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18 mars 2026

Mission GAN LA FAYETTE 2026 De l'Atlantique Nord à la Méditerranée porte-avions Charles de Gaulle BRF Jacques Chevallier

Mission GAN LA FAYETTE 2026

De l'Atlantique Nord à la Méditerranée





Depuis le 27 janvier 2026, la France déploie son groupe aéronaval (GAN – Task Force 473) dans l’Atlantique Nord et en Méditerranée aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques, dans un contexte international marqué par une forte instabilité, notamment la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et une compétition stratégique accrue. 


La mission LA FAYETTE 26 vise à renforcer la posture de défense et de dissuasion de l’OTAN, à garantir la sécurité maritime, à développer l’interopérabilité entre alliés et à promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale


Le groupe aéronaval constitue un outil stratégique majeur combinant puissance militaire et influence diplomatique, capable de projeter de la puissance depuis la mer et les airs, d’intervenir rapidement, de conserver une autonomie d’analyse et d’action et d’opérer dans tous les milieux, y compris le cyber et l’informationnel. Il s’organise autour du porte-avions et est accompagné de bâtiments d’escorte ainsi que d’un bâtiment ravitailleur de forces, le Jacques Chevallier, qui assure le soutien logistique en carburant, munitions et vivres, indispensable à la permanence à la mer du groupe. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Ce déploiement s’inscrit dans une logique de coopération internationale renforcée avec de nombreux pays alliés, permettant de mener des opérations conjointes efficaces et de consolider les liens entre partenaires européens et transatlantiques. 



Il comprend également la participation à plusieurs exercices majeurs tels que ORION 26 pour la préparation à la haute intensité et le commandement multinational, BALTIC SENTRY pour la protection des infrastructures sous-marines de l’OTAN, STEADFAST DART pour la mise en œuvre de la force de réaction, COLD RESPONSE et DYNAMIC MARINER pour l’entraînement en conditions extrêmes, ainsi que NEPTUNE STRIKE pour les opérations navales complexes. 

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale



Le groupe aéronaval s’appuie sur un groupe aérien embarqué composé d’avions de chasse Rafale Marine (standard F4) assurant la protection aérienne et les frappes conventionnelles ou nucléaires contre des objectifs en mer et à terre, d’avions de guet aérien Hawkeye permettant le commandement aéroporté et la détection à longue distance des menaces, ainsi que d’hélicoptères Dauphin dédiés à la sécurisation des phases de catapultage et d’appontage et au soutien logistique, d’hélicoptères Caïman Marine capables de mener des missions de combat multi-rôles incluant la lutte antinavire et anti-sous-marine, et d’hélicoptères Panther assurant des missions de combat et de soutien. 

Par ailleurs, la mission joue un rôle de laboratoire d’innovation avec l’intégration du Data Hub embarqué permettant la collecte et l’exploitation massive de données afin d’améliorer la connaissance de la situation, ainsi que l’utilisation de planeurs sous-marins autonomes dédiés à la surveillance, à la détection et à la collecte d’informations sur de longues durées. L’ensemble de ces actions illustre la capacité de la France à agir en coalition, à contribuer à la stabilité internationale, à renforcer la sécurité de l’Europe et à maintenir une présence militaire crédible dans des zones stratégiques, confirmant ainsi le rôle central du groupe aéronaval comme outil de puissance, de coopération et d’innovation.



Mais depuis... le GAN est en Méditerranée

Le 3 mars 2026, Emmanuel Macron annonce le redéploiement du porte-avions Charles de Gaulle vers la Méditerranée orientale, en réaction à l’escalade du conflit au Moyen-Orient , ce conflit débute le 28 février 2026 par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran , suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones contre de nombreuses bases et alliés dans la région , dans ce contexte la France déploie son porte-avions pour protéger ses intérêts, ses alliés et les routes maritimes stratégiques comme Suez et Ormuz , tout en restant officiellement en position défensive sans participer directement aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran


Monsieur le Chef d'Etat-major des armées,
Monsieur le Chef d'Etat-major de la Marine,
Monsieur le Chef d'état-major particulier, amiral, commandant, je suis heureux de vous retrouver tous et de pouvoir vous dire quelques mots.


