananes Volantes » par les pilotes de l’ALAT. 


Il faut dire que ce sont eux qui avaient initialement acquis ces hélices. Le lieutenant de vaisseau Jacques Bally, premier pacha de la 31F, refuse cependant de prendre les deux Sikorsky H-19 venus de la 10S. Dans son esprit la nouvelle flottille ne peut pas être faite de bric et broc, elle doit rester rationnelle. On est marin ou on ne l’est pas, même à bord d’un hélico.



Au cours des semaines suivantes l’Armée de Terre va livrer à Bally et à ses hommes cinq autres H-21C. En parallèle de l’entraînement aux missions de transport et d’assaut des pilotes le LV Bally va concevoir un programme visant à habituer les fusiliers-marins, et surtout les commandos de marine, à voler à partir de ces drôles de machines bruyantes et suintant l’huile de partout. Sans le savoir il crée un modèle du genre.




L’aéronavale française n’ayant pas à proprement parler alors de site de transport aérien c’est depuis la Base Aérienne 149 d’Alger-Maison Blanche que les hommes de la 31F font voler leurs Bananes Volantes.

Donec : deux belles figures de la Résistance

DONEC : Deux belles figures de la résistance


Bonjour la compagnie,

Germaine Tillon fut une remarquable ethnologue qui participa à la terrible aventure du XXème siècle et fut au cœur de l’action.



Après des études de sociologie, d’archéologie et de l’Histoire de l’Art, la voilà au milieu des années trente projetée dans la société paysanne de l’Algérie profonde dont elle étudie les tenants et les aboutissants. Elle va étudier dans cette région reculée des Aurès le comportement de la population berbère.

De retour à Paris, en 1940, ne pouvant rester à sa place la voilà qui sans hésiter va résister à l’Occupation Ce qui doit arriver, arrive, elle se retrouve en 1941 dans la prison du Cherche-Midi en compagnie des premières grandes figures de la Résistance dont le commandant d’Estienne d’Orves.



Il invente un rite, il crie dans la nuit « La France ». De tous les cachots les captifs répondent « Vivra ». Ainsi jusqu’au jour de son exécution Honoré appellera ainsi dans les ténèbres.

Et Germaine Tillion d’ajouter « Après lui d’autres prirent la relève et quatre ans plus tard, dans le block 32 du camp de Ravensbrück où je me trouvais, ponctuellement, chaque soir, nous répondions au même appel : vivra, vivra, vivra… »

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Donec

23 janv. 2020

Archimède Bathyscaphe Marine nationale Fosse de Kouriles plongée

Archimède Bathyscaphe Marine nationale Fosse de Kouriles plongée


En 1950, une convention est signée entre le F.N.R.S., propriétaire de la sphère, et la Marine nationale française. Le FNRS participe au financement d'un nouveau bathyscaphe qui sera construit par la Marine nationale. Le submersible est baptisé FNRS 3. Le professeur Piccard est associé à cette nouvelle construction. 


FNRS III Toulon photo JM Bergougniou


En 1951, le commandant Georges Houot, qui a succédé à Jacques-Yves Cousteau comme commandant du bâtiment-base de recherche sous-marines, l'aviso Élie Monnier, est choisi pour prendre la direction de la construction et des essais du bathyscaphe français, baptisé F.N.R.S. 3. La partie technique était sous la responsabilité de l'ingénieur du génie maritime Gempp remplacé à partir de 1952 par Pierre Willm.



Le 8 novembre 1955, le Comité de Direction du Bathyscaphe envisageait pour la première fois la construction d'un nouveau bathyscaphe. Successeur du FNRS III, il devait bénéficier des enseignements obtenus au cours des cent plongées effectuées par son prédécesseur et réunir les caractéristiques générales suivantes : 




  • Etre capable de descendre à 11 000 mètres, c'est-à dire d'explorer les plus grandes fosses connues ;
  • Disposer d'importantes réserves d'énergie électrique et être aussi manœuvrable que possible en plongée ;
  • Offrir le maximum de place au matériel scientifique tant à l'intérieur de la sphère qu'à l'extérieur et permettre, la recherche dans tous les domaines : Physique, Biologie, Géologie, etc... 
  • Présenter des formes de coque nettement supérieures à celle du FNRS III pour supporter des remorquages à une vitesse d'au moins 8 nœuds par beau temps.



