27 mars 2013

Les navires hôpitaux guerre 1914 1918 WW1 sur terre et sur mer

Ne tirez pas sur l'ambulance


Un navire-hôpital (également orthographié navire hôpital, pluriel navires-hôpitaux ou navires hôpitaux) est un bateau construit, transformé ou aménagé, en vue de remplir une seule tâche, porter secours à des naufragés, des blessés ou des malades. 
HMS CENTAUR coulé par les Japonais

Il a pour fonction de servir de centre de soins, en offrant toutes les fonctionnalités d'un hôpital terrestre. La plupart de ces bateaux sont mis en œuvre par les marines militaires de différents États du monde. Mais on en trouve, comme le fut le Hope, mis en œuvre par desorganisations non gouvernementales (ONG).


La notion de navire-hôpital est assez ancienne, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem créant un navire-hôpital en 1523, la caraque Santa Maria. Mais elle ne couvrait que l'appellation donnée à un navire de transport de troupes destiné à servir d'hôpital, c'est-à-dire surtout d'isoler les malades par crainte de la contagion. Ainsi, en 1755, l'escadre française qui appareille pour le Canada, comprend à cet effet le vaisseau de 50 canons L'Apollon, armé en flûte.

Le paquebot français Sphinx, lancé en 1914, sera rapidement transformé en navire-hôpital et utilisé pendant la durée des hostilités.


La liste est importante... vous pouvez consulter le site de Pierre Berrue membre de la Marcophilie navale

http://navires-hopitaux.blogspot.fr/2009/04/liste-de-navires-hopitaux-francais.html

Voici les noms et les états de service de quelques navires hôpitaux qui servirent durant la Première Guerre mondiale


Lafayette Compagnie Générale Transatlantique
LAFAYETTE Entré en service en novembre 1915 sur la ligne Bordeaux New York (en raison de la guerre la tête de ligne est déplacée du Havre à Bordeaux). Réquisitionné en janvier 1917 et transformé en navire hôpital par les Ateliers et Chantiers de la Gironde (1 400 lits). Quitte Le Verdon le 28 mars 1917 pour Alger, puis Salonique. Effectue ensuite des rotations Salonique Toulon. Après l'Armistice continue à servir comme navire hôpital, mais aussi comme transport de troupes en 1919 en Méditerranée. Rendu à la TRANSAT le 22 octobre 1919, remis en état et reprend son service sur la ligne de New York.
Le DIVONA est l'ancien paquebot anglais ORMUZ


Le Divona. En 1912 il est acheté par la Cie Sud Atlantique (CSA)En 1914 il est réquisitionné
01.12.1915 au 01.04.1918 : réquisitionné en tant que navire hôpital 1915 - 1918 : transport de troupe1919 : restitué à son armateur

Le Canada de la compagnie Cyprien Fabre 

Les navires-hôpitaux cherchent à faire reconnaître leur statut de non-belligérants en arborant de larges croix rouges sur une coque généralement peinte en blanc. S'ils se conforment ainsi aux dispositions des Conventions de Genève, il n'en est pas moins vrai que plus d'un navire-hôpital a été attaqué, voire coulé, au cours des différents conflits du 20e siècle. 


Le Canada est réquisitionné de 1914 à 1919, il sera le premier navire sur le front d'Orient. Il a une capacité de 650 lits. le 26 février 1916 il recueille les 500 naufragés du PROVENCE II coulé par un sous-marin allemand. Il effectue 11 voyages entre Toulon et le front d'Orient.
Ce fut le cas, entre autres, de l'AHS Centaur qui fut proprement torpillé par un sous-marin japonais, le 14 mai 1943, au large des côtes australiennes.

Il est prévu que, en cas de conflit, le nom et les caractéristiques du navire soient communiqués aux différents belligérants dix jours au moins avant qu’il ne soit employé.



Le paquebot Asie des Chargeurs Réunis réquisitionné 
rendu 21 décembre 1916 au 21 juin 1918

Un navire de guerre qui remplirait des tâches de secours au blessés ne bénéficierait pas de la protection attribuée à un navire-hôpital. Ce serait la situation, par exemple, du RFA Argus britannique ou du BPC Mistral français.



le Vinh-Long
Un navire-hôpital qui interfèrerait avec des opérations militaires perdrait son statut protégé et pourrait être saisi par un des belligérants. Ce fut le cas, par exemple, du navire-hôpital russe Orel pris par les Japonais, en 1904, pour avoir transporté des soldats valides et du matériel de guerre. 


Ou bien, pendant la Première Guerre mondiale, celui du navire-hôpital allemand Ophelia, arraisonné par les Britanniques après y avoir découvert du matériel de signalisation sans objet avec son rôle, mais aussi avoir jeté par dessus bord des documents secrets et lancé un message codé avant l'inspection britannique
.





