Affichage des articles dont le libellé est guerre 39-45. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guerre 39-45. Afficher tous les articles

12 février 2026

Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 résistant Natzweiler-Struthof guerre 39-45 Lorient arsenal

 Déploiement de Longue Durée BRF Jacques STOSSKOPF janvier 2026 




La rondache est formée de la roue dentée du mécanicien et de l'ingénieur, du cordage du marin dans sa partie basse

L'ancre se terminant par la croix de Lorraine évoque le  résistant et le rôle de la Marine et des marins durant la guerre (des F.N.F.L., du commando Kieffer ou des blindés des fusiliers marins...)

La cigogne de l'Alsacien est entouré par les décorations croix de guerre et légion d'honneur,  le soleil et les pyramides enfin évoquent l'Orient (Lorient) ).



Le 1er septembre 1944 au Struthoff, un jour gris se lève sur l’Alsace et le seul camp de concentration construit par les nazis sur le territoire français. Emprisonné depuis la fin du mois de mai avec d’autres membres du réseau de résistance Alliance, qu’il a rejoint comme agent de renseignement militaire, l’ingénieur général de 2e classe du génie mari­time Jacques Stosskopf sait que dans quelques heures ils seront probablement massacrés. Mais il ne dit rien. Aucun mot, aucune plainte. Comme il l’a toujours fait, il montre un visage calme et détaché. Ceux qui ne le connaissent pas pourraient le trouver froid et hautain, cassant presque. Mais il n’en est rien. Profon­dément croyant, d’une immense modestie et « d’une rectitude de conduite absolue », comme l’écrivit l’archiviste Geneviève Bauchesne, il est tout en retenue. à lire sur Cols bleus

https://www.colsbleus.defense.gouv.fr/fr/ingenieur-general-jacques-stosskopf-de-la-grande-guerre-la-resistance-itineraire-dun-homme-de





https://patrimoine.lorient.bzh/stosskopf#:~:text=Arguant%20qu'envoyer%20trop%20d,r%C3%A9duit%20le%20nombre%20%C3%A0%20246.


Son exécution au camp de  camp de Natzweiler-Struthof


Dans le courant 1943, le réseau fut infiltré par l’Abwehrstelle de Dijon suite à la trahison d’un agent du réseau Jean-Paul Lien alias « Flandrin » et les arrestations commencèrent. Le secteur « Chapelle » fut directement touché à partir du 16 septembre 1943 et les agents furent arrêtés les uns après les autres. Malgré cela, l’ingénieur Stosskopf continua de collecter les renseignements et informé par l’ingénieur Le Puth, futur amiral, des soupçons qui pesaient sur lui, il ne voulut pas abandonner son travail, affirmant à ce dernier : « je suis à la tête d’une filière qui ne saurait exister sans moi et ma désertion pourrait avoir de graves conséquences pour certains de mes agents ». Il fut arrêté à l’arsenal dans l’après-midi du 21 février 1944 par deux policiers du SD de Vannes et conduit aussitôt à la prison de Vannes puis à celle de Rennes. Le 20 mai 1944, il fut transféré sur Strasbourg d’où il fut emmené en camionnette au camp de Schirmeck (Bas-Rhin) et interné au block 10 avec tous les membres masculins du réseau. 



Le 10 août 1944 la Gestapo de Strasbourg transmit un dossier d’accusation portant les noms de Jacques Stosskopf, Maurice Gillet,Georges Roudaut, Jeanne Maistre, Fernand Yvinec, Pierre Guézenec et René Guézenec, au Tribunal de guerre du Reich, qui y apposa les tampons « secret » et « affaire concernant des détenus » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard »). Le 10 septembre 1944 les accusés furent remis sans jugement à disposition de la Gestapo de Strasbourg mais leur sort était déjà scellé.

Devant l’avance alliée les 106 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Jacques Stosskopf, avaient été sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 vers le camp concentration de Natzweiler-Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin) et exécutés froidement d’une balle dans la nuque le 1er septembre 1944 à la chambre d’exécution puis incinérés directement dans le four crématoire du camp, situé à côté dans le même bâtiment.

28 novembre 2025

Croiseur Duguay-Trouin Force X Alexandrie Marseille RP Marine Nationale S.L.O.M. guerre 39-45

Croiseur Duguay-Trouin Marseille RP Marine Nationale S.L.O.M. Force X

Encore une carte qui peut paraître insignifiante et sans intérêt cependant... elle parle de la Force X, d'Alexandrie, des oeuvres de la Marine et de la circulation du courrier.

De la création du SCOM

Le sentiment de reconnaissance nationale à l’égard des marins et de leurs familles, entretenu par les nombreux amiraux en poste dans les différents ministères et secrétariats d’État, à l’État-major, à Vichy, débouche sur la création du Service central des Oeuvres de la marine (SCOM). 

