15 décembre 2019

FAA CASSARD Dernière cérémonie des couleurs 12 décembre 2018

FAA CASSARD Dernière cérémonie des couleurs  12 décembre 2018

Il y a 31 ans, le 28 juillet 1988, la frégate antiaérienne (FAA) Cassard était admise au service actif.





Le Cassard devait rester en service jusqu'en 2022 quand, avec son sister-ship le Jean Bart, ils auraient dû être tous deux remplacés par deux FREMM DA. La frégate est finalement retirée du service actif le 5 avril 2019.
Tous les équipements utiles, qui peuvent être réemployés ou servir de pièces détachées pour d’autres systèmes sur des unités encore en service, sont récupérés avant que le bâtiment soit définitivement désarmé et condamné. Et il en reste encore à bord, à commencer par le radar SMART-S, qui date seulement de 2012. Les pièces de 100mm (modèle 68) sont pour mémoire encore opérationnelles sur les dernières frégates du type F70, ainsi que les anciens avisos (devenus patrouilleurs de haute mer) du type A69. 


Le Cassard remorqué le 28 juin au Lazaret (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Les Sadral équipent quant à eux le porte-avions Charles de Gaulle, la frégate Jean Bart et seront aussi installés sur les trois frégates du type La Fayette (FLF) qui vont bénéficier d'une rénovation à mi-vie (RMV). Dans ce dernier cas, les six Sadral des anciennes frégates Montcalm, Dupleix et Jean de Vienne ont déjà été récupérés pour être reconditionnés et installés sur les FLF bénéficiant d'une RMV. La récupération des systèmes du Cassard, puis à l'avenir ceux du Jean Bart, permettra à la marine de disposer de rechanges supplémentaires, voire si elle le souhaite d'équiper d'autres unités pour améliorer leur autodéfense. Première des deux frégates antiaériennes du type F70 AA, le Cassard fut construit à Lorient et mis en service en juillet 1988. Son sistership, le Jean Bart, a suivi en 1991 et doit être désarmé en 2021. 



Le Cassard remorqué le 28 juin au Lazaret (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)


 Longs de 139 mètres pour une largeur de 14 mètres et un déplacement de 5000 tonnes en charge, ces bâtiments ont été conçus pour atteindre 30 nœuds, leur propulsion comprenant quatre moteurs diesels totalisant une puissance de 43.200 cv. Les FAA ont été dotées d’un système surface-air SM-1 MR (un missile à poste sur la rampe Mk13 et 39 en soute) provenant des anciens escorteurs d’escadre Bouvet et Kersaint, désarmés en 1982 et 1983. Aussi appelés Tartar, ces systèmes avaient été débarqués des vieux EE puis envoyés aux Etats-Unis pour modernisation avant d’être réinstallés sur les nouvelles FAA, dont quatre exemplaires devaient être initialement construits. Les deux autres, finalement annulées pour des raisons budgétaires, devaient à cet effet recevoir les Tartar des ex-Dupetit-Thouars et Du Chayla. L’armement des Cassard et Jean Bart est complété par deux systèmes surface-air à très courte portée Sadral (6x2 missiles Mistral en batterie), 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block2, une tourelle de 100mm, de l’artillerie légère, deux tubes lance-torpilles et un hélicoptère Panther. Ces FAA seront remplacées par les septième et huitième unités du programme FREMM. Des frégates multi-missions à capacités de défense aérienne renforcées actuellement en cours de construction dans l’établissement lorientais de Naval Group. Il s’agit des futures Alsace et Lorraine, qui rejoindront la Marine nationale en 2021 et 2022.

© Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/content/le-cassard-depouille-de-ses-equipements

12 décembre 2019

Donec Humour dans le carré le sultanat des femmes

DONEC : Le sultanat des femmes

Bonjour la compagnie,

Notre imaginaire romantique se représente les beautés des harems confinées dans une vie d’oisiveté et de loukoums. Pourtant au XVIème siècle certaines de ces pensionnaires assumèrent les plus hautes fonctions de l’Etat.

L’empire ottoman était immense, et le sultan guerroyait en permanence aux confins du territoire. Pendant qu’il combattait, on pouvait compter sur quelques vizirs ambitieux pour fomenter un ou plusieurs complots définitifs.



