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06 janvier 2026

Aviso à roues "GASSENDI" Terre-neuve Morue Arthur de Gobineau

Aviso à roues "GASSENDI"


"Le banc de Terre-Neuve n’est en aucune façon une étendue de sable plus ou moins couverte d’eau. C’est la pleine mer, et les navires flottent sans crainte au-dessus et le traversent dans tous les sens. On y trouve trente, quarante, quatre-vingts brasses et davantage. Mais autour de ces profondeurs qui restent toujours à peu près les mêmes dans une étendue de cent lieues, la sonde n’obtient plus de fond. On a conclu avec raison, ce semble, que les bancs étaient de vastes plateaux sous-marins entourés de plaines encore plus déprimées." Arthur de Gobineau


Construction, missions et présence aux pêcheries de Terre-Neuve

Construit à Brest en 1842, l’aviso à roues Gassendi illustre une phase décisive de l’évolution navale française, à la charnière entre la propulsion traditionnelle à voile et l’adoption progressive de la vapeur. Appartenant à la génération des navires de type Véloce — désignation générique pour les bâtiments rapides à roue latérale — il est conçu pour exécuter des missions de liaison, d’escorte côtière et de présence navale plutôt que le combat de ligne, grâce à une machine à vapeur de puissance modérée et une voilure auxiliaire.

Fiche technique

Type : aviso à roues (paddle steamer) Construction : Brest, 1842 Propulsion : machine à vapeur entraînant deux roues à aubes + gréement auxiliaire Déplacement : env. 800 tonnes Longueur : env. 55 m Vitesse : 10-12 nœuds Armement : canons de petit calibre Équipage : ~130 marins La propulsion à roues offre une meilleure manœuvrabilité en eaux peu profondes ou le long des côtes, mais reste fragile par rapport aux hélices modernes.

En 1860 commandé par M. de Montaignac de Chauvence, capitaine de vaisseau, il transporte le comte Arthur de Gobineau. (auteur d'un ouvrage intitulé voyage à Terre Neuve)

Un rôle élargi : présence aux pêcheries de Terre-Neuve


Les Terre-Neuvas français, embarqués depuis des ports comme Saint-Malo ou Fécamp, pratiquent dès le printemps la pêche aux bancs de morue au large de l’île de Terre-Neuve, précieuse ressource pour les marchés métropolitains et coloniaux. La France maintient une présence navale dans ces zones pour prévenir les conflits avec d’autres nations, soutenir ses marins pêcheurs face aux rigueurs climatiques et assurer l’ordre sur ce qui constitue une extension maritime de ses droits économiques. Dans ce contexte, des bâtiments comme Gassendi sont déployés — parfois par rotation — pour assurer des missions de souveraineté, escorter les flottilles pêcheuses, et servir d’intermédiaires entre armateurs, pêcheurs et autorités maritimes. Ces opérations s’inscrivent dans la politique navale du XIXᵉ siècle, qui voit la Marine nationale soutenir non seulement la stratégie militaire, mais aussi la protection des intérêts économiques français outre-mer. Fin de carrière Avec l’essor des navires à propulsion à hélice et les progrès techniques rapides du second XIXᵉ siècle, les avisos à roues deviennent rapidement obsolètes. Après plus de vingt ans de service, le Gassendi est radié en 1865, marquant la fin d’une étape transitoire dans la modernisation de la flotte française.

"Sur ces plateaux abondent les mornes. Toutes les fois que le vapeur de guerre le Gassendi qui nous portait s’arrêta pour sonder, les amateurs de pêche laissèrent filer d’énormes lignes, et les désœuvrés suivirent ces opérations avec le plus vif intérêt, mais on ne prit rien. Cependant le Gassendi faisait de la route malgré le temps, et, au milieu du vingtième jour depuis son départ de Brest, on découvrit au loin une espèce de brouillard plus opaque que de coutume, et qui n’occupait qu’une petite place dans le sud-ouest. C’était l’île Saint-Pierre, et un peu plus loin Miquelon." Arthur de Gobineau