D'abord, pour vous remercier de la manœuvre qui vient d'être opérée il y a quelques jours. Je sais que vous étiez partis depuis fin janvier, que vous aviez déjà mené plusieurs exercices en Atlantique Nord, et compte tenu des frappes décidées il y a un peu plus de huit jours par Israël et les États-Unis d'Amérique, des frappes en réponse de l'Iran et de la déstabilisation de toute la région, j'ai en effet pris la décision et demandé au CEMA et au CEMM de pouvoir vous donner instruction de faire route pour rejoindre la région. Peu de marines sont capables de faire ce qui a été fait, et vous l'avez fait à vitesse soutenue, je le sais, et dans une manœuvre exceptionnelle, et je voulais avant toute chose vous en remercier.

C'est une grande fierté pour moi d'être à nouveau parmi vous, de vous retrouver dans ce hangar et d'être à nouveau sur le Charles de Gaulle avec l'ensemble du GAN. C'est aussi une fierté de le faire avec l'ensemble de nos moyens français et de vous voir coordonnés de manière parfaite avec plusieurs Européens. Nous avons vu les frégates néerlandaises, espagnoles, maintenant italiennes, bientôt grecques, qui vous rejoignent.

création JM Bergougniou © d'après photo Marine nationale
Alors pourquoi cette manœuvre et quel est le cadre dans lequel vous allez opérer ? Pour vous en dire quelques mots avec malgré toute la prudence d'usage, parce que le cadre est encore mouvant. D'abord, pour protéger nos compatriotes. Dans la région, nous avons plus de 400 000 ressortissants qui vivent et il était important de ramener des moyens pour pouvoir, en cas de rapatriement, de difficultés, être à la manœuvre. Et le GAN, avec l'ensemble de ses moyens, plus ce que nous sommes en train de rapporter ici, en Méditerranée orientale, nous permettra d'être à l'initiative et de le faire aussi en lien avec les autres Européens et de ne pas subir.

La deuxième chose, c'est de protéger aussi nos alliés, nos amis, ceux avec qui nous avons des accords de défense. Depuis le premier jour, on a envoyé des moyens, système Mistral, Rafale, etc. C'est important de pouvoir être aussi aux côtés des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et qui peuvent être fragilisés par ce qui se passe, et de pouvoir opérer l'ensemble de la manœuvre et, tout particulièrement, le faire pour Chypre, ce sera le début de votre mission. La Languedoc est arrivée il y a quelques jours, système Mistral aussi, et de le faire pas trop loin du Liban qui est aussi sous très forte pression.

Puis la troisième chose, c'est de pouvoir coordonner une manœuvre plus large, elle aussi totalement pacifique, défensive, mais qui est notre responsabilité, qui est dans ce cadre très désorganisée, de pouvoir préserver la liberté de navigation et participer à la sûreté maritime. C'est important pour beaucoup de pays qui sont alliés et c'est important aussi pour les intérêts de la France, en particulier pour la liberté du commerce, pour permettre au pétrole et au gaz de pouvoir circuler, parce que nos compatriotes vivent déjà les conséquences de ce qui se passe. Donc nous aurons à opérer des manœuvres en Méditerranée orientale, vous allez les orchestrer au premier chef, de pouvoir aussi participer aux opérations en Mer Rouge et de Suez à Bab-el-Mandeb, de continuer de faire ce que nous avons plusieurs fois fait ces dernières années, qui est de préserver cette liberté de navigation, dans le cadre en particulier de la mission ASPIDES, et de concevoir aussi une mission ad hoc, au moment voulu, elle aussi pleinement défensive, pour pouvoir restaurer, quand les conditions seront permises, la circulation et l'ouverture calibrées dans le détroit d'Ormuz, mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies.

Voilà le cadre, si je puis dire, dans lequel nous nous inscrivons. La France est là pour protéger les siens, pour être aux côtés de ses alliés et de ses amis qui sont frappés, et pour pouvoir participer à des missions ô combien essentielles, de liberté de navigation et de sûreté maritime. C'est dans ce cadre strict que nous opérons. Nous ne participons pas à un conflit en cours, mais nous opérons dans ce cadre.

création JM Bergougniou ©
d'après photo Marine nationale

Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix, aux côtés de ses amis, celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres Européens, et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent, avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.