Cet organisme s’appuie sur des associations privées déjà existantes avant-guerre et « dont le développement est indispensable ». Il s’agit en premier lieu de l’Association pour le développement des oeuvres sociales maritimes (ADSOM), créée à Paris le 7 juin 1939 pour venir en aide aux « personnels civil, militaire et ouvrier du département » et qui fonctionne dès le début du conflit sous la présidence de l’amiral Grandclément


TàD MARSEILLE RP DEPART 13-11-1941 Cachet Rouge S.L.O.M.Marseille  

Et dans le coin gauche en haut Cachet rouge "Répondez (2 mots rayés) à cette carte par une carte ou lettre de moins de 5 grammes à l'adresse ci-dessous sans omettre le numéro" Ici le numéro 402021

date d'envoi 7-10-41

Le Croiseur Duguay-Trouin

La Force X est constituée d'un cuirassé de 26 500 tonnes (Lorraine), de trois croiseurs de 10 000 tonnes (Duquesne, Tourville, Suffren), d'un croiseur de 7 500 tonnes (Duguay-Trouin), de trois torpilleurs de 1 500 tonnes (Basque, Forbin, Fortuné) et d'un sous-marin de 1 500 tonnes (Protée).



 

Commandée par le vice amiral Godfroy, elle quitte Toulon le 25 avril 1940. Elle est au complet à Alexandrie le 24 mai, où elle voisine avec une escadre britannique commandée par l'amiral sir Andrew Cunningham de la Mediterranean Fleet, et y est bloqués à la suite de l'armistice du 22 juin 1940.Elle est immobilisé ensuite à Alexandrie en 1941-1943

Les décrets du 4 août 1940 sur les associations d’entraide et du 10 novembre 1940 portant création du SCOM remettent en lumière l’intérêt que la Marine porte à tout son personnel, militaire ou civil, et son souci de lui ménager en toutes circonstances une assistance efficace. Le Service des œuvres « a déjà atteint sous l’énergique impulsion des chefs de notre armée de mer un développement et une activité qui pourraient servir de modèles à d’autres groupements». 



Les bureaux du service central sont installés à Vichy sous la direction de l’amiral Gensoul, présenté dans la presse comme le héros de Mers-el-Kebir alors que, en coulisse, il est ostracisé par les membres du gouvernement. 

Des services locaux des oeuvres de la marine (SLOM) sont créés dans tous les ports de quelque importance. Très rapidement, le service travaille avec l’ADOSM dont le but est « d’apporter assistance sous toutes ses formes, aux personnels civils, militaires et ouvriers de la marine et à leurs familles, de contribuer également à la création et au développement de tous les organismes d’assistance, d’hygiène, d’éducation et d’entraide ». En fait, si l’association est privée, les cadres sont tous des officiers de la marine nationale et elle bénéficie du soutien actif du ministère de la Marine. 

Sources

https://envelopmer.blogspot.com/2016/03/la-force-x-alexandrie-amiral-godfroy.html

Les pêcheurs bretons durant la Seconde Guerre mondiale     Jean-Christophe Fichou

Histoire de la Poste Navale Jacques Mériaux 


01 décembre 2021

Notre Dame du Châtelet pêche ravitaillement guerre 39-45 poisson Saint-Malo Morue Terre-Neuve goélette

Notre Dame du Châtelet


Dans les semaines qui suivirent la défaite, la mise en place d’un système de ravitaillement permettant d’approvisionner les marchés urbains, accompagné d’un système de rationnement, consistant à répartir de manière rationnelle et égalitaire l’ensemble des denrées disponibles, apparaissait comme l’une des missions les plus urgentes pour le nouveau régime de Vichy


Les cartes de rationnement sont instaurées à partir de l’automne 1940 suivant un système qui fournit de 1 200 à 1 800 calories par jour et par personne, selon l’âge, les activités et le lieu de résidence : huit catégories ont été fixées.



À Paris, avec ses tickets de rationnement, un adulte peut acheter 275 grammes de pain par jour. Par semaine, il peut acquérir 350 grammes de viande avec os, 100 grammes de matières grasses et 70 grammes de fromage. Par mois, ses tickets lui donnent droit à 200 grammes de riz, 500 grammes de sucre et 250 grammes de pâtes.

Au cours de l’année 1941, la question du ravitaillement apparut comme la source de grief essentielle et fut sans doute le facteur principal du processus de détachement de l’opinion du régime du Maréchal

« Dès le mois de juillet 1941, la lune de miel était finie. Les plaintes se faisaient plus nombreuses, en matière de ravitaillement surtout, et le prestige du Maréchal ne suffisait plus à faire passer les rutabagas

La pêche est autorisée dans une étroite bande côtière de 3 milles de 9h00 à 18h00 et qu’elle est interdite dès 1940 en Manche et totalement en Bretagne en 1944, les pêcheurs soufrent du manque de gas-oil et de glace et ils sont soumis à de restrictions draconiennes de sortie, ils encourent les foudres de l’armée allemande s’ils contreviennent aux ordres...

Mars 1941




DE BAYONNE A LA PALLICE SEPT VOILIERS MALOUINS vont armer
pour Terre-Neuve 

Deux autres, partant du Midi, pourraient les rejoindre, et ce serait bien tout..
un terre-neuvier largue ses voiles au sortir du port
Saint-Malo, 10 mars (de notre rédaction locale). Comment savoir, à Saint-Malo, si les bateaux allaient partir pour Terre-Neuve cette année encore, en dépit de toutes sortes de difficultés?
Nos armateurs ne sont-ils pas dispersés dans les ports du sud, de Bordeaux à Marseille au moins ?
Aussi bien leur décision définitive dépendait-elle de la réponse donnée par l'Amirauté de France à leur demande, vieille de plusieurs semaines et sollicitant des garanties correspondant à une période exceptionnellement délicate.



