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02 juillet 2026

Aéronautique navale aviation maritime Saint-Raphaël fièvre typhoïde Fernand Widal Hyacinthe Vincent guerre 1917

Aéro Saint-Raphaël

vaccin contre la typhoïde 

En fouillant dans les plis de l'aviation maritime Saint-Raphaël, j'ai retrouvé cette carte postale du 17 novembre 1917. Il est toujours intéressant de lire les courriers... le contenu nous révèle qu'un matelot mécanicien se plaint d'être malade et d'avoir une fièvre de cheval pour avoir été vacciné contre la typhoïde.

Au début de la Première Guerre mondiale, les mauvaises conditions d'hygiène dans les camps et les tranchées favorisent une grave épidémie de fièvre typhoïde. Dès les premiers mois du conflit, des dizaines de milliers de soldats sont contaminés et la mortalité est importante.


Ambulants LES ARCS A NICE17 NOV 1917
En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, la vaccination contre la fièvre typhoïde est déjà largement utilisée dans l'armée française. Elle constitue l'une des grandes avancées de la médecine militaire.

Quelques points essentiels :

La vaccination antityphoïdique est introduite en France à partir de 1914.  Elle devient obligatoire pour les militaires français dès les premiers mois de la guerre, malgré quelques réticences initiales.   Le vaccin est administré en plusieurs injections (généralement trois doses).  Il protège contre la fièvre typhoïde, une maladie bactérienne causée par Salmonella Typhi, transmise par l'eau ou les aliments contaminés.
La maladie provoquait de fortes fièvres, des troubles digestifs, une grande faiblesse et pouvait être mortelle en l'absence de traitement.

Grâce à cette vaccination, le nombre de cas dans l'armée française chute de façon spectaculaire : de plusieurs dizaines de milliers de cas au début de la guerre à seulement quelques centaines par an à partir de 1917.
Ce succès est considéré comme l'une des premières démonstrations à grande échelle de l'efficacité de la vaccination en milieu militaire.

Sur les livrets militaires, carnets de santé ou fiches matricules, on rencontre souvent des mentions telles que :

« Vacciné T.A.B. »
« Vaccin antityphoïdique »
« Vacciné contre la typhoïde »
avec les dates des injections.

À noter qu'en 1917, le vaccin utilisé protège essentiellement contre la fièvre typhoïde. Le vaccin T.A.B. (Typhoïde, Paratyphoïdes A et B), offrant une protection plus large, se généralise progressivement pendant et après la guerre.


Fernand Widal
Les travaux de Widal ont surtout porté sur la fièvre typhoïde, pour laquelle il développe une technique de diagnostic dès 1896, le test de Widal. Il est l'un des pionniers du diagnostic sérologique d'une maladie infectieuse grâce à l'agglutination. Pendant la Première Guerre mondiale, il met au point un vaccin qui a permis de réduire la propagation de cette maladie dans les troupes alliées.

Cette catastrophe sanitaire est en grande partie évitée grâce aux travaux de trois médecins français : André Chantemesse, Fernand Widal et le médecin militaire Hyacinthe Vincent. Dès la fin du XIXᵉ siècle, Chantemesse et son élève Widal mettent au point les premiers principes d'un vaccin à partir de bacilles tués. Hyacinthe Vincent perfectionne ensuite cette vaccination pour les besoins de l'armée et en démontre l'efficacité lors d'essais menés en Afrique du Nord.



Le 28 mars 1914, quelques mois avant le déclenchement de la guerre, la vaccination antityphoïdique devient obligatoire dans l'armée française. Dès octobre 1914, une campagne de vaccination systématique est lancée. En 1916, le vaccin est amélioré avec le vaccin TAB, qui protège également contre les paratyphoïdes A et B.

Les résultats sont spectaculaires : 45 078 cas et 5 479 décès sont recensés dans les cinq derniers mois de 1914, contre seulement 1 678 cas et 124 décès en 1917. Les historiens estiment que, sans cette vaccination, plus d'un million de soldats auraient contracté la maladie et plus de 150 000 seraient morts.

Sources

Institut Pasteur

Wikipedia

28 octobre 2025

Santé Ile Longue Sous-Marin nucléaire Marine EAMEA Cherbourg Santé et longueur de banette

Santé Ile Longue Sous-Marin


Des articles déjà anciens du Journal Ouest-France et du quotidien du médecin m'ont fait ressortir des photos anciennes de L'EAMEA de Cherbourg. 
On y parle de la longueur des couchages dans les bateaux noirs et de la taille des sous-mariniers.

La caille, le paddock, la niche, voici les surnoms que donnent les marins à leur couchette lorsqu’ils en parlent entre eux. Mais le nom réglementaire d’une couchette à bord d’un bâtiment de combat, c’est bien la bannette et elle n’a aucun rapport avec un quelconque produit issu d’une boulangerie !




© JM Bergougniou

Une équipe de médecins militaires français rapporte un cas – apparemment sans précédent… – de syndrome de la classe économique observé… à bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque.


En juin dernier et après deux semaines de mer, un maître mécanicien de 33 ans a en effet été victime d’une embolie pulmonaire. Apparemment, il ne présentait pas de facteur de risque de maladie thrombotique. Sans quoi il est peu probable en effet, que les médecins de la Royale l’auraient laissé franchir la passerelle d’embarquement !

© JM Bergougniou
Pour expliquer cet accident, les médecins militaires mettent en évidence sa grande taille (1,90m) incompatible avec l’exiguïté d’un sous-marin. Symbole de cette dernière, la couchette communément appelée bannette en marine militaire. Celle de la victime ne mesurait que 1,77 mètres, ce qui obligeait naturellement le marin à dormir les jambes repliées. Un vrai facteur de risque, susceptible de provoquer une importante stase veineuse…



Circonstance aggravante : « la déshydratation liée à l’insuffisance de boissons », et l’activité professionnelle de la victime, qui exige une station assise prolongée.

Pour prévenir les accidents thrombotiques, les médecins recommandent aux sous-mariniers de se lever, de marcher et de boire toutes les deux heures. Des conseils en tous points semblables à ceux qui sont donnés aux passagers des vols longs courriers…

Source : Le Quotidien du Médecin n°7174


Accident à caractère radiologique © JM Bergougniou

Assurer un service médical dans un sous-marin n’est pas chose aisée, ceci d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un sous-marin lanceur d’engins (SNLE). À cause de sa mission particulière, celle d’assurer la dissuasion nucléaire en tout lieu et en tout temps, le sous-marin est obligé de rester furtif. Il est de ce fait constamment en plongée, et le personnel à bord peut juste compter sur le professionnalisme de l’équipe médicale, composée de 3 personnes.

© JM Bergougniou
Les missions du service de santé sont donc multiples, d’autres marins ont également l’obligation de lui prêter main-forte pour les tâches subalternes comme le brancardage des blessés. 



À bord d’un sous-marin nucléaire, les compétences de l’équipe médicale sont extrêmement diverses :
Infirmerie,
Anesthésie,
Dentisterie,
Bloc opératoire,
Évacuation sanitaire.

© JM Bergougniou
Une trentaine d’opérations de l’appendicite ont ainsi été effectuées depuis 1972, date à laquelle ont commencé les missions de permanence à la mer.

Porte-avions Béarn accident EV1 Roux 20 juillet 1938 PL 101 Levasseur

Porte-avions Béarn accident EV1 Roux 20 juillet 1938 Le 20 juillet 1938, un grave accident endeuille l'Aéronautique navale française lor...