Navire hôpital et navire postal des Oeuvres de la Mer sur les bancs de Terre Neuve (630 tonnes). Armé en patrouilleur . Commandant, chef de division des chalutiers de la Manche: Capitaine de Vaisseau Merveilleux du Vignaux. Commandant : Lieutenant de Vaisseau Mahéas. Eperonne le 30 mars 1915 un sous marin allemand qui disparait dans des "flots d'huile" mais sans aucun débris apparent. Ce sous marin était, de façon quasi certaine, le U37 du lieutenant de vaisseau Wilcker, mais la citation décernée au CV dit seulement "a abordé légérement un sous marin".


Le Navarre

Le Navarre de la Cie Transatlantique est réquisitionné le 16 décembre 1916 et transformé en navire-hôpital. Peu employé, n'effectue que deux voyages jusqu'au 15 juin 1917. Malgré l'état de ses chaudières, responsable de son indisponibilité de juillet à septembre et en octobre 1917, reste inscrit comme navire hôpital jusqu'à l’armistice du 11 novembre 1918.
André Lebon des Messageries Maritime (la carte postale féminise le prénom d'André)
Il est réquisitionné et transformé en navire hôpital le 24 août 1916 avec prise d'effet le 26. Sa capacité est portée de 816 lits à 1200 lit en 1917. Il est affecté à l'armée d'Orient (Salonique) Il fera 10 voyages Toulon Salonique
http://navires-hopitaux.blogspot.fr

http://en.wikipedia.org/wiki/Hospital_ship?oldid=127158267


http://www.archeosousmarine.net/hopitaux.html


26 mars 2013

La Fonderie de Ruelle Charente canon

Ruelle au son du Canon


La fonderie de Ruelle est un site industriel créé en 1753 sur la rivière Touvre, en Angoumois, sur le territoire de l'actuelle commune de Ruelle. Créée pour couler des canons pour la Marine royale, elle est aujourd'hui un site de la société DCNS (ancienne Direction des Constructions Navales).

En 1750, le marquis de Montalembert, né à Angoulême en 1714, Seigneur de Maumont, Juignac, Saint-Amand, Montmoreau, la Vigerie et Forgeneuve, ingénieur et officier militaire occupé par la guerre jusqu'en 1748 (traité d'Aix-la-Chapelle), voulut réaliser son projet et acheta un moulin à papier sur la Touvre, à Ruelle, au Maine-Gagnaud, avec l'intention de l'aménager en forge. Cette installation complétait une petite forge, Forgeneuve, qu'il possédait déjà à Javerlhac sur le Bandiat.


Après quelques difficultés locales, il réussit à obtenir le 17 septembre 1750 un important contrat de fourniture d'artillerie en fer coulé (c'est-à-dire en fonte) et comptait sur ce nouvel établissement, associé aux diverses forges d'Angoumois et du Périgord qu'il avait prises à bail, pour remplir ce contrat.


La Touvre, au débit important et régulier dans l'année, ainsi que sa température relativement constante et fraîche grâce à ses sources, la deuxième résurgence de France, fournit la force motrice mais aussi est un refroidisseur efficace pour la fonderie.


En 1752 les anciens bâtiments sont démolis et reconstruits sur un plan méthodique.

En 1753 la forge est destinée à la fabrication de canons pour la Marine du Roi. Ces canons sont acheminés jusqu'au port de l'Houmeau à Angoulême distant de 7 km, où ils sont embarqués sur la Charentepour armer les navires à l'Arsenal royal de la Marine à Rochefort, ou La Rochelle et Bordeaux.


Toutefois, en 1755, à la suite de difficultés techniques et financières, la monarchie imposa un régisseur à la tête de l'établissement et interdit de fait à Montalembert de se mêler de sa gestion, sans aucun dédommagement pour ce dernier. Après un long contentieux, Montalembert vendit en 1774 la forge de Ruelle au comte d'Artois, le futur Charles X, qui la céda en 1776 à son frère Louis XVI, en échange de forêts dans l'Est de la France.


Cependant, de 1755 à 1776, la monarchie avait, sinon la propriété, du moins le contrôle de la forge. Jusqu'en 1762, elle fut dirigée par le fondeur suisse Jean Maritz, agissant comme régisseur ; elle fut ensuite prise en charge par des maîtres de forges travaillant à leur propre compte, à qui l'on confiait les installations contre l'engagement de produire un certain tonnage annuel d'artillerie. Les travaux étaient surveillés par des officiers de Marine ou d'artillerie ayant le titre d'inspecteur. Cette fonction est occupée par André Fougeroux de Secval de 1775 à 1782.


