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18 septembre 2026

1951 PTT Bulletin officiel BO- Flottille amphibie Indochine sud 1949 Mandats-cartes

La Poste navale en Indochine 
1951 PTT Bulletin officiel BO 

Poste Navale 1-7-1949





Le courrier des militaires et des marins d’Indochine : une mise au point de la Poste en 1951

Le 10 juillet 1951, le Bulletin officiel des P.T.T. publie une note consacrée à la centralisation du courrier adressé aux militaires et aux marins stationnés en Indochine. Ce texte, publié page 129, rappelle les dispositions d’une circulaire du 21 septembre 1949 et permet de comprendre l’organisation particulière du courrier à destination du Corps expéditionnaire et de la Marine en Extrême-Orient. Deux circuits devaient être clairement distingués. Les correspondances dont l’adresse comportait un numéro de secteur postal devaient être dirigées vers le B.C.M. « C » à Paris, Bureau central militaire chargé notamment du courrier destiné à l’Indochine. En revanche, les lettres dont l’adresse était suivie de la mention « Poste navale française » devaient être acheminées vers le bureau de Paris-Naval. Cette distinction était importante, car les services de la Poste navale avaient constaté que certains bureaux ou expéditeurs dirigeaient indistinctement vers le B.C.M. « C » « la totalité du courrier militaire et naval pour l’Indochine ». Les lettres destinées aux marins étaient alors envoyées dans un circuit qui n’était pas celui prévu par la réglementation. Elles devaient être réorientées, ce qui, selon le Bulletin officiel, avait pour conséquence « d’infliger un retard aux correspondances mal dirigées ». 
L’administration demande donc aux services postaux de renseigner correctement les usagers et de rappeler les règles établies en 1949. 

Pour l’histoire postale, ce document est particulièrement précieux : il démontre officiellement que le courrier militaire et le courrier naval à destination de l’Indochine ne suivaient pas nécessairement le même circuit. La mention « Poste navale française » constituait ainsi une véritable indication d’acheminement vers Paris-Naval. Elle permettait ensuite au service naval de faire parvenir la correspondance au marin concerné, même lorsque son bâtiment ou son lieu d’affectation n’apparaissait pas clairement dans l’adresse. 
Ce BO apporte enfin une précaution essentielle pour l’étude marcophile : la présence d’un militaire ou d’un marin comme destinataire ne suffit pas à identifier le service postal utilisé. L’adresse, le bureau de centralisation, le parcours du pli et son oblitération doivent être étudiés séparément. Pour les correspondances de marins servant en Indochine au début des années 1950, cette note du 10 juillet 1951 constitue donc une source réglementaire de premier ordre.



BO des P.T.T. 1951, p. 529 — Mandats-cartes de la Poste militaire et de la Poste navale

Ce document est  très intéressant. Il s'agit de la circulaire du 5 décembre 1951, document 311, CCA 83, concernant le « délai de conservation en instance des mandats-cartes émis par les bureaux de la Poste Militaire et de la Poste Navale ».



Le texte institue une dérogation aux règles générales : les mandats-cartes originaires des bureaux de la Poste militaire et de la Poste navale, lorsqu'ils sont mis en instance au bureau destinataire, ne doivent être renvoyés au bureau d'émission qu'après trois mois, alors que le délai ordinaire était plus court.

C'est un détail administratif qui nous apprend quelque chose de très concret sur les conditions de service des militaires et des marins : l'administration tenait compte des délais particuliers de transmission et de retrait du courrier et des mandats provenant des réseaux militaires et navals. Un marin embarqué ou déplacé d'un bâtiment à l'autre ne pouvait évidemment pas retirer un mandat avec la même facilité qu'un particulier résidant à une adresse fixe.

14 janvier 2022

Saint-Paul Amsterdam TAAF OP4-2021 22-12-2021 Combat Le Cancalais 1948 1949 le Cancalais Le Tonkinois

Saint-Paul Amsterdam TAAF OP4-2021 22-12-2021

Les îles Saint-Paul et Amsterdam ont une situation moins australe. Elles bénéficient d'un climat moins froid mais les conditions de séjour y sont sévères.
Amsterdam se caractérise par un système volcanique complexe qui a dressé d'impressionnantes falaises et qui culmine à 880 mètres. Autour de ces deux îles, l'océan est poissonneux. Il abrite aussi un gisement de langoustes très convoité.



