07 janvier 2026

Les Tarifs depuis les TAAF 2026 Terres Australes et Antarctiques Françaises timbres

Les Tarifs depuis les TAAF 2026

Si les plis au départ des T.A.A.F. doivent être affranchis avec des timbres émis par les T.A.A.F. il existe cependant des exceptions. Voir en fin de l'article le texte de l'U.P.U.


Article 6
Timbres-poste
1. L’appellation «timbre-poste» est protégée en vertu de la présente Convention et est réservée exclusivement aux timbres qui remplissent les conditions de cet article et du Règlement.
2. Le timbre-poste:
2.1 est émis et mis en circulation exclusivement sous l’autorité du Pays-membre ou du territoire, conformément aux Actes de l’Union;
2.2 est un attribut de souveraineté et constitue une preuve du paiement de l’affranchissement correspondant à sa valeur intrinsèque, lorsqu’il est apposé sur un envoi postal conformément aux Actes de l’Union;
2.3 doit être en circulation dans le Pays-membre ou sur le territoire émetteur, pour une utilisation aux fins
d’affranchissement ou à des fins philatéliques, selon sa législation nationale;
2.4 doit être accessible à tous les habitants du Pays-membre ou du territoire émetteur.
Convention 50




3. Le timbre-poste comprend:
3.1 le nom du Pays-membre ou du territoire émetteur, 
en caractères latins, 
ou, sur la demande du Pays membre ou du territoire émetteur au Bureau international de l’Union, un sigle ou des initiales représentant officiellement le Pays-membre ou le territoire émetteur, conformément aux conditions spécifiées dans le Règlement de la Convention;
3.2 la valeur faciale exprimée:
3.2.1 en principe, dans la monnaie officielle du Pays-membre ou du territoire émetteur, ou présentée sous la
forme d’une lettre ou d’un symbole;
3.2.2 par d’autres signes d’identification spécifiques.













06 janvier 2026

Aviso à roues "GASSENDI" Terre-neuve Morue Arthur de Gobineau

Aviso à roues "GASSENDI"


"Le banc de Terre-Neuve n’est en aucune façon une étendue de sable plus ou moins couverte d’eau. C’est la pleine mer, et les navires flottent sans crainte au-dessus et le traversent dans tous les sens. On y trouve trente, quarante, quatre-vingts brasses et davantage. Mais autour de ces profondeurs qui restent toujours à peu près les mêmes dans une étendue de cent lieues, la sonde n’obtient plus de fond. On a conclu avec raison, ce semble, que les bancs étaient de vastes plateaux sous-marins entourés de plaines encore plus déprimées." Arthur de Gobineau


Construction, missions et présence aux pêcheries de Terre-Neuve

Construit à Brest en 1842, l’aviso à roues Gassendi illustre une phase décisive de l’évolution navale française, à la charnière entre la propulsion traditionnelle à voile et l’adoption progressive de la vapeur. Appartenant à la génération des navires de type Véloce — désignation générique pour les bâtiments rapides à roue latérale — il est conçu pour exécuter des missions de liaison, d’escorte côtière et de présence navale plutôt que le combat de ligne, grâce à une machine à vapeur de puissance modérée et une voilure auxiliaire.

Fiche technique

Type : aviso à roues (paddle steamer) Construction : Brest, 1842 Propulsion : machine à vapeur entraînant deux roues à aubes + gréement auxiliaire Déplacement : env. 800 tonnes Longueur : env. 55 m Vitesse : 10-12 nœuds Armement : canons de petit calibre Équipage : ~130 marins La propulsion à roues offre une meilleure manœuvrabilité en eaux peu profondes ou le long des côtes, mais reste fragile par rapport aux hélices modernes.

En 1860 commandé par M. de Montaignac de Chauvence, capitaine de vaisseau, il transporte le comte Arthur de Gobineau. (auteur d'un ouvrage intitulé voyage à Terre Neuve)

Un rôle élargi : présence aux pêcheries de Terre-Neuve


Les Terre-Neuvas français, embarqués depuis des ports comme Saint-Malo ou Fécamp, pratiquent dès le printemps la pêche aux bancs de morue au large de l’île de Terre-Neuve, précieuse ressource pour les marchés métropolitains et coloniaux. La France maintient une présence navale dans ces zones pour prévenir les conflits avec d’autres nations, soutenir ses marins pêcheurs face aux rigueurs climatiques et assurer l’ordre sur ce qui constitue une extension maritime de ses droits économiques. Dans ce contexte, des bâtiments comme Gassendi sont déployés — parfois par rotation — pour assurer des missions de souveraineté, escorter les flottilles pêcheuses, et servir d’intermédiaires entre armateurs, pêcheurs et autorités maritimes. Ces opérations s’inscrivent dans la politique navale du XIXᵉ siècle, qui voit la Marine nationale soutenir non seulement la stratégie militaire, mais aussi la protection des intérêts économiques français outre-mer. Fin de carrière Avec l’essor des navires à propulsion à hélice et les progrès techniques rapides du second XIXᵉ siècle, les avisos à roues deviennent rapidement obsolètes. Après plus de vingt ans de service, le Gassendi est radié en 1865, marquant la fin d’une étape transitoire dans la modernisation de la flotte française.

