Affichage des articles dont le libellé est Saint-Malo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Saint-Malo. Afficher tous les articles

30 octobre 2026

Emile Hourst à Saint-Malo Torpilleur Alarme Afrique Chine Côte d'Emeraude

Emile Hourst à Saint-Malo

la défense mobile


À la fin du XIXe siècle, la défense mobile des ports repose sur des flottilles de torpilleurs chargées de protéger les côtes et les accès aux rades contre les navires ennemis.
Rapides et discrets, ces bâtiments peuvent mener des attaques surprises, notamment de nuit, mais leur faible autonomie et leur fragilité limitent leur efficacité.
Leur entretien coûteux, leur vulnérabilité par mauvais temps et les difficultés de coordination suscitent de nombreuses critiques.


En 1897, le lieutenant de vaisseau Émile Hourst est chargé de la défense côtière du secteur de Saint-Servan, près de Saint-Malo.





Le Démocrate malouin du 28 août 1898 annonce sa nomination au commandement de la défense mobile de Saint-Servan et du torpilleur de haute mer Alarme.


Il doit prendre ses fonctions le 1er octobre 1898.

Le journal du 25 septembre précise qu’il succède à M. Pigeon de Saint-Pair, après dix-huit mois de commandement.


Hourst est alors connu pour son exploration du Niger, qu’il a descendu à bord du Davoust en 1895-1896.

Le Gaulois du 24 septembre 1898 le présente comme commandant de la défense mobile de Saint-Malo.





Les articles attestent ainsi son rôle dans la défense maritime du secteur malouin à l’automne 1898.

Le 27 novembre, le Démocrate malouin le mentionne toujours comme commandant de l’Alarme à Saint-Servan.

Le journal signale également qu’un prix de 1 000 francs de l’Académie française lui a été attribué pour son livre Sur le Niger et au pays des Touaregs.

Source
BnF Gallica
Le Démocrate Malouin des
28-8-1898 / 25-9-1898 / 27-11-1898


08 novembre 2025

Colbert Caisse des Invalides Oeuvres sociales de la Marine 1953 système de le presse ENIM Saint-Malo sécu des marins

De Colbert et des Oeuvres sociales de la Marine 1953



Alors que l'on parle beaucoup budget, régime des retraites et du trou de la Sécu, je voudrais revenir sur  
Colbert qui a institué le régime des Invalides de la Marine.



Au XVII siècle, ceux que l’on appelle les « gens de mer » constituent la masse indifférenciée des marins de toutes nationalités, naviguant sous divers pavillons, au service de la guerre ou celui du commerce. Pour les recruter, la Marine royale utilise alors une méthode brutale et très arbitraire : c’est le « système de la presse », qui autorise à enrôler les marins dans les ports et à les embarquer de force si besoin.

Empreinte de machine à affranchir ENIM Saint-MALO 18-11-93


Du « système de la presse » au « système des classes »


En 1670, l’une des premières préoccupations de Colbert, devenu ministre de la 
Marine, sera de mettre fin à cet usage en le remplaçant par un « système de classes », tout aussi autoritaire mais mieux organisé : l’Édit du 16 avril 1670 institue ainsi différentes classes de marins appelés à servir à tour de rôle, pendant une année, sur les navires du Roi. 



Tout en garantissant un réservoir de marins suffisant pour les besoins de la Marine, cette mesure vise aussi à préserver les secteurs de la pêche et du commerce en s’assurant d’un roulement qui ne les prive pas de leur main-d’œuvre.

Colbert assortit cette réforme d’une mesure garantissant le versement d’une rente de 2 écus par mois aux marins devenus infirmes sous le pavillon royal : l’équivalent lointain de notre minimum vieillesse.

Empreinte de machine à affranchir ENIM Saint-MALO 14-11-95
bateau de pêche Tour Solidor


La première Caisse de retraite

Mais c’est l’Édit de Nancy, le 23 septembre 1673 qui, en créant la Caisse des invalides de la marine royale, fonde le tout premier régime de retraite, 200 ans avant les premières lois sociales, et presque 300 ans avant la création de la Sécurité sociale en 1946. 


Hôpital de Rochefort © JM Bergougniou
Cette Caisse est alimentée par un prélèvement obligatoire correspondant à 2,5% de la solde des marins et des officiers de tous grades. 