Mission à Terre-Neuve


En 1859-1860, Le Gassendi se rend à Terre-Neuve dans le cadre d’une mission officielle liée aux pêcheries de Terre-Neuve, sous les ordres d’une commission mixte franco-britannique chargée de délimiter et d’inspecter les zones de pêche françaises et britanniques sur la côte de Terre-Neuve.
de Saint-Julien côte du Petit-Nord à Marseille
Par le Marquis de Guines, Q.D.C. Que Dieu Conduise 

Déroulement de la mission 23 avril 1859 : départ de Brest. Le Gassendi se rend d’abord à Saint-Pierre-et-Miquelon, important port-base de la pêche française en Atlantique Nord, avant de faire une escale à Sydney (île du Cap-Breton, Nouvelle-Écosse) pour s’approvisionner en charbon.

Vue de Saint-Pierre. — Dessin de Le Breton
d’après une photographie


"Quand nous fûmes mouillés dans la rade, en dedans du cap à l’Aigle et vis-à-vis de l’île aux Chiens, le panorama de Saint-Pierre se découvrit libéralement à nous, et d’un seul coup d’œil nous pûmes inventorier tout ce que cette résidence offrait de remarquable. Dans le fond, en face de nous, un groupe de maisons en bois à un étage, presque toutes noircies par l’âge et surtout les pluies ; une habitation un peu plus haute, ressemblant assez bien à la demeure d’un bon bourgeois dans les environs de Paris, moins les sculptures que le goût moderne y ajoute, mais bien et dûment garnie des inévitables persiennes vertes : c’est la demeure du commandant de l’île ; plus loin le clocher d’une église assez jolie, en bois comme tout le reste ; en face du gouvernement, un petit port intérieur qui porte le nom très-usité dans ces contrées de barachoix, où se réfugient les goëlettes quand la rade n’est pas tenable, ce qui arrive assez souvent et surtout l’hiver, puis une manière de fortin dont l’usage réel ne paraît être autre que celui de donner des canons à prendre à un ennemi quelconque ; enfin à droite et à gauche des cases éparses et des graves ou plages artificielles, construites en cailloux, où sèche la morue." Arthur de Gobineau

Lettre taxée à  7 decimes en France.
6 decimes pour une lettre de 8 gr
200‐300 km au tarif du 24‐4‐1806 + 1 decime taxe de mer.
Colonies par La Rochelle

17 juin 1859 : arrivée sur la côte de Terre-Neuve. Le navire entre dans la baie Saint-Georges (sur la côte ouest dite French Shore) où la commission mixte commence officiellement sa mission, en présence de représentants britanniques. L’importance de ce voyage est qu’il s’inscrit dans les efforts diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne pour clarifier les droits de pêche français sur le French Shore, une zone déjà définie par une longue série de traités (Utrecht 1713, Versailles 1783, Paris 1815, etc.) mais sujette à tensions.

lettre de Champaga pour St. Brieuc, (voie du commerce) .
Taxée à 10 decimes pour une lettre de 15 gr
Colonies par St-Malo. 9 sept. 1825

Assistance aux pêches et aux pêcheurs L’assistance par des bâtiments français aux pêcheurs près de Terre-Neuve est une tradition bien antérieure et s’est développée au cours du XIXᵉ siècle.

Contexte des pêcheries françaises La pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve et du Golfe de Saint-Laurent était depuis le XVIᵉ siècle une activité majeure pour les marins français, surtout bretons et normands, qui venaient chaque printemps pour une saison de pêche intensive. Saint-Pierre-et-Miquelon servait de base logistique essentielle (provisions, abris, appâts) pour ces campagnes.

lettre du Cap-Rouge pour St-Brieuc taxée à  9 decimes
dont un decime de mer Pays d'Outremer 
Cachet d'entrée Bordeaux août 1832

Les pêcheurs français exploitaient à la fois le « Grand Banc », plus éloigné, et la pêche sédentaire le long des côtes de Terre-Neuve, notamment sur ce que l’on appelait le French Shore — une portion de côte attribuée aux Français par traités, malgré des contestations avec les autorités britanniques et terre-neuviens. Rôle des bâtiments français dans l’assistance

