07 août 2018

Amiral Charner aviso escorteur Léonard Victor Bretagne Saint-Brieux Marine Marin

Amiral Charner  

croiseur cuirassé aviso escorteur 

vignette Delandre

 "II y a quelques mois, la ville de Saint-Brieuc faisait de magnifiques funérailles aux cendres du vaillant marin dont nous allons écrire la biographie.
En présence des regrets sincères et du respect profond qui escortaient le cercueil de M. l'Amiral Charner , nous conçûmes la pensée de populariser et de perpétuer par la plume le souvenir d'une carrière brillamment remplie, la mémoire d'un honnête homme qui fit autant honneur à la Bretagne par l'intégrité de son caractère que par les exploits de sa vie maritime." Louis d'Estampes 





Le père de l'Amiral Charner appartenait à une très ancienne famille de Suisse du nom de de Tscharner. Il vint en France vers 1789 pour prendre du service dans l'armée, mais son frère, qui était officier, lui représenta, qu'en ces temps troublés , pareille détermination était singulièrement inopportune et il le dissuada de ses projets


Né à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), le 13 février 

"En 1812, Léonard-Victor Charner était admis le second à l'Ecole spéciale et impériale de marine de Toulon. Cet - éclatant succès était la récompense des efforts assidus de l'excellent élève qui, après de brillantes études, venait d'achever, au collége de Saint-Brieuc, sa philosophie à l'âge de quinze ans. L'amour du travail qui distinguait déjà l'enfant sera un des traits distinctifs du caractère de l'homme., d'un père juge au tribunal de commerce".

Aspirant de 1ère classe en mai 1816, il fit campagne en Baltique sur la "CARAVANE" puis sur la "BRETONNE" aux côtes d'Afrique et aux Antilles de 1817 à 1821. 


Enseigne de vaisseau en mai 1820, il servit en 1823 sur la "PHILOMÈLE" à Cayenne, sur la "VÉNUS et l' "ASTRÉE" aux Antilles (1825-1827), sur l' "HÉBÉ" à Terre-Neuve (1829). 

Promu Enseigne de vaisseau en décembre 1828, il participa sur le "DUQUESNE" à l'expédition d'Alger en juillet 1830, puis sur l' "ARTÉMISE" à celle d'Ancône en 1832.

Commandant l' "ASTROLABE"sur les côtes d'Algérie en 1834-1835, Charner passa comme second sur le "MONTEBELLO" à la division du Levant en 1837.


Capitaine de corvette en avril 1837, il servit comme second du prince de Joinville sur la "BELLE-POULE" lors du retour des cendres de Napoléon en juillet 1840, puis fit campagne avec cette frégate dans les eaux d'Amérique du Nord. 



Croiseur Cuirassé Amiral Charner

Il rejoint, en 1896, les croiseurs de la Méditerranée, pour opérer en Crète. Puis il rejoint l'escadre d'Extrême-Orient, en 1901, remonte le Yangzi Jiang jusqu'à Hankou pour inaugurer le quai de la concession française.
Il revient en Méditerranée, dès 1905, et est mis en réserve à Toulon. Il opère la surveillance du canal de Suez en 1914, et participe, avec la Foudre, le Guichen, le Desaix et le D'Estrées, sous la conduite de l'amiral Darrieus, qui venait de prendre le relais de l'amiral Dartige du Fournet, à l'évacuation de 4100 Arméniens du Musa Dagh en septembre 1915.


Lors de son trajet de retour de l'île de Castellorizo, après un arrêt à l'île de Rouad, il devait atteindre Port Saïd mais il est torpillé le 8 février 1916 par un sous-marin allemand de type U-21 sous le commandement de Otto Hersing (1885-1960).

Précisément par 33°21N et 34°54E à 42 milles de Beyrouth et à 15 milles de Sour / l'ancienne Tyr. Ses 4 736 tonnes coulent rapidement et l'Amiral Charner s'échoue à 1 500 mètres de profondeur. Il y eut 427 morts et un survivant : le quartier-maître canonnier Cariou.





Revenu à Toulon, il s'y distingua en évitant une catastrophe lors d'un incendie survenu près de la poudrière du Mourillon. 




Capitaine de vaisseau en avril 1841, il commanda de 1843 à 1845 la "SIRÈNE" dans les mers de Chine, puis le vaisseau "SOUVERAIN" en escadre d'évolutions (1846-1847).