Devant assurer ses arrières, Soliman le Magnifique avait résolu ce problème en confiant les rênes du pouvoir à Roxelane son épouse ukrainienne. Il rompait ainsi avec une tradition qui éloignait les femmes du pouvoir.

Après Roxelane d’autres épouses ou mères de Sultans furent vraiment des femmes d’influence et gouvernèrent le pays d’une main de fer. Une des plus remarquables fut la sultane Turhan très belle concubine du sultan Ibrahim. Elle s’appelait alors Nadia et venait aussi d’Ukraine. Elle avait été capturée par les Tatars de Crimée et fut mise au service de la mère du sultan, Kösem, elle-même d’origine grecque. Nadia-Thurhan avait reçu dans le harem une éducation appropriée.

Comme le sultan, âgé de 25 ans, n’avait aucune expérience de l’Etat et qu’il était, de plus, d’une santé mentale fragile, le pouvoir était assuré par Kösem. A 15 ans Turhan lui donne un fils, Mehmed. Mais le sultan meurt cinq ans plus tard. Mehmed monte alors sur le trône et Kösem affermit son pouvoir.



La marâtre décide alors de remplacer ce petit-fils par l’un des plus jeunes frères de l’ancien sultan dont la mère était plus malléable.

Heureusement Turhan avait de solides soutiens auprès des eunuques et des gardiens du harem qui passèrent à l’action et étouffèrent Kösem dans son sommeil.

Devenue sultane à son tour, elle assume la régence, éloigne ses ennemis les janissaires dans des provinces reculées puis les assassine et confisque leurs biens.

Quand son Mehmed atteint l’âge de 16 ans elle se retire et se consacre à des œuvres caritatives et fait l’édifier les plus belles mosquées du pays.

Ha ce bon vieux temps !

A la semaine prochaine
Donec

05 décembre 2019

Aéronautique navale ballon dirigeable aéronavale Zodiac VZ ZD Rochefort

ZODIAC les dirigeables

Au début du XXe siècle, la Marine Nationale doit s’adapter aux nouvelles méthodes de combat : apparition de la guerre sous-marine, essor des avions, des hydravions, des dirigeables.En 1910, la Marine Nationale acquiert son premier avion. En 1911, création des Centres d'Aviation de Brest et de Cherbourg puis l’année suivante, l'Aviation Maritime voit le jour. Le Service de l'Aéronautique Maritime est officiellement créé le 20 mars 1912 mais son organisation est mise en place en juillet 1914.
La Société française de ballons dirigeables et d'aviation, fut créée en mars 1908. Elle succède aux établissements Maurice Mallet créés en 1896 par le peintre et pilote de ballons M. Mallet.

Zodiac Aerospace est une entreprise aéronautique française créée en 1896 fournissant des systèmes et des équipements à destination des aéronefs. Elle est absorbée en 2018 par Safran, et les différentes entités renommées et dissoutes au sein du groupe.



Elle deviendra plus tard la société Zodiac. La société conçoit d’abord des dirigeables de petites dimensions avant de se lancer dans la fabrication de grands dirigeables souples.

Elle s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises pour la publicité. Par la suite, elle se consacre, sur demande de l’armée, à la production de ballons captifs et de dirigeables dès 1913.


La Marine décide de s'équiper de dirigeables de patrouille bi-moteurs, très maniables. Les Établissements des dirigeables Zodiac proposent un premier modèle VZ-0 de 2 150 m3. Il doit son surnom Grain-de-Café à la forme de sa nacelle et à son origine (construction par Mr Cohen, propriétaire des cafés Caïffa).


VZ Zodiac Vedette 
Les patrouilleurs de la maison Zodiac reçurent les identifications VZ pour Vedette Zodiac et ZD pour Zodiac Destroyer.


Le 21 décembre 1896, la Société « Mallet, Mélandri et de Pitray » est fondée par Maurice Mallet et ses associés, elle est à l’origine de Zodiac. À ses débuts, l’entreprise participe au développement de la production des premiers ballons dirigeables de sport et de tourisme.



En juin 1909, la société change de nom et devient la « Société française de ballons dirigeables et d’aviation Zodiac », puis simplement « Zodiac » en 1911. Elle connait alors une période d’essor dans la construction d’aéroplanes et de ballons, notamment par son activité au service de l'aérostation maritime et par sa participation à l’effort de guerre. Jusqu’aux années 1930, ce sont 63 dirigeables qui sortiront des ateliers Zodiac.