"Sur ces plateaux abondent les mornes. Toutes les fois que le vapeur de guerre le Gassendi qui nous portait s’arrêta pour sonder, les amateurs de pêche laissèrent filer d’énormes lignes, et les désœuvrés suivirent ces opérations avec le plus vif intérêt, mais on ne prit rien. Cependant le Gassendi faisait de la route malgré le temps, et, au milieu du vingtième jour depuis son départ de Brest, on découvrit au loin une espèce de brouillard plus opaque que de coutume, et qui n’occupait qu’une petite place dans le sud-ouest. C’était l’île Saint-Pierre, et un peu plus loin Miquelon." Arthur de Gobineau


Mission à Terre-Neuve


En 1859-1860, Le Gassendi se rend à Terre-Neuve dans le cadre d’une mission officielle liée aux pêcheries de Terre-Neuve, sous les ordres d’une commission mixte franco-britannique chargée de délimiter et d’inspecter les zones de pêche françaises et britanniques sur la côte de Terre-Neuve.
de Saint-Julien côte du Petit-Nord à Marseille
Par le Marquis de Guines, Q.D.C. Que Dieu Conduise 

Déroulement de la mission 23 avril 1859 : départ de Brest. Le Gassendi se rend d’abord à Saint-Pierre-et-Miquelon, important port-base de la pêche française en Atlantique Nord, avant de faire une escale à Sydney (île du Cap-Breton, Nouvelle-Écosse) pour s’approvisionner en charbon.

Vue de Saint-Pierre. — Dessin de Le Breton
d’après une photographie


"Quand nous fûmes mouillés dans la rade, en dedans du cap à l’Aigle et vis-à-vis de l’île aux Chiens, le panorama de Saint-Pierre se découvrit libéralement à nous, et d’un seul coup d’œil nous pûmes inventorier tout ce que cette résidence offrait de remarquable. Dans le fond, en face de nous, un groupe de maisons en bois à un étage, presque toutes noircies par l’âge et surtout les pluies ; une habitation un peu plus haute, ressemblant assez bien à la demeure d’un bon bourgeois dans les environs de Paris, moins les sculptures que le goût moderne y ajoute, mais bien et dûment garnie des inévitables persiennes vertes : c’est la demeure du commandant de l’île ; plus loin le clocher d’une église assez jolie, en bois comme tout le reste ; en face du gouvernement, un petit port intérieur qui porte le nom très-usité dans ces contrées de barachoix, où se réfugient les goëlettes quand la rade n’est pas tenable, ce qui arrive assez souvent et surtout l’hiver, puis une manière de fortin dont l’usage réel ne paraît être autre que celui de donner des canons à prendre à un ennemi quelconque ; enfin à droite et à gauche des cases éparses et des graves ou plages artificielles, construites en cailloux, où sèche la morue." Arthur de Gobineau

Lettre taxée à  7 decimes en France.
6 decimes pour une lettre de 8 gr
200‐300 km au tarif du 24‐4‐1806 + 1 decime taxe de mer.
Colonies par La Rochelle

17 juin 1859 : arrivée sur la côte de Terre-Neuve. Le navire entre dans la baie Saint-Georges (sur la côte ouest dite French Shore) où la commission mixte commence officiellement sa mission, en présence de représentants britanniques. L’importance de ce voyage est qu’il s’inscrit dans les efforts diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne pour clarifier les droits de pêche français sur le French Shore, une zone déjà définie par une longue série de traités (Utrecht 1713, Versailles 1783, Paris 1815, etc.) mais sujette à tensions.

lettre de Champaga pour St. Brieuc, (voie du commerce) .
Taxée à 10 decimes pour une lettre de 15 gr
Colonies par St-Malo. 9 sept. 1825

Assistance aux pêches et aux pêcheurs L’assistance par des bâtiments français aux pêcheurs près de Terre-Neuve est une tradition bien antérieure et s’est développée au cours du XIXᵉ siècle.