Élu député des Côtes-du-Nord en 1849, il fut en 1852-1853 chef d'état-major du ministre Théodore Ducos.

Contre-Amiral en février 1852, il commanda une division dans l'escadre de l'Océan avec pavillon sur le vaisseau à hélice "NAPOLÉON". 





Charner donna pendant la campagne de Crimée toute la mesure de ses talents d'organisateur en assurant le transport des troupes à partir de Constantinople et de Varna, mais aussi de sa valeur de combattant.

Le 7 octobre 1854, il déséchoua le "CAFFARELLI" sous le feu des forts russes dans la baie de Streleztka, le 17 il jouait un rôle décisif par la précision de son tir lors de l'attaque des batteries de Sébastopol. 




Promu vice-amiral en juin 1855, membre puis président en janvier 1858 du Conseil des travaux de la marine, il s'attacha à pousser au maximum la modernisation du matériel de la flotte en développant le nombre des bâtiments à vapeur. 


Nommé en février 1860 commandant en chef des forces navales dans les mers de Chine avec pavillon sur la "RENOMMÉE" puis sur l' "IMPÉRATRICE-EUGÉNIE", il mena avec énergie les opérations (destruction des forts de Peï-Ho et de Tien-Tsin en août 1860). 



Envoyé ensuite en Cochinchine, il reçut le commandement en chef des forces de terre et de mer, défit totalement l'armée annamite sur les lignes de Kin-Hoa et s'empara de Mytho (avril 1861).

Rentré en France, il fut nommé Sénateur en février 1862,

Amiral le 15 novembre 1864 et maintenu en activité sans limite d'âge pour avoir commandé en chef devant l'ennemi.

Il mourut à Paris le 7 février 1869."
"Selon le vœu de l'illustre défunt, la dépouille mortelle de M. l'Amiral Charner repose maintenant dans le cimetière de Saint-Brieuc, où elle a été transportée le 26 août, au milieu d'un concours immense de population qui se pressait autour du cortège officiel. Notre ville a
fait de magnifiques funérailles au vaillant marin dont la France entière déplore la perte.


A l'arrivée du train de Paris (8 heures 5 minutes du matin), le cercueil a été porté par 12 seconds-maîtres de la marine sur le char funèbre, décoré aux armes de l'Amiral. Puis le cortège, dont la plupart des membres stationnaient depuis longtemps sur les quais et dans la cour de la gare, s'est mis en marche dans l'ordre suivant : sapeurs-pompiers, tambours, musique, pompiers, détachement du 708 de ligne, chapitre et maîtrise de la Cathédrale, clergé des paroisses et MM. les vicaires-généraux.


Derrière le corbillard se trouvaient :
MM. le capitaine de vaisseau Galibert, aide-de-camp du ministre de la marine,
et Didier, lieutenant de vaisseau, délégué par M. le préfet-maritime de Brest.
MM. Victor Charner, sous-préfet de Montreuil, et F. Charner, fils et frère du défunt, conduisaient le deuil, accompagnés par M. Hérault, maire de SaintBrieuc , Flaud , maire de Dinan , et de M. Boucher (de Rostrenen), l'aumônier de la flotte, qui avait administré à l'Amiral, son ami et compatriote, les derniers Sacrements.


Venaient ensuite les diverses autorités civiles, militaires et judiciaires, les membres du conseil municipal et du conseil général, les notabilités de notre ville et de notre département, et plusieurs officiers, parmi lesquels MM. les capitaines de vaisseau du Quillio; Tricault, commandant supérieur de la station du littoral nord ; Jaurès et Petit, capitaines de frégate, et les états-major .des avisos l'Ariel et le Cuvier, mouillés , en rade du Légué, et qui s'associaient par des salves d'artillerie à la cérémonie funèbre


TàD Postes aux Armées Djibouti  3-11-1985

Mis sur cale le 4 novembre 1958 à l'arsenal de Lorient, l'aviso-escorteur Amiral Charner a été lancé le 12 mars 1960. Quatrième de la série des avisos-escorteurs, il part pour l'océan Pacifique aussitôt après son admission au service actif le 14 décembre 1962.

Basé à Papeete de 1963 à 1980, Il est intégré à la division des avisos du Pacifique (Divavpaci) avec les Doudart de Lagrée, Protet, Cdt Rivière et EV Henry. Le Charner renoue toutefois avec la métropole tous les cinq ans, à l'occasion de grands carénages.

