Exercice ORION 2025 FDI Amiral Ronarc'h
L’exercice ORION 2026 constitue l’un des plus vastes entraînements militaires organisés en France depuis plusieurs décennies. Piloté par le ministère des Armées, il rassemble les forces terrestres, navales, aériennes, cyber et spatiales dans un scénario de conflit de haute intensité. L’objectif est de tester la capacité des armées françaises et de leurs alliés à conduire une opération majeure interarmées et interalliée.
Plus de 10 000 militaires sont engagés sur le territoire national et en mer, aux côtés de plusieurs pays partenaires. L’Armée de Terre déploie des brigades blindées, des unités d’infanterie mécanisée, de l’artillerie longue portée et des moyens du génie pour les franchissements et la logistique. Des troupes embarquées participent à des opérations amphibies, simulant un débarquement sur une côte hostile.La Marine nationale déploie un groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle (R91), navire amiral de la flotte française. Il embarque des Rafale Marine, des hélicoptères NH90 Caïman et des avions de guet aérien E-2C Hawkeye.
Parmi les bâtiments de projection et de commandement (BPC), le Mistral (L9013), le Tonnerre (L9014) et le Dixmude (L9015)** jouent un rôle central. Ces navires transportent troupes embarquées, véhicules blindés, hélicoptères d’assaut et postes de commandement interarmées, permettant la conduite d’opérations amphibies simulées.
Les frégates multi-missions (FREMM) telles que la Aquitaine (D650), la Normandie (D651) et la Languedoc (D653) assurent l’escorte, la défense aérienne et la lutte anti-sous-marine. Elles sont appuyées par des frégates de défense aérienne comme la Forbin (D620).
Le dispositif inclut également des sous-marins nucléaires d’attaque, notamment le Suffren (S635), chargé de missions de renseignement et de supériorité sous-marine.
En soutien logistique, des bâtiments ravitailleurs comme le Jacques Chevallier (A725) assurent l’approvisionnement en carburant, munitions et vivres, garantissant l’endurance du groupe naval.
L’ensemble de ces bâtiments permet de simuler une opération navale de haute intensité, combinant projection de puissance, débarquement de forces et coordination interalliée.Dans les airs, l’Armée de l’Air et de l’Espace engage des Rafale, des avions de transport A400M, des avions ravitailleurs ainsi que des drones de surveillance. Les aéronefs assurent supériorité aérienne, frappes simulées, reconnaissance et acheminement rapide des troupes.
L’exercice comprend également un important volet logistique et numérique : guerre électronique, cyberdéfense, coordination satellitaire et commandement multinational. ORION 2026 vise ainsi à renforcer l’interopérabilité entre alliés, à éprouver la chaîne de commandement et à préparer les forces françaises aux défis stratégiques contemporains.