Contexte des pêcheries françaises La pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve et du Golfe de Saint-Laurent était depuis le XVIᵉ siècle une activité majeure pour les marins français, surtout bretons et normands, qui venaient chaque printemps pour une saison de pêche intensive. Saint-Pierre-et-Miquelon servait de base logistique essentielle (provisions, abris, appâts) pour ces campagnes.

lettre du Cap-Rouge pour St-Brieuc taxée à  9 decimes
dont un decime de mer Pays d'Outremer 
Cachet d'entrée Bordeaux août 1832

Les pêcheurs français exploitaient à la fois le « Grand Banc », plus éloigné, et la pêche sédentaire le long des côtes de Terre-Neuve, notamment sur ce que l’on appelait le French Shore — une portion de côte attribuée aux Français par traités, malgré des contestations avec les autorités britanniques et terre-neuviens. Rôle des bâtiments français dans l’assistance

LETTRE DE PETITES-OIES pour le Légué
Taxée à 4 decimes (3 decimes au tarif du 1‐7‐54 et un decime taxe de mer.
Via St. Pierre & Miquelon 14/JUIL./1858)
Cachet arrivée rouge Col. Fra St Nazaire


Les bâtiments de la Marine française envoyés dans ces parages (comme Le Gassendi, mais aussi d’autres avisos et croiseurs au fil des décennies suivantes) avaient souvent pour missions de : surveiller et défendre les droits de pêche français face aux navires britanniques ou aux tensions locales ; fournir de l’assistance aux pêcheurs français en mer : aide en cas de difficultés, rapatriement, informations nautiques et météorologiques ;

Pêche de la morue sur le grand banc de Terre-Neuve. —
Les embarcations longent les lignes. — Dessin de Le Breton

rappeler ou faire appliquer les accords conclus entre la France et la Grande-Bretagne concernant la pêche ; servir de point de contact diplomatique avec les autorités britanniques et terre-neuviens pour régler les problèmes qui surviennent sur zone. dai.mun.ca Ce rôle d’« assistance » n’était donc pas limité à la seule aide matérielle aux pêcheurs mais englobait un grand spectre d’actions administratives, diplomatiques et protectrices favorisant l’exercice pacifique de la pêche française dans les zones attribuées.

Sources

pour lire le livre d'Arthur de Gobineau 

https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_%C3%A0_Terre-Neuve_(Arthur_de_Gobineau)

heritage.nf.ca
Project Gutenberg
Gallica BnF
Mail from the French Shore of Newfoundland (1737-1906) de James R. Taylor & Henk Slabbinck

03 janvier 2026

Voeux 2026 FREMM AUVERGNE Brest base navale

Voeux 2026 FREMM AUVERGNE

La frégate multi-missions Auvergne est basée à Brest depuis 2022, elle est l’une des 6 FREMM de la Marine.


Son nom perpétue une tradition maritime en honorant les provinces françaises et rend hommage au bâtiment éponyme, qui coula au cours de la première guerre mondiale.

Un aperçu de ses missions :

🔹 Frappes en profondeur 

🔹 Lutte anti-sous-marine

🔹 Participation à la dissuasion

BREST RIVE DROITE CC-T125271BDIS2929200 BREST




BREST RIVE DROITE CC-T125271BDIS2929200 BREST




BREST RIVE DROITE CC-T125271BDIS2929200 BREST


https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/pourquoi-l-arrivee-de-la-fregate-multi-missions-auvergne-est-un-bon-signal-pour-brest-61d95caa-7aef-11ed-94c4-1a2ce744b8d6

02 janvier 2026

Port Hercule Monaco Monte-Carlo Monaco Prince Albert PH Jeanne d'Arc

 Port Hercule

À la suite de la fondation de Marseille antique et du Vieux-Port de Marseille en 600 avant J.C, les Phocéens fondent un comptoir-emporion antique de commerce de la côte méditerranéenne au VIe siècle av. J.-C., sous le nom de Monoïkos, avec entre autres Antipolis (Antibes), Aegitna (Cannes), Nikaia (Nice), et Athénopolis Massiliensium (probable Saint-Tropez).

Le rocher de Monaco et la presqu’île du Cap d’Ail offrent un abri naturel. Dès le XIᵉ siècle, les Génois y installent une petite forteresse (Fort de la Revêche) pour protéger la baie des pirates.
XVIᵉ–XIXᵉ siècles – Sous les Grimaldi, le port passe d’un simple refuge de pêcheurs à un point d’attache commercial. Le traité franco‑monégasque de 1861 confère à Monaco la souveraineté sur la partie orientale de la baie, ouvrant la voie à la construction du premier quai en pierre (1866) et à l’inauguration du « Port Hercule » (1889).


