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17 mai 2014

Boulinguer Blaise Cendrars

Quand on aime, il faut partir
en écho à Donec


Bourlinguer est un recueil de onze récits publié par Blaise Cendrars (1887-1961) en 1948 chez Denoël. Après L'Homme foudroyé (1945) et La Main coupée (1946), il constitue le troisième de ses quatre volumes de Mémoires qui, selon le mot de leur auteur, « sont des Mémoires sans être des Mémoires » et il est considéré comme un de ses chefs-d'œuvre. En 1949, Le Lotissement du ciel achèvera le cycle de cette tétralogie.




Bourlinguer est à l'origine une œuvre de commande : chaque récit devait accompagner une gravure de Valdo Barbey, mais le développement considérable de certains textes (Anvers, Gênes, Paris Port-de-mer) a entraîné la transformation du projet et finalement la création d'une œuvre à part entière.


Valdo Barbey Venise

Les 11 récits réunis dans Bourlinguer sont de dimensions très variables et chacun d'entre eux porte le nom d'un port, réel ou fictif : Venise, Naples, La Corogne,Bordeaux, Brest, Toulon, Anvers, Gênes, Rotterdam, Hambourg, Paris Port-de-mer.
"Gênes", où Cendrars propose un récit mythique de son enfance à Naples, marque le sommet du recueil.


Londres

Valdo Barbey, fils de William Barbey et de Caroline Boissier, est né en 1880 et mort à Paris en 1964. Il fut élève du peintre suisse Eugène Burnand. Avant la première guerre mondiale, il voyagea en Espagne, en Angleterre, en Roumanie, en Finlande, aux Antilles et en Égypte. Naturalisé Français, il s'engagea en 1914 et fut blessé le 22 décembre 1914, ce qui mit fin à sa carrière de soldat. Il vécut surtout à Paris, où il avait un atelier rue des Saints-Pères avec une magnifique vue sur la Seine et sur le Louvre.

CENDRARS LÉGIONNAIRE

Au début de la Grande Guerre, il publie un appel aux étrangers résidant en France et donne l’exemple en s’engageant dans l’armée française. Blaise Cendrars est affecté au 3ème Régiment de Marche de Légion Étrangère du camp retranché de Paris. Le Régiment devient quelques mois plus tard le 3ème Régiment de Marche du 1er Étranger, il est instruit au camp de Rueil et prend la direction du front de la Somme fin novembre 1914. 


Le Régiment est engagé à Rosières-en-Santerre dans des conditions chaotiques puis s’installe dans le secteur de Frise, dans la vallée de la Somme avec des périodes de repos à Hangest-en-Santerre. Alors qu’il n’est que “première classe”, le soldat Sauser possède un tel ascendant sur les hommes qu’il se retrouve naturellement à la tête d’un groupe franc. Ce dernier mène des actions isolées, quelques fois tragi-comiques, en marge des opérations officielles.


La nuit de Noël 1914, Blaise Cendrars et ses hommes introduisent dans les lignes allemandes un gramophone piégé. Ce dernier se déclenche à minuit en jouant la Marseillaise, attire ainsi les soldats ennemis, puis explose au milieu d’eux. Quelque temps plus tard, à l’aide d’un bachot, il parcourt les marais de la Somme à l’intérieur des lignes allemandes, capturant notamment un convoi et des plans d’état-major. Il est alors proposé pour la Légion d’Honneur mais son non-conformisme et son indiscipline l’empêchent de l’obtenir.

http://amalep.free.fr/le/grands/cendrars/cendrars01.htm

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