Glatre veut vendre ses bateaux - mai 1942



Tout vient à point qui sait attendre, dit-on. Le proverbe s'est vérifié une fois de plus. Ayant obtenu des satisfactions légitimes, sinon entières, nos armateurs d'hier se sont consultés à travers le pays. Voilà comment leur décision ne date que d'hier et a été rapportée par M. Chevalier, armateur de l'Angélus, retour de Bordeaux où est son voilier
Une tradition maintenue le départ n'aurait pas lieu avant quelques semaines encore.




Combien de bateaux reprendront la route habituelle ? les  sept voiliers de chez nous au moins, qui sont l' « Atlanta qui se trouve à Port nec actuellement à Bordeaux: « Notre-Dame-du-Châtelet », mouillé à La Pallice, mais non encore donné comme partant certain: l' Izarra le « Bassilour ». le Martin-Pêcheur et le Cancalais tous actuellement au port de Bayonne le "Cancalais» n'étant encore donné que comme partant probable.

L' « Atlanta qui se trouve à Port-de-Bouc, arme également, mais II faut encore attendre.Ne parlons pas Ici du chalutier les côtes du Maroc.
Nous sommes loin de esmpte avec autrefois et même av*o oes dernières années. Cependant, c'est une tradition malntcnoe et on geste de courage, Que l'armement malouin fait en ce printemps 1941. si l'on songe aux risques qui sont venus s'ajouter à ceux de la traversée.



Bien entendu, Il n'est pas question d'armer les chalutiers consommateurs de mazout, et dont les prises sont encore pins recherchées Que celles des voiliers.
Le problème du ravitaillement des équipages
Mais dira peut-être le profane, pourquoi tant de temps et de tergiversations?
C'est qu'il est une question d'importance et qu'il fallait résoudre en même temps que celle des assurances de guerre, des garanties contre la perte d'une campagne, etc. Cette question est celle du ravitaillement. Comment constituer avec des tickets de 90 grammes strictement comptés les provisions de viande nécessaires à un équipage qui trime dur et autres gréments de cambuse ?


 Le problème a été résolu dans un sens satisfaisant. Le ministère du Ravitaillement a accordé les dérogations nécessaires à la préparation native d'une campagne et a habilité judicieusement, comme répartiteurs et contrôleurs aux vivres. les administrateurs de quartiers qui sont les mieux placés pour connaitre des Intérêts en jeu et qui se sont toujours efforcés d'ailleurs, de concilier les règlements avec les desiderata Jus lllics des pêcheurs.
Souhaitons donc et c'est ce que nous fa sons en terminant que des difficultés de transporta n'entravent pas l'approvisionnement de nos voiliers, qui n'ont plus longtemps devant eux avant l'essor. Souhaitons aussi qu'au terme de cette seconde campagne de guerre, nos terreneuvas. auxquels nous pensons, puissent regagner tous les bassins désertés de Saint-Malo et de Saint-Servan







Notre-Dame du Châtelet Coulée.


A 4 h 15, le 15 mai 1941, le trois mâts Notre Dame du Châtelet est coulé par l'U-43 de 45 coups de canon de pont et de coups de feu AA à environ 400 miles à l'ouest d'Ouessant.

Lüth soupçonnait le navire de signaler la position des sous-marins aux forces alliées, tandis que certains des survivants pensaient qu'ils avaient été attaqués par un sous-marin britannique.



Notre-Dame- du Châtelet à quai à Saint-Malo
La veille, le voilier avait rencontré le sous-marin italien Cappellini par 47 ° 42N / 13 ° 56W. Les dix survivants ont abandonné le navire en trois doris: deux hommes ont été récupérés par le sous-marin italien Otaria le 23 mai, trois hommes ont été secourus par le chalutier français Petite Bernadette au large de Belle-Île le 24 mai et les cinq hommes restants ont atteint l'archipel des Berlengas au large du Portugal le 28 mai, après avoir navigué env. 600 miles dans leur doris.

Les survivants ont rapporté qu'ils avaient été attaqués sans avertissement et que leurs doris avaient été mitraillés alors qu'ils abandonnaient le navire. 


L'archipel des Berlengas est un groupe d'îles granitiques au large des côtes du Portugal, dans l'océan Atlantique. Situées à une dizaine de kilomètres du cap Carvoeiro, elles sont visibles depuis la ville de Peniche.



c


Sources :

https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2007-2-page-199.htm

L'Ouest-Eclair

Visitez le BRF Jacques Stosskopf de la Marine nationale à Oslo voyage escale à Oslo é et 3 février 2026

 Visitez le BRF Jacques Stosskopf de la Marine nationale à Oslo Les 2 et 3 février 2026, le bâtiment ravitailleur de forces (BRF) BRF Jacque...