Elle est d’abord destinée à construire deux hôpitaux réservés aux marins blessés, mais aussi aux veuves et aux orphelins : l’hôpital de Rochefort, pour les marins du Ponant, et celui de Toulon pour les marins du Levant. La Caisse des invalides va en définitive trouver d’autres usages, et seul l’hôpital de Rochefort verra le jour.

Lorsqu’un décompte de prestations de sécurité sociale
 issu de la chaîne « paiements différés » devait être payé
par mandat-postal, il était transmis à la comptabilité.
L’agent du service comptable éditait alors un mandat spécifique,
 créé par l’administration des Postes d
ans les années 1960, le mandat « Colbert ».

Colbert, père de la Sécurité sociale ?


Le génie de Colbert a consisté à mettre en place un système d’assistance financé non 
sur le Trésor royal, mais sur l’épargne forcée d’une part modique de la solde des marins. 
Née du cerveau économe de celui qui est aussi le contrôleur des finances de Louis XIV, cette idée fonde le principe solidaire sur lequel repose tout notre système actuel. Par une note du 7 août 1675, Colbert complète le dispositif en instituant le «mois des familles », qui délègue une partie de la solde des marins au profit de leurs proches, puis, en 1681, par une nouvelle ordonnance commandant aux armateurs de prendre en charge pendant quatre mois les marins blessés à leur service : cette ordonnance constitue encore aujourd’hui une des particularités du régime social des marins. 

Hôpital de Rochefort © JM Bergougniou


En 1689, Seignelay, le successeur de Colbert au ministère de la Marine, adopte une Grande Ordonnance qui institue le paiement d’une « compensation » aux marins infirmes, équivalente à une demi-solde : il s’agit au départ d’une mesure provisoire en attendant l’achèvement des hôpitaux de Rochefort et de Toulon, mais c’est en définitive ce système qui va perdurer, s’étendre progressivement aux marins du commerce et aux marins âgés, puis inspirer d’autres systèmes de protection… pour les travailleurs de la Terre


https://www.france-memoire.fr/creation-de-la-caisse-des-invalides-de-la-marine-royale/

21 juin 2024

Les Deux Frères Saint-Malo Entrée Colonies par Le Havre commerce

les Deux Frères 

Saint-Malo

La famille CHAUVITEAU dut quitter la Guadeloupe vers 1794, en raison des troubles révolutionnaires. Comme plusieurs autres émigrés, ils vinrent s’installer aux États-Unis, à Providence, petite ville capitale de l’État de Rhode Island, au sud de Boston, et dont le port, Bristol, était en rapport fréquent avec les Antilles. Les jeunes gens, Salabert et Chalon, y continuèrent leurs études, apprenant l’anglais.

COLONIES PAR LE HAVRE
La marque sur deux lignes apparaît en 1788 au Havre en 1793 à "L'Orient" puis à partir de 1801 dans les ports de Dieppe, Saint-Malo, Brest, Nantes, Saint-Martin de Ré, La Rochelle, Rochefort, Bordeaux et Marseille.

Lettre pour Mr DESHAIX négociant St Malo taxé 7 sols 
Entrée Maritime COLONIES PAR LE HAVRE par les Deux frères Capitaine Sallin

C’est en 1797 que commencent les lettres qui nous permettent de suivre la vie de la famille en détail. Il faut se représenter cependant la lenteur et les aléas de la correspondance à l’époque. On restait sans cesse sans nouvelles, n’ayant souvent pas de réponse avant six mois. Nous apprenons que Salabert est parti pour Cuba, à La Havane pour y travailler dans une maison de commerce dirigée par M. HERNANDEZ. Il y réussit bien, y faisant venir dès 1798 son frère Châlon et son cousin Antoine GUENET.


Nous trouvons en 1797 la famille en émoi. Salabert, l’espoir de la famille, vient de partir pour La Havane où il travaillera dans une maison de commerce appartenant à M. HERNANDEZ dont il épousera dans quelques années la belle-sœur.