LETTRE DE PETITES-OIES pour le Légué
Taxée à 4 decimes (3 decimes au tarif du 1‐7‐54 et un decime taxe de mer.
Via St. Pierre & Miquelon 14/JUIL./1858)
Cachet arrivée rouge Col. Fra St Nazaire


Les bâtiments de la Marine française envoyés dans ces parages (comme Le Gassendi, mais aussi d’autres avisos et croiseurs au fil des décennies suivantes) avaient souvent pour missions de : surveiller et défendre les droits de pêche français face aux navires britanniques ou aux tensions locales ; fournir de l’assistance aux pêcheurs français en mer : aide en cas de difficultés, rapatriement, informations nautiques et météorologiques ;

Pêche de la morue sur le grand banc de Terre-Neuve. —
Les embarcations longent les lignes. — Dessin de Le Breton

rappeler ou faire appliquer les accords conclus entre la France et la Grande-Bretagne concernant la pêche ; servir de point de contact diplomatique avec les autorités britanniques et terre-neuviens pour régler les problèmes qui surviennent sur zone. dai.mun.ca Ce rôle d’« assistance » n’était donc pas limité à la seule aide matérielle aux pêcheurs mais englobait un grand spectre d’actions administratives, diplomatiques et protectrices favorisant l’exercice pacifique de la pêche française dans les zones attribuées.

Sources

pour lire le livre d'Arthur de Gobineau 

https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_%C3%A0_Terre-Neuve_(Arthur_de_Gobineau)

heritage.nf.ca
Project Gutenberg
Gallica BnF
Mail from the French Shore of Newfoundland (1737-1906) de James R. Taylor & Henk Slabbinck

08 février 2024

Bâtiment d'Assistance des pêches Aviso Détroyat 1979 Terre-Neuve Saint-Pierre Miquelon Cols bleus Marine nationale

 Bâtiment d'Assistance des pêches Aviso Détroyat 1979





du Détroyat



LUNDI 5 février, tout est prêt à bord du Détroyat pour rejoindre l'escadre et faire escale à Porto. Le lendemain les permissionnaires qui rentrent s'étonnent que les dispositions d'appareillage ne soient pas commencées et, à l'appel, l'officier en second apprend à tous la nouvelle mission dans 4 jours le Détroyat appareille pour les bancs de Terre-Neuve,


Le 16 février, le Détrayat se réveille sous la glace, une couche de 10 cm recouvre l'avant et l'équipage commence à casser la glace. Le soir nous rencontrons des plaques de glace en formation au large de Saint-Jean de Terre-Neuve. Samedi 17, nous retrouvons le chalutier Nève mais une mer très forte interdit tout mouvement et nous rallions Saint-Pierre. Dimanche 18, deux heures de travail pour dégager les apparaux de manœuvre puis le Détroyat s'accoste à Saint-Pierre.


Le Détroyat a distribué 1450 lettres, 110 colis, 8 tonnes de matériel, il a reçu 1310 " lettres pour la France. Le médecin et le dentiste ont commencé leur travail : 9 consultations médicales, 5 dentaires, 2 hospitalisations à bord. Malgré le froid et la corvée de glace tous les matins, le moral est au beau fixe.




du Détroyat 

VENDREDI de 16 mars, après trois jours de tempête de sud, pendant lesquels des vents de 40 à 60 nœuds ont cloué à quai le Détroyatet le chalutier Shamrock. le vent tourne à l'ouest â 26 nœuds. Les deux bâtiments en profitent pour s'éviter laborieusementet reprendre la mer. Pendant ces troisjours d'escale forcée, la fraternité des marins a joué. Ceux de la Royale et ceux du grand métier ont tiré quelques bords ensemble dans les rues et les bars de Saint-Pierre. Le capitaine du Shamrock, Jean Recher, s'est prêté de bonne grâce à la corvée des dédicaces de son livre « Le Grand Métier » — Journal d'un capitainede pêche de Fécamp. 


