Escadrille de Salonique
aviation Maritime 1916
Un courrier qui nous apprend que l'escadrille a quitté le Canal de Suez. D'après Jean, quartier maître mécanicien, il y aurait un peu plus de Taubes, le Taube est un avion autrichien monoplan dont les ailes et la queue font penser à un oiseau : le mot taube signifie en allemand colombe.
En 1916, Salonique (aujourd'hui Thessalonique, Grèce) constitue l'une des principales bases de l'aviation maritime française en Méditerranée orientale. Créée pour soutenir l'Armée d'Orient, elle joue un rôle essentiel dans les opérations navales et aériennes contre les Empires centraux.
la reconnaissance maritime et côtière ;
la surveillance des mouvements de la flotte austro-hongroise et des sous-marins allemands et austro-hongrois ;
l'escorte des convois alliés ravitaillant le front d'Orient ;
le réglage des tirs de l'artillerie navale ;
la lutte anti-sous-marine, devenue prioritaire à partir de 1916.
Le Centre d'Aviation Maritime (CAM) de Salonique dispose de plusieurs implantations autour du golfe Thermaïque, notamment à Cassandre (Kassandra) et Skiathos, permettant de couvrir une vaste partie de la mer Égée. Les hydravions peuvent ainsi patrouiller jusqu'aux Dardanelles et le long des côtes grecques et bulgares.
Les appareils employés sont principalement des hydravions FBA (Franco-British Aviation), des Donnet-Denhaut et, progressivement, des Tellier, tous spécialement conçus pour la reconnaissance et les patrouilles maritimes. Le FBA Type H, entré en service en 1916, devient l'un des hydravions français les plus utilisés sur ce théâtre d'opérations.