Son père et son frère Salabert se trouvent à la Martinique. Toute la famille, Mme GUENET au Moule, les deux frères BIOCHE à la Dominique, écrit à Salabert pour lui exprimer leurs regrets et lui donner quelques nouvelles fraîches sur leur vie. Mais, grande nouvelle, Salabert annonce qu’il va se marier à La Havane avec Serafina ALOY, espagnole, belle-sœur de son associe HERNANDEZ. Du coup sa sœur Sophie repense à son cousin GUENET qu’elle n’a pas revu depuis quatre ans, depuis qu’il est parti à La Havane et pour lequel elle a gardé une tendre inclination. C’est réciproque et cela va finir par un double mariage…

Activité commerciale : Les 2 frères POEY arrivèrent de France à Cuba dans le courant de la deuxième moitié du XVIIIème siècle.  Ils furent, soit ensemble, soit séparément  commerçants, armateurs, très actifs dans cette partie de l’Amérique. HERNANDEZ  eut, soit seul, soit avec eux une activité analogue. C’est lui qui accueillit dans son affaire en 1798  Salabert CHAUVITEAU, dont il fit très vite son associé Les rapports d’affaire firent qu’ils épousèrent entre 1790 et 1803 les 4 sœurs ALOY et qu’ils constituèrent ensemble une ou plusieurs sociétés  commerciales, le plus actif semblant être Simon Poey


Francisca et son mari HERNANDEZ sont à la Havane, de même que les POEY . Juana s’est remariée avec Presno, avec lequel elle ne s’entend pas . Cette correspondance contient des informations familiales qui nous permettent de dresser une généalogie assez complète des familles Hernandez et Poey. Un mariage entre cousin va les réunir davantage. Francisca s’intéresse aussi aux enfants Chauviteau. Elle voudrait bien marier une de ses fils à un Chauviteau. Cela ne se fera pas. Les filles ne sont pas à leur goût. D’autre part , une bonne partie de la correspondance est consacrée à des problèmes financiers. Il y a eu plusieurs maisons de commerce où les intérêts des 2 familles Poey, Hernandez et Chauviteau sont emmêlées. Cela entraîne des procès, surtout après le décès de Hernandez en 1834, dans le cadre de sa succession. Ces intérêts emmêlés se retrouvent dans les différentes habitations appartenant en partie aux Hernandez, aux Chauviteau et parfois à des Tiers !

18 juin 2024

Patrouilleur Outremer Auguste TECHER La Réunion patrouilleur outremer Socarenam Saint-Malo

Patrouilleur Outremer Auguste TECHER

Par cette prise d’armement vendredi 1er décembre 2023 à Saint-Malo, le nouveau bateau construit par le chantier naval de la Socarenam est devenu navire de guerre, avec son commandant et ses 30 membres d’équipage.


Lors de la prise d’armement du patrouilleur outremer Auguste Techer, vendredi 1er décembre 2023, au chantier naval de la Socarenam, à Saint-Malo, le contre-amiral Guillaume Arnoux de la Marine Nationale a déclaré : cette simple coque devient navire de guerre ​. Le nom d’Auguste Techer est celui d’un compagnon de la Libération de la Réunion pendant la Seconde Guerre mondiale, un modèle pour l’équipage de ce bâtiment , ajoute-t-il.

Prise d’armement pour essais du patrouilleur outre-mer Auguste Techer

 © Marine nationale


Le contre-amiral a remis au capitaine de corvette Gurvan Le Hay l’insigne de commandant de surface et lui a remis le fanion du patrouilleur outremer, le reconnaissant ainsi officiellement commandant du navire affecté à la Réunion.

La prise d’armement d’un navire est un moment privilégié, il fait la fierté des ouvriers, des ingénieurs, des officiers et des marins, ​affirme le nouveau commandant. Nous assurerons la sauvegarde maritime de la Réunion .


SOCARENAM Saint-Malo patrouilleur outre-mer Auguste Techer © Marine nationale

Pour Mathieu Gobert, chargé d’affaires au chantier naval qui pilote la construction des navires, avec ce bateau construit par la Socarenam, nous honorons le contrat passé en 2019 avec la Marine pour la construction de six patrouilleurs outremer identiques pour la Nouvelle-Calédonie, Papeete et la Réunion. Ce bâtiment est le troisième livré par le chantier naval ​.

3ème patrouilleur outre-mer (POM) de la Marine nationale, l’Auguste Techer vient d’être armé de son équipage. Il effectuera par la suite son déploiement longue durée


Auguste Techer est né le 17 mai 1912 à Saint-Louis de La Réunion. 

 


C'est là qu'il s'engage comme soldat de 2e classe à 18 ans au titre du 21e Régiment d'infanterie coloniale (21e RIC) puis du 11e RIC ; il passe plusieurs années à Saigon puis est affecté au 9e RIC, se rengage et se trouve en poste pendant 18 mois à Haïphong. 

 

Le 28 février 1939, Auguste Techer est versé au RICM d'Aix-en-Provence qui s'embarque pour le Levant. 