La Marine nationale entreprit l'étude, et la convention décidant la réalisation du nouvel engin fut signée le 16 Juin 1958. La construction de l'engin fut confiée à l'ingénieur Pierre Willm, qui avait déja participé à celle du FNRS III. 




En 13 ans d'activité, l'Archimède a effectué 226 plongées dans toutes les mers du monde. En 1962, il atteint la profondeur de 9 545 mètres dans la fosse des Kouriles au Japon. La carrière de l'Archimède s'est terminée en apothéose lors de la mission franco-américaine « Famous » en 1974.

Archimède Cherbourg photo JM Bergougniou
Photos, films et échantillons collectés au cours des 18 plongées ont permis de démontrer le rôle du volcanisme sous-marin dans la construction permanente du fond des océans.
Mis en réserve en 1975 puis désarmé en 1978, il faut attendre 2001 pour qu'une nouvelle vie s'offre à l'Archimède, à la Cité de la Mer de Cherbourg
Le 21 juin 2001, en présence de Pierre Wilm, son architecte, de Philippe de Guillebon qui fut son pilote, et de Jean Jarry, ingénieur Ifremer, il est installé dans la Grande Halle de La Cité de la Mer.
L'Archimède symbolise à lui seul l'aventure que constitua la découverte des grands fonds. Engin complexe et sophistiqué, il permit à la France de figurer parmi les quelques pays qui partirent à la découverte des abysses. Une extraordinaire aventure qui connut son apogée au milieu des années 60 et resta assez méconnue du grand public, occultée par la conquête spatiale.


5 nov. 1955 : le projet de construction est lancé ; la réalisation est confiée à l'arsenal de Toulon sous la direction du commandant Houot et de l'ingénieur Wilm

28 juillet 1961 : mise à l'eau

24 octobre 1961 : première plongée à 600 m (avec des hommes à bord)




25 juillet 1962 : dans la fosse des Kouriles au large du Japon, il atteint 9545 m ; il ne bat pas le record du Triestepar manque de plus grandes profondeurs (les connaissances bathymétriques étaient insuffisantes au moment du choix de cette destination) ; au cours de sa campagne au Japon, entre mai et août 1962, il descend à 3 reprises en dessous des 9000 m ; l'équipage est selon les plongées composé du commandant Georges Houot ou du lieutenant O'Byrne, de Pierre Willm ou de Henri-Germain Delauze, et lors de sa plongée record, il y a même un passager, le professeur japonais Sasaki.

mai - juillet 1964 : campagne de Porto Rico (fosse se trouvant près de l'île de même nom) où il descend à 8300 m

mai - juillet 1967 : nouvelle campagne au Japon (toujours dans la fosse des Kouriles) avec 9 plongées entre 4510 et 9260 m

en 1968, 1969 et 1970, l'Archimède est requis pour rechercher et étudier l'épave d'une Caravelle explosée en plein vol au large de Nice, et celles des sous-marins français Minerve et Eurydice

août 1973 : Première campagne Famous sur la dorsale médio-atlantique

juillet 1974 : Deuxième campagne Famous en compagnie de l'Alvin et de la Cyana

Cyana Cherbourg photo JM Bergougniou


Ce sera la dernière campagne de l'Archimède

Il est exposé depuis juin 2001 à la Cité de la Mer de Cherbourg.


Total Sub  Cherbourg photo JM Bergougniou

Dès l’entrée de La Cité de la Mer, le visiteur est accueilli par les champions des grandes profondeurs. Il s’apprête à plonger avec eux dans la grandeépopée internationale des océanautes avec ces 13 sous-marins (français, américain, russe ou japonais) qui ont investi la grande Nef d’Accueil. Ces drôles d’appareils, peuplent depuis 2011 la « Grande Galerie des Engins et des Hommes ».

le Globule Cherbourg photo JM Bergougniou

Ce sont eux qui ont permis aux pionniers des abysses, d’aller toujours plus loin dans l’exploration de ces fonds marins moins connus à ce jour que la lune ! Certains comme le Nautile français, le Mir russe et l’Alvin américain, ont plongé sur l’épave du Titanic. Quant à l’Archimède, il est descendu en 1962 à 9 545 mètres sous le niveau de la mer.

