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3 oct. 2016

Le Colbert est revenu en Gironde... Croiseur Landévennec Bassens Bordeaux déconstruction chantier ferraille

Le Colbert est revenu en Gironde...





Le Colbert, porte le nom du ministre de la Marine de Louis XIV Jean-Baptiste Colbert, est un ancien croiseur de la Marine nationale entre 1956 et 1991. 




Converti de 1993 à 2007 en navire musée à flot à Bordeaux, en attente de déconstruction il est resté amarré près de Brest, sur coffre au Cimetière des navires de Landévennec de 2007 à 2016, avant de repartir vers la Gironde, il sera démantelé à Bassens, près de Bordeaux en 2016.


Enveloppe marquant l'ultime voyage vers Bassens le 6-6-2016

Nos amis girondins, Denis et Rosine Duet nous permettent de revivre quelques évènements de ce navire.







Ce fut un navire de guerre essentiellement destiné à la lutte anti-aérienne. Sa construction débuta sur demande de la Marine nationale en 1953 dans les chantiers de la DCAN de Brest. Le Colbert devait être un navire puissant capable de contrer toutes menaces aériennes par la puissance de feu de son artillerie : il disposait de tourelles de57 mm et de tourelles de 127 mm pour une cadence de feu d'un tir à la seconde.




Le Colbert devint un musée flottant, amarré quai Bacalan dans le port de Bordeaux en juin 1993 où il pouvait être visité. Il était le bateau musée le plus visité de France en 2004 et le « monument » le plus visité de la ville. Le Colbert était un musée privé : si le navire appartenait à l'État, ce dernier l'avait concédé à une association, « Les Amis du Colbert ». 














Plusieurs parcours fléchés avaient alors été aménagés, avec une visite durant entre 2 heures et 3 heures, pour traduire la vie telle qu'elle était à bord. Une visite guidée permettait d'avoir accès à des pièces fermées au public quand il était en service, comme le compartiment machines, le central opération, les postes équipages et les chambres des officiers et officiers mariniers, lors d'expositions permanentes à bord sur la Marine ou sur Météo-France. On y trouvait également une exposition originale de maquettes, où l'on pouvait voir des maquettistes au travail. La sirène du navire retentissait le midi, tous les mercredis et dimanches.

Mais ce musée suscitait aussi des critiques à Bordeaux dont celles de riverains (il existait même une association nommée « Coulons le Colbert », candidat lors des municipales en 1995). Le Colbert connaissait aussi des difficultés financières récurrentes. Bien que propriétaire, l'État ne prenait pas à sa charge les coûts d'entretien dont un tel navire a besoin. Une peinture complète du bâtiment, par exemple, coûte plus de 500 000 €, prix trop élevé pour le budget du musée. Même à quai, pour des raisons de sécurité et d'image, ce bâtiment nécessitait un entretien constant.






Sans la possibilité de financer celui-ci et sous la pression d'associations écologistes locales et de la Mairie de Bordeaux, le Colbert est fermé au public le 2 octobre2006 et retiré du quai le 31 mai 2007, date d'expiration de la concession et de la sous-concession. Son dernier voyage l'amène à Brest, remorqué par la Marine nationale, il est alors embossé sur coffres au cimetière des navires de Landévennec.



Du fait de grandes similitudes techniques, la Marine nationale a « cannibalisé » encore de temps en temps des pièces détachées (essentiellement sur les chaudières et les turbines) du Colbert pour remplacer certains équipements de la Jeanne d'Arc, laquelle a été désarmée en 2010. Depuis cette date, plus rien ne s'oppose en théorie à la démolition du Colbert mais, en 2014, le navire est toujours amarré à Landévennec.












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