23 février 2026

Mission Jeanne d'Arc 2026 VAR-MATIN départ de Toulon 17 février 2026 PHA Dixmude FLF Aconit

Mission Jeanne d'Arc 2026

PHA Dixmude FLF ACONIT



162 officiers-élèves ont pris la mer hier matin à bord des navires Dixmude et Aconit. Longue de cinq mois, la mission Jeanne d’Arc 2026 les mènera jusqu’aux Philippines.

Les officiers-élèves de la « Jeanne » prennent le large

PAR P.-L. P. / PL  




LES MARDIS SE SUIVENT, mais ne se ressemblent pas forcément dans la rade de Toulon. Si le groupe aéronaval, constitué autour du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, était parti presque en catimini le 27 janvier dernier, bien aidé il est vrai par une météo grise et brumeuse, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude et la frégate légère furtive Aconitont, dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2026, appareillé ce mardi matin sous un éclatant ciel bleu.



En rupture totale avec la grande discrétion qui entoure désormais la plupart des mouvements de bateaux militaires, c’est même salué d’une salve de 17 coups de canon, tirés depuis la plage arrière de son escorte, que le Dixmude – « seul navire de guerre à porter actuellement le nom d’une bataille », précise avec fierté son commandant – a mis le cap à l’est.

Un signal envoyé aux compétiteurs de la France

le Dixmude © JM Bergougniou

Car si les deux dernières missions Jeanne d’Arc s’étaient déroulées plutôt en Atlantique, c’est bien vers le soleil levant que l’édition 2026 aura lieu. Ainsi, dans la continuité de la mission Clemenceau 25 à laquelle le groupe aéronaval avait pris part l’an dernier, les cinq mois de cette nouvelle mission Jeanne d’Arc mèneront le 
Dixmude et l’Aconit jusqu’aux Philippines, en passant par le Kenya, la Tanzanie et les outre-mer français (Mayotte, les Îles Éparses, La Réunion). 

Sur le chemin retour, les deux navires de guerre français passeront par Singapour, le Sri Lanka, l’Inde, les Émirats arabes unis et Istanbul, dernière des dix escales inscrites à cette navigation au long cours.

le Dixmude © JM Bergougniou


Si la « Jeanne » est avant tout une mission de formation des officiers de Marine de demain, cette navigation en océan Indien et océan Pacifique est aussi l’occasion d’affirmer la souveraineté et la liberté d’action de la France sur toutes les mers. 

Ce que le vice-amiral d’escadre Serge Bordarier, l’actuel directeur du personnel de la Marine présent ce mardi matin à Toulon, résume en ces termes : « Faire flotter le pavillon français en Indopacifique, c’est signifier à nos compétiteurs notre détermination à défendre nos intérêts, tout en contribuant à la stabilité internationale. »

On l’aura deviné entre les lignes : la mission Jeanne d’Arc revêt aussi un caractère diplomatique. « Pendant les cinq prochains mois, on va être déployé dans une zone où nous souhaitons consolider, renforcer nos partenariats », confie le capitaine de vaisseau Jocelyn Delrieu, commandant du Dixmude et de la mission Jeanne d’Arc 2026. Et de préciser : « Tout au long de notre déploiement, nous aurons des interactions avec nos partenaires régionaux, sur mer bien sûr, mais aussi à terre et en l’air. » Le Dixmude a d’ailleurs appareillé de Toulon avec à son bord un groupement tactique embarqué composé d’éléments du 3e Régiment d’infanterie de Marine et du 3e Régiment d’hélicoptères de combat.

le Dixmude © JM Bergougniou


Dix-sept coups de canon ont été tirés depuis la plage arrière de la frégate légère furtive Aconit qui accompagnera le Dixmude pendant les cinq prochains mois.

L’occasion de tester de nouveaux drones

Parce que la Marine s’adapte, évolue, prépare les engagements de demain, cette mission Jeanne d’Arc sera aussi l’occasion de tester de nouveaux matériels. Et plus particulièrement des drones. « Les expérimentations que vous allez mener sur la trentaine de drones de surface, sous-marins ou aériens que vous embarquez pour cette mission montrent également notre capacité à innover et à développer de nouveaux modes d’action », insiste l’amiral Bordarier.


Flexrotor © AIRBUS
Un exemple : aux côtés des Camcopter S-100 du constructeur autrichien Schiebel opérationnels depuis 4 ans, le Dixmude a également embarqué le Flexrotor, drone à décollage et atterrissage vertical développé par Airbus. « C’est un équipement complémentaire des hélicoptères, mais avec une autonomie de 8 à 12 heures de vol, ce drone de surveillance maritime est intéressant pour détecter les éventuelles menaces sur l’avant du bateau », déclare le lieutenant de vaisseau Augustin, chef du service pont d’envol hélicoptères.

le Dixmude © JM Bergougniou

À un mois des élections municipales qui s’annoncent serrées, les voix des marins pourraient manquer aux candidats en lice à Toulon. Sur cette question, le commandant Delrieu se veut rassurant : « Les marins sont des citoyens comme les autres. Avant le départ de la mission Jeanne d’Arc 2026, on a donc invité les équipages à donner leur procuration. »

Sources

Marine Nationale

PAGES@VARMATIN.COM 

Nice-Matin

Merci à l'Amiral Claude Arata et à l'équipe de Toulon

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