En 1980, il est affecté aux Forces maritimes de l'océan Indien avec comme port base Djibouti, et alterne de fréquentes missions opérationnelles en mer d'Oman et quelques missions de présence et de représentation dans le sud de la zone. En octobre 1987, l'aviso retourne à ses premiers amours et reprend la route du Pacifique pour trois années, où il est basé à Nouméa.



Le 8 juin 1990 il quitte définitivement Nouméa et rejoint la Métropole où il est retiré du service actif. Le bâtiment est remis à neuf pendant près de 4 mois à l'arsenal de Lorient et, le 28 janvier 1991, il reprend du service mais cette fois sous pavillon urugayen, et sous le nom de Montevideo. Le 8 avril 2008, l'aviso-escorteur Uruguay (ex français Commandant Bourdais) a été désarmé par la Marine uruguayenne. Des 3 avisos-escorteurs transférés par la France en 1990-91, il ne subsistait plus, en 2008, que le Montevideo (ex Amiral Charner), le General Artigas (ex Victor Schoelcher) ayant été désarmé en 2005.

05 août 2018

CORFOU 1916 hôpital Achilleion villa Sissi hôpital marine nationale Impératrice d'Autriche Elisabeth

CORFOU 1916 hôpital Achilleion villa Sissi

Je reviens sur l'article SOS paru hier et concernant l'identification d'une carte postale. Un grand merci à Gérard Claude qui m'a apporté le principal des renseignements.

L'Impératrice Sissi Elisabeth d'Autriche

Sissi


"il s'agit peut être de l'hôpital militaire Français installé en 1916 dans le palais de Sissi à Corfou (Grèce). A l'époque (et aujourd'hui encore) il s'appelait Achilleion et s'orthographiait tantôt Achilleon tantôt A. chilleion" Georges Claude



Achille au talon d'argile, fils de de Pélée et de Thétis est un héros de la guerre de Troie. Pour lui assurer l'invulnérabilité , sa mère le trempe dans le Styx en le tenant par le talon. Eduqué par le centaure Chiron il apprend les arts de la guerre, la musique et la médecine



Il combat Hector héros des Troyens mais n'échappe pas à la flèche tirée par Pâris, elle atteint le talon...





L’Achilleion ou Achilléon est un palais néoclassique de style pompéien situé en périphérie du village de Gastouri, dans le district municipal d’Achilleio, sur l’île grecque de Corfou.



le drapeau français flotte sur l'Achilleion 



Construit en 1889-1891 en l’honneur du héros homérique Achille par l’impératrice Élisabeth d’Autriche-Hongrie (plus connue sous le surnom de « Sissi »), il est racheté par le Kaiser Guillaume II d’Allemagne en 1907 puis occupé par les troupes françaises et serbes, qui en font un hôpital militaire, pendant la Première Guerre mondiale.



L’île grecque de Corfou

est occupée le 11 janvier 1916 sans solliciter l’avis du gouvernement grec forcé de s’incliner devant le fait accompli.

L’île de Corfou devient ainsi une base majeure pour la marine française et le commandant de vaisseau NOËL, commandant le CAM de Bizerte, suggère d’y installer un CAM, ce qui est accepté par décision ministérielle du 6 avril 1916.

Deux détachements partent de St Raphaël et le centre est officiellement crée le 1er mai 1916, sous les ordres du LV LARROUY

L'Hôpital




L'Achilléion transformé en hôpital franco-serbe Le nouveau coin de territoire grec qui vient d'être occupé par l'Entente est un des plus beaux de l'Hellade, avec ses horizons dorés, ses silhouettes molles, ses groupes d'oliviers immenses et tortueux à l'ombre desquels les filles, l'urne sur la tête, viennent encore, gracieuses et puissantes évocations des Panathénées, puiser l'eau aux fontaines antiques.

L'Achilléion est le joyau de cette somptueuse couronne. Il dresse ses blanches galeries et ses terrasses étagées au sommet d'un coteau touffu, à 145 mètres au-dessus de la petite rade de Gastari, à l'entrée de qui dort l'île de Pondikrnonisi ; îlot aux longs cyprès, dont la forme de barque a donné naissance à la fameuse légende homérique du bateau phéacien changé en rocher par le trident irrité de Neptune et qui inspira Bœcklin dans son Ile des morts. Au delà une presqu'île boisée puis un étroit bras de mer, et dans le fond les crêtes rougeâtres, dénudées et rocheuses de l'Albanie.