Après l'appareillage, tandis que le Shamrock fait route sud vers le banc de SaintPierre, le Détroyat met le cap à l'est pour retrouver les cinq chalutiers de Bordeaux : Finlande, Zélande, Islande, Jutland, Commandant Gué, qui sortent du golfe du SalntLaurent et font route vers le banc de Scatarie. Les chalutiers attendent le Détroyat à 'la limite des glaces pour faciliter les mouvements. Du 17 au 21, souffle une tempête de nord-est. Des vents de 36 à 46 nœuds interdisent tout mouvement par zodlac. Deux fois le Détroyat passe en rade de SaintPierre pour faire remettre du courrier par la pllotlne, courrier distribué sur les chalutiers par bouée postale. Le 21 au soir, le vent tombe, la mer se calme rapidement. Dans la nuit du 21 au 22, le médecin et le dentiste ont quelques malades è soigner sur le banc de Scatarle puis le Détroyat rallie la baie de Saint-Georges où se trouvent quatre chalutiers. En début de nuit, le Détroyat reprend la route de Saint-Pierre où Il accoste le 23 au matin après sept Jours d'assistance bien remplis.


Cols bleus 

1979/03/03 (N1557).

1979/03/31 (N1561)


01 décembre 2021

Notre Dame du Châtelet pêche ravitaillement guerre 39-45 poisson Saint-Malo Morue Terre-Neuve goélette

Notre Dame du Châtelet


Dans les semaines qui suivirent la défaite, la mise en place d’un système de ravitaillement permettant d’approvisionner les marchés urbains, accompagné d’un système de rationnement, consistant à répartir de manière rationnelle et égalitaire l’ensemble des denrées disponibles, apparaissait comme l’une des missions les plus urgentes pour le nouveau régime de Vichy


Les cartes de rationnement sont instaurées à partir de l’automne 1940 suivant un système qui fournit de 1 200 à 1 800 calories par jour et par personne, selon l’âge, les activités et le lieu de résidence : huit catégories ont été fixées.



À Paris, avec ses tickets de rationnement, un adulte peut acheter 275 grammes de pain par jour. Par semaine, il peut acquérir 350 grammes de viande avec os, 100 grammes de matières grasses et 70 grammes de fromage. Par mois, ses tickets lui donnent droit à 200 grammes de riz, 500 grammes de sucre et 250 grammes de pâtes.

Au cours de l’année 1941, la question du ravitaillement apparut comme la source de grief essentielle et fut sans doute le facteur principal du processus de détachement de l’opinion du régime du Maréchal

« Dès le mois de juillet 1941, la lune de miel était finie. Les plaintes se faisaient plus nombreuses, en matière de ravitaillement surtout, et le prestige du Maréchal ne suffisait plus à faire passer les rutabagas

La pêche est autorisée dans une étroite bande côtière de 3 milles de 9h00 à 18h00 et qu’elle est interdite dès 1940 en Manche et totalement en Bretagne en 1944, les pêcheurs soufrent du manque de gas-oil et de glace et ils sont soumis à de restrictions draconiennes de sortie, ils encourent les foudres de l’armée allemande s’ils contreviennent aux ordres...

Mars 1941




DE BAYONNE A LA PALLICE SEPT VOILIERS MALOUINS vont armer
pour Terre-Neuve 

Deux autres, partant du Midi, pourraient les rejoindre, et ce serait bien tout..
un terre-neuvier largue ses voiles au sortir du port
Saint-Malo, 10 mars (de notre rédaction locale). Comment savoir, à Saint-Malo, si les bateaux allaient partir pour Terre-Neuve cette année encore, en dépit de toutes sortes de difficultés?
Nos armateurs ne sont-ils pas dispersés dans les ports du sud, de Bordeaux à Marseille au moins ?
Aussi bien leur décision définitive dépendait-elle de la réponse donnée par l'Amirauté de France à leur demande, vieille de plusieurs semaines et sollicitant des garanties correspondant à une période exceptionnellement délicate.



Glatre veut vendre ses bateaux - mai 1942



Tout vient à point qui sait attendre, dit-on. Le proverbe s'est vérifié une fois de plus. Ayant obtenu des satisfactions légitimes, sinon entières, nos armateurs d'hier se sont consultés à travers le pays. Voilà comment leur décision ne date que d'hier et a été rapportée par M. Chevalier, armateur de l'Angélus, retour de Bordeaux où est son voilier
Une tradition maintenue le départ n'aurait pas lieu avant quelques semaines encore.