A cette époque, le siège social et les bureaux sont situés au 10 route du Havre à Puteaux, et les hangars à l'aérodrome de Saint-Cyr-l'École.












sources 

https://www.aerobase.fr/historique/dirigeables/zodiac.html

04 décembre 2019

Aéronautique navale Levasseur PL4 PL2 porte-avions Béarn hélice

Aéronautique navale Levasseur PL2 PL4

Les établissements Levasseur fournirent des avions torpilleurs embarqués à l'aéronautique navale pendant l'entre-deux-guerres



Pierre Levasseur débuta dans la construction aéronautique lorsqu'il présenta au Salon de la locomotion aérienne de 1909 un dispositif de propulsion adaptable à un hélicoptère.

Il se tourna ensuite vers l'hélice et, pour assurer le fonctionnement de son modeste atelier de la rue de Javel, à Paris, se consacra à la réalisation d'avions créés par d'autres ingénieurs. C'est ainsi qu'il bâtit le biplan Fernandez, puis le « Tubavion » métallique et enfin le triple monoplan Landeroin-Robert.



A la fin de la première année de guerre, Levasseur fut renvoyé à l'arrière afin de remettre en route ses ateliers. Désormais trop petits, ceux-ci furent transférés place Félix-Faure. A la signature de la paix, le constructeur avait produit 350 SPAD de chasse, des voilures pour des hydravions FBA et plus de 1500 hélices, auxquels s'ajoutèrent avant la Seconde Guerre mondiale 50 NiD-29, 145 Breguet 14, 80 MS-230, ainsi que plusieurs prototypes étudiés par des ingénieurs démunis de moyens industriels.

En 1920, Levasseur avait réalisé un bateau à hélice aérienne mue par le vent, conçu par Louis Constantin; quatre ans plus tard, il acheta à l'Américain Reed la licence de son hélice métallique, dont la rigidité des pales était assurée plus par la force centrifuge que par leur épaisseur, après avoir, dès 1921, testé plusieurs modèles d'hélices en bois à pas variable.
Levasseur PL2
Mis en service en juin 1926 sur le Béarn, premier porte-avions français, qui venait d'être achevé, les Levasseur PL-2, malgré leur moteur Renault peu fiable, formèrent l'escadrille 7-B2. Auparavant, et afin de tester les fuselages en bois collé qu'il destinait à ses avions marins, Levasseur avait réalisé le PL-1 TO3 un petit avion de tourisme qui vola en avril 1921.

Cependant, la firme de la place Félix-Faure allait acquérir ses lettres de noblesse avec la réalisation d'avions marins, capables, après avoir décollé de la terre ferme, de se poser sur l'eau et de flotter grâce à un fuselage-coque étanche. Avec l'aide de Charles Fréchet, directeur des fabrications de la firme, Levasseur conclut un accord avec le constructeur britannique Blackburn pour réaliser en France un avion torpilleur embarqué, le PL-2, qui vola en 1921 et fut produit à neuf exemplaires.

Levasseur PL4

Première production de la firme à fuselage parfaitement étanche, le PL-3 était un biplan triplace de surveillance maritime, équipé d'un moteur Lorraine de 400 ch, qui effectua son premier vol en mars 1924. Ce prototype permit la réalisation du PL-4, avion de reconnaissance embarqué
Le Levasseur PL 4 est un avion de reconnaissance embarqué français des années 1920 produit par le constructeur aéronautique Pierre Levasseur.

Ce biplan a été utilisé sur le porte-avions Béarn à partir de mai 1928. Il dispose d'un fuselage dit « marin » en bois : il avait la possibilité de larguer son train d’atterrissage et d’amerrir grâce à une coque profilée. 

Levasseur PL4 à l'appontage sur le Béarn
Toutefois, ce n’était pas un hydravion proprement dit, ne pouvant redécoller. Il s'agit du premier avion embarqué en service courant dans l’aéronavale française.