L'impératrice d'Autriche, qui avait fait l'acquisition du terain dès 1860, le transforma en un parterre de fleurs et y construisit l'élégante villa gréco-romaine due aux plans de Corditi. Le palais contient 128 pièces, parmi lesquelles 8 salons de marbre. Un immense escalier de 100 marches de marbre rouge descend jusqu'à la mer, passant non loin du temple où rêvait la figure du poète Heine. Tout allait de pair avec ce luxe : le jardin et sa décoration floraire ne coûtèrent pas moins de 80 millions.



Guillaume II, arriva à Corfou en 1907, neuf ans après la fin tragique de la souveraine. Il fit aussitôt l'acquisition de l'Achilléion, où il changea peu de chose sauf qu'il fit dispa' raître la statue de Heine, jugé trop mauvais Allemand pour figurer dans l'entourage impérial. En revanche il munit le palais de tout ce qui pouvait en augmenter le confortable, une machine électrique fut même chargée de distribuer la lumière partout, et jusque dans des fleurs lumineuses désormais disséminées dans tous les bosquets. Cette installation, le travail des imaginations aidant, devint immédiatement le signe d'une transformation de l'Achilléion en base militaire et navale. On est d'autant plus enclin à le soutenir aujourd'hui que ces considérations peuvent légitimer l'occupation de l'île et de son château.


« Administré par le Service de santé militaire jusqu’au 16 décembre 1917, puis par le Service de santé de la Marine jusqu’à sa fermeture, 1er juin 1919, l’Hôpital de l’Achilléion a pris le nom d’Hôpital Tribondeau, le 23 octobre 1918, en l’honneur du médecin principal de la Marine Louis TRIBONDEAU, médecin traitant, chef du Laboratoire de Bactériologie, décédé dans cet hôpital le 19 septembre 1918, victime de son dévouement au cours de l’épidémie de grippe (Ordre n° 279 du 23 octobre 1918, du vice-amiral GAUCHET, Commandant la 1re Armée Navale). »



En 1918-1919, la grippe dite espagnole sévit avec une particulière virulence dans les ports, les dépôts des équipages et certaines escadres. Un des espoirs de la bactériologie maritime, le médecin principal Tribondeau en fut une des victimes.


LOUIS TRIBONDEAU 
1872-1918 
Médecin principal de la marine 
Coauteur de la loi « Bergonié-Tribondeau » 


Le 19 Septembre 1918 disparaissait à Corfou, dans le palais de l’Achilléion transformé en hôpital maritime, le médecin principal Louis Tribondeau, à l’âge de 45 ans, emporté par la grippe espagnole.
Non seulement la marine perdait un médecin d’une grande valeur, mais encore la disparition de « ce savant modeste », selon l’ordre du jour du vice-amiral Gauchet, était une perte pour la faculté de médecine de Bordeaux, pour l’école pastorienne et pour la médecine française. 



En Novembre 1917, il est désigné pour l’hôpital maritime de Corfou, comme chef de service de bactériologie et du service des fiévreux. Il s’y dépense sans compter jusqu’au jour fatal où il sera emporté par « une maladie contractée en service, en prodiguant ses soins aux malades de l’armée navale » selon les termes de la citation à l’ordre de l’armée.
Le vice-amiral, commandant en chef de la 1e armée navale, décide que l’hôpital de l’Achilléion sera désormais appelé « Hôpital Tribondeau ». 



Sources

SERVICE DES ARCHIVES MEDICALES HOSPITALIERES DES ARMEES

La guerre mondiale quotidien illustre 14 janvier 1916

Archives nationale

Registre 1434 : Hôpital militaire de l'Achilleion, île de Corfou (Grèce)

Registre 1435 : Hôpital militaire de l'Achilleion, île de Corfou (Grèce)

http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_tribondeau_louis.htm

http://mboudry.fr/spip31b/spip.php?article148


« L’Hôpital Tribondeau, ancien Hôpital de l’Achilléion », Thèse pour le doctorat de médecine, présentée et soutenue publiquement, le lundi 22 décembre 1919, devant la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université de Bordeaux, Année 1919~1920, n° 34, Imprimerie A. Saugnac & E. Drouillard, Bordeaux, 1919, 37 p.