Naurile Cherbourg photo JM Bergougniou

Devant leurs yeux se présentent de vrais sous- marins : Cyana, Globule, Total Sub, la tourelle de Galeazzi ou encore Archimède.

Alvin Cherbourg photo JM Bergougniou

Les autres,sont exposés sous forme de maquette échelle 1: Nautile, Mir, Shinkaï, le Nautilus de Fulton, Alvin, la sphère de Beebe et Barton et DEEPSEA CHALLENGER, la réplique du sous-marin de James Cameron, recordman en 2012 de plongée profonde en solitaire à - 10 908 m.

22 janv. 2020

Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

365 jours par an, les Sauveteurs en Mer de la SNSM sont prêts à vous secourir. Donnez-leur les moyens de continuer à sauver des vies. Soutenez-les en faisant un don ! Faites un don à la SNSM.


 Alphonse Daudet L'Agonie de la Sémillante Les lettres de mon moulin
À peine débarqués, tandis que les matelots allumaient du feu pour la bouillabaisse, le patron m’appela, et, me montrant un petit enclos de maçonnerie blanche perdu dans la brume au bout de l’île :
— Venez-vous au cimetière ? me dit-il.
— Un cimetière, patron Lionetti ! Où sommes-nous donc ?
— Aux îles Lavezzi, monsieur. C’est ici que sont enterrés les six cents hommes de la Sémillante, à l’endroit même où leur frégate s’est perdue, il y a dix ans… Pauvres gens ! ils ne reçoivent pas beaucoup de visites ; c’est bien le moins que nous allions leur dire bonjour, puisque nous voilà…
— De tout mon cœur, patron.


La Sémillante quitte le port de Toulon le 14 février 1855, commandée par le capitaine Jugan, à destination de la Crimée (mer Noire) pour apporter aux forces françaises des vivres, des renforts en troupe et en matériel pour faire la guerre à la Russie.



Elle est prise dans une violente tempête au large de la Sardaigne et son commandant décide de passer par les bouches de Bonifacio, aux îles Lavezzi, dans une zone de brisants et d’écueils. Poussée par une rafale de sud, elle heurte à une vitesse estimée à 12 nœuds un haut-fond rocheux signalé par une bouée. Broyée par le choc, elle coule par le fond dans la nuit du 15 au 16 février 1855, corps et biens ; tout a été instantanément englouti.


La SCSN est née en 1865 à la suite de deux événements dramatiques : les naufragés de l’Amphitrite d'août 1833 à Boulogne-sur-Mer et celui de la Sémillante de février 1855 sur un îlot de l’archipel des Lavezzi.

 Plusieurs villes littorales se dotent au début du 19 siècle de « Société Humaine des Naufrages ». Une commission en 1861 a pour mission de fédérer toutes ces initiatives.



 La SCSN est créée le 12 février 1865, à la suite de la volonté du gouvernement d'avoir un service privé et général de sauvetage en mer, et mise sous la protection de l'impératrice Eugénie qui offre le premier canot. 

Son premier président est l'amiral Rigault de Genouilly, sénateur et futur ministre, son vice-président est le baron Théodore Gudin qui est à l'origine de l'initiative. La société vit des dons et legs.

En 1866, vingt stations étaient en service, quinze en construction.



En 1883, la société gère 70 stations de canot de sauvetage et 150 postes de lancement de fusées porte-amarre, utilisés pour installer des va-et-vient entre les bateaux en difficulté et la côte. Les canots, initialement à avirons et à voiles, doivent être remplacés par de couteux canots à moteur au début du 20e siècle. En 1885, le colonel William Huber-Saladin s'inspire de la SCSN pour créer la Société internationale de sauvetage du Léman. En 1967, la SCSN dispose de 58 canots à moteurs insubmersibles et inchavirables.



Papa Poydenot St Pierre ECHMÜHL SCSN photo JM Bergougniou

En 1906, le Commandant Delpierre la remet en avant en déplaçant son siège à Boulogne-Sur-Mer, alors principal port de pêche français.



Papa Poydenot St Pierre ECHMÜHL SCSN photo JM Bergougniou

En 1967, elle fusionne avec la jeune Société nationale de sauvetage en mer, ainsi que la Société des hospitaliers sauveteurs bretons, pour mettre en commun les moyens de sauvetage.