Pendant cette période, la forge disposait de deux hauts-fourneaux et huit bancs de fondrie, tous actionnés par des roues hydrauliques mues par la Touvre. Les hauts-fourneaux étaient alimentés en charbon de bois par la forêt voisine de la Braconne et en minerai de fer par les riches dépôts de la vallée du Bandiat et du sud de l'Angoumois : paroisses de la Chapelle, Saint-Robert, Hautefaye, Lussas-et-Nontronneau, Javerlhac, Connezac en Périgord fournissant plus que Charras,la Grauge, Mainzac, Grassac, Marthon, Feuillade en Angoumois. 


Ce minerai était souvent ramassé à même la terre, comme on peut encore le trouver de nos jours, et était composé d'un tiers (en poids) de fer pur. Il était lavé sur place dans des lavoirs sur le Bandiat où il perdait pas mal de terre et pierre, et parfois fondu une première fois dans les forges locales. 


Le minerai, ou les canons, étaient acheminés par charroi à Ruelle en deux étapes : le moulin de Guillot(commune de Feuillade) et la Pipaudie (commune de Chazelles) où le minerai perdait encore quelques impuretés dû au frottement du trajet. Aujourd'hui encore est organisée chaque année, la Route des Tonneaux et des Canons, généralement au mois de septembre.


Entre 1940 et 1941, la Fonderie sera occupée par les Allemands et le personnel dispersé.

Peu après 1950, l'activité des missiles navals surface-air est confiée à la Fonderie de Ruelle. En 1949, Ruelle développe sur la base du missile allemand Schmetterling un véhicule subsonique avec un propulseur à propergol liquide appelé Maruca (MArine RUelle Contre Avions), puis, en 1955, l'ECAN de Ruelle a travaillé sur le missile supersonique fonctionnant avec des propergols solides, Masurca(MArine SUpersonique Ruelle Contre Avions).

Elle développe aussi un canon antiaérien de calibre 100 mm pour armer des frégates de type Lafayette.


photo JMB
En 1970, la Fonderie de Ruelle devient l'ECAN (Établissement de constructions d'armes navales).

L'ECAN a développé de nombreux autres missiles et missiliers (parties sous-marines). Toutefois, la création de la famille Exocet dans les années 1970 a mis un terme à l'ECAN en termes de missiliers.


En 1990, l'ECAN devient la DCN (Direction des constructions navales).

En 2000 la DCN quitte la DGA en 2000 pour devenir un SCN (Service à compétence nationale), en 2001, la DCN change à nouveau de statut pour se transformer en entreprise publique le 1er juin 2003.

En 2007, DCN devient DCNS.

25 mars 2013

FREMM AQUITAINE escale à Rio de Janeiro

FREMM AQUITAINE 
Rio Carnaval et Samba

Nous sommes le 25 mars... le pli porte un TAD de Rio de Janeiro en date du 07 mars 2013.

Il aura fallu 18 jours à la lettre pour atteindre son destinataire... l'art de prendre son temps 

Escale de la FREMM Aquitaine à Rio de Janeiro





En pleine période de vérification de ses capacités militaires et à l’occasion de son déploiement de longue durée, la frégate européenne multi-missions (FREMM) Aquitaine a fait relâche à Rio de Janeiro du 27 février au 4 mars 2013. L’objectif majeur de cette escale: mettre en valeur le savoir-faire industriel français en présentant au Brésil le fleuron de la flotte.

Les capacités du navire et de ses équipements ont été particulièrement illustrées lors d’une journée de manœuvres aéronavales à la mer en coopération avec la Marine brésilienne, avec la participation d’un sous-marin, d’un ravitailleur et d’une corvette. En présence du chef d’état major de la marine brésilienne, l’amiral Moura Neto, et de sept autres officiers généraux, des évolutions tactiques, un ravitaillement à la mer et des manœuvres aviation ont permis de mettre en valeur les qualités et la polyvalence de la FREMM. Un entraînement à la lutte anti-sous-marine a également permis aux officiers brésiliens embarqués sur l’Aquitaine d’apprécier les performances des outils de détection sous-marine ainsi que les qualités acoustiques du bâtiment.

sources : Marine nationale


Où est le progrès ?
Il y a 83 ans..

12 mai 1930 : première traversée postale de l’Atlantique Sud avec le Laté 28.3 « Comte de la Vaulx » piloté par MERMOZ et avec la participation de DABRY et GIMIE. Au lieu de cinq jours par bateau (avisos), le courrier est acheminé par l’hydravion en 21 heures.
Les premiers appareils utilisés pour le transport du courrier sont le Laté 28.3 « Comte de la Vaulx » et la « Croix du Sud ».La ligne devient complètement aérienne. Il y aura en tout une vingtaine d’étapes entre la France et le Chili en passant par le Maroc, le Sénégal, le Brésil, l’Argentine pour un transport de plus de 32 millions de lettres et de plis chaque année.