 

Affecté à la 3e Compagnie du 24e RIC sous les ordres du capitaine Folliot, il opte comme son chef pour la poursuite du combat aux côtés des Britanniques.

 

Les 130 hommes de Folliot sont les premiers à passer la frontière du Liban pour rejoindre la Palestine, le 27 juin 1940 à Saint-Jean d'Acre. 

 


Le contingent Folliot est transporté au camp de Moascar sur le canal de Suez où le général Wavell parvient, après l'arrivée du 3e Bataillon du 24e RIC, à former un bataillon complet de 500 hommes : le 1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM). Du 16 septembre au 9 décembre 1940, la 1ère Compagnie du BIM patrouille dans le désert avec les Britanniques. Le soldat Techer, volontaire pour toutes les sorties, devient un spécialiste de l'installation des mines dans les lignes ennemies. 

 

Le 1er avril 1941, alors que Rommel attaque et repousse les Alliés, Auguste Techer, blessé, refuse son évacuation ; après quelques soins sommaires, il reprend

son poste sous les obus allemands. Le 26 mai 1941, le général de Gaulle lui remet à Qastina, en Palestine, la Croix de la Libération.

 


Auguste Techer prend part ensuite à la campagne de Libye et notamment à la défense du siège de Bir-Hakeim. Après la bataille en raison des pertes humaines, le BIM et le Bataillon du Pacifique (BP1) fusionnent pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du pacifique. 

 


Auguste Techer est nommé caporal en octobre 1942 et participe à la bataille décisive d'El Alamein (Egypte) puis, avec la 1ère Division française libre, à la campagne d'Italie (mai-juin 1944). Caporal-chef, il débarque en Provence en août 1944 et prend part à la campagne de France (Vallée du Rhône, Vosges, Alsace). Nommé sergent en janvier 1945, il termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion. 


Après la capitulation de l'Allemagne, Auguste Techer part en Indochine et y obtient la Médaille militaire. Démobilisé en juin 1950, il se rengage en 1953 et repart pour l'Extrême Orient jusqu'en mars 1955. 

 

Auguste Techer est décédé le 5 septembre 1968 au sanatorium d'Aincourt dans le Val d'Oise où il a été inhumé. 


• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941 

• Médaille Militaire 

• Croix de Guerre 39/45 avec palme 

• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "E-O" 

• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

 

 

https://www.defense.gouv.fr/marine/bataille-bir-hakeim-fusiliers-marins-sentinelles-du-ciel

https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/auguste-techer

https://www.linfo.re/la-reunion/societe/hommage-un-des-6-futurs-patrouilleurs-outremer-portera-le-nom-du-reunionnais-auguste-techer?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter

https://www.francaislibres.net/pages/index.php?id=50

14 juin 2024

à la tête de la gendarmerie maritime de Saint-Malo, le major Alain Wiemann, prendra sa retraite le 1er septembre 2024

Le commandant de la gendarmerie maritime de Saint-Malo, Alain Wiemann, va bientôt passer la barre

L’adjudant-chef Gautier Paris, venu de Concarneau, lui succédera.

Une passation a eu lieu lors de du pot de départ du major, vendredi 31 mai 2024, à Saint-Malo.
Alain Wiemann lors du passage de la Janne à Saint-Malo mai 2010  © JM Bergougniou

Arrivé le 1er juillet 2009 à la tête de la gendarmerie maritime de Saint-Malo, le major Alain Wiemann, prendra sa retraite le 1er septembre 2024. Son équipage de neuf personnes surveille près de 150 km de côtes d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor. Avec des missions de police judiciaire, militaires et administratives. Rien que l’an dernier, la vedette Trieux P616 est sortie 123 jours en mer. Pour exemple, c’est son service qui a débusqué récemment un business illégal de coquilles Saint-Jacques.
e

c

VCSM TRIEUX route du Rhum 2014 © JM Bergougniou
Et le major est fier de rappeler qu’à son bord, ses équipes sont formées à des métiers techniques : officiers de police judiciaire, techniciens en nouvelles techniques, en identification criminelle, etc. Surtout, il salue « une équipe soudée. Charge à nous de créer un esprit d’équipage. Et il vaut mieux, quand on part ensemble sur plusieurs jours dans 20 m² », se marre-t-il. Ses paires saluent chez lui « son humanité, une oreille attentive et des conseils avisés ».