Sources :



29 novembre 2019

CHAMPLAIN EUROPA 23-8-2019

BSAOM CHAMPLAIN EUROPA 
23-8-2019

Mission ravitaillement
Deux semaines après une passation de commandement et la prise en charge du navire, l’équipage B a quitté Port-des-Galets le 17 août pour entamer une boucle autour de Madagascar et livrer matériel et vivres aux détachements présents sur les îles du canal du Mozambique. 


Ces détachements sont issus en ce moment d’une compagnie tournante du 1er régiment de chasseurs parachutistes, pour les îles Europa et Juan de Nova, et du détachement de Légion étrangère de Mayotte pour les îles Glorieuses. Ils y assurent une présence française par période de 45 jours.




Renforcé pour la mission par huit marsouins du 2e régiment parachutiste d’infanterie de Marine, le Champlain a su faire face aux conditions de débarquement parfois difficiles de la fin d’hiver austral pour tenir les délais et mettre à profit les trajets entre les îles.







Sources :

https://www.colsbleus.fr/exemplaires/11680#

Donec Humour dans le carré Genevoix au Panthéon, ce n'est pas trop tôt!

Genevoix au Panthéon, ce n'est pas trop tôt!

Bonjour la Compagnie,

Les écrivains qui nous ont immergés dans l’enfer de 1914 sont nombreux et beaucoup le font avec réalisme et talent, pourtant trois dominent le débat de la tête et des épaules c’est Blaise Cendrars avec la « Main coupée », Louis Ferdinand Céline et son « Voyage au bout de la nuit » sans oublier Maurice Genevoix avec ses témoignages aux les titres suffisamment évocateurs « Sous Verdun », « Nuit de guerre », « au seuil des guitounes », « La boue » et « Les Eparges ». Les téléspectateurs « d’Apostrophe » ou les auditeurs de « Radioscopie » n’ont pas oublié la voix de ce vieux jeune homme dynamique. Avec lui nous partageons l’existence même des « bonhommes » dans cette expérience effroyable où l’élite de l’Europe a laissé la vie. Le texte est extrêmement précis et vivant et loue cette extraordinaire camaraderie des tranchées. Il nous livre un récit poignant de l’instant de sa grave blessure. Il souffre mais voit tout et décrit chacun des protagonistes qui se penchent sur lui. Il pense que sa fin est proche. Et il n’a pas envie de partir de quitter sa famille du front.



Deux jours plus tôt, sur le même champ de bataille c’est l’écrivain allemand Ernst Jünger, futur auteur « d’Orages d’acier » qui était blessé.

Genevoix était devenu auteur par la grâce d’Ernest Lavisse directeur de l’Ecole Normale Supérieure où il avait fait ses études. Celui-ci avait demandé à tous les normaliens de correspondre avec lui et de décrire ce qu’ils vivaient. Très vite, il avait découvert le talent de ce jeune homme sportif et facétieux. Il l’incitera ensuite à publier le texte de « Ceux de 14 ». Il signera la préface.



En 1934 Genevoix obtiendra le Goncourt pour un beau roman de nature et de braconnage « Raboliot ».
Aux Vernelles, face à la Loire Il construira son œuvre. Nous y retrouverons son amour de l’eau, des animaux, des arbres et des fleurs. Nous y voyons l’empreinte des épreuves mortifères subies pendant la guerre et une échappée vers son grand amour de la vie.

Au 13 décembre

Donec

27 novembre 2019

CORYMBE 149 BCR SOMME fin de mission pour le BCR Escale au Maroc

CORYMBE 149 BCR SOMME fin de mission pour le BCR Escale au Maroc


Le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme a fait escale au Maroc du 16 au 20 novembre dernier.





Après avoir participé à la mission Corymbe dans le Golfe de Guinée, il a effectué une relâche opérationnelle dans le port de Casablanca.

Les membres de l’association marocaine de la Légion d’Honneur, conviés à bord samedi, ont assisté à une cérémonie militaire de remise d’insignes de la Légion d’Honneur. Ils ont ensuite pu visiter le BCR dont la mission principale consiste à assurer le soutien logistique et matériel des bâtiments déployés.



Le BCR SOMME a ensuite rejoint la Méditerranée pour accompagner l'exercice PEAN 19

sources :

Alger rue de la marine OQTF Algérie

 Alger  - de la marine à l'indépendance  On parle beaucoup en ce moment des relations franco-algériennes et de l'OQTF.  Mais qu'...