24 mars 2013

AVISO GAZELLE Glorieuses


les îles Glorieuses et 
 Marine nationale 




PAP TAAF  îles Glorieuses  escales à Glorieuses 4-5-2009



L’archipel semble avoir été découvert par les navigateurs se rendant aux Indes au début du 16ème siècle. Pourtant, c’est en 1879 qu’Hippolyte Caltaux accoste sur cet îlot qu’il nommera par la suite « Glorieuses », probablement pour perpétuer dans l’océan Indien le souvenir de la révolution française de 1830. Il y implanta une cocoteraie dès 1885. Exploitée jusqu’en 1958 par des Seychellois, elle est actuellement abandonnée.


Les iles Glorieuses au nord-est de Mayotte


CALTAUX fit l'acquisition d'une goélette, "LA GAZELLE" et partit s'installer à Glorieuses le 2 mars 1880. Il y plantait le drapeau français. Après l'occupation des îles, une corvette anglaise fit un mouillage devant les Glorieuses. Elle y resta vingt deux jours. Les marins dressèrent les plans de l'île, puis repartirent en novembre 1882. 



La prise de possession réelle des Glorieuses par la France date du 23 août 1892. Le capitaine Richard, commandant du « Primauguet », arbora ainsi le pavillon national sur la Grande Glorieuse. 


Une plaque fut même érigée. A cette époque, les îles furent rattachées à la colonie française de Mayotte (1897). Caltaux, nommé garde-pavillon de l’archipel pour la France, occupa les lieux de façon plus ou moins épisodique. Il exploita le coprah de la cocoteraie, ainsi que le guano de l’île du Lys jusqu’en 1907. 



A la suite de son départ, le droit sur ces îles revint à l’État et celles-ci furent accordées en concession à la Société française des îles malgaches (SOFIM) appartenant à M. Lanier. L’administration de l’archipel ainsi que celle de Mayotte avait entre temps été confiée au gouvernement général de Madagascar (1908).



Le BELLATRIX, un aviso de la Marine Nationale, commandé par le Capitaine de Frégate LEBEGUE, jeta l'ancre devant l'archipel des Glorieuses. Son rapport daté du 16 novembre 1921, donne quelques détails sur l'après CALTAUX: " Un petit village avec 17 habitants métis tous Seychellois.





Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’exploitation de l’archipel fut abandonnée. En mai 1945, l’administration de Madagascar loua une seconde fois l’archipel à la SOFIM, dont le mandataire était le seychellois Jules Sauzier. 

En 1952, Gaston Sauzier succéda à son frère, poursuivant ainsi l’exploitation du coprah sur l’île. La concession d’exploitation pris fin en 1958.


En juin 1952, l'île reçoit la visite de l'Aviso LA GAZELLE, ce qui permit de savoir qu'elle était toujours occupée par une petite colonie. 

merci à René...


pli de la Gazelle en Indochine  tad TOE Poste aux Armées 12-11-1948


En février 1954, le MARIUS MOUTET fit un voyage aux Glorieuses. GASTON, le frère de Jules SAUZIER, lui avait succédé depuis deux ans. 

pli du Marius Moutet Diégo Suarez Février 1954


Vingt deux malgaches dont dix femmes, travaillaient pour le compte de la société. La production de coprah atteignait environ 80 tonnes et la cocoteraie comptait 15000 pieds. 



Deux autres tournées successives dans l'île permirent aux représentants de l'Aviation civile et de la Météo de déterminer l'emplacement possible d'un terrain d'aviation et d'une station météorologique.



En 1955 eut lieu l’installation de la station météorologique, dans la partie nord de l’île principale. Celle-ci fonctionnait par intermittence au cours de l’année, c’est à dire principalement durant la saison cyclonique d’octobre à mai. Dès 1960, son fonctionnement devint permanent. En 1965, la station fut déplacée dans la partie sud de la Grande Glorieuse et baptisée « Gérard Martin », du nom d’un météorologue disparu dans le canal du Mozambique. 




L’intérêt de cette station est incontestable. Au point de vue météorologique, elle prévoit les cyclones intéressant le nord de Madagascar et les Comores. Elle permet également la protection de la navigation maritime et de la navigation aérienne internationale sur les parcours Madagascar-Djibouti-Madagascar et Kenya-Maurice-Kenya.



Aujourd’hui, 1 gendarme et 14 militaires de la légion étrangère de Mayotte (DLEM) assurent la souveraineté française sur l’île.


Sources 


TAAF 

Carthage 

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