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17 mai 2018

FREMM BRETAGNE arrivée à Brest le 14 mai 2018

FREMM BRETAGNE  arrivée à Brest le 14 mai 2018

Partie de Lorien (avec bonne mer et bon vent), ayant pris soin de saluer Notre-Dame de Larmor, laquelle lui a répondu pour lui souhaité bonne route, la frégate va découvrir son nouveau port d'attache et ses accès pas toujours faciles. 


FREMM BRETAGNE photo Bernard Hily
Brest le château photo JM Bergougniou
Brest entrée du port militaire photo JM Bergougniou

Brest va retrouver un bâtiment aux couleurs de sa région. Le dernier ayant porté ce nom ayant été coulé à Mers-el-Kebir par nos alliés anglais.



C'est vrai que le goulet de Brest n'a pas toujours été d'un accès facile. 



Phare du Portzic photo JM Bergougniou

Le phare du Portzic est édifié entre 1842 et 1848 à l’entrée de la rade de Brest, face à la pointe des Espagnols. Associé celui du Petit Minou, construit à la même époque, il signale les positions de certains écueils tristement célèbres de la passe nord (la Basse Beuzec et le Coq), sur lesquels se sont successivement échoués quelques années auparavant, la frégate Melpomène (1831), le vapeur Tonnerre (1836) et la corvette La Créole [v.1845].



Phare du Portzic photo JM Bergougniou


Placé au point le plus étroit du goulet, il est également destiné à en sécuriser l’accès en servant de repère fixe aux bâtiments qui s’y présentent après avoir doublé la pointe Saint-Mathieu.
Portzic est érigé sous la direction de l’architecte et ingénieur Léonce Reynaud. Son implantation en bord de falaise, dans une zone militaire, résulte d’un compromis négocié avec le ministère de la Guerre. Le terrain nécessaire à son édification est loué par ce dernier au ministère des Travaux Publics, « sous la condition que l’éviction du locataire pourra avoir lieu sans indemnité » et que l’ouvrage « ne gênera en aucune façon le tir des batteries qui défendent le goulet et la rade de Brest ».


Phare du Portzic photo JM Bergougniou




Inauguré le 1er janvier 1848, l’édifice mesure 35 mètres de haut. Sa tour, octogonale, lui confère à l’époque une silhouette originale parmi les autres phares du littoral. Il est en effet le second ouvrage de ce type érigé en France, après celui du cap Fréhel, mis en service le 1er mai 1847 (et détruit en 1944), et juste avant celui de Calais  allumé le 1er octobre 1848.

Amer dans le goulet photo JM Bergougniou




Mon rêve les pieds dans l'eau photo JM Bergougniou





Le petit Minou en Plouzané

Le phare du Petit-Minou  photo JM Bergougniou


Le phare se dresse sur un îlot rocheux situé à l’entrée de la rade de Brest, à l’extrémité de la pointe du Petit Minou dont il prend le nom. Son feu, aligné avec celui du Portzic, complète le balisage du chenal d’accès au port de Brest et signale aux navigateurs la position de certains écueils immergés du goulet (la Basse Beuzec et le Coq).Le principe de sa construction est acté par une décision ministérielle du 24 avril 1839. En accord avec le Génie militaire, le phare sera implanté à Plouzané, dans la première zone de servitude d’un fortin côtier.






Inauguré le 1er janvier 1848, Le Petit Minou mesure 26 mètres de haut. Sa tour cylindrique est exécutée pour partie en granit extrait des carrières de l’Aber-Ildut, renommé pour sa grande résistance à l’érosion, et pour partie en kersantite, une pierre au grain fin et serré, provenant des carrières du canton de Daoulas. L’édifice est coiffé d’une plate-forme supportant la lanterne et dotée d’une balustrade « d’une largeur assez spacieuse pour y poster des soldats dans le cas d’une attaque de vie force tentée par la mer ».






Le phare comporte cinq niveaux. Le premier, à usage de vestibule, sert également de dépôt d’huile. Une niche pratiquée dans l’épaisseur du mur doit permettre d’y stocker environ 1000 litres d’huile, représentant l’approvisionnement annuel du feu. Les niveaux suivants sont respectivement mis à disposition de l’ingénieur ou du conducteur en tournée et des « gardiens allumeurs ». Chaque pièce est meublée et munie d’une cheminée. Le dernier niveau, voûté en plein cintre, reçoit la chambre de veille. Une grande armoire et des placards permettent d’y entreposer « les lampes et becs de rechange, cheminées, obturateurs, ciseaux, linges, peaux de chamois et autres accessoires nécessaires au service de l’éclairage ».



Électrifié en 1938, le phare est automatisé en 1989. La lampe halogène de 650 W qui équipe actuellement sa lanterne, projette un feu à deux éclats à secteurs blancs et rouges toutes les 6 secondes. Sa portée est de 19 milles. Il est complété d’un feu auxiliaire aligné avec le phare du Portzic. L’ouvrage, implanté en zone militaire, n’est pas ouvert au public.


Pointe Saint-Mathieu Sémaphore et phare photo JM Bergougniou








sources

http://www.archives-finistere.fr/phares-et-balises-12


BNF Gallica

Merci à Bernard Hily et Claude Bélec 

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