04 août 2018

Carte Postale Frères d'Armes Le Havre 25 octobre 1914 Guerre débarquement troupes écossaises chevaux

Carte Postale Frères d'Armes Le Havre 25 octobre 1914

Toujours hier soir à Bécherel à la nuit du livre, j'ai trouvé une interessante carte postale, pas pour le dessin Frères d'armes représentant un soldat britannique et un militaire français. C'est le texte qui est particulièrement intéressant. 




Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France.
Du 6 au septembre 1914, se déroule la première bataille de la Marne.
" Le front se déplace finalement pour atteindre les côtes de la Manche (épisode de "la course à la mer"), en novembre. A partir de là, le conflit s'enlise dans une guerre de position s'étirant de la mer du Nord à la frontière suisse.




Le scripteur se trouve au Havre avec sa femme, nous sommes le 25 octobre 1914. Certainement marin, pas de l'Etat mais du commerce (il vient d'arriver au Havre et est avec sa femme), son navire, en cale sèche, est en peinture.

Les Allemands franchissent l'user, Dixmude est pratiquement encerclée.


"Nous avons reçu votre carte, merci de votre bon souvenir". 
"J'ai voulu vous écrire la semaine dernière mais il m'a été impossible de trouver un petit moment depuis que je suis arrivé au Havre. Nous sommes à peindre le bateau depuis hier le navire est rentré en cale sèche. Je pense en avoir encore pour un moment ici . Tous les jours il débarque des milliers de soldats anglais et des chevaux qui s'en vont directement sur le front". 
"C'est curieux à voir, on dirait que Le Havre est un coin des opérations de guerre".


Contrairement aux villes du nord et de l’est de la France situées sur le front terrestre, Le Havre n’est pas directement touché par les combats pendant la Grande Guerre même si, au début des hostilités, on envisage sérieusement la possibilité que l’ennemi arrive jusqu’à la ville et que l’armée y installe rapidement un système de défense de façon à en faire un camp retranché.


 Cependant, grand port stratégique, Le Havre devient, dès le début de la guerre un front maritime de première importance dans la guerre navale que se livrent les deux camps. 

Base britannique, elle est une cible pour les navires de guerre, les sous-marins ou les mines allemands qui coulèrent ainsi près d’une quarantaine de navires au large du port de 1914 à 1918. Pour répondre à ces dangers, le front de mer est progressivement armé de canons et les abords de la rade sont surveillés par des sous-marins, puis, en 1915, un barrage flottant est construit à l’entrée de la rade pour en empêcher l’accès aux sous-marins allemands. 



Cette protection maritime est doublée d’une surveillance aérienne effectuée par des hydravions et des dirigeables alors que des mesures sont prises contre une attaque possible de l’aviation ennemie (réduction de l’éclairage, alertes) après le survol de la ville par un avion allemand le 10 octobre 1914. 




"Il y a beaucoup d'Ecossais en jupes courtes et plissées, l'on dirait des femmes"."Le défilé a duré plus de deux heures et tous les jours c'est la même chose".
"Ma femme se joint à moi..."
Signé Gaboret






Sources 

Archives municipales du Havre

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/havrais-pgm/pages/page1.php

.../---/... Identification photo infirmière marins et troupes coloniales

Identification photo infirmière marins et troupes coloniales


j'ai acheté hier soir à Bécherel une carte photo ancienne représentant des marins, une infirmière et des membres de troupes coloniales (port du casque coloniale) devant un bâtiment en bois. La photo est complètement passée et très pale. J'ai réussi quand même à l'améliorer. 

Je n'arrive pas à déchiffrer le ruban légendé du bonnet des marins. 
Je pense que c'est une infirmerie ou un hôpital... mais ces établissements avaient-ils des rubans légendés?

Je crois lire "hôpital Achille" ou du moins ce qui se termine par "AL ACH..."

