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18 août 2014

TOULON : La revue navale 2014


TOULON : La revue navale 2014




La section toulonnaise, non sans quelques difficultés, était présente dans les locaux du musée de la Marine de Toulon pour tenir le stand de la Marcophilie navale à l'occasion de la Revue navale 2014.

C'est vrai qu'en cette période de 15 août les commémorations se multipliaient avec le 70e anniversaire du débarquement de Provence et les cérémonies au Mont Faron.



Paul Roy et Bernard Piron tenant le stand et le bureau temporaire de la Marcophilie navale au Musée de la Marine de Toulon

Dans le cadre des cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement de Provence et de la Libération de la France, le Président de la République a présidé une revue navale dans la rade de Toulon le vendredi 15 août, précédée d’une parade navale le long des côtes entre Cannes et les îles d’Hyères.





Visible dès 12h depuis les plages de Cannes et se dirigeant vers le port de Toulon, cette parade présente une dimension à la fois internationale et commémorative.

Le dispositif de la revue sera articulé autour de quatre tableaux représentant le large spectre de missions assurées par la Marine nationale : le groupe aéronaval, le groupe amphibie, le groupe sauvegarde maritime et le groupe guerre des mines.



Une vingtaine de bâtiments de combat, 13 français et 7 étrangers, ainsi qu’une vingtaine d’avions et d’hélicoptères rendront les honneurs au Président de la République française, aux chefs d’États et de Gouvernements étrangers ainsi qu’aux vétérans et résistants. Une manière pour les marins français d’aujourd’hui de transmettre aux jeunes générations la mémoire de l’engagement de leurs glorieux anciens au service de la France, tout en faisant la démonstration d’une marine à vocation océanique mondiale.


FDA Forbin, FAA Jean Bart, FASM Jean de vienne, FLF Aconit, PR Meuse, SNA Perle, BPC Tonnerre, TCD Siroco, USS Mount Whitney (USA), FDA Chevalier Paul, HMS Echo (GBR), FLF Guépratte, Aviso CDT Birot, BA Soummam (Algérie), Frégate Sultan Moulay Ismail (Maroc), Patrouilleur La Galitte (Tunisie), CMT Pluton, CMT Capricorne, HMS Ramsey (GBR)






Le 14 août, à la BBC, « Nancy a le torticolis » prévenait les résistants de l’imminence du débarquement provençal. D’abord appelé Anvil, puis Dragoon, il devait compléter le dispositif Overlord pour prendre en tenaille la Wehrmacht et abattre le nazisme. Planeurs et parachutistes atterrirent dans la nuit ; puis, sur la côte des Maures, débarquèrent Américains, Anglais, Canadiens et Français. Ces derniers, plus nombreux qu’en Normandie, soldats de la France libre et de l’armée d’Afrique (européens, « indigènes » marocains, algériens, sénégalais) se chargèrent de prendre Marseille et Toulon, fortement armées. Les résistants du Var furent très actifs, renseignant, guidant, provoquant des insurrections, notamment à Marseille.Les effets du débarquement furent plus décisifs qu’en Normandie. Dès le 18 août, Hitler ordonnait à la Wehrmacht de quitter le Sud-Ouest, de tenir la vallée du Rhône, pour se replier au besoin sur la Bourgogne. Vingt jours plus tôt que prévu, Toulon et le pays varois étaient libérés, mais aussi Aix et Marseille après de durs combats. Dragoon, loin d’être secondaire, a bien été complémentaire du D-Day. Un événement à commémorer sans modération.

les souvenirs officiels émis par la section de Toulon, peuvent être obtenus auprès de la section de Toulon selon les modalités ci-dessous
  • carte postale: 2,50€
  • enveloppe:     2,00€
  • les deux:        4,00€
  • le feuillet de MONTIMBRAMOI: 15,00€
Ne pas oublier le port…









LE 15 AOUT 1944 : LE DÉBARQUEMENT

Deux mois après le débarquement en Normandie, une opération d’envergure est lancée sur les 
côtes du sud-est de la France. Destinée à fixer les troupes ennemies et à permettre l’accès aux ports en eaux profondes, l’opération Dragoon est lancée le 15 août 1944. Décidées à la fin de l’année 1943 par les états-majors alliés lors de la conférence de Téhéran, les deux opérations, complémentaires, devaient être initialement concomitantes. Si, le 6 juin, le « marteau » (Sledgehammer) de l’opération normande Overlord n’a pu rencontrer « l’enclume » (Anvil) del’opération provençale rebaptisée Dragoon, c’est en raison d’un désaccord entre les Britanniques et les Américains sur le lieu du débarquement et d’une pénurie de moyens humains.


Les objectifs du débarquement de Provence sont ainsi définis : débarquer entre Bormes et 
Saint-Raphaël pour échapper au feu de l’ennemi retranché à Toulon. Par la suite, parachuter plus de 5 000 hommes pour prendre la RN 7, axe stratégique vers la vallée du Rhône, et isoler ainsi les forces allemandes. Enfin, s’emparer de Marseille et de Toulon, ports en eaux profondes, permettant d’acheminer un important ravitaillement.