Combien de bateaux reprendront la route habituelle ? les  sept voiliers de chez nous au moins, qui sont l' « Atlanta qui se trouve à Port nec actuellement à Bordeaux: « Notre-Dame-du-Châtelet », mouillé à La Pallice, mais non encore donné comme partant certain: l' Izarra le « Bassilour ». le Martin-Pêcheur et le Cancalais tous actuellement au port de Bayonne le "Cancalais» n'étant encore donné que comme partant probable.

L' « Atlanta qui se trouve à Port-de-Bouc, arme également, mais II faut encore attendre.Ne parlons pas Ici du chalutier les côtes du Maroc.
Nous sommes loin de esmpte avec autrefois et même av*o oes dernières années. Cependant, c'est une tradition malntcnoe et on geste de courage, Que l'armement malouin fait en ce printemps 1941. si l'on songe aux risques qui sont venus s'ajouter à ceux de la traversée.



Bien entendu, Il n'est pas question d'armer les chalutiers consommateurs de mazout, et dont les prises sont encore pins recherchées Que celles des voiliers.
Le problème du ravitaillement des équipages
Mais dira peut-être le profane, pourquoi tant de temps et de tergiversations?
C'est qu'il est une question d'importance et qu'il fallait résoudre en même temps que celle des assurances de guerre, des garanties contre la perte d'une campagne, etc. Cette question est celle du ravitaillement. Comment constituer avec des tickets de 90 grammes strictement comptés les provisions de viande nécessaires à un équipage qui trime dur et autres gréments de cambuse ?


 Le problème a été résolu dans un sens satisfaisant. Le ministère du Ravitaillement a accordé les dérogations nécessaires à la préparation native d'une campagne et a habilité judicieusement, comme répartiteurs et contrôleurs aux vivres. les administrateurs de quartiers qui sont les mieux placés pour connaitre des Intérêts en jeu et qui se sont toujours efforcés d'ailleurs, de concilier les règlements avec les desiderata Jus lllics des pêcheurs.
Souhaitons donc et c'est ce que nous fa sons en terminant que des difficultés de transporta n'entravent pas l'approvisionnement de nos voiliers, qui n'ont plus longtemps devant eux avant l'essor. Souhaitons aussi qu'au terme de cette seconde campagne de guerre, nos terreneuvas. auxquels nous pensons, puissent regagner tous les bassins désertés de Saint-Malo et de Saint-Servan







Notre-Dame du Châtelet Coulée.


A 4 h 15, le 15 mai 1941, le trois mâts Notre Dame du Châtelet est coulé par l'U-43 de 45 coups de canon de pont et de coups de feu AA à environ 400 miles à l'ouest d'Ouessant.

Lüth soupçonnait le navire de signaler la position des sous-marins aux forces alliées, tandis que certains des survivants pensaient qu'ils avaient été attaqués par un sous-marin britannique.



Notre-Dame- du Châtelet à quai à Saint-Malo
La veille, le voilier avait rencontré le sous-marin italien Cappellini par 47 ° 42N / 13 ° 56W. Les dix survivants ont abandonné le navire en trois doris: deux hommes ont été récupérés par le sous-marin italien Otaria le 23 mai, trois hommes ont été secourus par le chalutier français Petite Bernadette au large de Belle-Île le 24 mai et les cinq hommes restants ont atteint l'archipel des Berlengas au large du Portugal le 28 mai, après avoir navigué env. 600 miles dans leur doris.

Les survivants ont rapporté qu'ils avaient été attaqués sans avertissement et que leurs doris avaient été mitraillés alors qu'ils abandonnaient le navire. 


L'archipel des Berlengas est un groupe d'îles granitiques au large des côtes du Portugal, dans l'océan Atlantique. Situées à une dizaine de kilomètres du cap Carvoeiro, elles sont visibles depuis la ville de Peniche.



c


Sources :

https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2007-2-page-199.htm

L'Ouest-Eclair

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