Marqué par les « trop nombreux décès »

A bord du Trieux Route du Rhum 2010 © JM Bergougniou

Route du Rhum 2010 © JM Bergougniou

Pendant ces cinq ans, il restera des moments durs gravés. Comme « les trop nombreux décès en mer. Souvent liés à des imprudences ». Et il y a les autres moments. Les grands événements populaires, lors desquels il ne s’est pas produit d’incident. Comme La Route du Rhum en 2022 et ou l’Arkéa Ultim Challenge, à Brest, sur lequel ils ont été appelés. « Des grands rassemblements de voiliers comme ça, c’est simplement magnifique », se remémore-t-il.

Il sera remplacé par l’adjudant-chef Gautier Paris, qui arrivera de Concarneau (Finistère). Il deviendra major au mois de novembre. 

Le Brestois d’origine n’est d’ailleurs pas arrivé dans la gendarmerie maritime par hasard. « Mon père était marin d’État. » Et lui-même a fait ses premières armes au lycée naval de Brest. Le major Alain Wiemann a effectué son école de gendarmerie à Berlin (Allemagne). Et il y a vécu la chute du Mur et la réunification. « De grands moments d’histoire. » Il a ensuite été formé en tant motocycliste en Bourgogne, puis navigateur à Cherbourg (Manche). Entre-temps, il a également ajouté une corde à son arc avec une formation de détecteurs d’armes sous-marines. Ce qui l’a notamment emmené aux Antilles et au Canada. C’est après un retour chez lui, à Brest (Finistère), pendant quatre ans, qu’il lui a été proposé le poste de Saint-Malo.


Le Trieux entre au bassin © JM Bergougniou
Après cet été, il lâchera le commandement après trente-cinq ans de carrière, mais ne restera pas bien loin des affaires. « Je serai instructeur navigateur et resterai gendarme réserviste. » Il quitte le navire non sans une certaine émotion, nous explique-t-il, lors de son pot de départ, vendredi 31 mai. « Il y a des images qui remontent. C’est de l’engagement toutes ces années, du temps. » Pour le reste, le père de deux garçons compte bien consacrer du temps à ses deux passions, le bateau – « en tant que plaisancier » – et la moto.


L’un des derniers grands rendez-vous avant la retraite sera de participer, au large de Cherbourg, aux commémorations pour le 80e anniversaire du Débarquement. Et à veiller à la sécurité nautique des côtes, pendant toute la période estivale.
newsletter

Un nouveau commandant venu de Concarneau

Pour lui succéder, l’adjudant-chef Gautier Paris, 51 ans. Le militaire prendra les rênes de la gendarmerie maritime après vingt-quatre ans de carrière, dont trois à Brest et vingt-et-un à Concarneau (Finistère). « Un record ! », selon lui. Et avec dans ses bagages une spécialité de plongeur, « ce qui peut être un grand atout lors des missions de secours à personne. »

Gautier Paris a également exercé en tant que formateur navigateur en Côte d’Ivoire. S’il connaît davantage Saint-Malo sur terre qu’en mer, « je ne suis pas perdu, les missions sont les mêmes qu’à Concarneau ».

Ouest-France Narjisse EL GOURARI.Publié le 03/06/2024 à 18h56









07 juin 2023

RCVS BUFFLE retrait du service actif 31 05 2023 Saint-Malo PH Jeanne d'Arc 2010

RCVS BUFFLE retrait du service actif 31 05 2023



Quelques photos prises lors de l'embossage du PH Jeanne d'Arc sur un coffre entre Dinard et Saint-Malo le 26 mai 2010.

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou


Drome
Une embarcation pneumatique de 6 places motorisée par un moteur hors-bord JOHNSON de 20 cv. Sa mise à l'eau s'effectue par l'un des 2 mats de charge (capacité 400 kg) situés en arrière de la passerelle.



RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou
Le haut de la mature, rabattable sur l'avant, permet de diminuer sensiblement le tirant d'air. Ainsi, le bâtiment peut travailler en pousseur au profit du porte-avions.

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

Un canon à eau, situé sur le toit de passerelle, permet l'assistance des navires en détresse. Il est alimenté par une pompe de 120 m3/h. Une cuve de 2500 litres d'A3F (agent formant film flottant) permet de fournir de la mousse pendant 30 minutes.


RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou

RCVS Buffle devant Saint-Malo photo JM Bergougniou


Exposition Tape de bouche 2 octobre 1986 Toulon Foire de Toulon bâtiments désarmés

 Exposition Tape de bouche  2 octobre 1986 Toulon Le Marius "Avec Modération" Toulon Naval 2 octobre 1986 Dépot base vie Ouest L...