DANS LES MERS DU SUD, DU 21 OCTOBRE 1948 AU 12 JANVIER 1949. 

Le jeudi 21 octobre 1948, la barquantin trois mâts Cancalais appareillait de Tamatave, pour sa première campagne de grande pêche dans les eaux de la Nouvelle-Amsterdam et de Saint-Paul. Ancien cordier terre-neuve, récemment affrété par la Société Anonyme de pêche Malgache et Réunionnaise (SAPMER), il était commandé par un breton, le capitaine de pêche Rouxel, et son équipage était composé de Bretons, Réunionnais et Malgaches. 

Le Cancalais 
A bord avaient également pris place M. Rabot, directeur de la banque de la Réunion, le commandant Verdavanine, directeur de la SAPMER et l’administrateur Rouan, chargé de mission par le Haut Commissariat. Au total 42 personnes sur un voilier de 300 tonneaux. Peu favorisé par les vents, le Cancalais poursuivit normalement sa route à une moyenne quotidienne de 130 milles sans autre incident qu’une avarie à son poste émetteur de radio qui devait rester muet pour le reste de la campagne et provoquer par la suite à Madagascar et à la Réunion quelque inquiétude sur le sort du voilier. 

Amsterdam - photo JM Bergougniou



Le 5 novembre, par fort vent du Nord, le navire était dans les parages de 3a Nouvelle-Amsterdam, et mouillait dans le sud-est de ‘l’Ile, quinze jours après son départ de Tamatave. L’accès de cette Ile est rendue très difficile par l’état de la mer toujours en mouvement, et une ceinture de falaises abruptes. Saint-Paul, au contraire, quatre fois moins étendue, est d’un accès relativement plus commode, et une fois escaladé l’abrupt de la paroi du cratère qui la compose, la progression est aisée. 


Amsterdam - photo JM Bergougniou



Le 23 décembre, la frégate Le Tonkinois commandée par le capitaine Cazenave, retrouvait le Cancalais en pêche, sous Saint-Paul. Favorisée par le temps, elle put mener à bien quelques travaux d’hydrographie à Saint-Paul, mais ne put prendre contact avec la Nouvelle-Amsterdam qu’au cours d’une seule journée.

Le Tonkinois 
Le 4 janvier 1949, Le Tonkinois quittait les îles australes et le 22 du même mois accostait à Tamatave. L’administrateur Rouan a rapporté de ce voyage dans les mers du Sud d’intéressants renseignements sur la situation géographique exacte des deux Iles, leur aspect général, le tracé de leurs côtes, les points de débarquement possibles, 


Amsterdam - photo JM Bergougniou

les points d’eau, le climat, la faune terrestre, marine et avifaune et la flore. Si le climat des îles, Nouvelle-Amsterdam et Saint-Paul, est sain, si l’élevage peut y réussir — il existe en effet à la Nouvelle-Amsterdam un important trou- eau de bœufs de race européenne vivant l’état sauvage dont les ancêtres auraient été apportés en 1873 par un colon venu de la Réunion — à Saint-Paul, au contraire, les lapins vivent par milliers. Il faudrait un effort considérable pour cultiver certaines parties de l’Ile, d’ailleurs d’une superficie réduite. Seule la pêche y offre des ressources inépuisables, mais ces Iles ont contre elles le double handicap de l’éloignement et des difficultés de debarquement, surtout à Amsterdam.

Repas de langoustes - Amsterdam - photo JM Bergougniou


Sources 

Combat : hebdomadaire du Mouvement de libération française 
 (Tananarive)   03-06-1949

Marius se questionne sur le courrier des marins

 Retard du courrier - Censure -  Pendant la Première Guerre mondiale, le courrier militaire subit d’importants retards en raison des contrai...