Voilà ce que je voulais vous dire en vous disant ma confiance, ma reconnaissance pour la manœuvre tout particulièrement des derniers jours, mais aussi les exercices que vous avez préalablement conduits, et pour vous dire aussi ma confiance pour les jours, les semaines, les mois qui viennent. La mission est exigeante, mais je vous sais à la hauteur de celle-ci, et tout particulièrement dans cette année un peu particulière pour notre Marine nationale, mais également avec l'ensemble de nos aviateurs, nos soldats et toutes celles et ceux qui concourent à la mission du GAN. Merci à tous.

Avec ma confiance, vive la République, vive la France !



02 juin 2024

BRF Jacques Chevallier mission Akila 2024 OTAN GAN ravitailleur de Force Méditerranée

BRF Jacques Chevallier mission Akila 2024

La mission Akila était la première mission opérationnelle à laquelle participait le BRF Jacques Chevallier, qui a ravitaillé 35 bâtiments français et alliés, dont 32 du GAN. Cette mission a également permis l’expérimentation d’un ravitaillement et d’une mise en silo de missile Aster à la mer, d’un transfert de matériel par drone entre escorteurs ainsi que l’expérimentation de réparation d’avarie à distance organisée par le service de soutien de la flotte (SSF).


VSPID 10108 02 avril 2024 (nous sommes le 2 juin 2024)


Le bâtiment ravitailleur de forces « Jacques Chevallier » participera à la mission Akila du groupe aéronaval après avoir embarqué un état-major de guerre des mines. D’ultimes qualifications et un renfort de marins sont aussi prévus avant son admission au service actif cette année.

BRF Jacques Chevallier © Jean-Marc Tanguy

Placé sous le commandement du contre-amiral Jacques Mallard, le GAN était composé du porte-avions (PA) Charles de Gaulle, du nouveau bâtiment ravitailleur de force (BRF) Jacques Chevallier, d’une frégate multi-missions (FREMM), d’une frégate de défense aérienne (FDA) et d’un sous-marin nucléaire d’attaque. Des escorteurs de marines alliées, italiens, grecs et portugais étaient intégrés au GAN, permettant d’entretenir nos aptitudes communes à conduire, en coalition et sous faible préavis, des engagements opérationnels complexes. Près de 3.000 militaires français et alliés étaient engagés afin de contribuer à la posture défensive et dissuasive de l’OTAN sur le flanc Est de l’Europe.


Du 26 avril au 10 mai, le GAN a été placé pour la première fois sous contrôle opérationnel de l’OTAN dans le cadre de l’activité Neptune Strike 24 afin de mener des missions de surveillance et de reconnaissance et maintenir le niveau de préparation opérationnelle ainsi que l’interopérabilité. Ces activités ont permis d’interagir avec les armées italiennes, grecques, croates, roumaines, anglaises, turques, espagnoles et bulgares et de mener des missions aériennes notamment en Allemagne et en Roumanie.


De la mer des Baléares jusqu’en mer Ionienne en passant par le détroit de Messine et les bouches de Bonifacio, le GAN a parcouru 10.000 nautiques, soit 18.400 kms. Les 18 Rafale Marine et les 2 Hawkeye du groupe aérien embarqué (GAé) ont été catapultés 650 fois depuis le porte-avions pour effectuer 1.000 h de vol, les 5 hélicoptères de la force ont volé 200 fois, soit 300h et l’ATL2, stationné à La Sude (Crète) a comptabilité 12 missions pour 90h de vol. Au total, les aéronefs ont effectué 1500h de vol.

Sources :


22 janvier 2024

BRF Jacques Chevallier passage de la ligne Abu Dhabi océan Indien Mer rouge

BRF Jacques Chevallier passage de la ligne Ligne Abu Dhabi

Profitant de la venue dans la zone du bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier, du 19 au 21 décembre 2023, 4 bâtiments de la composante maritime des Forces armées en zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) et le 2e RPIMA ont participé à l’exercice d’entraînement mutuel PAILLE-EN-QUEUE au large de La Réunion.


Le bateau fait escale sur notre île jusqu’au 26 décembre prochain. Avant de rejoindre son point d’attache à Toulon, le Jacques Chevallier remontera par le Canal de Suez, lieu de conflit maritime actuellement.




