02 janvier 2026

Port Hercule Monaco Monte-Carlo Monaco Prince Albert PH Jeanne d'Arc

 Port Hercule

À la suite de la fondation de Marseille antique et du Vieux-Port de Marseille en 600 avant J.C, les Phocéens fondent un comptoir-emporion antique de commerce de la côte méditerranéenne au VIe siècle av. J.-C., sous le nom de Monoïkos, avec entre autres Antipolis (Antibes), Aegitna (Cannes), Nikaia (Nice), et Athénopolis Massiliensium (probable Saint-Tropez).

Le rocher de Monaco et la presqu’île du Cap d’Ail offrent un abri naturel. Dès le XIᵉ siècle, les Génois y installent une petite forteresse (Fort de la Revêche) pour protéger la baie des pirates.
XVIᵉ–XIXᵉ siècles – Sous les Grimaldi, le port passe d’un simple refuge de pêcheurs à un point d’attache commercial. Le traité franco‑monégasque de 1861 confère à Monaco la souveraineté sur la partie orientale de la baie, ouvrant la voie à la construction du premier quai en pierre (1866) et à l’inauguration du « Port Hercule » (1889).


Le XXIᵉ siècle – Luxe, tourisme et durabilité

  • 2000‑2010 : Installation de systèmes de sécurité avancés, stations de ravitaillement en carburant marin, et développement du tourisme de croisière.
  • 2011‑2020 : Lancement du programme Green Port Monaco (bornes de recharge électrique, carburants alternatifs, réduction des émissions). Accueil annuel du Monaco Yacht Show (plus de 600 yachts).
  • 2021‑aujourd’hui : Extension du terminal de croisière (2022), digitalisation de la gestion du trafic maritime, renforcement des digues face à la montée du niveau de la mer et études sur des « ports flottants ». Objectif : neutralité carbone d’ici 2030.

Rôle actuel du port

  1. Yachting de luxe – Deuxième port de plaisance le plus fréquenté au monde (≈ 300 super‑yachts/an).
  2. Tourisme – Terminal de croisière capable d’accueillir jusqu’à 1 million de passagers par an.
  3. Logistique – Approvisionnement continu de la principauté (alimentation, matériaux).
  4. Environnement – Initiatives de réduction des polluants, recyclage des eaux usées, transition énergétique.





L’histoire du port de Monaco est intimement liée à la géographie singulière de la Principauté. Niché au pied du Rocher, sur une côte escarpée et longtemps exposée aux vents et aux tempêtes, le site monégasque a très tôt offert un abri naturel aux navigateurs de la Méditerranée. Dès l’Antiquité, les Phéniciens puis les Grecs et les Romains utilisèrent cette rade comme mouillage, attirés par sa position stratégique entre l’Italie et la Gaule. Le nom antique de Monaco, Monoikos, témoigne déjà de cette vocation maritime.


Au Moyen Âge, avec l’installation de la famille Grimaldi à partir de 1297, le port prend une importance croissante. Il devient un point d’appui militaire et commercial essentiel pour la survie et l’indépendance de la Principauté. Les activités portuaires restent toutefois modestes, limitées par les conditions naturelles difficiles et l’absence d’infrastructures modernes. La pêche, le cabotage et les échanges régionaux constituent l’essentiel de l’activité maritime.



C’est à partir du XIXᵉ siècle que le port de Monaco connaît une transformation décisive. Sous le règne du prince Charles III, la Principauté s’engage dans une politique ambitieuse de modernisation et d’ouverture internationale. La création du quartier de Monte-Carlo et le développement du tourisme de luxe rendent indispensable la construction d’un véritable port capable d’accueillir des navires de plus grande taille. Les premiers grands travaux d’aménagement sont lancés, avec la construction de digues et de quais destinés à protéger la rade.



Le XXᵉ siècle marque une nouvelle étape majeure avec la création du port Hercule, aujourd’hui principal port de Monaco. Les travaux se poursuivent après la Seconde Guerre mondiale afin d’adapter le port aux exigences du trafic moderne, tant commercial que touristique. L’installation, au début du XXIᵉ siècle, d’une digue flottante semi-submersible constitue une prouesse technique remarquable, permettant d’offrir une protection efficace contre la houle tout en préservant l’environnement marin.




Aujourd’hui, le port de Monaco est un symbole du dynamisme et du rayonnement international de la Principauté. Il accueille des yachts parmi les plus prestigieux du monde, des navires de croisière et de nombreux événements nautiques. Plus qu’un simple lieu de transit, il est devenu un espace de vie, de rencontre et de vitrine du savoir-faire monégasque en matière d’ingénierie maritime et de développement durable.



Au-delà de son activité portuaire, Monaco occupe une place éminente dans l’histoire de la recherche océanographique mondiale. Cette vocation scientifique trouve son origine dans la personnalité du prince Albert Ier (1848–1922), surnommé le « prince savant ». Passionné par la mer, il consacra une grande partie de sa vie à l’étude des océans, finançant et dirigeant de nombreuses campagnes océanographiques à bord de navires spécialement équipés.


Le prince Albert II à bord du PH Jeanne d'Arc

Septembre 1981 - avril 1982 : S.A.S. le Prince Albert II effectue un stage à bord du porte-hélicoptères "Jeanne d'Arc" de la Marine Nationale française avec le grade d'Enseigne de vaisseau 2e classe. Son Altesse obtient le grade de Capitaine de corvette de réserve.

Enveloppe goélette Etoile Ecole navale Mariage du Prince Albert II


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