Le XXIᵉ siècle – Luxe, tourisme et durabilité

  • 2000‑2010 : Installation de systèmes de sécurité avancés, stations de ravitaillement en carburant marin, et développement du tourisme de croisière.
  • 2011‑2020 : Lancement du programme Green Port Monaco (bornes de recharge électrique, carburants alternatifs, réduction des émissions). Accueil annuel du Monaco Yacht Show (plus de 600 yachts).
  • 2021‑aujourd’hui : Extension du terminal de croisière (2022), digitalisation de la gestion du trafic maritime, renforcement des digues face à la montée du niveau de la mer et études sur des « ports flottants ». Objectif : neutralité carbone d’ici 2030.

Rôle actuel du port

  1. Yachting de luxe – Deuxième port de plaisance le plus fréquenté au monde (≈ 300 super‑yachts/an).
  2. Tourisme – Terminal de croisière capable d’accueillir jusqu’à 1 million de passagers par an.
  3. Logistique – Approvisionnement continu de la principauté (alimentation, matériaux).
  4. Environnement – Initiatives de réduction des polluants, recyclage des eaux usées, transition énergétique.





L’histoire du port de Monaco est intimement liée à la géographie singulière de la Principauté. Niché au pied du Rocher, sur une côte escarpée et longtemps exposée aux vents et aux tempêtes, le site monégasque a très tôt offert un abri naturel aux navigateurs de la Méditerranée. Dès l’Antiquité, les Phéniciens puis les Grecs et les Romains utilisèrent cette rade comme mouillage, attirés par sa position stratégique entre l’Italie et la Gaule. Le nom antique de Monaco, Monoikos, témoigne déjà de cette vocation maritime.


Au Moyen Âge, avec l’installation de la famille Grimaldi à partir de 1297, le port prend une importance croissante. Il devient un point d’appui militaire et commercial essentiel pour la survie et l’indépendance de la Principauté. Les activités portuaires restent toutefois modestes, limitées par les conditions naturelles difficiles et l’absence d’infrastructures modernes. La pêche, le cabotage et les échanges régionaux constituent l’essentiel de l’activité maritime.



C’est à partir du XIXᵉ siècle que le port de Monaco connaît une transformation décisive. Sous le règne du prince Charles III, la Principauté s’engage dans une politique ambitieuse de modernisation et d’ouverture internationale. La création du quartier de Monte-Carlo et le développement du tourisme de luxe rendent indispensable la construction d’un véritable port capable d’accueillir des navires de plus grande taille. Les premiers grands travaux d’aménagement sont lancés, avec la construction de digues et de quais destinés à protéger la rade.



Le XXᵉ siècle marque une nouvelle étape majeure avec la création du port Hercule, aujourd’hui principal port de Monaco. Les travaux se poursuivent après la Seconde Guerre mondiale afin d’adapter le port aux exigences du trafic moderne, tant commercial que touristique. L’installation, au début du XXIᵉ siècle, d’une digue flottante semi-submersible constitue une prouesse technique remarquable, permettant d’offrir une protection efficace contre la houle tout en préservant l’environnement marin.




Aujourd’hui, le port de Monaco est un symbole du dynamisme et du rayonnement international de la Principauté. Il accueille des yachts parmi les plus prestigieux du monde, des navires de croisière et de nombreux événements nautiques. Plus qu’un simple lieu de transit, il est devenu un espace de vie, de rencontre et de vitrine du savoir-faire monégasque en matière d’ingénierie maritime et de développement durable.



Au-delà de son activité portuaire, Monaco occupe une place éminente dans l’histoire de la recherche océanographique mondiale. Cette vocation scientifique trouve son origine dans la personnalité du prince Albert Ier (1848–1922), surnommé le « prince savant ». Passionné par la mer, il consacra une grande partie de sa vie à l’étude des océans, finançant et dirigeant de nombreuses campagnes océanographiques à bord de navires spécialement équipés.


Le prince Albert II à bord du PH Jeanne d'Arc

Septembre 1981 - avril 1982 : S.A.S. le Prince Albert II effectue un stage à bord du porte-hélicoptères "Jeanne d'Arc" de la Marine Nationale française avec le grade d'Enseigne de vaisseau 2e classe. Son Altesse obtient le grade de Capitaine de corvette de réserve.

Enveloppe goélette Etoile Ecole navale Mariage du Prince Albert II


01 janvier 2026

CAP sur 2026 Bon vent à Tous

CAP sur 2026 - Bon vent à Tous 



La magie de l'intelligence artificielle va changer beaucoup de chose dans la réalisation des images et des cartes...

Merci à Chat Gpt



Les Tarifs depuis les TAAF 2026 Terres Australes et Antarctiques Françaises timbres

Les Tarifs depuis les TAAF 2026 Si les plis au départ des T.A.A.F. doivent être affranchis avec des timbres émis par les T.A.A.F. il existe ...