20 janv. 2020

Patrouilleur l'Adroit Naval Group Argentine

Naval Group. Un premier patrouilleur pour l’Argentine

Dans le cadre d’une convention signée en 2010, la Marine nationale utilise le patrouilleur hauturier « L’Adroit », développé sur fonds propres par Naval Group. L’objectif était alors de mener des expérimentations afin de préparer le programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime) tout en donnant à ce nouveau type de navire un certificat « sea proven » pour lui assurer une meilleure visibilité à l’exportation.
Ce vendredi 20 décembre 2019, la Marine argentine a réceptionné le premier des quatre patrouilleurs hauturiers commandés à Naval Group. La livraison des trois autres OPV débutera en avril 2021, à raison d’une unité tous les six mois.



Ce vendredi 20 décembre 2019, l’OPV L’Adroit adopte définitivement les couleurs de l’Argentine et devient l’ ARA. (*) Bouchard. Ce premier des quatre patrouilleurs hauturiers commandés par l’Argentine à Naval Group avait été conçu et réalisé sur les fonds propres de l’entreprise.

Il a été remis ce jour à la Marine argentine « avec deux mois d’avance et après seulement dix mois de travaux d’adaptation et de modernisation ».


La livraison de ce premier navire s’inscrit dans le cadre du contrat passé avec l’Argentine, qui a choisi de se doter de quatre patrouilleurs hauturiers OPV dont L’Adroit. Ce dernier était depuis 2011 à la disposition de la Marine nationale.

La livraison des trois autres OPV débutera en avril 2021, à raison d’une unité tous les six mois. La construction du premier des trois nouveaux bâtiments a débuté en mars dernier, au chantier Piriou à Concarneau, sous l’égide de Kership, la société commune de Piriou et Naval Group (chantiers à Concarneau et au Rohu, à Lanester).

(*). Armada de la Republica Argentina

Sources

Ouest-France

18 janv. 2020

CROZET TAAF Alfred Faure

CROZET TAAF  Alfred Faure

Le 22 janvier au matin Marion et Crozet aperçurent dans le Nord le profil de deux caps que Crozet dessina ; c'était encore une île nouvelle. Et bientôt, vers 4 heures du soir, d'autres terres, à l'Est cette fois, surgissaient des flots.

Trois petites îles flanquées de quelques îlots, tel est l'archipel des Crozet : l'île aux Cochons de forme circulaire a 10 kilomètres de diamètre ; l'île de la Possession grossièrement rectangulaire a 12 kilomètres de long sur 10 environde large, l'île de l'Est est plus petite encore.

Les îles froides

Crozet île aux Cochons photo JM Bergougniou


Les caps appartenaient sans aucun doute à l'île appelée aujourd'hui « île aux Cochons ainsi nommée d'après l'essai malheureux que fit un capitaine anglais au début du xixe siècle en débarquant des porcs vivants sur l'île pour assurer du ravitaillement en viande fraîche à ses navires phoquiers. Quant aux autres îles il s'agissait certainement des « Pingouins ».



Crozet île aux Cochons photo JM Bergougniou

Crozet île aux Cochons photo JM Bergougniou

Crozet île aux Pingouins les Périades photo JM Bergougniou


Crozet île aux Pingouins les Périades photo JM Bergougniou

La journée du 22 s'acheva donc dans le calme. Par contre le mauvais temps du 23 ne permit aucune observation et on n'aperçut la terre que de façon intermittente. 




Cependant alors que la brume rendait la visibilité plus que précaire, la température s'abaissa subitement de plusieurs degrés et un énorme iceberg de plus de 200 toises frôla les navires de l'expédition sans heureusement leur causer aucun dommage. Alors très à propos Marion décida de donner à sa découverte le nom d'îles Froides. 


Crozet les moines et la roche percée  photo JM Bergougniou



Le 24 dès le point du jour de nouveaux sommets étaient en vue vers l'Est. Marion notait alors en s'approchant à trois quarts de lieue marine, soit environ 4 kilomètres de la partie Ouest de cette terre, qu'à l'extrémité d'une des pointes constituée elle-même par des amas de rochers, l'un de ceux-ci nettement détaché du reste était percé en son milieu et affectait la forme d'un bateau à voile. 

