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1 déc. 2016

La Surprise à Majunga Madagascar 3 décembre 1916 centenaire 100 ans Torpillage Funchal CS Dacia

La Surprise de Majunga Madagascar au Maroc pour détourner les cables télégraphiques allemands

Je continue mes recherches sur "La Surprise" qui a été torpillée il y a tout juste 100 ans. Nous l'avons déjà vu en Extrême-Orient, nous découvrirons son passage à Madagascar et dans l'Océan indien, au Maroc à Madère.

Mais que faisait-elle à Funchal Madère en 1916 place où elle est torpillée le 3 décembre 1916?  Il y a tout juste 100 ans.

Sa mission est de protéger le transport de sous-marin Kangurou mais surtout le CS DACIA qui a pour objectif de détourner les câbles sous-marins allemands.

Encore un article pour la guerre sur tous les fronts!




Le CS Dacia a été construit, en 1867, pour l’India Rubber, Gutta Percha and Telegraph Works Company, et a eu une carrière remarquable en tant que poseur de câble.
 
Au cours de la Première Guerre mondiale, il a été impliqué dans les travaux de dérivation de câbles télégraphiques pour le compte du gouvernement français. Il a réalisé cette mission avec un certain nombre de grands succès.

A la date du 3 Décembre 1916, le Dacia est engagé dans le détournement du câble télégraphique Allemand qui va vers l’Amérique du Sud afin de relier Dakar avec Brest, via Madère.
Le Dacia et ses escorteurs français, la canonnière Surprise et le navire auxiliaire Kangourou (transport de sous-marin) sont devant Funchal, Madère quand ils ont été coulés par un sous-marin allemand, avec la perte de 41 vies. 

Ce travail de détournement des liaisons télégraphiques sont réalisés dans le plus grand secret, ce qui n'empêcha pas après la guerre, le gouvernement français de reconnaître le travail de l’India Rubber Company en décorant son directeur général, M. C.H. Gray de la Croix de Chevalier de la Légion d’ Honneur.
le CS Dacia au moment de l'explosion
Cette canonnière est du même type que la Zélée qui affrontera la marine impériale à Tahiti.

Elle est mise en chantier chez Augustin Normand au Havre le 16 janvier 1893 et mise à flot le 14 avril 1895.
Elle est achevée en 1896 et entre immédiatement en service.

Elle jauge 680 tonnes, mesure 56 mètres de long pour 8 mètres de large
Avec un moteur de 1800CV elle peut filer 13 nds.

Elle ast armée de 2 canons de 100 mm, de 4 canons de 65 mm et de 4 canons de 37 mm



Le 1er janvier 1896 elle quitte  Cherbourg pour l’Extrême-Orient (Tonkin, Chine, Japon) 

De 1906 à 1910 elle est en Océan Indien
Durant la guerre de 14-16 elle est affectée en Afrique de l'Ouest Cameroun, Dakar, Guinée
Du 21 au 22 septembre 1914, elle participe à l'attaque du Cameroun allemand avec débarquement sur la plage de Coco, elle coule le navire de commerce allemand Itolo 
puis participe avec le Bruix à la reconquête du Cameroun
11-16.10.1914 : entre dans la rivière Cameroun
A partir de 1915, elle est affectée au Maroc
Le 3 décembre 1916, elle est torpillée au mouillage à Funchal par le sous-marin U 38 (KL Max Valentiner) avec le transport de sous-marins Kanguroo et le cablier Dacia.



La Surprise à Madagascar













La guerre au Gabon et au Kamerun
En ce temps-là, Cocobeach était occupée par les Allemands depuis trois ans. 


C’est ainsi qu’en 1911, tout le nord du Gabon était rattaché au « Kamerun » selon une ligne allant approximativement de Cocobeach à Mvahdi, passant légèrement au nord de Mitzic. L’exaspération était à son paroxysme tant chez Européens de Libreville qu’à Paris où l’on évoquait la mémoire trahie de Savorgnan de Brazza et de ses compagnons. En 1914, l’entrée en guerre contre l’Allemagne ouvrait la perspective d’une reconquête des territoires ainsi abandonnés




"La prise de Coco Beach, chef lieu du territoire allemand du Muni au nord du Congo français, est un des plus heureux épisodes des combats livrés en Afrique depuis le commencement de la guerre. L'expédition, organisée au départ de Libreville le 21 Septembre, a été conduite avec tant de décision et de vigueur que le soir même notre pavillon flottait à nouveau sur le Muni.
L'action fut chaude. La canonnière SURPRISE, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Mégissier, se présenta devant Coco Beach à 05h00 du matin. Elle débarqua un détachement de la 7e compagnie des tirailleurs sénégalais sous les ordres du commandant Mignolard et du capitaine Bernard, le protégeant avec son artillerie.
L'ennemi possédait deux mitrailleuses, une forte chaloupe et un vapeur de 400 tonneaux. Il se défendit avec le plus grand acharnement. Il avait établi des tranchées et dirigea un feu terrible sur les embarcations remorquées par la chaloupe de la SURPRISE qui amenaient à terre nos soldats.
Malgré leurs pertes, nos troupes se lancèrent à l'assaut à la baïonnette, s'emparant d'abord de l'ancien hôpital, puis de la maison de l'administrateur.
Les combats étaient terminés à 16h45, les Allemands ayant chèrement payé leur résistance. En dehors des nombreux miliciens tués, huit Allemands avaient trouvé la mort et trois avaient été blessés, qui se rendirent le lendemain. Ils furent dirigés sur Libreville.


De notre côté, nous avons perdu l'officier de tir de SURPRISE, l'enseigne de vaisseau Blache, le gabier Leizons, atteint de deux balles dans la chaloupe qu'il conduisait et le matelot sénégalais Fara Gomis, ainsi que cinq tirailleurs.
Nous avions cinq blessés dont le sergent Pitolini et le quartier-maître Le Maux.
Un compatriote s'est particulièrement illustré dans cette expédition, Mr Fernand Guillod, vice-consul de Belgique à Libreville. Ayant longtemps habité au Muni, il pilota notre canonnière dans sa navigation difficile et assura le succès du débarquement.
Le commandant de la SURPRISE a demandé pour lui la Légion d'Honneur."
sources :

L'Illustration 

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultregi.php?nunit=9998&tunit=Surprise+(1916)

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/bataille_de_cocobeach.pdf

http://atlantic-cable.com/Cableships/Dacia/index.htm#divert

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