Composée du 6e corps d’armée et d’une division 
aéroportée, la 7e armée est commandée par le général américain Patch. Elle comprend également l’armée B, des hommes essentiellement venus du Maghreb, Européens et indigènes, mais aussi d’Afrique subsaharienne.

Dès son engagement à terre, cette armée B 
passe uniquement sous commandement français, celui du général de Lattre de Tassigny.

Réunie au large de la Corse, la flotte alliée met le cap sur la côte provençale le 14 août au soir.

Le lendemain, une imposante flotte de 220 bâtiments américains et anglais, partis d’Afrique 
du Nord, de Corse et d’Italie du Sud, s’apprête à débarquer. Parmi les soldats alliés se trouvent les Français du Combat Command 1 du général Sudre. Face à eux, ce sont près de 250 000 hommes de la 19e armée allemande qui tiennent le littoral provençal.


À 8 heures du matin, après d’intenses bombardements aériens et navals, sous le commandement des généraux Truscott et Patch, le combat s’engage sur trois secteurs : Alpha à l’ouest (Ramatuelle-Cavalaire), Delta au centre (Sainte-Maxime) et Camel à l’est (Saint-Raphaël). Les défenses allemandes ne résistent pas longtemps : au soir du 15 août, près de 100 000 hommes ont déjà débarqué et établi deux solides têtes de pont de part et d’autre de Fréjus.

Malgré quelques contre-attaques à Draguignan ou à Arles, leur progression est 
particulièrement rapide : Aix-en-Provence est libérée le 21, et par la suite, Salon, Arles et Avignon. Quant à Marseille et Toulon, théâtres d’âpres batailles, c’est aux 250 000 hommes de l’armée B, commandée par le général de Lattre de Tassigny, qu’échoit la reconquête. Le 23 août, résistants et libérateurs alliés se rejoignent dans le centre-ville de Toulon.


Moins d’un mois après, les hommes de de Lattre de Tassigny rejoignaient en Bourgogne ceux 
du général Leclerc. Sous l’impulsion commune des alliés et d’une résistance de plus en plus unie, la France se libérait progressivement du joug de l’occupant. Épisode trop méconnu de l’histoire, mais loin d’être mineur, le débarquement du 15 août démontre que le vent de la liberté, après le 6 juin, a aussi soufflé de Provence.


Derniers préparatifs : le 9 août débute l’appareillage des forces d’attaque et des convois. Le 
14 au soir, l’énorme armada alliée croise au large des côtes françaises.

Nuit du 14 au 15 août : plus de 5 000 Alliés sont parachutés au sud-est de Draguignan.

15 août avant 8h : 8 000 tonnes de bombes sont déversées par 1 300 bombardiers et 16 000 
obus de marine s’abattent sur les plages.

15 août à 8h : l’assaut principal est lancé entre le cap Nègre et la pointe de l’Esquillon. Les 
50 000 hommes de la première vague débarquent sur les plages de Provence.

Du 15 au 28 août : le 19 août, le général de Lattre de Tassigny décide d’investir Toulon avec 
16 000 hommes. De nombreuses villes de la côte (Marseille, Toulon, Cannes…) sont libérées progressivement.

12 septembre : l’armée remonte vers le nord, avec près de quatre mois d’avance sur les 
prévisions. La jonction s’effectue le 12 septembre en Bourgogne entre les éléments d’Overlord et l’avant-garde de Dragoon. Les ports du sud de la France peuvent désormais pleinement participer à l’effort de guerre.



La Poste a émis un PAP.







Troupes débarquées

90 000 hommes ont débarqué sur les plages au soir du 15 août 1944.

9 700 hommes ont également été déposés par 410 planeurs et 35 avions.

450 000 hommes ont participé à l’intégralité des opérations en Provence (entre le 15 août 
1944 et le 1er octobre 1944).

On estime que plus de la moitié appartenait à l’armée B. En août 1944, sur les plus de 
200 000 hommes de l'armée B présents en Provence, on comptait près de 90 000 européens et 110 000 « indigènes » (85 % d’Afrique du nord et 15 % d’Afrique sub-saharienne).

Pertes humaines au soir du 15 août 1944

Près de 450 soldats des troupes aéroportées dont une cinquantaine de Britanniques, des 
dizaines de commandos français et des dizaines de résistants ont été tués au cours des combats.

Près de 600 soldats des troupes débarquées ont été mis hors de combat dont environ 200 ont 
été tués ou portés disparus.

Forces alliées

881 bâtiments de guerre ou de transport et 1 370 bâtiments de taille intermédiaire. Cette flotte 
multinationale se composait à 65 % de bâtiments américains, 33 % de bâtiments britanniques, le reste de la flotte se partageant entre 11 pays alliés. La France comptait quant à elle 31 bâtiments de guerre.

Les forces aériennes comportaient environ 2 000 aéronefs en provenance de Corse et de porte-avions.




Le Club Philatélique Toulonnais réalisé la carte avec le char d'assaut  (il y a 2 oblitérations: le 70ème anniversaire du débarquement en Provence et le 50ème anniversaire du Mémorial du Faron).



Merci à Paul Roy 

http://www.elysee.fr/assets/Uploads/DP-Dbarquement-en-Provence.pdf

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