Crozet la roche percée  photo JM Bergougniou






A n'en point douter il s'agissait de l'île de la Possession et de sa roche percée marquant son extrémité occidentale. Mais, il est surprenant de constater que cette qualification de barque à la voile s'applique maintenant à un autre rocher de l'archipel sur la périphérie de l'île de l'Est et non de la Possession. Marion nota l'altitude élevée des montagnes qui se voyaient à 20 lieues, soit 100 kilomètres à la ronde, couvertes de neige et engendrant de nombreuses cascades. La côte, disait-il, était accore. 

Crozet vers le pic du Mascarin photo JM Bergougniou
















Julien Crozet avec quelques hommes se rendirent dans un « barachois » de cette île centrale, qu'on appelle maintenant île de la Possession, pour concrétiser, affermir et affirmer la souveraineté de la France sur l'archipel, par le dépôt d'un parchemin royal placé dans une bouteille au sommet d'une pyramide de rochers à 15 mètres au-dessus de la mer. Ils ramenèrent un échantillonnage de la flore et principalement des ficoïdes du cap, un petit gramen très fin, et des petits joncs. En ce qui concerne la faune ailée elle était considérable : damiers, cormorans, plongeurs. La faune marine comprenait surtout des loups-marins (éléphants de mer) et des millions de manchots.

Crozet l'île de l'Est photo JM Bergougniou












Vers neuf heures du matin le même jour Marion découvrit encore une île du même archipel un peu au Sud-Est de la dernière et plus élevée que celle-ci. Il la baptisa île Aride aujourd'hui appelée île de l'Est.

Crozet l'île de l'Est photo JM Bergougniou

 Dans l'après-midi du 24 les deux navires longèrent la côte Est de la Possession puis vinrent prendre un mouillage situé dans le Sud-Est de cette île, mouillage qui devait plus tard être reconnu comme le meilleur de ces parages, dans une baie qui a reçu le nom de baie du Marin. Ils y restèrent pendant la nuit du 24 au 25 janvier 1771.



Crozet île de la Possession photo JM Bergougniou

Crozet la base Alfred Faure photo JM Bergougniou

Crozet Baie américaine le morne rouge photo JM Bergougniou






Crozet Base Alfred Faure photo JM Bergougniou
Crozet Baie américaine  photo JM Bergougniou



La base Alfred-Faure est la base scientifique permanente de l'archipel Crozet, construite en 1963 sur l'île de la Possession, et utilisée pour la première fois en 1964. Elle constitue l'une des quatre bases des Terres australes et antarctiques françaises.

Crozet DZ de la base photo JM Bergougniou

Crozet le pylone de l'ancien téléphérique photo JM Bergougniou

Crozet la DISCRO Home photo JM Bergougniou

Crozet une des fillods photo JM Bergougniou

Crozet la DZ et l'hélico photo JM Bergougniou

Crozet le chaudron photo JM Bergougniou

Crozet la chapelle station radio photo JM Bergougniou

On dit que le chaudron ébréché serait du à la chute d'un certain Obélix 
photo JM Bergougniou


Crozet Alfred Faure la base photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure la base photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure la base photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure la base photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure le MD au mouillage photo JM Bergougniou
Notre-Dame des Oiseaux, chapelle de Crozet. C'est un bâtiment sobre, cubique, avec un petit clocher hors-oeuvre, en bois, qui contient uniquement la cloche, de type pavillon, accroché juste au-dessus de l'édifice. Il a été bâti en hiver 1984 à la mémoire de Pierre FRIGOLA, un jeune chercheur péri l'année d'avant. En 1993, la 31e mission de Crozet restaura la chapelle et construisit le campanile. La chapelle vient d'être rénovée en 2014


Crozet la chapelle  photo JM Bergougniou
Crozet Alfred Faure la chapelle N-D des Oiseaux photo JM Bergougniou

Crozet l'ancien incinérateur photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure la base photo JM Bergougniou

Crozet Alfred Faure radio météo JM Bergougniou


Crozet Alfred Faure les hauteurs photo JM Bergougniou
Archipel des Crozet : étude / colonel Robert Genty,