Merci de votre aide









Vos réponses peuvent être mises en commentaires ou sur ma boîte mèl : jmbergou@orange.fr 

03 août 2018

Amers et azimut Situation des principaux bâtiments déployés au 31/07/18

Amers et azimut

Situation des principaux bâtiments déployés au 31/07/18

23 bâtiments   aéronefs    1774 marins
Opération Chammal
FREMM Languedoc (mer Méditerranée) + Caïman Marine
Atlantique 2 (Jordanie)
 
TF 150
FAA Cassard (océan Indien) + Panther
 
Opération Sophia
Patrouilleur L'Adroit (mer Méditerranée)
 
Surveillance maritime
FLF Courbet (mer Méditerranée) + Panther
BBPD Acheron (mer Méditerranée)
BCR Marne (mer Méditerranée)
BRS Aldébaran (océan Atlantique)
B2M Champlain (océan Indien)
Patrouilleur polaire L'Astrolabe (océan Indien)
PHM Cdt Birot (mer Méditerranée) + Alouette III
Falcon 50 (Dakar)

Préparation opérationnelle
FS Prairial (océan Pacifique) + Alouette III
 
Défense maritime du territoire
FS Vendémiaire (océan Pacifique)
 
Mission hydrographique
BHO Beautemps-Beaupré (Grand Nord)
 
Opérations de police des pêches
P400 La Moqueuse (océan Pacifique)

365 jours par an, 24H sur 24, sur tous les océans et mers du globe, ce sont en moyenne 35 navires à la mer, 5 aéronefs en vol, des fusiliers marins et commandos déployés, soit près de 5 000 marins sur, sous et au-dessus de la mer pour préserver les intérêts de la France et garantir la sécurité des Français.

Goélette Etoile en Angleterre Sunderland Tall ships races 2018

Goélette Etoile en Angleterre


Dans le cadre de la Tall Ships races, la goélette ETOILE a fait escale à SUNDERLAND
Le courrier a été traité en date du 31/7/2018 par le centre de TYNESIDE 

Des belles plages et de la campagne aux théâtres, musées et galeries, il y a beaucoup à voir et à faire à Sunderland. La plupart des attractions de la ville sont gratuites et toutes offrent une grande journée en famille, remplie de plaisir




Sunderland est une ville accueillante et animée située sur la côte et à l'embouchure de la rivière Wear. Il possède de larges plages de sable et des hectares d'espaces verts relaxants et revigorants. Culturellement, son offre comprend le Sunderland Empire Theatre , le National Glass Centre et le Sunderland Museum & Winter Gardens , tandis que sa scène musicale underground est considérée comme l'une des plus dynamiques du Royaume-Uni. Cette ville fière au bord de la mer a aussi une histoire fascinante, des attractions sportives exceptionnelles et un programme d'événements et de festivals adaptés aux familles.

02 août 2018

Encore du n'importe quoi Frégate Germinal Fort de France

Frégate Germinal Fort de France 

Courrier adressé par un collègue à la Frégate Germinal lors de son intervention à Saint-Martin et Saint-Barthélémy en septembre 2017... 


Mer et Marine Publié le 07/09/2017 par Caroline Britz

Après le passage de l’ouragan Irma, qui a frappé de plein fouet les îles française Saint-Barthélemy et franco-néerlandaise de Saint-Martin, tous les services de l’Etat, à commencer Forces armées françaises aux Antilles et en Guyane, sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés. Parmi les moyens qui vont être déployés se trouvent notamment les deux frégates de la Marine nationale basées à Fort-de-France, en Martinique

Ce pli qui revient le 1er août 2018 porte le cachet de Mission Corymbe 130... de septembre 2015. La flamme annulant le timbre est au 26-7-18.





Bon on n'a pas eu de timbre "Johnny"...



Empreinte de la machine à affranchir de Fort de France Ctc 19460 A en date du 26-7-18

Le Marin

La deuxième frégate de surveillance, le Germinal, qui était en mer, devait accoster ce jeudi à 13 h (heure de Paris) à Fort-de-France pour charger matériel et personnel. Son heure d’appareillage n’était pas encore connue. Le Germinal embarquera un hélicoptère Alouette III pour cette mission.
La Marine dispose aussi de deux avions de reconnaissance Falcon 50, l’un venant en renfort de Guyane et l’autre étant affecté aux Antilles.
Un vol de reconnaissance a déjà eu lieu mercredi et un deuxième est prévu ce jeudi pour apprécier la situation. Il s’agit d’établir les zones accessibles afin de créer des plots hélicos et d’évaluer l’accès au port de Saint-Martin.

Que dire? 


http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/29376-cyclone-irma-la-fregate-ventose-rallie-saint-martin

Marine en Afrique Occidentale Française Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 Cuers Pierrefeu courrier

Marine en Afrique Occidentale Française  Aéronautique Navale à Dakar novembre 1941 carte Interzones Pétain 1f20 La BAN Dakar-Ouakam était si...