Le BRF Jacques Chevallier a quitté La Réunion et emtame sa remontée vers Toulon. Il fera escale aux Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi-Fujirah) pour ensuite remonter la Mer Rouge et franchir le canal de Suez.
Il longera les côtes du Yemen 


En remontant, Il passera par la "porte des lamentations" - le détroit de Bab-el-Mandeb et sera peut-être l'objet d'attaque de la part des rebelles Houthis.

Groupe militaire également connu sous le nom d'Ansar Allah (ou « partisans de Dieu »), les houthis exercent un contrôle de facto sur la majeure partie du nord du Yémen. Formée dans les années 1990, la milice porte le nom de son fondateur, Hussein Badreddine al-Houthi, et suit la branche zaïdite de l'islam chiite, qui représente 20 à 30 % de la population du Yémen.

Le bateau tire son nom de Jacques Chevallier, un ingénieur militaire du génie maritime, qui a dirigé la DGA (Direction Générale pour l’Armement). Il a joué un rôle crucial dans le développement de la propulsion nucléaire en France, pilotant la conception des réacteurs des sous-marins. Il est décédé en 2009.

La Marine française lui rend hommage en baptisant le premier des BRF à son nom. Le bâtiment a été construit à Saint-Nazaire, par les Chantiers de l’Atlantique, en coopération avec Naval Group.




01 mai 2022

BRF Jacques Chevallier Saint-Nazaire Mise à flot 29 avril 2022 bâtiment ravitailleur de force pétrolier

BRF Jacques Chevallier Saint-Nazaire Mise à flot 29 avril 2022


Avec une très belle double oblitération...
TàD Bureau Philatélique Saint-Nazaire République 29 AVR. 2022
Annulation mécanique 08870A Nantes Orvault CTC  29-04-22



Deux ans après la découpe de sa première tôle, le bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier été mis à l’eau ce vendredi 29 avril 2022, au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée aux chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.


Mise à l'eau du 1er bâtiment ravitailleur de forces : le Jacques Chevallier - © Marine nationale
De nombreuses autorités militaires et civiles étaient présentes dont le vice-amiral d’escadre Xavier Baudouard, commandant la Force d’action navale (FAN) et l'amiral italien Matteo Bisceglia, directeur de l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR).

Quatre BRF prendront la relève des actuels bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne et Somme. Ils assureront le soutien à la mer d’une force navale telle que le groupe aéronaval, constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle puis du futur porte-avions de nouvelle génération, ou des groupes d’actions navales.

Le renouvellement de cette capacité est indispensable au maintien de notre autonomie stratégique et pour permettre à la France de continuer à disposer d’une marine océanique, capable de conduire des opérations dans la durée, loin du territoire national.

Plus performants, construits conformément à la réglementation en vigueur, ils seront livrés d’ici à 2029 et présenteront des capacités d’emport en fret presque doublées par rapport à la génération des BCR. Ils disposeront également de capacités d’action leur permettant de faire face à des menaces résiduelles ou asymétriques.

Plan du Vulcano BRF Italien

Les quatre BRF porteront les noms d’ingénieurs du génie maritime contemporains : Jacques Chevallier, Jacques Stosskopf, Émile Bertin et Gustave Zédé.

L’équipage d’armement du BRF Jacques Chevallier, créé le 14 janvier dernier, est actuellement composé de 30 marins et montera progressivement en puissance pour atteindre son format final de 130 marins en janvier 2023, avant de rejoindre Toulon, son nouveau port-base.

Le Jacques Chevallier a désormais rejoint un quai d'armement où son achèvement se poursuit à flot, avant des essais à la mer en au second semestre 2022, un déploiement de longue durée durant le second semestre 2023 et une admission au service actif prévue fin 2023.


Sources

https://www.defense.gouv.fr/actualites/mise-a-leau-du-1er-batiment-ravitailleur-forces-jacques-chevallier

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988) Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988 porte-avions Clemenceau Iran Pétrole

MISSION PROMÉTHÉE (1987-1988) Protection du détroit d'Ormuz 1987 1988 L’opération Prométhée (1987-1988) s’inscrit dans un contexte inter...